Printemps 2015 : Le Bilan

Si j’ai lancé ce blog, c’est déjà parce que j’avais envie d’avoir un petit coin où je pourrais parler à l’envi de japoniaiseries, mais aussi parce que j’avais prévu, comme d’habitude, de faire un post sur le forum de NintenDomaine (qui est ma résidence principale sur Internet) pour résumer la saison de printemps et celle d’été, et qu’une fois arrivé à la barre des 10 pages sur OpenOffice Writer sans les images, je me suis dit que j’aurais des plaintes. Du coup, je fais ça ici, à moitié en scred, pour le plaisir de moi et de l’éventuel lecteur égaré.

On est bien bien bien bien bien.

Mais pourquoi été et printemps à la fois ? Pourquoi attendre ? Tout simplement parce que je me disais que l’épisode final de Kekkai Sensen sortirait pendant l’été, et que du coup je pourrai faire ça à ce moment là. Ça fait maintenant plus d’un mois que la saison d’automne a commencé, l’épisode incriminé a même fini par sortir, donc on va pouvoir parler, d’abord de la saison de printemps, puis de celle d’été dans un autre post, et puis ensuite je vais varier les plaisirs, et peut-être parler des anime de l’automne PENDANT la saison. Un truc de fou, quoi.

Cela dit, comme j’ai une mémoire de poisson rouge sous anabolisants, je risque d’abréger, faute de me souvenir suffisamment des anime d’il y a six mois pour être exhaustif (note : avec le recul, heureusement que j’ai pas été exhaustif). On commence avec l’AOTS, parce que les listes à rebours, c’est sooo 2014.

Kekkai Sensen (Blood Blockade Battlefront en anglais) est une adaptation d’un shonen manga de Yasuhiro Naitou (Trigun) par le studio Bones, réalisée par Rie Matsumoto (Kyousougiga). On y suit l’organisation Libra qui combat le crime au sein d’un New York transformé en porte des enfers par une catastrophe gigantesque. Les humains et les êtres surnaturels d’origine indéterminée y cohabitent, et les bastons y sont quotidiennes. Dans tout ce beau bordel, un jeune tout ce qu’il y a de plus normal (du moins du point de vue de la personnalité) du nom de Léo débarque et tente de rejoindre Libra.
Pourquoi c’est bien ? Hormis son scénario sympa, son setting très frais, ses personnages de grande qualité, l’anime fonctionne surtout parce qu’on a donné carte blanche à la réalisatrice du projet, et que du coup le tout grouille d’idées de réalisation. C’est ultra-classe, super-dynamique, très marrant et on en redemande. Et l’OP déchire absolument tout. Qui plus est, on sent qu’il y a de l’amour dans le projet, mais que l’amour ne fait pas tout. Parce que quand on arrive au onzième épisode pour voir l’épisode repoussé indéfiniment, on sent qu’il y a eu des problèmes. Pour avoir vu le douzième épisode l’autre jour, j’ai identifié le problème : il y a trop d’amour là-dedans. Tu sens qu’ils veulent faire plein de trucs et qu’ils ont pas le temps (ou les moyens), et même si le dernier épisode dure 45 minutes de maîtrise, on sent qu’ils auraient aimé ne pas en rester là. Et nous non plus.
Notez que c’est une figure de style, je ne sais pas vraiment ce qui leur a permis de, ou les a forcés à repousser le dernier épisode ainsi, puisque je doute que la chaîne de télévision aie apprécié. Je suis curieux de savoir de quelle nature étaient les discussions entre le studio et la chaîne à ce moment-là, y’a plus qu’à attendre les blu-ray avec le commentaire audio (j’espère).

Si vous êtes pris de l’envie de fredonner Behind Blue Eyes, c’est normal.

Et puis ensuite, parlons de la dauphine de l’AOTS, puisque c’en est un autre qui se distingue clairement du lot, juste un tout petit peu moins.

