Du manga pour les romantiques et pour les autres

Il ne m’est, je pense, pas nécessaire de rappeler le jour qu’il est. Si vous êtes célibataire, vous avez probablement dû regarder les innombrables pubs avec dédain et vous plaindre sur Twitter de cette société consumériste qui vous pousse vers le modèle imposé du couple et qui n’a de cesse de vous rappeler votre échec à cet égard, tandis que si vous êtes en couple, vous avez probablement fait la même chose, avec en bonus un resto. Dans les deux cas, vous avez aussi probablement posté des blagues et des jeux de mots misérables sur Twitter, et pour ça je vous maudis. Eh oui, puisque c’est la Saint Valentin, paraît-il. En ce moment même, des lycéennes japonaises partent en chasse du senpai furtif qui aura appris, à force de kabedon mille fois réitérés, à devenir un avec les murs de son bahut, lui permettant ainsi d’éviter de terminer la journée avec trois kilos de chocolat fondu dans son sac. Alors, pour surfer sur cette vague de romantisme sponsorisé, quoi de mieux que de lire du manga romantique ? Et puisque je conçois que le romantisme n’est pas la tasse de tous, et que assez peu d’entre nous sommes pure vertu, je vais aussi balancer du bon manga ecchi. Et puis pour équilibrer les deux, je vais rajouter un petit slice-of-life super mignon, c’est la maison qui régale.

toradora_parce_que_pourquoi_pas
Et rappelez-vous de regarder Toradora! si ce n’est pas déjà fait. Niveau romance, c’est là-haut.

Vous l’aurez compris, l’idée est de me permettre de poster des pages super mignonnes et  des cases pleines de fesses absolument sans complexes aucuns. Et je n’utilise pas du tout l’opportunité que m’offre ce 14 février pour ressortir tous les mangasses dont je voulais parler depuis un bail mais pour lesquels j’avais la flemme de faire un article complet hahaha mais alors pas du tout voyons. Du coup, au sommaire, on a, dans le désordre, un slice-of-life hyper mignon, deux manga de romance et deux manga ecchi.

Wotaku ni Koi wa Muzukashii

On va commencer par celui qui a probablement le plus sa place dans cet article de la Saint Valentin, c’est Wotaku ni Koi wa Muzukashii, de Fujita. Déjà, je vais expliquer pourquoi je connais ça : tout simplement parce que c’est le manga qui est arrivé en tête du Kono Manga ga Sugoi! 2016, dans la catégorie meufs. Eh oui, car Wotaku ni Koi wa Muzukashii est un shoujo, et ça se voit un peu au style graphique du manga. Mais trêve de bêtises, parlons du manga en lui-même. Wotaku ni Koi wa Muzukashii parle d’une jeune femme qui retrouve, dans la compagnie où elle travaille, un ami d’enfance. Elle va donc prestement l’inviter à boire pour acheter son silence. En effet, cette demoiselle a un petit secret mal gardé : c’est une fujoshi (et par ailleurs, l’ami en question est un fan de jeux vidéo). Ainsi se développe assez rapidement une relation entre deux otakus, aidés par leurs amis, qui sont eux-même un peu otakus et complètement en couple.

C’est un manga à la fois très mignon (les scènes où un des deux couples a un peu d’intimité sont à mourir d’amour et de tendresse) et vraiment drôle, puisque comme tous les personnages sont des otakus, on a des références un peu partout (et heureusement, très bien dosées pour pas être relou). Une particularité est que presque chaque page se présente comme un gag indépendant (vous avez en bas de chaque page une petite phrase accompagnant le gag, comme pour un 4koma, sinon vous avez une flèche pour vous indiquer que la scène n’est pas finie). Pour l’instant, un seul tome est sorti au Japon et rien en-dehors de l’archipel, mais les cinq premiers chapitres ont été scanlatés en anglais (même si la traduction est pas très bonne), donc ça vous fait une courte mais très agréable lecture pour aujourd’hui, et je vous le recommande franchement.

