Hiver 2016 : Le Bilan

Nous autres, internautes japanophiles connectés et dans le vent, sommes des victimes de la hype. À chaque nouvelle saison c’est la même chose, on ne saurait ne pas s’enquérir d’où vient chaque nouveau gif à la mode dans nos communautés de wéabous, et l’on cède face à la pression des screenshots et autres artworks postés à répétition sur nos fils de réseaux sociaux. Dès qu’une saison commence, nous voilà repartis encore pour une nouvelle valse dans le manège de la hype, et ce que l’on a bien pu regarder il y a de cela un ou deux mois n’a plus aucune importance, si l’on s’en souvient encore. Ainsi, je me présente aujourd’hui à vous pour vous offrir un moyen de résistance, que dis-je, une opportunité de remplir avec moi un devoir de mémoire. Voici donc, un mois après la fin de la saison de printemps, mon bilan de la saison d’hiver 2016.

Avant que vous ne me caillassiez pour avoir tenté de vous faire croire que ce délai était intentionnel, et avant que vous ne me re-caillassiez parce que votre favori n’est ni sur le podium ni même dans le top 15, je tiens à faire un petit rappel du fonctionnement de la chose. Déjà, je ne parle ici que de séries dont j’ai vu l’intégralité des épisodes parus jusqu’à la fin de la saison de printemps. Dans le cas où je n’ai pas vu tous les épisodes ou que le visionnage a été fait un peu à la one again, je le préciserai clairement, donc pas de confusion de ce côté-là. Autre chose, un conseil cette fois : plutôt que de pester sur un bête nombre, lisez le texte en-dessous des images. En effet, le classement tout à fait arbitraire de ce bilan n’est ni plus ni moins qu’un tri fait très approximativement en fonction du plaisir que j’ai pris à les regarder, et parfois d’autres facteurs, et n’a pas grande valeur, d’autant que je traite ici de séries appartenant à des genres très différents, qui n’ont souvent aucun mérite à être comparées entre elles. Alors pourquoi le classement ? Parce que ça me fait rire et que ça va faire rager des gens qui n’auront pas lu ce paragraphe. Ah, enfin, notez que cette fois-ci on va aller dans l’ordre croissant, donc préparez-vous à traverser le marécage avant d’atteindre l’El Dorado. Oh, dernier truc : un série d’ONA s’est glissée parmi toutes ces séries télévisées, saurez-vous la retrouver ? Vous pouvez maintenant commencer à survoler ce billet en toute sérénité.

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Les absents

Avant de commencer, je tiens à rendre service à ceux qui vont jouer le jeu et ne pas sauter à la première place ou chercher à coups de Ctrl+F leur favori, et je vais d’abord rapidement lister les séries qui ne seront PAS dans ce bilan, parce que je ne les ai pas regardées, tout simplement. Ça vous évitera de vous demander à quelle place va bien arriver un anime, alors qu’il n’est pas dans la liste.

Déjà, notez que vous ne trouverez ici aucune série de plus de deux cours, mis à part Diamond no Ace, tout simplement parce que je n’ai pas le temps de rattraper tout One Piece là maintenant. Un jour peut-être, mais là non. Notez aussi que les séries à deux cours ne sont pas toutes là, et plus précisément il n’y aura pas de Utawarerumono: Itsuwari no Kamen, pas de Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans, pas de JK Meshi!, pas de Itoshi no Muco, pas de Kindaichi Shounen no Jikenbo Returns 2nd Season, pas de Cardfight!! Vanguard G: GIRS Crisis-hen, pas de Brave Beats, pas de Kamisama Minarai: Himitsu no Cocotama, pas de Shin Atashin’chi, pas de Kyoufu! Zombie Neko et pas de Fuusen Inu Tinny 2nd Season. C’est comme ça. La plupart des séries citées ici n’intéressent pas grand monde, mais notez que dans le cas de Gundam c’est parce que j’essaye de voir les séries Gundam dans leur ordre de parution et que je ne suis pas prêt d’avoir fini (vis ma vie de psychorigide fini).

Et parmi les séries qui sont vraiment de cet hiver, vous n’aurez pas droit à Schwarzesmarken parce que je veux lire Muv-Luv et sa suite avant de voir un spin-off de celui-ci, ni à Mahoutsukai Precure! pour la même raison que Gundam IBO, ni à Fairy Tail Zero parce ce que je me respecte encore un minimum, ni à Watashitachi, Luck Logic-bu! parce qu’il n’a été subbé nulle part, et même chose pour Ketsuekigata-kun! 4, Rilu Rilu Fairilu: Yousei no Door, Mim Mam Mint, Ganbare! Lulu Lolo 3rd Season et Flowering Heart. Bon, dans le cas des derniers évoqués c’est du kodomo, donc je ne pense pas que ça dérange grand monde, enfin j’espère.

Voilà qui est fait, on peut maintenant attaquer les séries que j’ai vu, en commençant par le pire.

#47: Sushi Police

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Koo-Ki | 13 épisodes de 4 minutes | Original

Et pour bien commencer ce bilan des anime de la saison, voilà déjà un anime entièrement en 3DCG. Halte là, est-ce qu’un anime en 3DCG-only est forcément mauvais ? Non, on va voir ça un peu plus tard, mais niveau graphique, on a ici affaire à du sous-Jimmy Neutron quinze ans plus tard, et ça n’est pas très agréable à regarder. Sushi Police nous raconte donc les aventures d’une brigade d’une police internationale dédiée à la traque des sushi considérés selon des critères implicites comme « non authentiques ». Ils mettent à sac des restaurants, ils ruinent des entreprises, bref, ils se font plaisir à jouer le rôle d’une facho police sans style et sans charisme. Parce que calembour à part, les trois personnages composant cette brigade ne sont absolument pas attachants, en plus d’être plutôt du côté des méchants pratiquement tout du long de la série. Vous ai-je aussi dit que les blagues n’étaient vraiment, mais alors vraiment pas drôles ? Du coup, on se retrouve avec des persos qu’on n’aime pas et des blagues pas drôles dans un anime moche. Heureusement, chaque épisode ne dure que 3 minutes donc les dégâts sont limités, mais c’est quand même un bel étron. Seule véritable qualité : l’ending. L’ending de chaque épisode propose un nouveau trivia au sujet des sushis, avec en fond un très bon morceau qui est le produit de la collaboration de OK GO et Perfume. Malheureusement, le morceau n’est pas encore vendu où que ce soit, donc pour l’instant on ne peut trouver que la version TV size (qui fait à peine vingt secondes), et il n’y a aucune com’ à propos d’un éventuel single où de la sortie d’un album qui contiendrait la piste, donc si comme moi vous voulez vraiment entendre le morceau en entier, vous n’êtes pas au bout de vos sushis.

Oui, tout ça pour ça, je suis désolé.

#46: Divine Gate

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Studio Pierrot | 12 épisodes de 25 minutes | Jeu smartphone

Je me rends compte qu’il est très dur de parler efficacement et subtilement de séries vraiment mauvaises, parce qu’il est très facile de paraître simplement aigri et fâché, et de voir son avis ignoré par des lecteurs méfiants, et méfiants à raison. Mais malgré tout, il me faut vous prévenir, il me faut vous empêcher de voir cette insulte à l’intelligence qu’est Divine Gate.

Divine Gate, c’est une adaptation par le Studio Pierrot d’un jeu free-to-play sur smartphones. On y retrouve pêle-mêle un monde vaguement futuriste avec des gens qui ont des pouvoirs basés sur différents éléments, un bahut qui recrute ces utilisateurs de pouvoirs élémentaires, et une porte mystique sensée exhausser les vœux. Quel est le problème ? Le problème, c’est que le scénario a visiblement été récupéré sur un Skyblog à l’abandon. Je m’explique : dans les premiers épisodes on voit beaucoup le personnage principal, Aoto, qui s’amuse à regarder la pluie en se disant qu’il est triste et à manger des aliments froids parce qu’il n’a jamais eu le droit à la chaleur humaine de ses parents. Et je ne plaisante absolument pas, c’est vraiment ça le personnage principal. Comme si ça n’était pas suffisant, il a dans sa tête un petit garçon (doublé par Rie Kugimiya, parce que bon le respect de soi, ça paye pas le loyer) qui lui rappelle sans cesse à quel point il est nul et triste. Et c’est pas comme si le reste était mieux, dans la seconde partie on a deux tiers d’épisode qui sont consacrés au massacre complet de personnages que l’on connaît à peine (c’est-à-dire qu’ils ont sorti deux lignes jusque-là, vous avez de la chance si vous avez retenu le nom d’un seul d’entre eux). Bon, déjà la chose en elle-même ne sert pas à grand-chose, mais en plus, vous savez quoi ? En fait ils sont pas morts. Alors qu’ils ont bien insisté qu’ils étaient claqués et tout et tout, ohlàlà non tout ce sang ah non mon fils arg oh je meurs, mais non, c’était pour de rire. Ha. Ha. Mort de rire la blague, bien joué les mecs.

Bref, ce ne sont que des exemples, je vais vous épargner le détail des raisons pour lesquelles le scénario est bancal, mais sachez juste qu’à part ça c’est un shounen de baston sub-médiocre avec des personnages qui se battent pour des enjeux vagues et sans le moindre intérêt même aux yeux des spectateurs les plus concernés. Est-ce que j’ai dit qu’en plus d’être con comme une brique, Divine Gate se croyait intelligent ? Non parce qu’en plus, quand le narrateur raconte ses poèmes de collégien attardé sous la pluie en appelant tous les personnages « le garçon » ou « la fille », des mots s’affichent dans les airs, dans une tentative misérable de se donner l’air d’avoir une direction travaillée. Dernière chose à dire : ce n’est pas beau. J’aime plutôt le parti-pris du chara-design avec ses ombres en aplats de noir, mais à part ça l’anime est rempli de 3D pas belle et est généralement plutôt pauvre côté animation, deux-trois bons cuts mis à part. Bref, Divine Gate est un produit d’une absence de qualité remarquable, et je vous invite donc à immédiatement ne pas le regarder.

#45: HaruChika: Haruta to Chika wa Seishun Suru

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P.A. Works | 12 épisodes de 25 minutes | Roman

Si je devais décerner le prix du « j’en peux plus » à un anime de la saison, ça ne serait pas aux deux anime précédents que je l’aurais remis. Non, Sushi Police est court et Divine Gate a le mérite d’être un peu drôle (bien malgré lui). Ce prix, je l’aurais remis timidement à HaruChika. Voyez-vous, la nullité est quelque chose dont on peut éventuellement rire, mais pire que la nullité il y a le vide. Avec HaruChika, j’ai passé douze fois vingt-quatre minutes à fixer l’abîme, et à la sentir me dévisager de son regard vide.