Hibike! Euphonium (Pouet ! la Trompette en français) est une adaptation d’une LN de Ayano Takeda, que le studio Kyoto Animation est allé chercher chez un autre éditeur au lieu de piocher parmi leurs IP maison comme ils en ont désormais l’habitude. C’est réalisé par Tatsuya Ishihara, le daron chez KyoAni, qui est aussi responsable des adaptations de Clannad, Haruhi (film compris) et Nichijou. Il a aussi fait Air et Chuu2 parce que personne n’est parfait, mais il en est salement proche. Hibike, donc, suit la vie de Kumiko, qui vient de rentrer au lycée. Au collège elle avait participé à une compétition avec l’orchestre du bahut, et quand ils ont perdu, pragmatique qu’elle est, elle se retrouvait à en avoir pas grand chose à carrer, au milieu de ses amies les flûtistes et autre trompettistes, toutes en larmes. Malgré une certaine réticence, elle se retrouve un peu malgré elle à participer à l’orchestre du lycée, qui cherche aussi à décrocher une belle médaille à un concours intra-lycées. Entre l’arrivée d’un nouveau chef d’orchestre particulièrement strict, les vieilles blessures encore ouvertes des 2ème et 3ème année, les clash d’égos sur le thème « qui va jouer le solo ? », l’anime montre en très gros plan les états d’esprits fluctuants des membres de l’orchestre du lycée. Soutenu par une animation MA-GNI-FIQUE (l’emphase, c’est mon truc), c’est un anime qui prend la peine d’avoir des personnages bien écrits, plausibles et intéressants, dont les motivations, les déceptions, les désirs et les relations se dévoilent et évoluent au fur et à mesure que l’anime progresse. J’ai particulièrement aimé le développement de la relation entre Kumiko et Reina, culminant en un épisode 8 absolument exceptionnel. On me l’avait un peu présenté comme un Whiplash en anime, c’est pas vraiment ça (et d’après ce que j’ai entendu dire, je pense que l’anime édulcore un peu les évènements de la LN), mais ça vaut au moins autant la peine d’être vu.

La flûte à bec, c'est plus pareil qu'avant.Je suis soudainement pris comme d'une envie de revoir Kotonoha no Niwa.Popopo mais que faites-vous là mademoiselle ? C'est monsieur Kousei qui avait rendez-vous ici. Allez houste !

Voilà, les deux plus gros calibres de la saison sont passés, maintenant citons les autres bons éléves.

Punch Line (jeu de mots sur « pan chiran » qui signifie en japonais : « eh lolotte, on voit ta culotte ») est un anime original de chez MAPPA (Zankyou no Terror, Shingeki no Bahamut), réalisé par Yutaka Uemura (qui n’a pas fait grand chose d’important) et scénarisé par monsieur Kotaro Uchikoshi (la série Infinity, la série Zero Escape). On y suit Yuuta, un jeune garçon qui, un beau jour, voit son bus se faire attaquer par un terroriste, et sauver par une super-héroïne se battant avec une paille géante. À la suite de cet événement, il se retrouve chez lui (un complexe d’appartements qu’il partage avec quatre jeunes filles) sous la forme d’un fantôme, flanqué d’un chat fantôme alcoolique. Il s’avère que ce garçon a un pouvoir, ou plutôt une malédiction : quand il voit d’un peu trop près une culotte, il détruit le monde, littéralement. C’est les hormones, m’voyez. Si vous n’êtes pas du genre à faire une fixette sur les détails, genre deux-trois plans culotte au premier épisode (et pas grand chose plus tard), vous trouverez en Punch Line une très bonne série dont le scénario va de plus en plus loin au fur et à mesure des épisodes et où les mystères s’empilent sans s’arrêter jusqu’à la fin du second tiers de la saison, où les révélations impossibles commencent à se succéder, et l’échelle des événements à enfler comme un soufflé. Pas un chef d’œuvre mais quand même un très bon divertissement, et pratiquement la seule œuvre originale de la saison (la seule parmi ce que j’ai vu, en tout cas), Punch Line a bien mérité sa place dans l’iconique créneau noitaminA de Fuji TV, et sans doute aussi dans votre liste de trucs à voir.

