Été 2015 : Le Bilan

Bienvenue pour cette seconde partie, et désolé d’avance pour les pavés. En l’occurrence, je me retrouve avec le problème inverse vis-à-vis de la saison passée. Si au printemps on avait deux candidats sérieux pour le titre d’AOTS, là on en a aucun. Du coup, je vais juste les poster sans séparation (mais tout de même dans l’ordre du meilleur au pire, plus un invité surprise hors-classement), et nique la police.

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Overlord est l’adaptation d’une série de light novels de fantasy par Kugane Maruyama, réalisée par Madhouse. On y parle, attention innovation, d’un mec qui se retrouve piégé dans un meuporg en réalité virtuelle. À ce moment précis, le lecteur attentif lève un sourcil dubitatif qui signifie qu’il doute de l’intérêt d’un énième scénario de ce genre. Heureusement, à partir de là ça devient original.

Le personnage principal, Momonga (c’est son pseudo), qui se fera renommer plus tard Lord Ainz Ooal Gown, est en fait grosso modo un « Gros Bill ». Chef d’une guilde de très haut niveau composée uniquement de morts-vivants (il incarne lui-même une liche), c’est un sorcier pratiquement à nul autre pareil. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et le meuporg auquel il a consacré ces milliers d’heures, Yggdrasil, s’apprête à fermer définitivement à minuit. Dans le seum et la dignité, il tient à rester connecté jusqu’à la dernière seconde, assis sur le trône de son gigantesque bâtiment de guilde, accompagné des PNJ que lui et ses camarades ont créé au fil des années. Malheureusement, dans le monde réel, tout le monde a sa propre vie, ce qui fait qu’aux derniers moments du jeu, il est le seul de sa guilde à être connecté. Tic toc tic toc, minuit arrive et alors que notre Cendrillon squelettique s’apprête à se retrouver déconnecté de force, rien ne se passe. Ah. Vérification faite, il y a clairement une couille dans le potage. Non seulement il ne peut pas se déconnecter, mais ses PNJ se mettent à agir comme des êtres de chair et de sang, et qui plus est les alentours du bâtiment de guilde ont complètement changé. Aidé par son statut de liche qui lui permet de garder son sang froid (je n’invente rien), il dirige sa petite troupe de PNJ morts-vivants pour comprendre la situation, et en vient à la conclusion que pour comprendre ce qui se passe, il ferait mieux de trouver d’autres joueurs dans sa situation. Malheureusement, comme il est mort-vivant, pas facile de faire copain-copain avec les PNJ humains qui peuplent le continent. Quelle meilleure façon de se faire connaître, alors, que de devenir le seigneur du mal et conquérir le monde ?

C’est en tout cas dans cette idée (pas tout à fait juste) que nous laisse le quatrième épisode. En fait, Momonga reste avant tout un humain dans son petit kokoro, donc tuer des êtres qui semblent humains et conscients comme ça, pour le fun, ça le rend moyen jouasse. Du coup, il va devenir un aventurier tout d’armure vêtu et tenter de se faire connaître. En soi, ce n’est pas inintéressant puisque le fait d’avoir un bonhomme calculateur qui démonte tout et n’importe quoi sans faire d’efforts c’est rigolo à regarder, mais tout semblait indiquer, notamment au niveau du setting de base, un scénario axé sur la conquête du monde, du coup la comparaison entre ce qui aurait pu être et ce qui est fait vraiment mal. Cela n’empêche pas, cela dit, le scénario d’être parfois cru et sombre. Pour parler plus directement de l’anime, Overlord a surtout un gros avantage, c’est son casting. Les personnages, tous des morts-vivants, dussé-je le rappeler, ont des interactions entre-eux et avec le personnage principal qui sont vraiment agréables à suivre. De plus, Momonga est un homme (enfin…) intelligent, donc comme dans tous les anime avec des protagonistes calculateurs, c’est toujours fun de voir le keikaku se dérouler sans accrocs. Pour finir, un défaut : la réalisation, qui use et abuse de la 3D. Tout ce qui est squelettes, armures et dragons, ça passe à la 3D, et vous connaissez la qualité moyenne de la 3D dans l’animation japonaise, ça fait que les bagarres sont souvent poussives. Reste qu’Overlord est clairement un bon divertissement, il aurait pu être bien plus donc c’est pour moi une petite déception, mais ça reste le meilleur truc à sortir de la saison d’été. Ah, et l’OP et l’ED, tous deux métallifères, sont très sympas. Et dernier truc à noter, les illustrations du light novel sont mortelles, je suis pas du tout light novel depuis que Haganai m’a dégouté du média tellement il était mal écrit, mais limite ça me donne envie de m’y re-pencher.