Bon, je m’explique. HaruChika, c’est un anime adapté d’une série de romans de Sei Hatsuno qui, quand il a été annoncé, a été beaucoup comparé à un certain Hibike! Euphonium, pour une raison simple : ça parle d’un club d’orchestre de lycée. Déjà à l’époque, on comparait la finition des instruments de HaruChika à celle de ceux de Hibike, et la comparaison ne jouait franchement pas en la faveur de la production de P.A. Works. Mais détrompez-vous, car si le contexte de HaruChika fait effectivement penser à Hibike, il s’oriente en fait bien plus vers une autre production du studio kyotoïte : Hyouka. Mais permettez-moi de reprendre du début.

HaruChika, c’est l’histoire de Chika, une jeune fille un peu garçon manqué qui a fait du volley au collège et qui veut, en rentrant au lycée, se faire une nouvelle image de demoiselle raffinée. Pour ça, elle décide de rejoindre le club de nuisance sonore du lycée, flûte à la main. Là-bas, elle retrouve un ami d’enfance, un petit malin nommé Haruta, ainsi que le professeur en charge du club, qui est aussi leur chef d’orchestre, et duquel elle va prestement tomber amoureuse. Manque de bol, l’ami d’enfance aussi est amoureux du prof. C’est sur ce développement surprenant que se conclut le premier épisode, et on peut se dire qu’en croisant ce triangle amoureux plutôt inhabituel dans la japanim avec le contexte de ce club d’orchestre qui aspire à remporter une compétition, on peut avoir quelque chose de bien. C’est ballot, ce n’est pas du tout ce que le réalisateur, et a priori l’auteur du roman, avaient en tête. En fait, on ne se concentre que très peu sur le côté orchestre, qui ne sert finalement que de contexte à certaines énigmes et de prétexte à essayer de résoudre les problèmes de tout un chacun dans le bahut. On a deux-trois scènes où on les voit en train de pratiquer, instruments à la main, le reste c’est des énigmes. Eh oui, chaque épisode de HaruChika est consacré à une énigme différente, que le vif Haruta va résoudre, avec pour tout Watson sa compagne d’infortune, Chika. L’état d’esprit du truc est biowarien, si je peux me permettre le néologisme, puisque la plupart des énigmes leur serviront à résoudre les soucis de musiciens pour que ceux-ci rejoignent leur club, qui au départ n’est composé que d’une poignée de zicos.

Du coup, le contexte ne sert pas à grand-chose, on sent que P.A. Works a voulu tabler sur le succès de Hibike en annonçant ça, le fond ne suit pas, tant pis. Alors à part ça, on a bien les énigmes, non ? Pour le coup je vais être très subjectif, d’autant que je ne suis pas un expert en énigmes et en écriture, mais personnellement aucune énigme ne m’a intéressé, à l’inverse de Hyouka. Je n’ai aucune idée de pourquoi, ce qui me frustre un peu, mais le fait est : je me suis fait chier. Peut-être est-ce tout simplement une question de présentation, et effectivement celle de HaruChika laisse à désirer, d’autant plus venant d’un studio qui est plutôt connu pour faire des produits de bonne qualité visuelle : réalisation sans intérêt, animation bof tendance pas joli, personnages de fond en 3D très très laids… Il ne reste plus qu’une chose pour sauver tout ça : les personnages, et là non plus il n’y a pas grand-chose à en retirer. Les interactions des deux personnages principaux sont parfois drôles, mais c’est tout. Les autres personnages, même ceux dont le background est développé dans un épisode qui leur est consacré (à eux et à leur énigme), n’ont aucun intérêt et servent rarement à quelque chose une fois leurs vingt minutes de gloire passées. Bref, HaruChika n’a vraiment rien de bien à offrir, et j’en ressors sans rien d’autre qu’une nette impression d’avoir perdu mon temps.

#44: Reikenzan: Hoshikuzu-tachi no Utage

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Studio Deen | 12 épisodes de 25 minutes | Websérie

Note : je n’ai vu que onze des douze épisodes de la série, le dernier épisode n’ayant pas encore été subbé au moment où j’écris ce billet.

Reikenzan, c’est l’inconnu au bataillon, la troisième roue du carrosse de Deen (qui en a quatre, vu qu’ils ont aussi fait Rilu Rilu Fairilu: Yousei no Door) que personne n’a vu, et à raison. En effet, aucun simulcasteur n’en a voulu, aucun groupe de fansub un peu sérieux n’en a voulu, et pour avoir regardé ça avec des fansubs visiblement faits par des étudiants en lettres chinois, je dois dire que je comprends. Reikenzan, c’est une adaptation d’une série de romans web chinois (tiens, justement) parlant d’un garçon brillant qui tente de rejoindre un clan de sages. Niveau scénario, je vais m’arrêter là, parce que vu la qualité des subs, j’ai été purement incapable d’identifier précisément les intrigues et de trouver une cohérence à ce que je voyais. Ce que j’ai pu comprendre, c’est que même bien traduit, Reikenzan n’aurait probablement eu aucun intérêt : c’est du mauvais light novel de fantasy qui namedroppe des milliards de noms propres à la minute histoire de se donner l’air d’avoir un univers travaillé, avec des niveaux abstraits et de concepts inutiles dans tous les sens. Ouah, tu as sauté huit niveaux du tzingtzongchan et tu peux désormais prendre le troisième chingchonghuan pour manier le pingpongshangai, qui te permet d’assembler un iPhone à la chaine en deux fois moins de temps. Je ne garantis pas l’exactitude des noms propres, mais vous voyez l’idée. Ah, et c’est moche. Bref, on se demande où sont les censeurs quand on a besoin d’eux.

(désolé)

#43: Dimension W

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Orange & Studio 3Hz | 12 épisodes de 25 minutes | Manga

Dimension W est une mauvaise adaptation d’un manga de Yuuji Iwahara dont je ne suis pas fan. Avec ça, je pense que le décor est posé. Dimension W, c’est l’histoire d’une société futuriste où une nouvelle technologie, les coils, permettent d’obtenir une infinité d’énergie tirée d’une autre dimension, et d’un certain Kyouma, dont le job est de collecter les coils illégaux. Il s’avère que celui-ci déteste cette nouvelle technologie pour des raisons personnelles, et se repose donc sur des technologies désormais obsolètes, n’utilisant pas de coils, mais plutôt des piles, de l’essence, ce genre de vieilleries. Il trouve un beau jour, en plein travail, une androïde un peu particulière au comportement surprenamment humain, nommé Mira. Des choses arrivent et voilà-t-y-pas que Kyouma se retrouve à devoir collaborer avec le robot. Je ne vais pas détailler mais le scénario n’est pas inintéressant et les personnages sont assez sympathiques. Ce avec quoi j’ai un problème dans le manga, c’est que très vite Kyouma et Mira se retrouvent confrontés à des coils spéciaux qui ont des effets complètement craqués, et pour moi c’est à ce moment que ma suspension volontaire d’incrédulité prend congé, puisque ces coils, qui permettent de faire absolument n’importe quoi, font qu’on n’a plus ici affaire à de la science-fiction, mais bien à de la fantasy : les effets de ces coils spéciaux sont quasiment magiques et ne sont à aucun moment crédibles ou justifiés par autre chose que «  les coils manifestent tout le potentiel de l’univers et donc c’est arrivé parce que ça pourrait arriver dans un autre univers peut-être démerdez-vous avec ça lol ». À partir du moment où vous avez un moteur à coil qui manifeste des gens morts et permet un contrôle absolu sur la brume pour former des zombies d’eau, je pense qu’on peut dire que la partie de saute-moutons avec les requins est clairement engagée. Certains accepteront ça, moi je n’aime pas : si vous voulez faire de la fantasy, allez-y clairement.

Mais bref, parlons plutôt de l’anime. Ici, on a affaire à ce que j’appellerais une adaptation au bulldozer dopé à la nitro. Passons sur l’intérêt de filer de la nitro à un bulldozer et développons : cette adaptation a décidé de couvrir le plus possible du matériau source, et pour cela la solution qu’il a trouvé était de compacter des arcs entiers (d’un-deux volumes) en un ou deux épisodes. Du coup, comment on fait ça ? On vire des trucs. Personnages, événements, des pans entiers de scénario sont virés ou modifiés histoire d’en mettre le plus possible. Je garde à l’esprit un épisode adaptant en entier un arc sensé durer un volume, et dont on a viré l’antagoniste, la seconde partie du développement et quasiment toute la conclusion. Le résultat, c’est un épisode vide de sens et d’intérêt. Je ne suis pas allé très loin dans le manga donc je ne sais pas si la fin est inédite, mais vu la créativité du staff en matière de respect de l’œuvre originelle, je doute que tout ça soit très canon. Vous allez me dire, d’un autre côté, c’est un shounen d’action plutôt joli donc ça se laisse regarder. J’aimerais bien, malheureusement ça n’est valable qu’au début de la série, les épisodes plus tardifs sentant très fortement la finition à la pisse, pour ne pas dire qu’ils sont carrément vilains. Autre remarque, pour le coup très personnelle et sans rapport avec mon avis sur l’anime : je m’attendais à ce que Kyouma ait une voix de daron, finalement je me suis retrouvé avec un Daisuke Ono qui s’est dit que ça serait bête de perdre du temps et qui a du coup enregistré ses lignes pour Dimension W en même temps que celles pour la nouvelle saison de Durarara (traduction : Kyouma se retrouve avec exactement la même voix, le même ton et le même jeu que Shizuo). Bref, tout ce que j’ai à dire de franchement bien au sujet de Dimension W, c’est que j’ai hâte d’être au prochain Comiket, parce que Mira est tout de même bien charmante. Honte ? Moi ? Haha, non.

#42: Tabi Machi Late Show

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CoMix Wave Films | 4 épisodes de 8 minutes | Original

Posons-nous une question, prends ta tête à deux mains mon cousin : à partir de combien de nouvelles frames par secondes peut-on considérer que quelque chose est animé ? Parce que si on dit, par exemple, une frame par seconde, je ne suis pas convaincu que Tabi Machi Late Show satisfasse ce prérequis. Cette petite série en quatre épisodes courts nous propose des petites histoires un peu émouvantes sur le thème du voyage. Le côté émouvant est à relativiser (ça dépend des épisodes et des gens on va dire, je pense qu’il y en a un peu pour chacun, mais pas beaucoup pour tout le monde), tout comme l’est le rapport au thème du voyage, qui se retrouve souvent à être à prendre au figuré. Au final c’est donc un petit bout de slice of life très peu animé, pas désagréable mais pas non plus très intéressant.

#41: Nurse Witch Komugi-chan R

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Tatsunoko Production | 12 épisodes de 25 minutes | Original

Voyez Tanaka. Tanaka est, fondamentalement, pas un mauvais gars. Après le boulot il va boire avec des copains, et il est gentil avec sa femme et ses enfants. Mais des fois, Tanaka pense à des choses, le soir dans son lit aux côtés de madame Tanaka. Il se dit « Tiens, en ce moment les anime d’idol ça marche bien, faudrait qu’on essaye de se faire du blé là-dessus ». C’est une pensée très humaine, qui n’y a jamais pensé ? Qui pourrait lui jeter la première pierre ? Personne sans nul doute. Sauf que voilà, Tanaka pense ensuite ceci « Hey, mais si on prenait une série parodique et qu’on la rebootait en la prenant complètement au premier degré ? ».