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JoJo’s Bizarre Adventure: Stardust Crusaders finissait son quatrième cour en printemps, et je ne pense pas qu’il y aie besoin de trop en parler ici (peut-être que je ferai un post résumant la série et surtout les spin-offs un jour). Shonen légendaire de Hirohiko Araki, adaptation de très haut niveau par le David Production. L’adaptation de cette troisième partie du manga a pas mal perdu en rythme par rapport aux deux premières, j’en prends pour preuve, dans l’ordre : 5 volumes en 9 épisodes pour Phantom Blood, 7 volumes en 17 épisodes pour Battle Tendency et 16 tomes en 48 épisodes pour Stardust Crusaders. Les mecs se sont un peu pris pour Sunrise, mais on va les pardonner parce que l’évènement le plus attendu de la saison pour les fans, c’est-à-dire le combat contre DIO, est ultra réussi. Et la meilleure nouvelle ? C’est que les moins bonnes parties du manga sont passées, donc maintenant David va pouvoir se consacrer aux bonnes parties.

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Plus fabuleux tu meurs.

Ore Monogatari!! est l’adaptation du manga shojo de Kazune Kawahara et Aruko, adaptée par Madhouse et réalisée par Morio Asaka (réal chez Madhouse depuis 1993, abonné aux shojos avec Cardcaptor Sakura et autres produits CLAMP, mais aussi Nana). On y suit Takeo, un lycéen au physique herculéen, et Makoto, son copain le bishi de service. Takeo est pas mal habitué à ce que ses amoureuses n’aient d’yeux que pour Makoto, et à ce que ce dernier les rembarrent en bloc le moment venu. Mais un beau jour, alors qu’il sauve la jeune Rinko d’un pervers dans le train, c’est le coup de foudre, et le coup de bol, puisque c’est réciproque. C’est hyper chou et super drôle, et même si d’habitude je conseille aux gens de lire les mangasses avant de regarder l’adaptation, là vous avez mon laisser-passer, puisque le manga est bien en-dessous de son adaptation. Dans tous les cas, une très bonne comédie romantique, super fraiche et qui saura plaire à à peu près tous les publics.

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Dungeon ni Deai wo Motomeru no wa Machigatteiru Darou ka est l’adaptation d’une light novel de Fujino Oomori, par J.C.Staff. Le scénario est simple : Bell est un jeune aventurier, et il veut vivre des aventures dans le donjon gigantesque du coin. Mais c’est ballot, il échoue comme une merde et manque de se faire tuer par un minotaure enragé, avant de se faire sauver par une aventurière de renom du coin. Résolu à devenir meilleur, il va continuer à s’entraîner, se découvrir des amis bla bla bla. C’est assez bateau mais l’ensemble se regarde plutôt bien comme un shonen décérébré. Autre chose à faire remarquer : tous les aventuriers sont regroupés en pseudo-guildes, des « familles » sous la supervision directe d’un dieu ou d’une déesse (toute la mythologie mondiale y passe). Bell est le seul dans la famille de la déesse Hestia, qui s’est fait remarquer par son character design, et ce qui vous explique qu’elle soit sur la couverture d’un tiers des doujins parus au Comiket cet été, quand elle après quoi elle sera sans doute oubliée, comme tant d’autres avant elle. Et je rappelle que seul Asanagi a su identifier le meilleur aspect de l’univers de Danmachi, mais je m’égare du nord. Dans tous les cas, c’est pas mal animé, pas prise de tête et assez bien rythmé, donc ça reste un bon truc à regarder en rentrant du boulot.

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Il est temps de mordre l’oreiller, Bell.

Hello!! Kiniro Mosaic est la deuxième saison de l’adaptation du 4koma de Yui Hara. Pour rappel, on y suit Alice, une anglaise japanophile venue étudier au Japon, et qui pieute chez son amie occidentalophile, Shino. C’est bien drôle et très chou, et j’aime ça. Et je vous le conseille carrément si ce genre de trucs vous tentent.