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J’aurais du mettre une image d’Albedo, mais faute de bon screenshot je vous propose plutôt un personnage très fun interprété à la perfection par Aoi Yuuki (Madoka, Hibiki de Symphogear, etc.).

Non Non Biyori Repeat est la suite de l’adaptation du mangasse de Atto par Silver Link. Comme la première saison, c’est un moment de paix pour le cœur. Tu te poses vingt minutes, tu regardes la vie de jeunes filles dans un trou perdu dans la campagne japonaise entre montagnes et tradition. Les décors sont superbes et donnent toujours envie de sortir se balader, les discussions des personnages sont relax, les blagues sont rigolotes, c’est choupi à mourir (de façon positive, hein), bref, c’est du « more of the same » par rapport à la première saison. J’ai trouvé le ratio gag / relax plus élevé qu’à la précédente saison, mais il se peut que ça ne soit qu’une impression, et ce n’est en aucun cas une mauvaise chose, puisque l’anime est toujours très sympa. Notez que ce n’est pas nécessairement une suite, vu que le premier épisode a lieu avant le premier épisode de la première saison, avec Renge qui découvre son randoseru et va pour la première fois à l’école.

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Randoseru = le cartable des écoliers japonais. C’est aussi un tag sur sadpanda, mais chut.

Jitsu wa Watashi wa est l’adaptation par TMS Entertainment du mangasse d’Eiji Masuda. Le scénario est simple : Asashi est un lycéen normal, un peu simple, qui a une caractéristique problématique, c’est qu’il ne sait pas garder un secret, c’est un véritable livre ouvert sur pattes. Et ce garçon, il est amoureux d’un belle fille mystérieuse qui est dans sa classe, et qui se prénomme Youko. Elle est très belle, très silencieuse, on ne la voit jamais avec personne, on ne la voit jamais manger, elle arrive au bahut avant tout le monde et repart après tout le monde, et pendant les cours de gym elle reste à l’ombre, bref, un mystère. Un bel après-midi après les cours, il décide de prendre son courage à deux mains et retourne à la salle de classe où il sait qu’il la trouvera, et en ouvrant la porte de la salle de classe, qu’est-ce qu’il voit ? Youko, en train de s’étirer les ailes, entourée de chauve-souris, et parlant en Kansaiben (j’ai un faible pour se dialecte) pour parfaire le tableau. La voilà donc démasquée, Youko est une vampire, et son père lui a juré que si son secret était découvert, elle devrait revenir à la maison illico et pour de bon. Asahi se sent pousser une boule ou deux et décide de jurer de garder son secret pour lui permettre de rester au lycée. Par la suite, d’autres filles aux circonstances surnaturelles s’ajouteront au tableau, mais pour changer la plupart ne sera pas intéressé par Asahi d’un point de vue romantique. C’est là que commence ce qui est pour moi l’une des toutes meilleures comédies romantiques du moment, et je parlerai probablement du mangasse en détail plus tard car il vaut carrément le coup d’œil. Pour résumer ça en une slide powerpoint, Jitsu wa Watashi wa est : hilarant, doté d’un très bon casting de personnages, inhabituellement dynamique dans son scénario (les choses avancent, les relations progressent, si bien que dans le manga il y a… raaah !), doté d’un trait particulier (l’auteur a un style spécial qui met l’emphase sur des expressions de visage extrêmes et très drôles), et complètement à recommander pour tous. Quant à l’anime, il tient bien la route, il réussit même certaines scènes mieux que la manga (l’adaptation du chapitre sur la confection d’un gâteau pour Akane qui le menace de faire tomber un météore sur la Terre est purement magique), même si ils ont été obligé de précipiter un peu l’arrivée d’un des chapitres en en bousculant d’autres pour le dernier épisode. Bref, on se bidonne, on s’affectionne, et moi je cautionne, grave.

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Ore Monogatari!! a eu le droit a son second cour en été, donc si vous avez loupé la description de la série à la saison passée, retournez-y. Je ne sais pas si l’arc final est canonique, mais je ne l’ai pas trouvé un peu lent. La série reste très drôle et bien conçue, donc téma sans retenue.

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Oui, la blague a été faite mille fois mais elle me fait toujours rire, alors prout.