Pour cela, Tanaka comparaitra le 11 du mois prochain devant la Cour pénale internationale de La Haye.

PS : Les noms ci-dessus ont été modifiés pour respecter l’anonymat des concernés et aussi parce que j’ai pas trouvé les responsables, les faits décrits ci-dessus n’ont aucun rapport avec des faits existants mais j’aimerais bien.

Je sens que je vous ai perdus, donc on va reprendre du début. Toute cette histoire commence en 2001, avec The SoulTaker, un anime de la Tatsunoko réalisé par un certain Akiyuki Shinbo, qui déployait déjà là tout l’arsenal de gimmicks de réalisation qui le charactérisent aujourd’hui, et chara-designé par un certain Akio Watanabe, que vous connaissez aujourd’hui pour son travail sur certaines séries comme, oh je ne sais pas, la série Kami nomi zo Shiru Sekai (The World God Only Knows / Que sa volonté soit faite), la trilogie Grisaia, ou encore la saga Monogatari. Tiens donc, Shinbo et Watanabe, quelle coïncidence de vous voir ici ensemble. The SoulTaker n’a toutefois pas grand-chose à voir avec la saga Monogatari, sinon pour sa réalisation shinboesque et son chara-design watanabeesque. Pour faire vite ça parle d’un garçon que sa maman a tenté de tuer et qui s’avère être un mutant, et qui va combattre d’autres mutants pour sauver sa sœur. Je ne vais pas faire une critique de The SoulTaker parce que c’est pas comme si j’en étais à cinq pages sous OpenOffice et que j’avais à peine fini 20% de l’article, mais bon, un peu quand même. Retenez que la série est bien loin d’être parfaite (en vrac : pas belle, fin bof, chorégraphie des combats inexistante, bref), mais n’est pas non plus inintéressante, et profite en plus d’un opening signé JAM Project. Dans cette série, on trouve un personnage qui va déserter son organisation pour rejoindre le côté du personnage principal pour le bien de l’amour : j’ai nommé Komugi Nakahara, infirmière de son état.

On avance d’un an et on découvre une série d’OVAs nommés Nurse Witch Komugi-chan Magikarte. On y retrouve la même Komugi et les mêmes personnages, mais dans un univers complètement différent où celle-ci est idol, mais est aussi une magical girl qui combat une armée de virus maléfiques. Le truc, c’est que comme c’est une idol elle a un peu tendance à bosser du côté des repères à otaks, et du coup les virus attaquent ces endroits. On se retrouve donc à chaque fois avec des monstres débiles comme par exemple un monstre-smiley ASCII qui transforme la ville en board 2ch à coups de « > », ou encore le Tokyo Big Sight (le centre qui héberge notamment le Comiket) qui se transforme en mecha gigantesque. Chaque combat est l’occasion d’un déluge de références et de parodies, et le tout est franchement un pied à regarder, malgré des débuts d’épisode souvent pas très intéressants. Le tout n’a aucun sens et la première saison se termine sur la destruction de la Terre et de la Lune, sous prétexte que comme c’est l’épisode final il fallait sortir les grands moyens. Voilà une logique à laquelle tout un chacun peut se fier. La série connaîtra une suite sous-titrée Z en 2004, en seulement deux épisodes, dans le même ton.

Et en 2016, ils décident de revenir à la charge avec Nurse Witch Komugi-chan R, un reboot avec de nouveaux personnages, purgé de tout ce qui faisait le fun de la série originale. On se retrouve donc avec une autre Komugi (la doubleuse de l’ancienne, Haruko Momoi, ayant un peu trop vécu : elle incarne désormais la mère de cette nouvelle Komugi) et de toutes nouvelles magical girls, de nouvelles mascottes rigolotes, un petit groupe de shitty firends et des monstres pas très inspirés. On va avoir le droit aux ambitions et aux inquiétudes de chaque fille, et à des combats pas bien passionnants. Vous avez bien suivi : tout le côté référentiel, parodique et débile de Komugi-chan a disparu pour laisser place à un anime d’idol/mahou shoujo qui se prend, autant que faire se peut, au sérieux, ce qui consiste en un tour à 420°. Pour moi, il m’a fallu pas mal d’épisodes pour me relever de la perte, mais une fois la peine disparue, je me suis retrouvé face à une série de mahou shoujo classique et pas fondamentalement mauvaise, ni franchement bonne, l’exemple même du terme « médiocre ». Je retiendrai juste la magical girl blonde qui est extra-choupi, et j’oublierai le reste. Mais Tanaka, toi je ne t’oublierai pas. Jamais.

#40: KochinPa!

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n/a | Quelques épisodes de 15 secondes (premier cour) | Mascotte

Résumons, niveau anime en général on a les épisodes doubles de 50 minutes (généralement des exceptions, sauf pour l’exceptionnel Katanagatari qui n’a que des épisodes à ce format), le format normal de 25 minutes, les semi-épisodes de 8, 10 ou 15 minutes, et puis les formats courts de 3 à 5 minutes. KochinPa! nous présente le futur en nous proposant un nouveau format : les épisodes de 15 secondes. Non, ceci n’est pas une blague, enfin je crois pas. Faite pour faire la promotion d’une chaîne de repères à pachinko et pachislot, cette série, qui comportait à la fin de cette saison huit épisodes, nous montre les trois jeunes mascottes en 3D de l’établissement, qui ont à peine le temps de se présenter avant que chaque épisode ne se termine. La blague c’est généralement : « oups, y’a plus le temps ;P ». Ah, et l’une des trois est doublée par Kana Hanazawa, donc les fans tiennent leur AOTS, je crois.

#39: Luck & Logic

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Doga Kobo | 12 épisodes de 25 minutes | Jeu de cartes à collectionner

Des monstres envahissent le monde en prenant possession des humains ! Heureusement, il existe des humains élus, les logicalistes, qui peuvent fusionner avec des êtres provenus du monde de ces monstres avec un peu de contact corporel et de TLC, leur conférant des pouvoirs surhumains. Des batailles en 3D impressionnantes ! Un scénario à base d’amitié entre les mondes ! Des cartes insérées au chausse-pied dans le scénario !

… Vous l’avez sentie, la lassitude ? Vous l’aurez compris, Luck & Logic est un shounen randomasse avec de la 3D crado, et comme il fait la pub d’un TCG, il se sent obligé d’inclure un concept de cartes qui n’a pas grand sens dans le schmilblik. Les personnages sont, à l’instar de la série, assez random, mais vous n’êtes pas à l’abri d’en trouver un ou deux sympathiques, auquel cas ce sera un divertissement à peu près honnête, ou presque. Chose curieuse, un pendant slice-of-life de cette série est sorti en même temps, et n’a pas été licencé donc je ne peux pas vous en parler (il fait partie des noms évoqués en début d’article, scrollez si vous ne me croyez pas). C’est d’autant plus bête que Doga Kobo est plus connu pour ses adaptations de slice-of-life que pour autre chose, donc pourquoi avoir juste pris la série d’action boiteuse ? Mystère…

#38: Ooya-san wa Shishunki!

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Seven Arcs Pictures | 12 épisodes de 2 minutes | Manga (4-koma)

Des fois, il n’y a juste pas grand-chose à dire, donc on fait court. Justement, Ooya-san wa Shishunki! est un petit slice-of-life en format court qui raconte la vie de Maeda, un trentenaire qui emménage dans une résidence dont la propriétaire est une petite collégienne. Comme c’est court on n’a pas le temps de vraiment s’attacher aux personnages, c’est un petit peu drôle et un petit peu mignon, et ça fera plaisir aux amis des loli. Voilà. Vous voyez, des fois il n’y a juste pas grand-chose à dire.

#37: Garo: Guren no Tsuki

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MAPPA & Touhoku Shinsha | 23 épisodes de 25 minutes (second cour) | Tokusatsu

Vous voyez, l’armure de Garo a une tête de lion, mais perso, j’aurais préféré Garo gorille.

*kof kof*

Sans transition, Garo est une adaptation d’un tokusatsu (comprendre : série télévisée avec des chinois qui surjouent et qui enfilent des combinaisons moulées pour latter des monstres en polyester expansé). La première série, Honoo no Kokuin, était plutôt cool malgré un contexte un peu standard, grâce à un scénario classique mais plutôt bien développé, un méchant charismatique, quelques cuts de qualité et un casting réussi. Guren no Tsuki, qui est une série en deux cours qui s’est finie cet hiver, c’est une tout autre histoire. Plutôt qu’une suite, Guren no Tsuki est une réinterprétation de ce qui est grosso modo la même histoire dans un contexte différent (on passe de la medieval fantasy européenne à un contexte féodal japonais), et ça se ressent : la plupart des doubleurs de la première série sont de retour et la structure de l’anime est globalement la même. La première partie de Guren no Tsuki est plus ou moins sous la forme d’un monster-of-the-week tout ce qu’il y a de plus banal, et la seconde partie développe l’intrigue principale. Seulement voilà, Guren no Tsuki n’a pas les avantages de son aîné : les persos ne sont pas terribles, le méchant est ridicule à en pleurer (« Je suis les ténèbres, je vais devenir les ténèbres, la lumière c’est nul et je vais vous plonger dans les TÉNÈBRES, regardez mon visage tout scarifié comme ça sent les T3N3BR3S »), les monstres (en 3D, comme les armures) n’ont pas grand intérêt, et le tout n’est pas vraiment beau en plus d’être très sombre (parce que l’action se passe la plupart du temps la nuit). Du coup, Garo: Guren no Tsuki n’est pour moi qu’un shounen nunul, un passe-temps qui n’occupe pas trop le cerveau sans être franchement désagréable. Le bon côté de la chose : comme pour la première saison, les openings sont signés JAM Project, et même les endings sont bons. Jetez-y une oreille, et puis donnez sa chance à Honoo no Kokuin, il vaut bien plus le coup d’œil.

