Kono Subarashii Sekai ni Shukufuku wo! – Fantasy à quatre

La saison actuelle touche tranquillement à sa fin, une nouvelle saison pleine de promesses est à nos portes, et moi j’ai un gros, gros bilan à rédiger. Mais comme la saison n’est pas complètement finie et que je suis un garçon assez occupé dans la vie (si si), le bilan sortira dans MINIMUM deux semaines, et je suis optimiste. Du coup, je me mâche un peu le boulot et je commence d’ores et déjà à vous parler de certains très bons trucs de cette saison. Attention, l’article sera court, mais c’est pas grave, ça vous laissera plus de temps pour regarder l’anime dont je vais parler.

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Cette semaine, on va donc parler de Kono Subarashii Sekai ni Shukufuku wo!, aussi appelé KonoSuba. Alors KonoSuba, c’est quoi ? À la base, c’est un light novel de Natsume Akatsuki (qui n’a rien fait d’autre), illustré par Kurone Mishima (qui avant ça a juste dessiné des manga spin-off de Hataraku Maou-sama! et Hyperdimension Neptunia). L’adaptation en anime est due au studio Deen et non non non ne fuyez pas, en fait c’est bien. C’est top, même !

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Un chic type, en vérité.

KonoSuba, c’est l’histoire de Kazuma, un garçon qui passe ses journées dans sa chambre sans jamais en sortir depuis une vilaine déception amoureuse, autant dire un hikikomori. Son passe-temps favori : les jeux vidéo. Un beau jour sort un jeu très attendu, et comme Kazuma veut obtenir les goodies bonus qu’on ne peut avoir qu’en achetant le jeu dans une certaine chaine de magasins, il est bien obligé de sortir. Sur le chemin du retour, il meurt.

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Non non, je déconne pas, c’est genre à la première minute du premier épisode. Kazuma meurt en tentant de sauver une fille d’un décès par overdose de poids lourd dans la tête, que la valeur de son âme subsiste en nous pour l’éternité. Heureusement pour tout le monde, l’histoire ne s’arrête pas là. On le retrouve dans une pièce étrange, où le rejoint une jeune femme. Cette jeune femme, une déesse nommée Aqua, lui annonce qu’il est mort. Bêtement. La vérité, c’est que Kazuma est mort d’un choc psychologique, croyant avoir été écrasé par un camion alors qu’en fait, le poids lourd qu’il avait entraperçu était un petit tracteur, allant à une vitesse modérée. Je ne vous raconte pas le reste des circonstances humiliantes de son décès, mais Kazuma a clairement remporté un prix d’honneur pour les Darwin Awards, et la déesse ne se prive pas de lui dire et d’en rire de bon cœur.

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Mais c’est pas tout de rire, à un moment il faut bien bosser. Du coup, Aqua lui fait une offre : s’il veut, il peut être réincarné dans un monde d’heroic-fantasy, avec pour objectif de triompher du Seigneur du Mal local, en emmenant avec lui ce qu’il souhaite (une arme magique, une capacité de ouf, quoi que ce soit). Alors que Kazuma consulte un catalogue d’objets légendaires et d’armes plus craquées les unes que les autres, la déesse continue à se foutre de sa gueule. Kazuma, à bout, fait son choix : il emmènera la déesse avec lui. Celle-ci, qui n’écoutait que d’une oreille, acquiesce, et se rend compte trop tard de son erreur. La voilà transportée avec lui dans un monde de RPG tout ce qu’il y a de plus classique, et incapable de retourner chez elle tant que le Seigneur du Mal n’est pas vaincu. Malheureusement pour Kazuma, Aqua se révèle être pas bien fine, et souvent complètement inutile.

Nos deux compagnons vont donc trouver de nouveaux partenaires pour améliorer leur force de frappe. Première trouvaille, Megumin, une jeune sorcière plutôt puissante ayant du sang de démon, mais qui n’a investi son talent que dans un seul et unique sort : un sort d’explosion extrêmement puissant qu’elle ne peut utiliser qu’une fois par journée, et qui la rend à chaque fois incapable de bouger par elle-même. Feature bonus : c’est une chuunibyou (heureusement, Kazuma casse bien vite son délire donc ce petit défaut n’empêche pas Megumin d’être la best girl officielle de KonoSuba, bim). Seconde trouvaille : Darkness, une paladin masochiste qui ne sait pas se servir de son épée et qui rêve de subir un sort horrible à base de tentacules ou de donjons humides avec de la cire de bougie et des trucs dans le genre. Kazuma va faire la sage décision d’arrêter les frais là avant de se retrouver avec un asile sur le dos, comme on le comprend.

Comme vous l’aurez probablement compris, si KonoSuba se place bien dans un contexte heroic fantasy, c’est plutôt une comédie, et c’est plutôt une très bonne comédie. Par endroits comparable à un Donjon de Naheulbeuk, KonoSuba prend tout autant de plaisir à détourner les codes du genre et à regarder des lieux communs se prendre les pieds dans le tapis de leur propre improbabilité. Ce n’est heureusement pas tout ce qui fait le charme de l’anime, on remerciera notamment le casting de personnages colorés et tous plus sans vergogne les uns que les autres. L’une sacrifierait tous ses compagnons pour rembourser ses diverses dettes, l’autre est incapable de passer une journée sans transformer une zone d’une bonne centaine de mètres carré en feu et en fumée, une autre encore aimerait emmener son équipe dans les pires merdiers juste pour le plaisir de se faire marave, et plus si affinités. Quant à Kazuma, qui n’a aucun remords à humilier ses compagnons quand ça lui chante, on ne peut pas dire qu’il soit vraiment meilleur, mais avec sa connaissance des RPG et son caractère de gros blasé, il sait toujours balancer la pique qu’il faut avec un excellent timing et un excellent ton. D’ailleurs petit aparté, il est doublé par Jun Fukushima (à ne pas confondre avec Jun Fukuyama), qui n’a pas vraiment eu de rôle marquant à part ça (Jin dans Aquarion Evol, Naruko dans Yowamushi Pedal), et ce Jun double le personnage à merveille, et je pèse mes mots. On sent tout le cynisme, toute la fatigue, toute la lassitude du personnage au gramme près, et ça donne beaucoup de saveur au personnage, et à cet anime dont il est le personnage principal. Bref, KonoSuba c’est du Naheulbeuk à la japonaise, soutenu par un tsukkomi parfait, et c’est vraiment très très drôle.

C’est un peu tout pour cette semaine, j’espère vous avoir donné envie de laisser sa chance à KonoSuba, d’autant que l’anime ne comporte que 10 épisodes. Heureusement pour moi qui suis déjà en manque de ma dose hebdomadaire de KonoSuba, une seconde saison a d’ores et déjà été confirmée (on remerciera les ventes de la light novel, qui ont triplé grâce à l’anime). La semaine prochaine on va encore parler d’heroic fantasy, parce que j’ai envie. Bonne semaine à tous, et regardez KonoSuba en attendant !

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Ça veut dire : saison 2 les gens ! Saison 2 !

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