Dagashi Kashi – Les Miss s’trouvent gagnantes

Cette semaine on va parler rapidement d’un manga qui a eu le droit à une adaptation en anime cette saison. Rapidement parce qu’il me reste genre deux heures pour écrire, corriger, illustrer et publier cet article avant qu’on ne soit la semaine prochaine, mais aussi parce que vous le connaissez très probablement déjà : c’est Dagashi Kashi.

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Dagashi Kashi, donc, est avant tout un manga créé par Kotoyama (dont c’est la première œuvre sérialisée), qui a commencé en 2014. À ce jour, quatre tomes sont parus au Japon, et une adaptation en anime par le studio Feel est en cours de diffusion. Déjà très populaire avant ça, le manga a eu le droit à des doujins traduits en anglais avant même l’annonce de l’adaptation. Oui, bon, on a les signes de popularité qu’on mérite, hein. Mais passons cette anecdote pas forcément appropriée et parlons plutôt de l’important : Dagashi Kashi, c’est quoi ?

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Tout simplement, Dagashi Kashi, c’est l’histoire de Kokonotsu, un garçon qui vit dans le trou du cul de la campagne japonaise. Son papa, You, est propriétaire d’une confiserie, et il pousse son fiston à lui succéder, alors que ce fiston, lui, préfèrerait devenir mangaka. La situation change un peu quand, un beau jour, arrive au village une jeune femme excentrique (et visiblement inconsciente de son propre charme féminin) nommée Hotaru, héritière du groupe Shidare, un grand groupe de l’industrie japonaise du bonbon. Son objectif : recruter You. Le problème, You ne veut pas abandonner son petit magasin. Une chose menant à une autre, l’objectif de Hotaru est désormais de convaincre Kokonotsu de prendre la succession de son père, et pour cela, elle va lui enseigner la gloire des sucreries japonaises.

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Et elle eut ces mots : « Kokonotsu mon garçon, veux-tu un bonbon ? »

Et là c’est le moment pour moi d’être relou et de faire mon petit moment « regardez je sais lire trois kanji je vais faire péter ma science attention », parce que je parle de bonbons et de sucreries depuis le début de cet article, mais il faut faire une petite précision : on ne parle pas là de n’importe quels bonbons, mais bien de dagashi. Je ne vais pas vous faire l’historique, il y a des articles trouvables sur Internet qui pourront vous renseigner mieux que moi si vous êtes curieux. Pour résumer, le terme de dagashi (駄菓子) désigne des bonbons à bas prix, destinés aux enfants. Apparus il y a un bout de temps, les dagashi ont connu un pic de popularité vers le milieu du siècle dernier, où l’économie japonaise était particulièrement pas jojo, et leur popularité a décliné à partir des années 70, où l’économie allait beaucoup beaucoup mieux. La nostalgie aidant, ils n’ont toutefois pas disparu et continuent à faire partie intégrante des rayons des supérettes japonaises, sans compter les fameuses échoppes que vous avez sans doute déjà vu dans des anime ou des manga, avec leurs tiroirs remplis de dagashi aux paquetages colorés sur tous les murs. Les compagnies qui les produisent font de leur mieux pour continuer à innover et à garder leurs produits dans le vent, et Dagashi Kashi nous offre une plongée dans ce monde de sucreries curieuses.

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Du coup, le concept est simple : un chapitre = un dagashi (ou, parfois, un truc qui n’est pas vraiment un dagashi mais qu’on peut trouver dans ces fameuses échoppes). Chaque chapitre est plutôt court (dix pages en moyenne) et nous présente une petite histoire où, en général, Hotaru viendra présenter un dagashi et nous dire pourquoi il est exceptionnel, un peu comme moi je viens chaque semaine vous dire pourquoi ce dont je vous parle est trop super. Mais Hotaru a certains arguments que je n’ai pas. Je parle, bien entendu, de son excentricité exceptionnelle : la fille n’a pas du tout les pieds sur terre et part dans des délires cosmiques régulièrement, parfois aidée par You qui lui aussi ne doit pas sniffer que du sucre. Le manga nous offre donc des maboulismes assaisonnées de références bien senties, de poses à la JoJo et d’un peu tout ce qui passe par la tête de Kotoyama à ce moment-là. Dans le casting on retrouve aussi Saya, la fille du café du village, et son frère Tou, qui parfois prendront la place de Kokonotsu ou de Hotaru. Tous les personnages du manga sont très attachants et fun, et je ne vous dirais pas laquelle des deux filles est la meilleure, mais vous-même vous savez, ou vous saurez. Qui plus est, Kotoyama sait se renouveler et proposer des situations assez variées pour qu’on ne puisse pas résumer chaque chapitre au même schéma. Somme toute, Dagashi Kashi est donc un manga très distrayant en plus de sa portée instructive pour nous autres occidentaux, et je vous le conseille donc sans problème.

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Maintenant que c’est fait, il me reste à vous parler de l’anime, tant qu’à faire, ça sera déjà ça de fait pour le bilan de la saison d’hiver qui viendra dans genre un mois, et qui sera, je vous le déclare déjà, hyper-fat, pour ne pas dire exhaustif (littéralement). Revenons à Dagashi Kashi. Déjà, je dois vous avouer que, vu le format et la structure du manga, je m’attendais à le voir adapté sous la forme d’un anime court, donc quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu débarquer des épisodes de 25 minutes, format certes plus vendeur, mais était-il adapté ? Pas forcément, mais le studio Feel a bien bossé pour adapter le manga à ce format. Ainsi, au lieu d’avoir des chapitres indépendants consacrés chacun à un dagashi, on a des épisodes hybrides couvrant plusieurs dagashi, généralement dans des parties clairement séparées de l’épisode, mais ces parties seront souvent interreliées d’une façon ou d’une autre.

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Qui plus est, mais là on rentre dans le domaine de la supposition, le réalisateur (Shigehito Takayanagi, responsable de l’adaptation de Kami nomi zo Shiru Sekai (slash The World God Only Knows slash Que sa volonté soit faite)) a dû se dire que ça serait bête de ne pas assez mettre en avant les personnages du manga vu leur qualité, donc on se retrouve avec des épisodes un peu moins centrés sur les dagashi et un peu plus sur les personnages. Je ne sais pas si ce que je dis a un sens, mais bon, c’est surtout une impression pour ma part, donc difficile d’être très convaincant. Bref. Deux dernières choses à noter. De un, comme c’est souvent le cas, l’adaptation en profite pour rajouter des bouts qui n’étaient pas à l’origine dans le manga, et s’avère très plaisante à suivre même pour ceux qui ont déjà lu le manga. De deux, je trouvais au départ que le ton de la seiyuu de Hotaru (Ayana Taketatsu, Azusa dans K-On!, Suguha dans SAO, Kirino dans Oreimo) peinait à rejoindre la folie du personnage, mais au final je trouve qu’elle est bien dans le rôle, donc c’est purement une question de temps d’adaptation. Oui, je sais, mon avis sur les seiyuu n’intéresse personne, mais si vous êtes pas contents c’est pareil, d’abord.

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Voilà tout pour cette semaine. Lisez Dagashi Kashi, regardez Dagashi Kashi, envoyez-moi des paquets de dragibus, faites ce que vous voulez, et moi je vous retrouve dans une semaine pour parler de ce fameux shonen qui viendra alors de se terminer. Mais n’oubliez pas de vous brosser les dents ce soir, sinon je serai obligé de venir vous les brosser moi-même.

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« Tchic tchic tchic » chante la brosse…

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