Demi-chan wa Kataritai

Je vous parlais d’un slice-of-life extrêmement chou, nous y voilà avec Demi-chan wa Kataritai. Et le thème est quelque chose de très nouveau et frais, puisque ça parle de monster girls. Popopop, ne scrollez pas déjà, laissez-vous convaincre ! Demi-chan wa Kataritai suit la vie d’un jeune professeur de science, qui souhaitait faire sa thèse sur les ajin (des demi-humains, donc des créatures surnaturelles) mais en a été incapable pour diverses raisons. Quand soudainement, dans la même journée, il apprend qu’il y a parmi ses étudiants une vampire, une dullahan et une yuki-onna, et qu’une de ses collègues est une succube.

Pour le comparer avec d’autres manga tournant autour de la même thématique, Demi-chan n’est pas un manga ecchi comme Monster Musume no Iru Nichijou, et il n’a pas non plus la propension à s’immerger dans des délires que peuvent avoir Hitomi-sensei no Hokenshitsu ou Centaur no Nayami. Alors qu’est-ce qu’il lui reste ? Tout simplement, le talent d’être un joli slice-of-life extrêmement mignon, avec des filles qui essayent de vivre avec leur particularité et un protagoniste qui s’intéresse sincèrement à elles sans manquer de tact. Le manga profite d’un style de dessin très chaleureux et plaisant, et se montre capable de faire de très jolies scènes. Sans forcément toujours se reposer sur des gags, il parvient très bien à nous faire sympathiser avec les personnages et à nous faire aimer les voir interagir. Je n’ai finalement pas de meilleur argument pour en parler que de poster des cases et de vous dire d’aller lire la poignée de chapitres qui sont disponibles plus ou moins légalement en anglais.

EG Maker

On saute de l’autre côté du spectre pour vous proposer de l’ecchi, et pas qu’un peu. EG Maker raconte l’histoire de Yuuka Yoshimi, une jeune artiste qui a toujours voulu faire des jeux vidéo. Seulement voilà, une offre d’emploi mal lue et un entretien plus tard, et elle se retrouve chez un développeur d’eroge. Dépourvue d’expérience et ne se sentant pas forcément à sa place, elle va pourtant ganbare, parce que ça se fait pas de lâcher les gens comme ça. Du coup elle va apprendre, guidée par son senpai très très très motivé, à peindre du sperme, à dessiner un trou du cul qui donne envie, à faire des tétons qui ont de la personnalité, bref, que du bonheur. Comme souvent dans les meilleurs manga ecchi, EG Maker tire sa force de son absence de honte et de sa capacité à être à fond dans ses propres délires. À coup de quiproquos et de délires à la limite du trop sale, EG Maker se place donc comme un bon délire ecchi recommandable. Un point qui peut diviser, par contre, est la scanlation, qui a été chargée lourdement niveau insultes et gros mots bien américains, qui ne sont pas dans le script de base. Je ne suis pas fan du procédé, mais j’avoue que pour EG Maker, et surtout pour le senpai complètement barré de Yuuka, ça donne de la saveur. À vous de vous faire votre propre opinion. Moi j’ai le mien : j’ai passé une bonne heure à découper sous GIMP des cases du manga tellement elles me faisaient rire.

