Haikyuu!! – Par équipes de cinq et demi

Comme l’écriture de l’article que j’avais prévu pour cette semaine me prend plus de temps que prévu, voici un petit article sur Haikyuu!!, l’un des mangasses sportifs actuels du Jump, dont la seconde saison de l’adaptation est diffusée en ce moment dans toutes les bonnes crêperies traditionnelles d’Ikebukuro jusqu’à Strasbourg. Et oui, on est toujours dans la semaine du 23 au 29, du moins dans mon fuseau horaire.

Haikyuu!! est donc un mangasse de volleyball sérialisé dans le Shonen Jump depuis 2012, et dessiné par Haruichi Furudate. Que puis-je dire du petit Haruichi, sinon que Haikyuu!! n’est que sa deuxième série, ce qui est plutôt impressionnant quand on y réfléchit, puisque mine de rien c’est une série qui s’est vendue à au moins 12 millions d’exemplaires. Sa première série, nommée Kiben Gakuha, Yotsuya Senpai no Kaidan, a commencé en 2009 et s’est terminée sur un coup de hache au bout de 18 chapitres. J’avoue ne pas l’avoir lue, mais son intrigue à base de meurtres en séries et de lycéens cherchant à trouver la vérité en se racontant des histoires de flippe a droit à ma curiosité. Si jamais ça s’avère cool, vous aurez droit à un court article pour vous le vendre, m’enfin comme ça s’est terminé en quatre mois, j’ai peur que ça ne soit pas à la hauteur de mes attentes.

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Mais recentrons-nous sur le sujet. Haikyuu!! suit les aventures de Shouyou Hinata au pays des ballons blancs. Ce dernier ne rêve que de volleyball depuis qu’il a vu à la télévision un joueur compact surnommé le « Petit Géant », trônant au-dessus de ses adversaires à l’aide de ses sauts prodigieux.

Lui-même de petite taille, il décide de devenir comme ce dernier. Malheureusement, à son collège, personne ne veut jouer au volleyball (il n’y a pas de club de volley là-bas), et comme ça reste avant tout un sport d’équipe, Hinata se sent bien baisé. Heureusement, comme c’est un héros de shounen, il ne se laisse pas conquérir par le seum et décide de s’entraîner contre les murs et de jouer contre l’association des femmes au foyer du quartier. Décidant de terminer ses années de collège sur un bon point, il va emmerder tout le monde au bahut jusqu’à trouver des camarades acceptant de former une équipe de volleyball avec lui pour qu’il participe à un tournoi et qu’il arrête de casser les burnes à tout le monde. Évidemment, comme personne à part lui ne sait jouer, ils perdent au premier tour. Mais ils ne font pas que perdre, ils se font absolument atomiser par l’équipe adverse et son insupportable passeur prodige, Tobio Kageyama (qui perdra quelques tours plus loin dans le tournoi). Tout le monde est dèg, bonne ambiance.

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Hinata en fait c’est Iznogoud. Au niveau de la taille notamment.

Mais Hinata se dit  » Bon, le collège c’était pas top, mais le lycée, ça va être cool vous allez voir ». Il choisit pour lycée Karasuno, dont l’équipe de volleyball était connue il y a quelques années, grâce à la présence d’un entraîneur de renom et du fameux Petit Géant. Hinata, plein d’énergie, va donc dès le premier jour à la rencontre de ce club, pour s’apercevoir que c’est un peu la déchéance : le coach a pris sa retraite et l’équipe n’a rien gagné depuis. Pire, Kageyama a choisi le même lycée, et la coopération entre les deux s’avère extrêmement difficile.

Ça, c’est le scénar de départ. À partir de là on a le droit à une exécution réussie du schéma standard du shounen sportif, avec une équipe dont le développement et la maturation se font sans trop de lenteurs, même durant l’arc d’entraînement, en exploitant avec justesse le background et la psychologie de ses personnages, sans forcer mais sans non plus être superficiel. Comme dans tous les autres bons magasses de sport, les règles sont assez bien expliquées et on ne se retrouve jamais perdu. Mieux, pour les stratégistes et les déchiffreurs de scénario, Furudate inclut toujours les positions des joueurs (puisque ceux-ci tournent, rappelons-le) au début de chaque point, ce qui permet de toujours savoir où en est le match. Le personnage principal est extrêmement sympathique, même si il sent doucement le self-insert, Furudate ayant lui-même joué central au collège (la même position que celle de Hinata). Bien sur, comme dans tout bon shonen sportif, on a le droit à une galerie d’adversaires charismatiques, sympas au point qu’on soit dèg pour eux quand ils perdent. Le manga profite aussi du style de dessin de Furudate, avec ses personnages au design bien particulier et son action d’un dynamisme et d’une lisibilité très adaptés à ce type de manga.

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Si je puis conclure sur un point noir, je trouve que depuis à peu près le point où la première saison s’est achevée, les dessins de l’auteur ont commencé à tendre vers un style peut-être un peu plus comique et moins consistant, ce qui fait que la qualité moyenne des dessins a baissé de façon assez notable. Je ne sais pas si c’est de la paresse ou un choix conscient malvenu, mais je ne suis pas fan de la direction que ça prend de ce côté-là. Mention particulière pour la tête de gobelin de Satori Tendou, qui m’insupporte tout particulièrement. C’est pas beau de faire du délit de faciès mais c’est comme ça.

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La diarrhée explosive en plein match, un mal méconnu.

Voilà qui conclut la partie manga. Comme il me reste cinq minutes avant qu’on change de semaine, je vais aller relativement vite, et ça tombe bien puisque je n’ai pas grand chose à en dire. L’adaptation en anime de Haikyuu!!, assurée par Production I.G, est excellente. Très respectueuse du matériau originel et globalement très bien animée, elle capture à merveille le style de Furudate (la seconde saison prenant même en compte en partie le nouveau style du mangaka, notamment pour certains visages), et est somme toute assez irréprochable. La seconde saison couvre en ce moment l’arc d’entraînement à Tokyo qui est, comme je l’ai dit, bien fichu, et on s’y retrouve dans l’adaptation. Bien sûr, on ne peut s’empêcher d’avoir hâte de voir les vrais matches commencer, mais ça sera pour la fin de ce cour et le cour suivant. Ah, et l’OP, toujours assuré SPYAIR, est très bon. Quand je suis pas en train de réécouter THE HERO ou 狂乱 Hey Kids!!, j’écoute ça. Mangez-en !

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PS : J’avoue ma sans-racerie : j’ai publié l’article à 23:59 alors qu’il manquait la couverture, le dernier screenshot et les mots-clé. Please understand.

Au final , WordPress s’est foutu de ma gueule et m’a dit : « non mais en fait t’as le fuseau horaire français dans tes paramètres alors nique-toi » et du coup il est à la date du 30. Encore un coup du karma, ça.

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