#36: Yami Shibai 3rd Season

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ILCA | 13 épisodes de 5 minutes | Original

La série courte d’horreur rempile pour un troisième cour un peu à part du reste. Déjà, pour que vous vous représentiez la chose, Yami Shibai est une série qui raconte, à chaque épisode, une petite histoire d’horreur, indépendante du reste de la série. L’anime est assez peu animé à proprement parler, il ressemble en fait beaucoup à Kagewani (voir le bilan d’automne pour rappel), mais avec moins d’éléments tracés à partir de photos. Et là je vais partir un peu en freestyle parce que je n’y connais en fait rien, mais il me semble que là où Kagewani a une approche plus moderne de l’horreur et du surnaturel (à savoir : les monstres ont une raison d’être et les humains peuvent leur échapper si ils s’y prennent bien), Yami Shibai est plus traditionnel : le surnaturel vous en veut et vous allez crever, pas de pitié pour les humains si telle est la volonté du destin. La première saison pouvait se vanter de son design, et notamment de son chara-design qui variait d’épisode en épisode, malgré un manque d’originalité dans les histoires (on voit vite où ça veut en venir et les jumpscares sont finalement plutôt prévisibles), la seconde saison était pareil en moins inspiré. Cette troisième saison fait le pari d’assumer un peu son aspect prévisible et de se concentrer sur le design des monstres, pour livrer des bestioles qui ont de la gueule, et là s’opère un changement dans la façon d’aborder la série : plutôt que de regarder la série pour suivre l’histoire, on en vient à regarder plus pour voir le monstre de la semaine, grotesque et malaisant, qu’autre chose. Même en l’abordant comme ça, ça n’est pas une série bien intéressante, mais ça se regarde. Dernière remarque, les deux premières saisons avaient pour ending des chansons de Hatsune Miku, la fameuse vocaloid fonctionnant très bien pour tout ce qui est chansons malaisantes et quasi-horrifiques. Pour cette saison, on hérite d’un hip-hop japonais sur un beat électro dégueulasse, et pour avoir vu la série d’une traite (et donc m’être tapé l’ending treize fois de suite), je dois bien dire que finalement c’est assez raccord avec le thème de l’horreur. Brrr…

#35: Oshiete! Galko-chan

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feel. | 12 épisodes de 8 minutes | Manga

Je dois vous faire une confidence, je ne suis pas du tout fan des gyaru. Les gyaru, du moins dans le domaine de la japanim, ce sont ces filles qui servent d’équivalents féminins aux délinquants, ont généralement des piercings, les cheveux teints en blond, la peau un peu bronzée et une certaine désinvolture vis-à-vis du règlement de leur lycée, notamment au niveau des consignes vestimentaires et de l’interdiction de fumer dans les toilettes du troisième. Parmi les nombreux poncifs du milieu, c’est pas celui qui me fait le plus rêver, je le confesse. Manque de bol pour moi, Oshiete! Galko-chan est un slice-of-life qui raconte la vie de Galko (gyaru de son état), Otako (une otaku) et Ojou (une jeune fille de bonne maison, pure et fraiche comme il faut). Heureusement l’anime prend un peu à contre-pied le stéréotype et présente en fait Galko comme une jeune fille tout ce qu’il y a de plus respectable et tout-à-fait innocente, que son amie Otako mène en bourrique sans arrêt sous le regard bienveillant quoique circonspect de Ojou. Malheureusement, si tout est bien au royaume de la bonne ambiance, l’auteur du manga dont la série est adaptée s’est dit qu’il fallait quand même une feature pour distinguer son manga du reste des slice-of-life. L’idée retenue ? Des blagues sur les ragnagna, la taille des seins, les tampons et autres réjouissances dans ce goût. Vous allez me dire, c’est orienté vers les jeunes filles qui se sentiront sans doute très concernées par ces problématiques, oui, sauf que Oshiete! Galko-chan n’est pas publié dans un magazine shoujo (il est publié à travers ComicWalker, une plate-forme en ligne de Kadokawa, dont je ne sais guère si elle touche vraiment ce public). Le fait est qu’en tant que jeune homme, ça m’a un peu fait hausser un sourcil, mais je serais curieux de savoir ce qu’en auront pensé les spectatrices, pour le coup. Le problème ce n’est pas tant le thème des blagues, c’est surtout que ça ne sont pas des blagues très drôles, et que du coup le tout a un peu l’air forcé. Cela dit les gags ne tournent pas exclusivement autour de ça, mais quand on sort de ça on a le droit à un slice-of-life plutôt moyen, avec une gentille morale assez prévisible dans le dernier épisode. Bref, potentiellement un bon moment à passer si vous accrochez à l’ambiance.

#34: Prince of Stride: Alternative

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Madhouse | 12 épisodes de 25 minutes | Otome / Visual novel

Quand on m’a dit qu’il y avait un anime sur les yamakazi produit par Madhouse, je vais pas mentir, j’étais hype. C’était malheureusement la mauvaise façon d’aborder la série : prendre Prince of Stride: Alternative pour un anime de sport ne peut qu’entraîner des déceptions. Je m’explique.

Prince of Stride est à la base un otome game, terme qui signifie tout simplement « jeu pour filles », mais qui tend généralement à désigner des visual novel de drague destiné aux meufs, et où l’on incarne une donzelle confrontée à une variété de garçons. Dans le cas présent, on suit Nana (c’est son prénom), qui aime beaucoup le stride, que l’on pourrait résumer à une course d’obstacles en milieu urbain, façon parkour, en relais. En effet une équipe de Stride se compose de cinq coureurs, qui se passeront un relais imaginaire en se tapant dans la main, et d’un opérateur qui sert à coordonner tout ce beau monde en temps réel. La demoiselle rentre au lycée à Hounan, un lycée qui a été celui d’une équipe de stride qu’elle admirait beaucoup dans sa jeunesse. Elle va donc débusquer le club de stride du lycée, et devenir l’opératrice de l’équipe, qu’elle va pousser à revenir en activité. À partir de là, les gars de Hounan vont affronter les équipes de différents lycées avec pour objectif le End of Summer, une grande compétition de stride. À priori, ça pourrait être sympa. Oui, mais. Déjà, il y a les personnages, souvent très stéréotypés et un peu trop exubérants, qui entourent ce personnage féminin principal qui, comme dans beaucoup d’otome, ne sert finalement pas à grand-chose et n’est présente dans le cadre qu’occasionnellement et de façon anecdotique. Qui plus est, tout aspect romantique a été purgé du scénario pour se concentrer sur les coureurs, leurs soucis, et surtout, la compétition. Bon, pourquoi pas, d’autant que le scénario est sympathique, mais les courses elles-mêmes sont finalement assez absentes de l’anime : souvent très courtes, elles ne sont par ailleurs pas aidées par une animation se contente du service minimum, pas moche mais pas fou non plus. Le bon truc c’est le travail de la réalisatrice Atsuko Ishizuka (No Game No Life, Hanayamata), qui nous offre un produit clairement pas avare en couleurs, bien qu’en tout point moins riche visuellement par rapport à ses précédentes productions. Avec tout ce que j’ai dit, vous comprenez bien que je n’ai pas exactement kiffé, mais ça reste un anime pas fondamentalement mauvais qui devrait parvenir à faire plaisir au public auquel il se destine.

#33: Active Raid: Kidou Kyoushuushitsu Dai Hachi Gakari

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Production IMS | 12 épisodes de 25 minutes | Original

Il n’est de mauvaise compagnie qui ne se quitte, et effectivement, on aura une seconde saison. Mais j’ai l’impression que je viens de sauter tout le paragraphe parce que je ne trouvais pas de bonne accroche, donc revenons un peu en arrière. Active Raid, c’est une sorte de mélange étrange entre un Dirty Harry du pauvre, Psycho-Pass viteuf et Tiger & Bunny pour les bishounen en costume : on a toute une compagnie de flics qui aiment à employer toute la force nécessaire (un peu au mépris des dégâts collatéraux potentiels pour l’immobilier du quartier) pour neutraliser des vilains avec des combinaisons techno-futuristes spéciales, quitte à se faire houspiller par leurs supérieurs hiérarchiques. Vous voyez, rien de bien original. Avec un fil rouge qui se conclut au sein de cette même première saison, Active Raid est une série pas très bien branlée qui n’a finalement pas beaucoup d’ambition : ni franchement délirante ni vraiment sérieuse, elle s’offre toutefois une ou deux fulgurances, notamment un épisode dédié à des robots géants, très bien vu et bien fichu. Pris comme un divertissement sans prétentions, Active Raid se laisse regarder. Et comme il n’est de mauvaise compagnie qui ne se quitte, on aura une seconde saison. Voilà, comme ça ça marche mieux.

#32: Shoujo-tachi wa Kouya wo Mezasu

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Project No.9 | 12 épisodes de 25 minutes | Visual novel

Adapté d’un visual novel scénarisé par Romeo Tanaka, l’anime Shoujo-tachi wa Kouya wo Mezasu nous raconte l’histoire de Buntarou, un lycéen qui se voit entraîné par une jeune fille, un peu malgré lui, dans l’aventure qu’est la création d’un visual novel. Il en sera le scénariste, et hormis ladite jeune fille (qui s’occupera surtout du côté gestion), il se verra entouré dans cette initiative par une dessinatrice, une programmeuse, et ses amis d’enfance, une apprentie seiyuu doublée par Kana Hanazawa, et un assistant de production qui se révèle être de loin le meilleur personnage de l’anime (noraj les gens). Ce court résumé aura pu vous faire penser à Saenai Heroine no Sodatekata, mais malheureusement il n’en partage ni la qualité d’animation, ni le talent de réalisation. Shoujo-tachi, s’il adapte un visual novel qui présente un gros aspect romantique, préfère éjecter pratiquement tous les éléments romantiques du scénario. Ce qu’il reste, c’est les aventures de Buntarou, qui va devoir se rapprocher de ses collègues et faire face aux difficultés du processus de création. Ce n’est pas mauvais, mais certains aspects de l’intrigue sont assez mal amenés (pour ne pas dire qu’ils ont l’air forcés), et les personnages ne sont pas tous bons. Si vous adorez la prémisse, vous pouvez vous en servir comme palliatif en attendant la seconde saison de SaeKano, c’est sans conséquence mais c’est vraiment pas un mauvais moment à passer.

#31: Kanojo to Kanojo no Neko: Everything Flows

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Liden Films | 4 épisodes de 8 minutes | Original

Des fois, je sors dans la rue avec des prospectus et je vais de porte en porte pour demander aux gens si ils connaissent bien la filmographie du prophète, le Seigneur Makoto Shinkai. Et quand ils me ferment la porte au nez, je regarde mon reflet dans les flaques et je me rappelle que Kotonoha no Niwa, c’était quand même un putain de flim.

Du coup, quand on m’a annoncé une série courte adaptée d’une des premières œuvres de Shinkai, à savoir Kanojo to Kanojo no Neko (un court métrage de 5 minutes en en noir et blanc, avec pour seul seiyuu Shinkai lui-même), je me suis retrouvé surpris et inquiet. Pour rappel, dans KtKnN (pour raccourcir), on a un chat qui raconte sa vie avec sa jeune maîtresse, dont le visage n’est jamais montré et dont le nom est inconnu, d’où le titre, qui signifie « Une fille et son chat ». C’est doucement poétique, et on y retrouve déjà des éléments caractéristiques de la réalisation de la patte de Shinkai, dont l’abondance de détails dans les décors.