Gatchaman Crowds Insight est la suite de la série inédite de 2013 qui était vaguement inspirée de l’univers Gatchaman, toujours par Tastunoko Production, et toujours avec Kenji Nakamura à la réal et Taku Iwasaki à la musique (Gatchamaaaaa~n). Cette fois, plutôt que de découvrir une nouvelle menace extraterrestre, on y découvre un nouvel ami extraterreste, j’ai nommé Gelsadra l’ami des tout petits, qui est tout rouge et qui a la capacité de faire apparaître des phylactères sur la tête des gens, reflétant leurs émotions. On y découvre aussi une nouvelle Gatchaman, j’ai nommé Tsubasa, et préparez-vous à vouloir la baffer, puisque c’est un peu un inverse du personnage de Hajime du point de vue mental. Comme la dernière fois, Gatchaman Crowds va toucher des thèmes sociaux intéressants, et se démerder plutôt bien avec. En l’occurrence, ça parlera notamment de la volonté d’unir les hommes (et je parle bien de la race humaine, pas spécialement du chromosome Y), de l’impact de la pression sociale, de l’importance de penser par soi-même et de l’aliénation des minorités. Insight est malin, mais il n’est pas forcément très doué pour rythmer son action, ou absence de. Puisque pour sept ou huit épisodes, on suivra juste les aventures de deux personnages qui croient faire le bien sans songer aux conséquences, pendant que le spectateur ne peut contenir son envie de les gifler (si vous avez bien suivi, vous devriez avoir un indice sur l’identité d’un de ces personnages), et pendant ce temps les Gatchaman se la touchent et jouent au bilboquet. Du coup, il faudra être capable de supporter une certaine lenteur et une certaine passivité, ainsi que l’habituelle faiblesse technique de la série, pour apprécier Gatchaman Crowds Insight jusqu’au bout, mais il reste à mon avis une série très intéressante et pas désagréable du tout à regarder.

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Gate: Jieitai Kanochi nite, Kaku Tatakaeri est l’adaptation d’un light novel de Takumi Yanai, gérée par A-1 Pictures. On y suit Youji Itami, soldat de la JSDF (l’armée japonaise, en gros) et otaku indécrottable, qui, un beau jour, alors qu’il était de passage à Ginza pour aller à une convention, voit la ville envahie par des soldats à cheval et armés de fer, des wyvernes, des orcs et tout ce genre de beau monde. Son intervention permet de mettre à l’abri des centaines de citoyens japonais, et la force des armes à feu de la JSDF, qui a eu le temps d’arriver sur place, viennent à bout sans problèmes des assaillants anachroniques et fantastiques tous ensemble. Voilà le gentil Youji bombardé lieutenant et nommé héros national, seulement voilà, le fait est que le Japon vient de se faire envahir par des forces armées qu’on dirait tout droit sorties d’un Tolkien, donc il va bien falloir y faire quelque chose. Tout ce beau monde étant sorti d’une gigantesque porte magique qui a spawné en plein milieu d’un carrefour de Ginza, il est temps d’aller faire « Toc toc toc qui est là ? C’est la JSDF-euh. ». Voilà le lieutenant Itami expédié « sur le front », au-delà de la porte. En fait de front, la colline sur laquelle se situe la porte de l’autre côté de la porte (suis-je clair ?) a déjà été conquise, et des bâtiments préfabriqués disposés pour qu’on soit bien bien bien. Il est donc temps de découvrir ce monde, ses habitants, sa langue, ses régimes politiques, etc. Itami va notamment rencontrer l’apprentie d’un mage, une elfe à moitié psycho et une demie-déesse habillée comme la pire des chuuni. J’aime beaucoup Gate pour son scénario assez frais, qui vient notamment à bout de certains tropes comme le fameux « Ah vous avez des armes à feu ? Oui mais nous on est magiques donc ça nous fait rien, nananèreuh. ». T’auras beau être un dragon, si tu te prends un coup de RPG-7, tu le sens passer et puis c’est tout.

Malheureusement, on verse un peu dans le penchant inverse, du coup, puisque les forces en présence ne peuvent rien faire face à la puissance de feu extraordinaire de la superbe armée japonaise, qui n’aura d’ailleurs jamais été présentée sous un meilleur jour que dans Gate. On peut voir cela comme de la propagande militariste et pro-Japon, mais je préfère apprécier la chose comme une pure œuvre de fiction, et apprécier le visionnage alors que l’armée japonaise vole au secours de la veuve et de l’orphelin, se montre magnanime envers ses ennemis et réussit dans tout ce qu’elle entreprend. Il y a pas mal de bonnes scènes, comme la défense du village avec l’arrivée des hélicos qui blastent la Chevauchées des Valkyries pendant que les soldats récitent des citations d’Apocalypse Now (on voit d’ailleurs quelques minutes plus tôt les mecs qui chargent les haut-parleurs sur les hélicos, on sent qu’ils se font plaisir). Il y a aussi le Ministre de la Défense qui est le pote d’Itami et qui est un otaku caché, du coup pendant une opération spéciale on voit que les noms des unités et les mots de code c’est tout des trucs de Fate/Stay Night, c’est assez génial. Mais si on s’amuse bien, on n’oublie pas de savoir être grave par moments. Malheureusement, par rapport au manga (j’ai pas lu la LN donc je compare comme je peux), l’anime fait un peu aseptisé, avec notamment l’invasion de Ginza qui se fait sans une goutte de sang visible, à l’inverse du manga où la violence des envahisseurs permet de contrebalancer la violence de la réponse armée des troupes japonaises. Il y a d’ailleurs certaines scènes violentes plus loin que je ne sais pas comment ils vont gérer, si seconde saison il y a. Dans tous les cas, et si le militarisme évident de l’auteur ne vous dérange pas, Gate est un très bon divertissement qui se situe entre Japon et américaniter, pour reprendre la sonorité de ce lieu commun célèbre, et qui se regarde très bien la canette de bière à la main et le dakimakura dans l’autre.