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Ansatsu Kyoushitsu (Assassination Classroom en anglais) est l’adaptation d’un manga de Yuusei Matsui, paraissant dans le Jump, par le studio Lerche. J’ai déjà parlé du manga il y a un bail, et de l’adaptation il y a six mois, donc je ne vais pas trop m’attarder, mais je dois dire que si le premier cour m’avait un peu déçu, ce second cour m’a agréablement surpris. Je pense que c’est juste parce que le début du manga est un peu plus lent, du au fait que l’auteur présente les élèves et les profs remarquables plus ou moins un par un, ce qui résulte en un rythme bof-bof, considérablement amélioré dans ce second cour qui pioche dans les chapitres qui suivent, qui comprennent pas mal de bons trucs, notamment le gros arc qui conclut la saison. Brayfe, sympa.

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Great Teacher Octopus n’est pas content.

Baby Steps (pas de sous-titre pour cette seconde saison, c’est pas une faute de frappe) est la suite de l’adaptation du mangasse de tennis de Hikaru Katsuki, que l’on doit malheureusement au studio Pierrot. Cela dit, je crache parce que c’est de bonne guerre, mais j’ai constaté qu’il y avait de l’effort, et que cette seconde saison se démerdait en fait pas trop mal au niveau de l’animation. Comme d’habitude, il faudra plisser les yeux quand il y a des plans qui passent sur le public (tout en 3DCG immonde) pendant les matches, mais à part ça c’est honorable, pour Pierrot. Et j’aime bien Baby Steps parce que je trouve qu’il a une approche du shonen sportif assez fraîche, puisque le truc du héros, c’est qu’il est bon en classe. Genre, tout le monde lui emprunte ses notes tellement elles sont propres et claires. C’est pas un génie ou quoi que ce soit, il est juste très appliqué. Du coup, il analyse les patterns, il retient les réactions, il théorise sur la meilleure façon de frapper la balle en match… Il a pas la science infuse mais il fait beaucoup d’efforts, et je trouve ça très cool à regarder. Donc je conseille.

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Diamond no Ace: Second Season est la suite de l’adaptation du mangasse de baseball de Yuji Terajima par Production I.G et Madhouse. On connait, c’est bien, y’a pas de problème, ça se regarde super bien donc si vous aimez les shonen sportifs, pas de raison de pas regarder. Juste une critique pour ce premier cour : les trois épisodes de récap, c’est symptomatique des mecs qui auraient mieux fait de prendre une saison de pause. Heureusement, ça s’est pas trop ressenti par la suite dans l’animation.

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Yahari Ore no Seishun Love Comedy wa Machigatteiru. Zoku est la suite de l’adaptation de la LN de Watari Wataru. Après une première saison très sympa mais horriblement mal animée, le bébé a été retiré des mains de Brain’s Base pour être confié à Feel. La qualité de l’animation en a clairement profité après le travail de sagouin qui a été fait sur la première saison, mais on y perd le design très réussi de Hachiman qui avait vraiment une face de poisson mort et qui se transforme en bishonen un peu random. On passera là-dessus, ce qui me dérange étant plutôt la direction que la série a pris. Hikigaya Hachiman est un lycéen qui n’a pas d’amis. Il n’en a jamais vraiment eu. Lui, son égo et sa misanthropie, ça fait un. Du coup, il a développé une perspective tordue mais pas complètement sans fondement sur la société et des relations humaines, et l’expose sans remors au spectateur. Il se retrouve forcé par sa prof à rejoindre un club de soutien pour les étudiants, avec une camarade froide comme une nuit en Sibérie et une autre qui est plus genre fille actuelle, toujours l’oreille au téléphone et tout. Avec elles, il vient en aide au lycéens troublés, contre son gré, et les aide du coup avec ses propres méthodes, tout dans l’incisivité et le socialement incorrect. Il prend plaisir à pointer du doigt l’hypocrisie de ses camarades et c’est franchement très bon à regarder. Ça, c’est la première saison. Cette seconde saison avec le retour de la brigade SOS socialement handicapée de Hikigaya, je l’appellerais « La Mélancolie de Hikigaya Hachiman ». Watari cherche à faire avancer son histoire, donc il nous balance du sentiment. C’est cool, en principe. Le problème, c’est que c’est mal réalisé. On se retrouve avec le trio de tête et quelques extras qui échangent sur des concepts abstraits en rapport avec l’amour et les relations humaines, en utilisant une foule de métaphores qui font qu’on ne comprend de quoi ils parlent qu’une fois sur dix. Parler d’amour en évitant les évidences et les conversations entendues mille fois, c’est bien, être compréhensible, c’est mieux. Je soupçonne que la LN de Watari dédiait beaucoup de son texte aux sentiments de Wataru et à décomposer ces discussions, et le fait est que ça ne passe pas dans l’adaptation. Du coup, on se retrouve à ne comprendre qu’approximativement qui a quel état d’âme, et si Hikigaya continue à jouer les Terminator sociaux, on se retrouve beaucoup trop souvent avec les persos en train de regarder leurs chaussettes à se demander silencieusement des choses que l’on ne saurait suspecter (du genre « eh mais attends, elles sont trouvées ces chaussettes, non ? »). L’adaptation n’est pas non plus dénuée d’intelligence, mais si vous voulez en profiter pleinement, attendez à devoir vous repasser des scènes pour être sur de ce qui se passe. J’ai un peu hésité mais au final ça reste plutôt bon, et conseillé si ce que j’ai écrit là vous parle. Preach it !