Déjà, Everything Flows n’est pas réalisé par Shinkai (qui est occupé par son prochain film, Kimi no Na wa., et je vous rappelle que le port de la hype est recommandé), et ça se sent un peu : l’anime est plutôt joli mais on ne retrouve pas du tout dans la réalisation des traces de Shinkai (ce qui n’est pas forcément plus mal, mieux vaut quelque chose de neuf qu’une sorte de copie). Le problème, c’est que le nouveau réal prend un tout autre angle par rapport à l’original : au lieu d’avoir un chat qui parle calmement de sa vie et de sa chère maîtresse anonyme, ici Everything Flows préfère se concentrer sur l’histoire de la jeune fille (qui a un nom, un visage et une voix, celle de Kana Hanazawa), au point que le chat ne devient qu’accessoire au récit. Le résultat, c’est un petit slice-of-life qui a beaucoup perdu en personnalité par rapport à son inspiration, et qui ressemble en fait finalement plus à l’une des pubs que Shinkai a réalisé récemment, Dareka no Manazashi. Tant qu’à faire, autant regarder ça, c’est meilleur en tout point à ça. Dommage, mais bon.

#30: Phantasy Star Online 2 The Animation

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Telecom Animation Film | 12 épisodes de 25 minutes | Jeu vidéo

Quand ils veulent faire la pub d’un jeu vidéo, les japonais ont tendance à privilégier, bien logiquement, une adaptation du jeu lui-même, au sein de son univers et en reprenant son scénario. Ici, SEGA a vu les choses différemment et a préféré (à moins que ça ne soit la suggestion du studio) mettre en scène des personnages qui jouent au jeu. Logique, en même temps, pour une adaptation d’un MMORPG de mettre en valeur les relations entre les joueurs, ça pourrait même plutôt être intéressant. Nous avons donc Itsuki, un lycéen normal qui ne joue pas aux jeux vidéo, qui se retrouve chargé par la présidente du conseil des élèves (qui est aussi la plus belle fille du lycée, tant qu’à faire) de faire des rapports réguliers sur PSO2, pour répondre aux inquiétudes du corps enseignant vis-à-vis du fait que de plus en plus d’étudiants y jouent. Du coup il va y jouer et trouver des amis dans le jeu, qu’il rencontrera dans la vraie vie par la suite ou qu’il connaît déjà dans la vraie vie, parce que c’est connu, dans les MMO on ne joue qu’avec les gens du quartier. Quand Itsuki joue, on le voit dans le jeu en train de combattre des monstres, et là c’est un peu dommage parce que j’ai l’impression que l’anime reprend pas mal d’assets du jeu, et c’est assez immonde. Qui plus est, le scénario est cliché et très prévisible, et comme souvent dans les anime tirés de licences SEGA, il y a beaucoup d’autopromo pas forcément subtile. Sans trop m’étendre sur les bêtises du scénar, je peux vous dire que c’est pas mal de la daube, mais certains persos sont sympa, la présidente du conseil des élèves est mignonne, et l’opening et l’ending sont plutôt sympa donc bon.

#29: Norn9: Norn+Nonet

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Kinema Citrus & Orange | 12 épisodes de 25 minutes | Otome / Visual novel

Le truc positif, c’est que si vous avez bien lu jusqu’ici, je n’ai pas besoin de vous rappeler ce qu’est un otome game. Parce que oui, Norn9: Norn+Nornet est une adaptation pas trop mal d’un otome. On y suit l’équipage d’une espèce de vaisseau volant autonome géant nommé Norn, équipage qui est composé de trois filles et neuf garçons. Tous (ou presque) ont des pouvoirs surnaturels, et ont été appelés sur ce vaisseau par le Monde, qui a besoin d’eux pour maintenir la paix, et comme l’intrigue se déroule dans les années 1910, on peut dire qu’il va y avoir du boulot. Le vaisseau sera confronté à des attaques de l’extérieur et de l’intérieur, et les espers vont devoir apprendre à mieux se connaître s’ils veulent arriver au bout de leur voyage intacts. Bon, en fait le principal enjeu de tout ça est romantique (sachant que vous pouvez choisir de contrôler à chaque partie une des trois héroïnes, chacune ayant le choix entre trois mecs). Notez que le jeu est sorti en Amérique du Nord et en Europe (en numérique seulement sur le vieux continent) sur Vita, personnellement je n’ai fini qu’une route pour le moment (donc Nanami/Heishi OTP, déso pas déso), c’est plutôt sympa mais pas grand non plus pour ce que j’en ai vu.

Du coup comme je n’ai fait qu’une route je ne peux pas vous dire à quel point l’anime est fidèle, mais j’ai pas mal l’impression que celui-ci a fait le choix de picorer des éléments çà et là dans les différentes routes pour nous faire un digest qui va très (trop) vite. La première partie de l’anime est surtout consacrée au développement (très rapide, encore une fois) des relations entre les personnages, et la seconde partie se consacre plus au scénario avec moult révélations assez intéressantes. Le scénario est plutôt ambitieux par endroits, mais n’est pas vraiment suivi niveau technique et réalisation, l’anime n’étant pas bien beau à part pour certains effets spéciaux non-numériques joliment animés. Le tout n’est pas follement original ni très novateur, mais c’est un sympathique moment à passer, et je ne lui en demande pas beaucoup plus.

#28: Saijaku Muhai no Bahamut

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Lerche | 12 épisodes de 25 minutes | Light novel

Jusque-là, et à l’étonnement général, je n’ai pas trop mis d’adaptations de light novels dans la partie basse du bilan. Je me rattrape dès maintenant avec l’adaptation de ce qui pourrait être la manifestation physique de tous les clichés existants sur le médium. Je résume. Le premier épisode commence, nous avons un héros qui se balade de toits en toits parce que les rues c’est vachement plébéien, et là, au bout de genre trois minutes, il se retrouve à quatre pattes sur une jeune fille à poil, au milieu d’autres filles à poil. La jeune fille qu’il chevauche ainsi fièrement s’avère être l’héroïne principale de l’histoire. Enchanté, je suis un cavalier / le prince héritier de l’ancien empire et je vous trouve bien charmante ; enchantée, je suis la princesse charmante du nouvel empire et je vous trouve bien cavalier.

Après ça le jeune prince se retrouve engagé dans une académie de chevaliers-mecha, qui s’avère être composée à part ça exclusivement de membres du beau sexe. Pour ne rien arranger, notre prince est un aimant à chattes et les demoiselles ses camarades ont légèrement le feu aux miches, vous imaginez le résultat : il se retrouve avec un harem de la taille d’une petite ville de province avant la fin de sa première semaine à cette académie. Heureusement pour les amis du bon goût, l’anime n’est pas trop olé-olé, mais un peu quand même parce que ça serait bête de se gêner. Je crois que vous l’aurez compris sans que je n’aie besoin de préciser, mais le scénario est nul à chier, à base de nobles de l’ancien empire qui veulent revenir au pouvoir en attaquant le nouvel empire avec des monstres, que les gentils combattent à bords d’espèces d’exosquelettes/méchas tout dégueulasses en 3D. C’est un nid à cliché qui se paye le luxe d’être moche (dès que les méchas/exosquelettes sortent, c’est un festival de 3DCG absolument immonde), et, vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment le meilleur de ce que la saison nous a offert. Alors pourquoi il est plus ou moins à vingt places du dernier de ma liste ? J’aime poser mon cerveau et regarder des jeunes filles bidimensionnelles se battre complètement sans raison pour l’accès exclusif à la braguette d’un garçon, et je ne saurais le nier. Oui, vous pouvez vous moquer.

#27: Ao no Kanata no Four Rhythm

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Gonzo | 12 épisodes de 25 minutes | Visual novel

Encore une adaptation de visual novel, décidément c’est la saison. Et qui plus est, encore un visual novel à thème sportif, puisque AoKana se concentre sur un sport nommé le Flying Circus. Pour résumer ça, vous prenez quatre balises volantes disposées aux quatre coins d’un carré imaginaire au-dessus d’une étendue d’eau (de sorte à ce que les arêtes du carré soient parallèles à la surface de l’eau), et vous prenez deux jeunes dans des costumes volants. Ces derniers vont devoir marquer des points soit en touchant en premier la prochaine balise, soit en touchant leur adversaire dans le dos, chacune de ces actions rapportant un point. Au bout de dix minutes, celui avec le plus de points gagne. À l’inverse de celle de PoS, l’adaptation d’AoKana décide de mettre autant l’accent sur les personnages que sur les matches à proprement parler. Comme d’habitude dans les adaptations de visual novel, y’a pas mal de trucs qui sautent, notamment tout ce qui est intrigue romantique (le protagoniste principal est d’ailleurs quasiment absent de tout l’anime, pour ne pas dire qu’il ne sert à rien, l’accent étant plutôt mis sur les héroïnes et les personnages secondaires) et puis pas mal de bouts du développement des personnages, ce qui fait qu’on a pas mal de trucs qui sont mal développés et mal amenés, sans se priver d’être un peu clichés. Par ailleurs, avis personnel, j’ai trouvé l’ensemble du casting plutôt relou. Heureusement, les matches sont plutôt sympa (surtout le match final), et si ces derniers sont faits en partie en 3D, celle-ci est vraiment plutôt discrète, on sent que le studio a fait un bel effort pour que ça ne se voie pas trop (même si l’animation 2D de l’anime en général n’est vraiment pas exempte de défauts). Du coup, tout ça donne un ensemble assez bancal mais plutôt regardable et pas dénué d’intérêt.

#26: Kono Danshi, Mahou ga Oshigoto Desu.

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CoMix Wave Films | 4 épisodes de 10 minutes | Original

Voyez-vous, si j’ai quelques genres et quelques thèmes que j’aime particulièrement, j’ai tendance à ne pas vraiment avoir de genre que je n’aime pas. Au contraire, j’aime bien sortir de ma zone de confort et découvrir des trucs. Du coup j’ai regardé Kono Danshi, Mahou ga Oshigoto Desu., qui est un yaoi, genre dont je n’ai pas lu/vu grand-chose, donc excusez-moi d’avance si je dis des inepties encore plus grosses que d’habitude. L’anime fait partie d’une série d’anime courts dont le titre comprend « Kono Danshi », tous réalisés par la même réalisatrice, Soubi Yamamoto. Dans Mahou ga Oshigoto Desu., on découvre un jeune homme à l’air pas très gai qui boit dans un bar. Ce jeune homme est mage, ce qui fait de lui un fonctionnaire important, et la magie, c’est un peu tout ce qu’il sait faire de bien, donc il donne tout pour son travail mais n’a pas vraiment de vie en-dehors de ça. Au bar le rejoint un autre jeune homme qui est plutôt son opposé : un esprit libre qui n’a pas vraiment d’attaches et qui voyage autour du monde. Ils discutent, c’est sympa, et la soirée se termine. En sortant du bar, le second bonhomme signale au premier qu’il aimerait bien porter des pantalons en cuir et vivre dans un ranch avec lui. Le premier se retrouve tout confus et ne sait que répondre, et là commence une petite histoire d’amour qui est loin d’être inintéressante, qui parle beaucoup d’estime de soi, des attentes qui nous sont imposées et de ce genre de choses. L’anime est somme toute pas très animé, mais est soutenu par une réalisation à tendance un peu shaftienne, tout en étant riche en couleurs et en effets numériques assez jolis et bien intégrés. C’est une petite histoire sympathique (mais pas non plus incroyable, comprenez-moi bien), donc si le genre ne vous rebute pas, je vous conseille d’y jeter un œil.