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Le Hummer, apparemment un bon moyen de pécho de la demi-déesse / goth loli.

Charlotte c’est le seul anime original, c’t à dire pas une suite ou une adaptation, de la saison pour moi (parmi ceux que j’ai regardé en tout cas), et il s’en sort pas trop mal. Produit par P.A.Works, il célèbre les 15 ans du studio Key (Clannad, Little Busters!, Rewrite, un des cadors du marché de la visual novel). Ainsi, c’est Jun Maeda (Kanon, Clannad, Little Busters!, Angel Beats!) qui se charge du scénario et des scripts, et Na-Ga (un artiste connu de chez Key) qui a fait le character design initial, merci Wikipedia.

Charlotte raconte l’histoire d’un adolescent qui a le pouvoir de rentrer quelques secondes dans le corps de quelqu’un à portée de vue. Il se sert de son pouvoir pour tricher aux exams et même pour pécho, mais il se fait bien vite rattraper par d’autres adolescents qui semblent chasser les ados qui, comme lui, ont des pouvoirs spéciaux. Ils le forcent à transférer dans un lycée où se regroupent les ados avec des pouvoirs particuliers. À partir de là, ça va devenir de la chasse aux ados dotés de pouvoirs, jusqu’au milieu de la saison, où ça se barre en couille de façon violente et imprévisible. Je ne suis pas convaincu par le scénario, personnellement, déjà à cause de la première moitié un peu ennuyeuse, mais aussi parce que les scénario fait parfois des pirouettes malvenues et mal introduites. Je parle notamment des évènements de l’épisode 11 qui n’ont ni cause ni conséquence, sinon que de faire du tragique pour le tragique. Il reste que l’anime n’est pas à l’abri du coup de génie occasionnel, notamment un excellent épisode 7 qui sort des sentiers battus de façon intelligente et fascinante (sentiers battus sur lesquels il reviendra logiquement par la suite). Malgré son scénario qui cherche un peu trop à surprendre à tort et à travers (le dernier épisode est un bon exemple, surprenant et sympa mais finalement inutile), Charlotte est un bon divertissement qui mérite un coup d’œil curieux. Par contre, n’ayant pas encore joué à une VN de Key, je ne peux pas dire comment il se situe par rapport au scénar des autres bébés de Maeda.

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Gakkou Gurashi! est une adaptation du mangasse de Norimitsu Kaihou et Sadoru Chiba par le studio Lerche. Personnellement, je pense que la surprise par rapport au contenu de l’anime constitue un gros facteur dans l’appréciation du premier épisode, qui est très bien fichu (et a fait exploser les ventes du manga). Cela dit, il y a des chances que vous vous soyez déjà fait spoiler ça, et puis il faut bien que j’ai quelque chose à dire, donc permettez-moi de vous spoiler la tête en tout bien tout honneur. En somme, Gakkou Gurashi! raconte l’histoire d’un groupe de lycéennes qui se retrouvent à vivre dans leur lycée pendant que, à l’extérieur, l’apocalypse zombie bat son plein. On va donc les suivre au jour le jour, voir comment elles se débrouillent par rapport à cette situation, comment elles le supportent (ou pas, d’ailleurs), et leurs interactions qui sont un peu conditionnées par une de ces filles qui a quelques problèmes d’ordre mental. Le mangasse est très sympa, et l’anime, si il est réussi, ne l’est toutefois pas autant. Le principal reproche qu’on peut lui faire est d’avoir mis l’accent, plus encore que le manga, sur l’aspect tranche de vie de la chose (on a même le droit à un épisode à la piscine qui n’est, à mon souvenir, pas dans le manga), ce qui peut parfois atteindre des seuils peu tolérables pour qui n’apprécie pas particulièrement le genre (ce qui n’est pas mon cas). On peut aussi remarquer que l’anime est moins gore que le mangasse original (mais attendons les blu-ray avant de dire ça) et que la fin qu’il offre sort un peu trop de nulle part, là où ce passage, qui est une phase de transition vers une nouvelle étape de la vie des lycéennes, sont bien mieux gérés par le manga. Globalement, je conseille donc plutôt le manga (qui est toujours en cours de publication), mais si vous n’aimez pas lire, alors l’anime n’est pas une mauvaise option.