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Même en mode bishounen troublé, 8man reste un super prota.

On atteint la limite du bon pour passer au reste du peloton.

Danna ga Nani wo Itteiru ka Wakaranai Ken 2 Sure-me est la suite de l’adaptation du 4koma de Cool-kyou Shinja. J’ai bien aimé la première saison mais cette seconde saison est bien moins drôle. On passe de la comédie sympatoche très référencée à une simple histoire portant sur un jeune couple avec ses angoisses et ses joies. Pour rappel, on suit la vie de Kaoru (employée japonaise normale) et Haijime (un sale otak’), récemment mariés. Si suivre leurs histoires n’est clairement pas désagréable, on se demande un peu où est passé l’humour, donc c’est une déception pour moi.

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Nagato Yuki-chan no Shoushitsu (La disparition de Nagato Yuki-chan en français) est la suite de Haruhi, sous-traitée au cousin consanguin de KyoAni. Non, je déconne. Enfin presque. C’est l’adaptation donc, du manga spin-offf de Puyo (pas celui de GK, un autre) partant de la célèbre série de LN de Nagaru Tanigawa, animée en deux saisons et un film par KyoAni. Malheureusement, ce spin-off n’a pas le droit au même beau monde que l’œuvre de base, et est donc adapté par Satelight, qui a fait des trucs bien, mais pas beaucoup.

Pour parler concrètement, le manga et l’anime chient de concert sur le film dont ils partagent une partie du nom. Vous vous rappelez de la décision que Kyon doit prendre dans le film, et de la scène excellente qui accompagne cette prise de décision ? Imaginons qu’en fait au lieu de se prendre la tête, Kyon se dise « Oh bah c’est pas si mal en fait ». C’est de là que le manga part. Ce choix de propos de départ est, en soi, très discutable, mais partons du principe que ça ne nous dérange pas, et que, de toute façon, Nagato est la meilleure fille dans la série de base donc après tout, pourquoi pas.

À partir de là, Nagato Yuki-chan no Shoushitsu est une série slice-of-life (ou « tranche de vie », puisqu’il paraît que ça se dit) comme une autre, avec quantité de scènes vues et revues typiques du genre, qu’on a plaisir à voir interprétées par les personnages de la licence Haruhi, ou pas. On remarquera que comme c’est une œuvre différente et une studio différent, l’esthétique de l’anime est bien différente de celle de la série de KyoAni. La chara-design y perd, à mon goût. Le développement de la relation entre Yuki et Kyon est assez bien fichue et agréable à suivre, et l’anime s’offre même un long moment de grâce vers les épisodes 9-12 (de tête, je suis pas sur), où l’on a droit à un arc intéressant et avec un propos bien plus proche d’un arc « classique » de Haruhi. En gros, et même si le postulat de départ, une fois de plus, porte à débat, je trouve que c’est un petit anime assez sympa pour les fans de la série Haruhi. Faut aimer le SOL, mais sinon c’est cool. Ah, et chose importante, l’anime marque le retour sur le devant de la scène d’Aya Hirano, doubleuse d’Haruhi, dont les affaires de mœurs avaient détruit la bankabilité (comment ça c’est pas français?). Je ne vous refait pas l’historique mais les fans sont fâchés avec elle, et les studios sont donc frileux vis-à-vis d’elle, puisque personne ne voudrait pas produire un anime et se retrouver avec des milliers de blu-rays invendus juste parce que la seiyuu principale s’est tapé l’intégralité de son groupe de j-pop il y a quelques années (à l’exception du bassiste, la garce). Depuis cette affaire elle faisait petit à petit son retour par la petite porte avec des petits rôles (Paiman dans Gatchaman Crowds, Migi dans Kiseijuu/Parasyte). Du coup, elle récupère enfin, après six ans, son plus grand rôle. Ensuite, le succès ou non de l’anime restera sans conséquence vis-à-vis de la production d’une troisième saison de Haruhi, puisque la LN est toujours en hiatus, mais on dira que c’est un obstacle en moins, et c’est déjà ça.