#25: Nijiiro Days

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Production Reed | Pas mal d’épisodes de 15 minutes (premier cour) | Manga

Amateurs de comédies romantiques, en voilà une autre. Oui parce qu’on ne peut pas vraiment dire que le genre soit une rareté de nos jours, mais Nijiiro Days a moyen de convaincre son public. La base de ça, c’est un groupe de garçons. L’un est un blondinet gentil et dynamique qui va tomber amoureux d’une gentille kuudere blonde (big up aux amis des kuudere, ce dit en passant), le second est un gars qui se donne un peu un genre de délinquant et qui va tomber amoureux de l’amie de la première, qui est une misandre de première. Le troisième est un otaku discret et toujours tranquille, et il est en couple avec une fille qui est juste folle amoureuse de lui (mais lui n’ose montrer en public la réciprocité de cet amour). Le quatrième et dernier est un sadique, toujours le fouet à la main, et la petite sœur du second va le trouver diablement charmant. On a donc clairement quatre couples bien définis, l’un étant déjà fait et les trois autres restants à faire. Le tout est très doux et bien mignon, c’est un anime sucré mais aussi bien cliché, et pour citer l’autre gros défaut, l’opening et les endings sont à gerber partout. Autre petit défaut : Nijiiro Days est un de ces anime qui ont mal réglé leur luminosité et qui du coup se retrouvent avec des couleurs très claires pas très agréables à regarder, ce qui a le don de m’agacer. Définitivement pas un anime qui va vous réveiller la nuit pour y penser, mais il fait son taf et il pourra plaire aux gens en recherche de douceur.

#24: Mahou Shoujo Nante Mou Ii Desukara.

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Pine Jam | 12 épisodes de 4 minutes | Manga web

On vous a bien dit de ne pas faire confiance aux petites bêtes souriantes, même quand elles ont besoin d’aide. Yuzuka fait encore plus fort, parce que sa mascotte jaunasse avec des ailes (nommée Miton), elle va la trouver dans un tas de poubelles, à moitié morte de faim. Miton va lui offrir la possibilité de devenir une magical girl. Le problème dont elle se rend compte trop tard : en mode magical girl, elle a pour toute tenue un maillot de bain deux pièces (complet avec une sorte de paréo transparent pour faire design). Toute timide qu’elle est, la donzelle déteste sa tenue. Bon, heureusement, il n’y a pas de menace à combattre donc elle n’a pas besoin de sortir comme ça (du coup pourquoi Miton en a-t-il fait une magical girl ? pour justifier le logis et le couvert qu’elle lui concède, j’imagine). L’anime en soit, c’est une comédie faiblarde croisée avec un petit slice-of-life, avec pour thème les magical girls, c’est bien mignon mais les gags tournent un peu beaucoup en rond. C’est mignon cela dit. Et pourquoi ça se retrouve exactement au milieu du bilan ? C’est tout simple : en fait…

#23: Bubuki Buranki

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Sanzigen | 12 épisodes de 25 minutes | Original

Je vous avais dit au tout début du bilan (il y a de ça quelques heures donc, merci d’avoir tenu jusque-là, la fin n’est plus très loin) que je vous reparlerais d’anime en full 3DCG. Devinez quoi ? En voilà un. Bubuki Buranki, c’est l’histoire d’un garçon nommé Azuma qui vivait avec sa mère, son père et sa sœur jumelle sur une île volante remplie de méchas assoupis, QUAND SOUDAIN. Des années plus tard, on retrouve Azuma sur la terre ferme, et c’est un peu le bordel. Un groupe de cinq puissants possesseurs de Bubuki (des espèces d’armes vivantes) fait régner l’ordre et la terreur, et lui-même se fait capturer, puisqu’il est le fils de la femme qui est désignée publiquement comme étant la source de tous les malheurs du monde. Il se fait heureusement libérer par un groupe de quatre jeunes, qui possèdent eux aussi des Bubuki. Le truc cool, c’est que leurs Bubuki peuvent servir de membres à un Buranki, un mécha géant. On a les deux bras, les deux jambes et le cœur, d’où les équipes de cinq. À partir de là va s’enclencher une série de duels entre les deux équipes tandis que les jeunes protagonistes tentent de rejoindre l’île natale d’Azuma. Du coup, on a le droit grosso modo à un shounen de bagarre assaisonné de quelques bastons de super robots. Les personnages et leurs backgrounds sont pas trop mal développés et le tout est d’assez bonne facture, mais le truc c’est que les personnages principaux sont assez insipides (en plus d’avoir une garde-robe made by Stabilo), surtout par rapport aux cinq antagonistes qui volent un peu toute l’attention par leur charisme ou leur personnalité.

Le fait est que les méchants sont facilement attachants, alors que les personnages principaux pas du tout, mais pour moi ça n’est pas franchement un problème, tant qu’on continue à montrer ces bons personnages. Le problème, c’est que vers la fin, on introduit, mais alors vraiment de nulle part, de nouvelles équipes de cinq. Vous savez comme moi que ça n’est que très rarement bon de faire sortir des antagonistes de sa manche, ça témoigne généralement d’une incapacité du scénariste à savoir où il va (Zankyou no Terror, on pense à toi gros), et dans Bubuki Buranki ça n’est pas vraiment différent. Heureusement, c’est le seul gros reproche que je ferai à l’anime. Pour ce qui est de l’aspect technique, comme je l’ai dit, BBK/BRK (son petit nom) est intégralement en images de synthèse, et là où il est malin c’est qu’il s’inspire énormément de ses origines : il exploite beaucoup de codes de l’animation 2D japonaise dans la réalisation, la mise en scène et l’animation, et ça marche vraiment bien. À aucun moment je n’ai ressenti l’inconfort que j’ai pu ressentir face à d’autres productions tout en 3DCG, et c’est vraiment pour moi un gros plus. Ensuite est-ce que c’est mieux que de la 2D, euh, faut peut-être pas déconner non plus, mais le pari du studio est réussi, et rien que ça c’est à saluer. Une seconde saison est d’ores et déjà à l’ordre du jour, et j’ai plutôt hâte de voir ça.

#22: Sekkou Boys

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Liden Films | 12 épisodes de 8 minutes | Original

Avez-vous déjà vu… Un boys band composé de bustes de statues gréco-romaines en plâtre ? Quand vous aurez vu Sekkou Boys, vous pourrez enfin répondre oui à cette question éternelle, que vous pouvez vous posez dès à présent à vous-même avec la voix chaleureuse d’Alain Chabat. Sekkou Boys, c’est donc l’histoire d’une diplômée en beaux-arts qui décide qu’elle en a ras-le-cul de peindre des statues, et décide de devenir manager d’un groupe de jeunes talents. Elle obtient un post, et quand elle découvre ses poussins, qui voilà-t’y pas ? Mars, Saint Georges, Hermès et Julien de Médicis, dans toute leur pâle beauté éternelle. Et ils parlent. Sekkou Boys est, vous l’aurez compris, une comédie qui tourne à l’absurde, et comme souvent dans ces cas-là, des fois ça passe bien des fois pas du tout. C’est le cas pour les épisodes de Sekkou Boys, et autant l’avant-dernière vanne de la série m’a laissé à genoux devant tant de génie, autant j’aurais du mal à dire que toute la série est comme ça. C’est court et c’est cool, donc laissez-vous tenter, quitte à prendre le risque d’avoir à en essuyer les plâtres.

#21: Ajin

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Polygon Pictures | 13 épisodes de 25 minutes | Manga

J’en ai déjà parlé il y a quelques mois, Ajin est un seinen de qualité. Du coup la question qui reste est : l’adaptation est-elle de même ? Déjà, je tiens à confirmer ce que je disais à la fin de l’article sur Ajin, niveau son c’est du très bon boulot, la bande-son de Yugo Kanno participe énormément (tout comme le travail de sound design en général autour du show, dont le son des Ajin) à mettre en place l’ambiance sombre et lourde de la série. Malheureusement, comme prévu, on a toujours le droit à une 3D avec un framerate pété qui fait mal à la tête. Ce n’est pas non plus le seul grief que j’ai à l’égard de l’anime, puisque le staff s’est permis de faire des retouches plus ou moins importantes au scénario. Au départ ça n’étaient que des petites retouches (« oh un doigt d’honneur c’est mal, on va dire qu’en fait il lève l’index ça sera plus sympa :3 »), mais certaines retouches faites pour rendre la série un peu moins violente (notamment le coup des doigts coupés remplacés par une basket) masquent l’intelligence du scénario, qui repose notamment sur l’emploi que les personnages font de leur immortalité.

En fait je vais vous dire, j’ai commencé à lire le manga il y a assez longtemps, donc je ne me souvenais pas de tous les détails, donc dans les derniers épisodes, à chaque fois que je me disais « eh mais c’est con / pas logique », j’aillais vérifier le manga. Devinez quoi ? À chaque fois que je me disais ça, ça concernait un élément qui n’était pas présent dans le manga et qui avait été ajouté/modifié pour l’anime. Je ne plaisante même pas. On va passer sur le dernier épisode débiloïde, quasiment totalement différent du manga, fait pour avoir une sorte de combat final pour clôturer la saison bien, la logique ayant définitivement quitté le navire à ce moment-là.

Bref, s’il n’y avait que la 3D, encore, j’aurais pu vous recommander de regarder Ajin, mais avec les bêtises de l’adaptation, je dois vraiment vous dire de plutôt lire le manga. Alors pourquoi est-ce que j’ai mis Ajin aux portes du top 20 ? C’est grâce à la bande-son de Yugo Kanno et à la force du scénario de base qui ont fait que j’ai quand même apprécié l’anime, malgré son vilain goût de potentiel gâché.

#20: Heavy Object

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J.C.Staff | 24 épisodes de 25 minutes (second cour) | Light novel

Qwenthur et Havia sont de retour pour un second cour, dans ce Heavy Object qui est toujours un blockbuster sans budget et sans crédibilité, mais hautement sympathique, au point que j’en viendrais à espérer une nouvelle saison (m’enfin les S3 d’Index et Railgun ont priorité sur tout, faut pas déconner). Pour plus de détails sur la bête, je vous renvoie au bilan de la saison dernière, qui parlait du premier cour de Heavy Object. Mon avis n’a pas vraiment changé depuis, sinon que ma sympathie à son encontre n’a fait que de s’amplifier avec le temps.