Boku Girl

On réajuste un peu les niveaux de fesse pour revenir sur un manga romantique, mais ecchi quand même. Boku Girl parle d’un lycéen nommé Mizuki qui a l’air d’une meuf, et qui n’aime pas ça. Le twist, vous l’aurez compris, c’est que Loki, le dieu nordique des farces et attrapes (qui est en fait ici une loli parce que), va le transformer en meuf. Boku Girl va donc parler de la vie de ce Mizuki à qui il manque le kiki, qui va voir sa relation avec son meilleur ami et la fille qu’il aime évoluer en même temps que sa propre perception de lui-même. Hormis son scénario de base, Boku Girl a énormément d’arguments à faire valoir, que ça soit son casting de personnages barrés, ses gags bien fichus ou encore, tout simplement, son dessin. En effet, comme je l’ai dit, Boku Girl est aussi un peu ecchi, et en l’occurrence l’auteur se plait à dessiner Mizuki comme une fille un peu plate qui a de la chair et une peau douce et souple. C’est un peu difficile à expliquer, mais les images parleront pour moi, et de toute façon comme je vous le recommande pour toutes ces raisons, vous allez forcément le lire de toute façon, non ?

Keijo!!!!!!!!

Pour donner le contexte de ce dernier manga, rappelez-vous de ce fameux clip qui passait jadis sur Game One, avec « Les filles adorent » de PZK en guise de bande-son. Mais si, souvenez-vous, cette intro d’un jeu où on pouvait aller au casino, offrir des cadeaux, savourer des bananes sur les cocotiers et jouer au volleyball. Bingo, c’est bien Dead or Alive Xtreme 2. Eh bien dans ce jeu il y avait aussi un mode de jeu bien particulier, j’ai nommé la baston de popotins. Vous en avez peut-être rêvé, Daichi Sorayomi l’a fait : voici un manga consacré intégralement aux chocs des buttocks. Désolé pour le mot anglais, j’en avais besoin pour la rime.

Dans Keijo!!!!!!!!, on suit les aventures de Nozomi Kaminashi, une lycéenne qui est très très forte en gymnastique, mais dont la famille n’a pas de blé. Coup de bol, elle vit dans un Japon alternatif où les bastons de fesses sont un sport (nommé « keijo« ) sur lequel il est légal de parier, et qui fait donc tourner beaucoup d’argent. Avec cette motivation et ses aptitudes physiques, Nozomi va donc tenter de rentrer dans le monde du keijo. Les matches de keijo ne permettent de se battre qu’avec les fesses et la poitrine, et prennent place sur différentes surfaces instables placées sur l’eau. Keijo!!!!!!!! se présente en fait comme un shonen de baston assez classique avec tout ce que ça implique de coups spéciaux, de ruses et de retournements de situation, mais aussi comme un shonen sportif avec ce que ça implique d’adversaires très charismatiques et d’entraînement, le plaisir de tout cela étant bien entendu amplifié par le décalage entre le sérieux des personnages et le fait que bon, voilà quoi. Parmi les grandes scènes du manga, on pourra donc trouver une épreuve de twerk à haute vitesse mais aussi une fille qui laisse son fessier, qu’elle appelle Cerberus, se battre pour elle de façon quasi-indépendante. V’là le niveau.

Ce manga sérieusement extravagant vient d’ailleurs juste cette semaine de se voir annoncer une adaptation en anime (sans plus de détails, juste un key visual), alors que j’avais déjà prévu de parler de Keijo!!!!!!!! ce dimanche. Après le coup du trailer de Mob Psycho 100 qui sort deux jours après mon article, je commence à me dire qu’il se passe quelque chose de louche. En tout cas c’est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas une raison pour ne pas lire le manga en vous disant que vous regarderez juste l’anime.

Voilà tout pour cette semaine, en l’occurrence c’est tous des manga que j’aime beaucoup, donc j’aurais beaucoup de mal à vous dire d’en lire un plus qu’un autre. Voyez ce qui vous donne envie, en sachant que la plupart de ceux-ci n’ont pas beaucoup de chapitres disponibles. En tout cas, je vous souhaite de passer une bonne semaine, et je vous retrouve sans faute le week-end prochain pour vous parler d’un duo d’artistes dont la parution du dernier manga vient de commencer. Et en attendant, prions ensemble :

keijo-05
UNLIMITED BUTT WORKS

Blague honteusement volée à un anonyme, déso.

 

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