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Levez-vous. Saluez. Mordez votre voisin.

Diamond no Ace: Second Season, c’est la même chose qu’à chaque saison depuis maintenant plus d’un an. En l’occurrence, ce cour était meilleur que le précédent, mieux rythmé avec des adversaires de qualité et tout.

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Un adversaire top, et doublé par Shoutarou Morikubo en plus.

Baby Steps, c’est un peu l’éternel underdog. À chaque saison où il est présent, Diamond no Ace est aussi présent, et d’un point de vue technique, entre ce dernier qui est impeccable techniquement (fruit de la collaboration de Madhouse et Production I.G) et le Baby Steps qui est, bah, un anime Pierrot, y’a pas photo. Mais c’est pas parce que les frites du concurrent d’en face sont meilleures qu’il faut pas s’intéresser au burger de celui-ci. Je vais refaire ma propagande parce que je pense qu’il mérite. Baby Steps suit la vie d’un protagoniste qui, à l’inverse de la plupart des autres protagonistes de mangasses de sport, ne cache pas sous son uniforme de lycéen une technique de fou unique ou une puissance inattendue : il est juste bon élève. Et du coup, tout son entraînement et tous ses matches sont accompagnés de ses monologues intérieurs, où il décrypte l’action sur le court, l’analyse et tente de parer à ses propres faiblesses. À regarder, c’est vraiment fun, et Pierrot s’est même un peu amélioré par rapport à la saison précédente (il faut toujours pas regarder la foule de près, ou même de loin, mais bon). En plus, dans ce cours on voit non seulement la conclusion d’une sous-intrigue romantique (assez rare de voir ça en plein milieu d’un shonen pour le signaler) mais aussi le résultat des efforts de notre protagoniste, et c’est vraiment jouissif à regarder. Comme Dia no Ace s’est repris, il repasse en tête, mais en vrai j’aime Baby Steps au moins autant.

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Working!!! est la troisième saison de l’adaptation du 4koma de Karino Takatsu, produit par A-1 Pictures. Troisième saison, troisième nouveau réalisateur, et pour le coup il y a effectivement un changement. Si les deux premières saisons étaient également hilarantes, cette troisième prend le pari de faire un peu moins d’humour et de sérieusement se pencher sur les relations amoureuses des personnages et la résolution des petites intrigues de fond de la série. D’un côté, j’ai envie de dire merci, parce que les comédies romantiques ont tendance à n’en avoir finalement pas grand chose à battre de la progression des relations, et que là on a carrément un couple qui se forme, tandis qu’un autre s’en approche énormément. De l’autre, bah justement, c’est moins drôle. Du coup, selon ce que vous attendez, Working!!! pourra être une déception ou une agréable surprise, mais dans tous les cas il reste un bon moment à passer.

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Et un temps d’apparition à l’écran encore plus réduit pour la petite mascotte de l’anime.

Senki Zesshou Symphogear GX: Believe in Justice and Hold a Determination to Fist. a un titre super rigolo, et c’est déjà bien. Cette troisième saison de la série de Satelight continue à mélanger allègrement musique, magical girls et tenues mécaniques. Si on peut toujours s’amuser à regarder ça en posant le cerveau sur la table de nuit, on ne peut s’empêcher de regretter que la série continue à utiliser les mêmes ficelles en boucles. Une nouvelle menace apparaît, et Hibiki et ses amies vont devoir l’arrêter grâce au pouvoir des chansons (vendues plus tard à prix d’or dans tous les disquaires du Japon), de l’amitié et des sous-entendus yuriesques (malheureusement, aucune n’a la détermination nécessaire pour fister, le titre m’aura menti). Malheureusement, Hibiki va redécouvrir ENCORE UNE FOIS qu’elle est psychologiquement plus fragile qu’un chihuahua et se souvenir d’un AUTRE traumatisme, genre à chaque saisons ils lui en créent un, si ça va jusqu’à Symphogear XYZΛ on va finir par découvrir qu’elle a tué ses parents à coups de brosse à dents (on va dire que son père qu’on a vu lors de cette saison c’est son Tyler Durden à elle). Mais je digresse, et ça n’est pas bon pour la santé, il faut faire un régime pour retourner à ungresse… ‘solé.