#19: Akagami no Shirayuki-hime 2nd Season

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Bones | 12 épisodes de 25 minutes | Manga

Si vous êtes en manque de bons personnages principaux féminins indépendants et intéressants, Akagami no Shirayuki-hime est sans doute un anime auquel vous devriez consacrer un peu d’attention. Il raconte l’histoire de Shirayuki, une jeune herboriste aux longs cheveux rouges (doublée par Kana Hanazawa, qui est possiblement omniprésente vu le nombre de rôles qu’elle a pendant une même saison). Le prince héritier du royaume, un jeune con volage et pas très responsable, s’intéresse à cette fameuse Shirayuki et décide de la convier à rejoindre pour de bon ses appartements. Le garde qui lui annonce lui dit qu’elle a jusqu’à la nuit pour venir, après quoi il faudra être légèrement plus ferme avec elle. La belle tenant à sa liberté, elle se coupe les cheveux et quitte le pays à pied, incognito. Elle rencontre en chemin un trio de voyageurs avec qui elle se lie rapidement s’amitié. Des choses arrivent, et il s’avère que l’un de ces trois voyageurs, celui avec lequel elle est particulièrement proche, est Zen Wisteria, le prince du royaume à côté. Elle est conviée à venir vivre dans leur royaume, ce qu’elle accepte avec plaisir. Elle apprécie Zen et que c’est visiblement réciproque, le problème c’est que Zen ne peut pas toujours sortir du château pour la rencontrer. Shirayuki pourrait simplement laisser Zen lui offrir directement le poste d’herboriste du château, mais celle-ci décide de poursuivre son apprentissage, pour passer l’examen pour devenir apprentie herboriste du château sans le moindre coup de pouce du prince, et ainsi mériter sa place à ses côtés. En somme c’est un bon shoujo, et ce second cour va présenter des arcs un peu plus longs, pas forcément géniaux mais sympathiques, c’est donc un cour un peu plus lent et peut-être même moins intéressant que le premier, mais pas non plus clairement en-dessous. Ce cour a le droit à une fin légèrement originale histoire de donner à l’anime une pseudo-conclusion, mais rien de scandaleux. Si j’avais à vous conseiller un truc, ça serait de regarder le premier épisode du premier cour, que j’ai trouvé spécialement joli et bien animé (le reste de l’anime est de bonne facture mais il est un peu timide niveau animation, le premier épisode est bien plus riche à ce niveau-là), ça vous permettra en plus de clairement voir si les aventures de Shirayuki sont pour vous ou pas.

#18: Oji-san to Marshmallow

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Creators in Pack | 12 épisodes de 5 minutes | Manga web

Niveau histoires d’amour pas banales, Oji-san to Marshmallow fait fort. D’un côté, nous avons Hige, un gros bonhomme d’une bonne trentaine d’années, qui a un fort penchant (pour ne pas dire une adoration) pour les marshmallows. De l’autre côté, nous avons Wakabayashi, une jeune fille d’une petite vingtaine d’années, qui a un fort penchant pour Hige et qui connait son point faible. Elle va donc ne pas arrêter d’essayer de le faire se rapprocher d’elle en utilisant des marshmallows comme carotte. Il s’avère que ce dernier ne calcule pas du tout l’affection que Wakabayashi lui porte, et ne comprend pas du tout le pourquoi du comment de ses actions. C’est donc une petite comédie romantique, avec quelques personnages secondaires sympathiques (dont une collègue doublée par Kana Hanazawa, la théorie de l’omniprésence se concrétise). Au début j’ai trouvé ça vraiment très très mignon, malheureusement ça peine pas mal à se renouveler au final, c’est assez dommage.

#17: Boku dake ga Inai Machi

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 25 minutes | Manga

J’aurais bien envie de poster quelques smileys ici, voyez. Quelque chose de bien auto-satisfait (c’est la meilleure traduction qu’on me propose pour « smug ») comme il faut, histoire de remuer le couteau dans la plaie. Mais blague à part, je ne plaisante pas : Boku dake ga Inai Machi ne rentre même pas dans mon top 15 bien que pour beaucoup de gens ce soit l’anime de la saison, et je vais vous dire pourquoi.

Pour rappel, Boku dake ga Inai Machi (aussi appelé, bêtement, Erased en occident) raconte l’histoire de Satoru Fujinuma, un mec qui a la vingtaine et qui essaye de devenir mangaka, sans succès, et qui survit en faisant livreur de pizza. Ce Satoru, il a une particularité, qui sera en fait le seul élément fantastique du récit : il peut remonter le temps de quelques secondes quand il est proche d’une situation qui déconne, ce qui lui permet de sauver des gens d’accidents bêtes. Un beau jour alors qu’il rentre du boulot, il découvre sa mère assassinée dans son salon, et des indices habilement disposés pour le désigner comme coupable. Sous le coup de l’émotion et du besoin de sauver sa peau et celle de sa mère, il va réaliser un autre saut dans le temps, celui-ci de plus d’une décennie, pour revenir à l’époque où il était encore l’école, une époque où une série de disparitions a emporté plusieurs enfants du quartier. Il s’avère que les disparitions (pour ne pas dire les meurtres, parce que c’en sont) sont intimement liées au meurtre de sa maman, une ex-présentatrice de journal télévisé. Du coup, Satoru va tout mettre en œuvre pour sauver les enfants et sa mère, et identifier le coupable, à travers plusieurs sauts dans le temps en avant et en arrière, des succès et des échecs, et en découvrant la triste réalité qu’il l’entourait. Boku dake ga Inai Machi est un thriller bien construit qui prend soin de bien développer ses personnages, rendant encore plus cruels certains événements tragiques (je vais pas mentir, je me suis pris une ou deux méchantes baffes émotionnelles). La dernière partie du manga est très intelligemment gérée et la fin met décemment fin à l’histoire. Oui, parce que je parlais du manga, là.

Le problème de l’adaptation de Boku dake, c’est que c’est une adaptation sans génie, pas vraiment belle et pas vraiment bien réalisée, pour ne pas être méchant. On va omettre le coup des papillons métaphoriques vides de sens et des personnages méchants qui ont parfois les pupilles rouges parce que la subtilité c’est un truc de filles, et on va plutôt parler du rythme. Devinez ce que couvre le premier épisode. Tout le premier volume. Bon, là encore ça va, y’a pas de grosse perte pour le scénario (enfin si, on voit moins Airi, une collègue de Satoru et accessoirement best girl). C’est surtout la seconde partie du manga qui mange : l’histoire de la seconde petite fille est expédiée un peu trop rapidement, et la fin est rushée a un point scandaleux. En fait, plutôt que de dire qu’elle est rushée, il faut dire qu’elle est inédite, et malheureusement elle ne fait pas partie du club très privé des bonnes fins inédites d’adaptations. Entre autres, elle édulcore le méchant, elle s’autorise des asspulls assez formidables et elle détruit complètement une scène du manga en la réattribuant à un autre personnage, en faisant disparaître quasiment complètement ce personnage de la fin. Malgré cette adaptation maladroite, Boku dake reste un assez bon thriller, mais quitte à en profiter, je vous conseille largement le mangasse, qui est supérieur en tout point à son adaptation.

#16: Musaigen no Phantom World

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Kyoto Animation | 13 épisodes de 25 minutes | Light novel

Et pour ajouter l’insulte à l’outrage, voilà-t-y-pas qu’il place juste après le dernier KyoAni qui est, du commun accord de tout Internet, une jolie coquille vide. Un consensus que je rejoins. Mais pourquoi, alors ? Je m’explique.

Musaigen no Phantom World, c’est l’histoire d’un monde où les humains ont tous un syndrome qui leur permet de voir des êtres normalement invisibles, des apparitions et autres monstres bizarres. Haruhiko, le personnage principal, fait partie des quelques humains qui ont des pouvoirs spéciaux (lui peut sceller des monstres par le dessin). Il fait partie d’une sorte de club de chasse aux apparitions avec Mai, une demoiselle costaude qui emploie de la magie élémentaire pour le combat rapproché. Ils seront plus tard rejoints par Reina, une fille capable d’avaler les apparitions façon Kirby, et Kurumi, une écolière qui est protégée par un ours en peluche auquel elle peut donner vie (et une taille considérable). C’est un setting un peu bateau de light novel, et ça tombe bien, c’est exactement ce que c’est. S’il vous offre des bouts de fil rouge, il faut ignorer ça, l’anime n’ayant aucunement vocation à présenter une grande histoire ou quoi que ce soit de très sérieux. En fait, Musaigen se présente sous le format bien connu du monster-of-the-week, avec un petit arc final sans grand intérêt. Le tout est sans conséquence, les personnages sont sympathiques sans plus, mais l’anime est loin d’être exempt de maîtrise. Déjà, il y a l’animation qui est assez irréprochable (malgré un peu d’abus au niveau des effets numériques), et puis on a quelques épisodes réalisés avec talent qui viennent ponctuellement nous dire que ce qu’on regarde, c’est vraiment pas si mal que ça (je pense notamment à l’épisode du manoir aux chats, très bien réalisé, et à celui où Haruhiko redevient enfant, particulièrement touchant). Parfois comédie, parfois slice-of-life, parfois un peu dramatique mais pas trop non plus, parfois shounen, parfois un peu ecchi, Musaigen s’apprécie sans qu’on n’en attende grand-chose de précis. En fait, je dirais que Musaigen n’est pas vraiment un bon anime, mais plutôt une suite de bons moments, faits avec soin, et qui du coup forment un très bon divertissement, tant que l’on ne s’attend pas à quoi que ce soit de bouleversant.

#15: Teekyuu 7

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Millepensee | 12 épisodes de 2 minutes | Manga

Je ne peux pas vraiment dire grand-chose de plus que ce que j’ai dit la saison passée. C’est pas forcément le meilleur cour mais il y a quand même plein de bons moments, et rien que pour l’épisode avec l’ours fumeur qui parle en kansaiben je tiens à honorer l’existence de Teekyuu.

#14: Ansatsu Kyoushitsu 2nd Season

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Lerche | 25 épisodes de 25 minutes (premier cour) | Manga

Là aussi, j’en ai déjà parlé précédemment, cette fois dans un article dédié, donc référez-vous y puisque je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter, sinon que je n’ai pas encore regardé les premiers épisodes du second arc mais je sens que ça va partir très vite sur les grosses révélations, donc j’ai un peu hâte. Voilà tout.

#13: Gate: Jieitai Kanochi nite, Kaku Tatakaeri 2nd Season

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 25 minutes | Light novel

Encore une fois, un anime dont j’ai déjà parlé précédemment, donc référez-vous au bilan de la saison d’été dernière pour en savoir plus sur Gate. Pour résumer, c’est du militaro-fantasy boum-boum avec une morale un peu vaseuse mais qu’on peut facilement ignorer, et ça se regarde très bien avec le cerveau sur les genoux. Je tiens à faire remarquer, d’ailleurs, l’emploi un peu maladroit (pas très clair, surtout) de split-screen dans l’anime, qui m’a parfois fait tiquer. Voilà, comme je vous ai dit j’ai pas grand-chose à ajouter, c’est plus ou moins de la même teneur que le premier cour.