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Nisekoi: est la nouvelle saison de l’adaptation par Shaft du manga de Naoshi Komi, que l’on surnommé « La Marmotte » dans les bons milieux. Pourquoi ? Parce que chez lui c’est l’éternel recommencement. Mais oublions ces 100 chapitres dénués de la moindre once d’évolution du status quo, et concentrons-nous sur la seconde saison. On y retrouve Tsugumi, Chitoge, Onodera, Marika et Raku (dans l’ordre du meilleur au pire personnage) pour du more of the same. C’est toujours une comédie romantique de type harem, et c’est toujours réalisé par Naoyuki Tatsuwa, larbin de chez Shaft qui avait été enfin promu comme réal pour Nisekoi. La question qui se pose à quiconque a vu cette saison est : « C’était la même chose, alors pourquoi je me suis fait chier ? ». Difficile à dire, mais le fait est que cette seconde saison a perdu en rythme et ne fonctionne vraiment pas aussi bien que la première. On y retrouve tout de même des bons chapitres du manga (l’arc de la maman de Chitoge, l’arc de Shu…), donc tout n’est pas à jeter, mais ça reste une saison à la ramasse et moins intéressante que la première.

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Eeeeet voilà, blu-ray acheté.

Sidonia no Kishi: Daikyuu Wakusei Seneki est la suite de l’adaptation par les salopards de Polygon Pictures du manga de Tsutomu Nihei. Je dis salopards parce que c’est un studio qui ne fait QUE de la 3DCG dégueulasse, et que honnêtement, j’ai eu beau y donner une nouvelle chance avec cette seconde saison, je confirme : je trouve ça immonde. Heureusement, on voit qu’ils se sont débarassés du Pentium simple core sur lequel ils faisaient le rendering, puisque l’anime gagne en framerate par rapport à la première saison, mais pas tout le temps. Pas grand chose à dire du scénario, il faudrait honnêtement que je lise le manga, qui a en plus l’air très bien dessiné, pour profiter pleinement du truc. D’ailleurs, un rappel : lisez Ajin avant que Polygon Pictures ne salopent ça, j’en avais fait un post sur le forum mais faudrait peut-être que j’en refasse un ici.

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High School DxD BorN est la suite des adaptations de la série de light novels d’Ichiei Ishibumi, et autant j’aimais bien les saisons précédentes parce qu’ils réussissaient bien leur ecchi, leur vrai argument de vente à côté de leur scénario de shonen bâteau, autant cette saison aura réussi à se mettre tout le monde à dos. Il paraît d’ailleurs que le scénario de la LN n’est suivi que de très loin. Ma mémoire m’empêche de me rappeler pourquoi c’était aussi nul, et je suis sûr que vous m’en excuserez, mais je garde à l’esprit le gros point fort de la saison : Koneko s’est fait piquer son tsun et il ne lui reste que le dere sur les os, et c’est cool à regarder (sauf pour les ronchons qui diront que changer diamétralement la personnalité d’un personnage sur un coup de tête, ça se place pas très haut dans la hiérarchie des bonnes idées scénaristiques, mais que connaissent-ils ?). Voilà tout.

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Voilà qui est fait, on peut passer aux trucs plus récents, mais ça sera pour un prochain post.

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