Bref, l’amitié, les chansons, les bisous mouillés fille-à-fille, les traumatismes du personnage principal, tant d’éléments nécessaires pour faire un bon anime sont une fois de plus de retour, et moi ça m’a lassé. Je fais particulièrement remarquer le coup des traumatismes, parce que c’est intégré de façon tellement malvenue et artificielle qu’on ne peut pas y accrocher. Symphogear GX reste un moment d’animation décérébré pas désagréable à regarder, d’autant qu’on y voit le retour du professeur Ver, toujours fou à lier et toujours joué par Sugitaaaaaaa, et ça ça rattrape tout.

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Un Obari Punch, avec toute la détermination qu’il faut pour fister.

Miss Monochrome: The Animation 2 est la suite de l’anime court contant les aventures de l’idol androïde virtuelle, Miss Monochrome. Le ton est léger, les blagues aussi, il y a des épisodes vraiment drôles et d’autres beaucoup moins, donc comme diraient nos amis les anglophones, c’est hit-or-miss.

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Himouto! Umaru-chan est un anime comique / SOL adapté du manga de Sankaku Head (pas de lien de parenté avec Eraserhead ou Pyramid Head, rassurez vous) par Doga Kobo (Yuru Yuri, Gekkan Shoujo Nozaki-kun, donc des pointures pour ce qui est des adaptations de mangasses comiques). Le concept est simple : on a une lycéenne pratiquement parfaite nommée Umaru, qui une fois rentrée à la maison reprend sa « vraie » forme : une petite fille complètement otaku, paresseuse et insupportable. Elle habite chez son grand frère, qui est un salaryman classique, et se retrouve forcé de supporter ses obsessions et ses caprices. Si vous ne suivez pas trop le fandom, il faut savoir que Umaru, c’était l’évènement de la saison, tout le monde semblant s’identifier à l’héroïne et prenant à malin plaisir à poster des images et des gifs de l’anime partout. Je vous avoue que personnellement, je suis resté plutôt froid à son égard, pour une raison très simple : la plupart des persos sont nuls. On passe de stéréotype à stéréotype, à fond dans les extrêmes, en espérant que ça soit drôle. Flash info : ça peut être drôle, si les persos en eux-mêmes sont drôles. En l’occurrence, ce n’est pas le cas sauf pour quelques uns. L’anime n’est pas dénué de scènes sympa, de bonnes blagues et d’allusions bien placées, touchantes vite fait ou rigolotes, mais en rétrospective, c’était quand même plutôt chiant. Notez que je doute que mon avis soit très objectif, puisque j’ai probablement été influencé de façon négative par tous les mecs qui overhypaient l’anime partout sur le net, mais bon, personne n’est parfait.

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Durarara!!x2 Ten est la seconde partie de la suite donnée à Durarara!! par le studio Shuka, et malheureusement elle est à l’image de la première partie (Durarara!!x2 Shou). Et quand je dis ça, c’est à tous points de vue, dont l’aspect technique : il y a des cuts qui ont visiblement été faits sur Paint quand ils se sont aperçus qu’il manquait des bouts dans leur épisode. Heureusement, on n’a rien qui soit au niveau déplorable du tristement célèbre épisode 7 de Shou, mais comparer avec le fond du panier n’est pas forcément très constructif. Niveau rythme aussi, on s’emmerde poliment. Si cette partie Ten présente quand même des choses intéressantes, dont le très bon épisode où Izaya joue avec la tête de deux figures menaçantes d’Ikebukuro ou encore l’évolution lente mais continue de la mentalité d’un Mikado influencé par les autres mais pas que, elle ne gagne pas en rythme par rapport à la première. La fin de Shou permettait d’anticiper de bonnes choses à venir, et Ten développe ces points du scénario sans véritablement en faire quoi que ce soit et en rajoute quelques autres. Il n’y a plus qu’à espérer que le troisième cour, Ketsu (signifiant « conclusion »), sache faire ce que Ten n’aura pas fait. On sait déjà que l’opening de cette saison sera fait par FLOW, donc j’ai un peu de hype, mais après deux cours décevants, j’avoue ne pas être enthousiaste. N’empêche que Ten est meilleur que Shou, mais la différence est négligeable.

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mootkado suivra-t-il le destin de son modèle ?

Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai est une adaptation de la LN de Hirotaka Akagi, produite par J.C.Staff. Là où Seitokai Yakuindomo nous montrait qu’on pouvait être drôle pendant deux saisons et plus de 300 chapitres de 4koma en ne faisant QUE des blagues de cul, Shimoneta nous rappelle pourquoi Bigard n’est pas un génie comique. Mais donnons plutôt du contexte : le Japon est aujourd’hui un pays mentalement propre. Des lois adoptées il y a des années ont rendu progressivement illégal tout affichage de sexualité : jeux salaces, posters de filles dénudées, décolletés trop plongeants, même les blagues cochonnes sont devenues hors-la-loi. Dans cette société protégée par des colliers de surveillance que tout un chacun porte, tout le monde vit heureux à l’abri des perversions qui ne sont plus ce monde. Dans un métro bondé, notre vaillant protagoniste Tanukichi sauve un gars qui se faisait accuser à tort d’avoir molesté une meuf, en prenant lui-même le rôle du méchant. Il sera par la suite sauvé par une mystérieuse éro-terroriste masquée, beuglant des blagues de cul à travers ville en éparpillant des photos de cul à tous les vents. Ils se retrouveront plus tard et il va la rejoindre blablabla, vous voyez le tableau.

Déjà, si vous me connaissez, vous savez que la critique de l’aseptisation de la société, c’est un peu ma came, donc forcément quand j’ai entendu parler du light novel (quand l’anime a été annoncé), vous imaginez mon enthousiasme. Malheureusement, il s’est avéré que l’anime était nul à chier. Cela dit, je tiens à blâmer en partie les sous-titres de Funimation, affolants dans leur incapacité à retranscrire les blagues de l’anime en anglais. Je tiens à rappeler que si les sous-titres de Seitokai Yakuindomo mettaient une éternité à sortir, c’est pas parce que les fansubbers dormaient, mais parce que localiser un anime contenant beaucoup de calembours, c’est du boulot, et que rusher ça, c’est pas acceptable. L’exemple s’est reproduit récemment avec un scanlater anonyme qui a soudainement lâché une centaine de chapitres traduits de SYD. Bah oui mais non mec, la trad était feignante et donc c’était pas drôle, laisse ça à FoOlRulez pour faire ça bien (enfin si jamais ils reviennent à la vie). Bref, c’est une fois de plus l’argument de la qualité plutôt que la vitesse, mais on s’égare.

Cela étant dit, je ne pense pas que tout soit de la faute des subs. Si Shimoneta n’est pas drôle, voire insupportable, c’est parce qu’il n’essaye même pas d’avoir un poil de subtilité, et n’hésite pas à aller dans le sale. Avoir un personnage avec une coiffure en forme de gland, bien, ça fait marrer quand on le remarque. Passer une après-midi à faire des sex-toys à la main, bon, rigolo vite fait. Aller chercher des magazines pornos dans un roc en forme de vagin, m’okay, ça peut faire sourire. Affronter un pervers habillé seulement avec des culottes mouillées (et qui font un bruit crade dès qu’il les touche) mais qui a quand même la teub à l’air (il y a une marque de censure devant, mais elle gigote…), c’est ni drôle ni agréable à voir. Je peux très bien passer outre le crade, mais faut qu’il y aie quelque chose derrière. Et évidemment, le thème de l’anime n’est pratiquement pas exploité de façon plus intéressante que comme un vulgaire combat contre les forces du mal, donc intérêt zéro de ce côté-là. Du coup, pour moi c’est un échec sur toute la ligne, et je continue à attendre ma saison 3 de SYD. Enfin, on se souviendra de Shimoneta comme de l’anime qui aura eu la peau de Miyu Matsuki, et je pense que tout est dit.

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Joukamachi no Dandelion. Veut-il que j’en découvre un dans le jardin.

Pourquoi cette phrase ? Parce que nous avons là affaire à l’anime le plus random que j’aie vu depuis un bail. Du coup, je suis allé chercher un générateur de texte aléatoire. Coup de bol, ça parle de jardin, donc dandelion (pissenlit), jardin, on est raccords. Ah, mais j’en oublie les infos de base : c’est l’adaptation d’un 4koma d’Ayumu Kasuga par Production IMS.

On y suit donc dix princes et princesses qui vivent ensemble dans une maison japonaise normale, et qui sont donc les enfants du roi du coin. Le roi va organiser des élections pour désigner son successeur parmi ses enfants, parce que pourquoi pas. Faut voir la tête des gamins, y’en a pas un qui est majeur et les plus jeunes sont à l’école primaire, paye ton roi responsable. Parmi ceux-ci, on suit en particulier Akane, la tsundere qui est jouée par Kana Hanazawa, et d’habitude j’ai pas trop de problèmes avec elle mais ce personnage m’a donné l’overdose de sa voix, j’en peux plus tellement elle était clichée et aiguë et casse-couilles et pas crédible pour un sou (« kya, je veux pas que les gens me remarquent alors je vais devenir ROI et SUPER-HEROINE »). Tous les personnages sont écrits avec le cul et ont leur petite histoire chiante. L’anime s’organise en douze épisodes composés à chaque fois de deux parties, et chaque partie suit un chiard royal différent. Et ils sont presque tous inintéressants et clichés et… Rah, je suis pourtant pas du tout l’ennemi de la tranche de vie, mais cet anime m’a tué tellement il était cliché et chiant, c’était ma douleur personnelle de la saison. Vous excuserez donc cette critique hautement qualitative, mais fallait que ça sorte. Ah, et en plus y’a presque pas de sous-entendus incestueux du coup je suis dèg.

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Vous aussi, jouez avec vos amis à « kisékavu Joukamachi ».

Makura no Danshi est un chef d’œuvre d’art moderne, et il est donc considéré hors-catégorie (je le mets donc pas en dernier parce que c’est le pire, ça c’est Joukamachi, easy). Produit par le studio feel et Assez Finaud Fabric, il nous offre une expérience qui va au-delà de l’animation japonaise classique et introduit probablement ce qui sera notre avenir, la réalité virtuelle aidant.

Pour résumer, c’est un anime qui demande de faire un peu de role-play. Imaginez pour un instant que vous êtes une jeune femme fatiguée et en mal d’amour (donc en gros, juste un changement de sexe, le reste vous gardez). Vous mettez votre épisode de Makura no Danshi sur une tablette ou quoi que ce soit qui vous arrange, et vous allez au pieu. Il faut savoir que chaque épisode présente un personnage masculin différent, du suave au genki un peu con-con et de l’oji-san expérimenté au shota, en passant par divers types de harceleurs sexuels plus ou moins subtils. Certains s’adressent à vous comme si vous étiez une femme, d’autres sans préciser le genre, donc si vous êtes plutôt de l’autre bord vous pouvez aussi monter à bord. Ainsi donc, vous êtes dans votre lit et vous lancez votre épisode. Là, le garçon que vous avez choisi va vous raconter sa journée, vous demander comment ça va (en faisant des pauses pour vous laisser répondre), blaguer avec vous ou simplement vous prêter son attention. Au bout de quatre minutes, une chose en entraînant une autre, le chenapan remarquera que vous êtes visiblement trèèès fatigué, et vous souhaitera bonne nuit alors que vous fermez les yeux. Et moi aussi, je vous dis au revoir, et bonne nuit. Bisou.

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Le collègue suave, un choix sur.

Désolé de casser l’ambiance, mais je m’excuse pour les fautes de frappe qui ont dû se glisser là-dedans, j’en suis à 11 pages de bilan et je sais que je n’ai pas l’attention nécessaire pour relire efficacement ces deux posts. Ainsi, si vous voyez des fautes, n’hésitez pas à la faire remarquer en commentaires et je corrigerai. Les prochains articles seront certainement plus courts que ces monstres, d’autant que l’autre intérêt du blog, c’est qu’au lieu de faire un seul post pour faire un bilan, je pourrai répartir mes avis au fil de la saison, donc ceux-là seront corrigés avec plus de sérieux. Please understand.

Ah, et enfin, dernière remarque, cette fois relative au sujet de ce post : durant cette saison ont aussi été diffusées les adaptations de Monster Musume no Iru Nichijou et Kangoku Gakuen, deux manga ecchi excellents, que je n’ai pas regardés parce que les bandes blanches, c’est pas mon kiff, donc j’attends les blu-ray, mais je ne peux cesser de les conseiller en version manga. Le premier, c’est pour son casting inhabituel de filles-monstres (harpies, centaures, slimes, etc.) et le fait qu’il soit une très bonne comédie romantique, vraiment drôle et vraiment ecchi (qui pourrait sortir plus régulièrement si Okayado se décidait enfin à lâcher pour de bon 12 Beast, mais bref). Le second, c’est avant tout pour son humour qui m’a collé à de multiples reprises des fous-rires et pour les dessins incroyables du très talentueux Akira Hiramoto (Ore to Akuma no Blues). Et on a aussi la suite de l’adaptation de To Love-Ru Darkness (rappel : To Love-Ru c’est de la merde, Darkness c’est au moins du bon ecchi bien décérébré), mais comme une version Xebecisée ne m’intéresse pas trop, je vais continuer à regarder Yabuki jouer à cache-cache avec les vagins en version mangasse. Et c’est sur cette note printanière que je conclus ce binôme de posts, que je souhaite à ce blog une belle et longue vie, et que je souhaite une agréable soirée à ceux qui ont commencé à lire les posts ce matin, et une bonne nuit aux autres.

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