#12: Koukaku no Pandora

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Axsiz & Studio Gokumi | 12 épisodes de 25 minutes | Manga

Connaissez-vous la team nofun ? Ce groupe d’individus, entouré de mystère et que la rumeur relie à la police secrète du fun, rassemble tous ceux qui honnissent et maudissent avec ferveur toute œuvre de fiction qui fait le choix de ne pas se prendre au sérieux et de partir dans des délires un peu spéciaux. Si l’idée de voir un tank drifter autour d’un tank ennemi, ou de voir une mec poser son fusil de précision entre les seins d’une fille pour tirer, vous fait fulminer, peut-être faites-vous vous aussi partie de la team nofun. Si tel est le cas, peut-être voudrez-vous sauter directement au prochain élément de la liste.

J’ai une admiration toute particulière pour l’introduction de Koukaku no Pandora. Celle-ci nous dépeint une humanité mal engagée, avec des catastrophes naturelles d’une intensité à la hausse, un taux de criminalité inquiétant et une humanité qui devint chaque jour un peu plus proche de la machine. Là, le narrateur s’arrête et pose l’ambiance en nous disant (grosso modo) : « Mais cette histoire ne se préoccupe pas de cela. Ceci est juste l’histoire de la rencontre de deux filles ». C’est parti.

Koukaku no Pandora, c’est à la base un manga basé sur une idée originale de Masamune Shirow (monsieur Ghost in the Shell). On y voit en premier lieu la rencontre de Nene Nanakorobi, une fille entièrement cybernétisée, avec Clarion, une jeune androïde en tenue de maid avec des oreilles de chat (très sensibles). Par un concours de circonstance, Nene va devenir la maîtresse de Clarion. Une particularité de Clarion est qu’elle a en elle un système nommé le Pandora Device, qui lui permet de reconfigurer un autre cyborg/androïde/robot pour lui conférer des capacités supplémentaires (en passant par une transformation façon mahou shoujo). Comment on active ce système ? Il suffit que Nene glisse sa main dans l’entrejambe de Clarion, pour que celle-ci ouvre un petit compartiment où se trouve le Pandora Device. Oui, vous m’avez bien lu. Niveau ergonomie travaillée, ce n’est pas du niveau d’un Chobits et de son fameux bouton vaginal (l’emplacement du Pandora Device est juste un peu plus haut), mais c’est tout de même un peu le même délire. Vous l’aurez compris, Koukaku no Pandora nous fait respirer de bons effluves de yuri, bien que malheureusement il ne nous offre aucun développement romantique réel. L’ensemble de la série se présente principalement comme du cute cyborgs doing cute things, avec la très énergique Nene et la kuudere Clarion. Si Koukaku no Pandora propose surtout du slice-of-life de bonne facture, il possède aussi un fil rouge scénaristique pas très intéressant mais qui aboutit à une assez bonne conclusion. Pour moi, Koukaku no Pandora est un bon petit délire frais et drôle, que je me suis mangé d’une traite, à ça du plaisir coupable, et que je conseille sans trop de mal à quiconque ce résumé aura su intéresser.

#11: Durarara!!x2 Ketsu

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Shuka | 12 épisodes de 25 minutes | Light novel

Le troisième et dernier cour de la seconde saison de Durarara!! a pour but de nous offrir une conclusion satisfaisante après deux cours que j’ai trouvés décevants (que ça soit au niveau de leur animation moyenne tendance précaire, de leur rythme erratico-lent ou de leur incapacité à aller où que ça soit). J’en ai déjà parlé dans un bilan précédent, donc si vous voulez plus de détails sur le second cour, vous avez ma permission d’aller voir ça. Pour ce qui est de ce troisième arc, il fait effectivement enfin arriver pas mal d’intrigues à leur conclusion, et c’est d’autant plus une satisfaction que ces conclusions sont souvent intéressantes et plaisantes. Certes, il y a des choses qui restent en suspens, des personnages qui passent un peu aux oubliettes, des intrigues qui se concluent en deux-deux, mais tout de même, il se passe des choses et c’est bien satisfaisant. Au rayon des complaintes, l’animation de la série est toujours aussi inégale, avec certains cuts clairement réalisés à la hâte par des gens dont ça n’était visiblement pas le boulot tant ils sont laids. Il n’empêche, ce Ketsu offre comme promis une conclusion satisfaisante à cette seconde saison difficile de l’adaptation de l’univers imaginé par Ryougo Narita, riche de tous ses personnages et ses multitudes d’intrigues. Je ne sais pas si j’aurais envie de voir une troisième saison du même calibre, mais ça m’a clairement donné envie de me faire la light novel, et je pense que pour une adaptation, c’est une qualité indéniable.

#10: God Eater

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Ufotable | 13 épisodes de 25 minutes (4 derniers épisodes) | Jeu vidéo

Et on entre sereinement dans le top 10 avec God Eater, un anime à la genèse difficile puisque à la base, c’était un anime de cet été, et qu’à force de délais et de reports, il s’est retrouvé à devoir diffuser ses quatre derniers épisodes au mois de mars. Donc c’est un anime d’un cour, mais qui a été diffusé sur deux. Cela dit, je ne leur ferai pas de reproche, puisque je respecte pas mal la décision d’Ufotable de ne pas sortir d’épisodes mal finis juste pour coller aux deadlines que leur imposait la chaîne de télévision. Ils n’ont pas dû se faire que des amis dans l’opération, mais l’anime qui en résulte est une bonne surprise, alors tant pis.

God Eater, c’est à la base l’adaptation d’un jeu d’action typé Monster Hunter, auquel je n’ai malheureusement pas joué mais dont on m’a dit le plus grand bien. On découvre, tout du moins dans l’anime, une civilisation humaine ravagée, la terre entière étant aux mains des Aragami, des monstres horribles contre lesquels les armes traditionnelles ne peuvent rien. L’humanité existe toujours, notamment dans des petites cités/bases militaires dont l’accès est réservé à ceux qui ont le potentiel de devenir des God Eaters (des humains capables d’utiliser les armes biologiques capables de venir à bout des sales bêtes) et à leurs familles. Les autres se réfugient comme ils peuvent hors de ces bases, et sont condamnés à avoir une espérance de vie moyenne inférieure à celle du sierraléonais moyen. On suit tout particulièrement Lenka, qui a vécu des années hors des cités renforcées et qui vient de parvenir à rejoindre l’une d’entre elles. Il a le potentiel de devenir un God Eater, et il est sacrément zéhef. God Eater se présente comme un shounen de baston sombre et stylé, un peu cliché mais décemment rythmé et avec un univers et des personnages bien développés. Et quand je dis stylé, je parle à la fois de l’aspect réalisation et de la technique, puisque God Eater s’offre un style graphique que j’aurais beaucoup de mal à décrire, faute d’avoir la connaissance technique nécessaire, qui est, contrairement à ce que laisserait penser notamment le travail sur les ombres, en 2D, mais permet aussi de couvrir assez bien la 3D, ce qui permet au studio d’insérer un certain nombre d’éléments en 3D sans que ça ne se remarque trop. Le résultat est superbe et véritablement bluffant, avec une animation riche qui permet de justifier tous ces délais. Pour pointer du doigt les vrais défauts, il faut dire que le scénario ne se prive pas de nous sortir quelques asspulls et autres maladresses, mais somme toute God Eater est un bon shounen qui se regarde vraiment bien, et dont on ne peut qu’espérer une seconde saison, parce qu’avec une fin pareille…

#9: Koyomimonogatari

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Shaft | 12 épisodes de 15 minutes (ONA) | Light novel

Vous aussi, apprenez à faire du filler avec NisiOisiN. Koyomimonogatari est une série de petites histoires tournant autour de Koyomi Araragi, qui va rencontrer à chaque épisode un personnage féminin de la série, qui va lui proposer une énigme ou une question, à laquelle ils vont tenter de trouver une solution logique. Ces histoires légères prennent place à différent moments de la saga, bien identifiables pour les attentifs qui ont bien en tête la continuité de la série (ce qui n’est pas forcément mon cas). On aura donc l’occasion de retrouver un peu tout le casting de la série, et d’apprécier le fait d’avoir du rab de Monogatari, avec ses dialogues intelligemment écrits, sa réalisation shaftienne boostée aux références graphiques, et tout le toutim. Si les histoires sont plus ou moins intéressantes, Koyomimonogatari s’offre le loisir de se terminer sur un gros événement, du genre qui fait qu’on se retrouve à hurler « NISIOOOOOOOOO » devant son écran et qu’on a besoin d’une autre saison. Comme c’est à la base un ONA, diffusé de façon hebdomadaire à travers une application smartphone, c’est en basse résolution, mais ça ne change rien au plaisir d’avoir une nouvelle petite saison de Monogatari qui est à la mesure du reste de la saga. J’en redemande.

#8: Diamond no Ace: Second Season

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Production I.G & Madhouse | 51 épisodes de 25 minutes (quatrième cour) | Manga

Comme toujours, Diamond no Ace est un shounen sportif au long cours, qui nous fait suivre l’équipe de baseball de Seido. Référez-vous à tous les bilans de ce blog jusqu’ici pour savoir ce que je pense de la série, et sachez que je ne pourrai plus en parler dans les bilans futurs puisque cette seconde saison s’arrête ici, et que ça m’attriste. Ce dernier cour est au moins au niveau des autres (c’est à dire très bon), et à part pour un dernier inning passé en accéléré dans le dernier match, ce que j’ai trouvé pas très judicieux, je n’ai pas grand-chose à lui reprocher. Allez, une saison 3 svp, soyez pas chiens.

#7: Dagashi Kashi

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feel. | 12 épisodes de 25 minutes | Manga

J’en ai déjà parlé dans un article dédié, Dagashi Kashi est un pur slice-of-life assaisonné de comédie et de discussions autour des dagashi. Les persos sont bons, le tout est très plaisant, je ne vais pas vous refaire l’article mais je ne peux ne pas le conseiller aux fans du genre. Et au cas où je ne l’ait pas assez laissé entendre dans l’article, Saya best girl.

#6: Hai to Gensou no Grimgar

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 25 minutes | Light novel

Là aussi j’en ai déjà parlé dans un article dédié, pour rappel Grimgar est un récit d’heroic fantasy qui se place dans un contexte éminemment cliché, mais qui choisit d’approcher ce contexte d’une façon un peu hors-normes, puisqu’il choisit une approche plus « réaliste », avec pas mal de travail sur les états d’esprit des personnages et un style graphique travaillé. Pour plus de détails je vous conseille de lire mon billet (ou de regarder Grimgar, tant qu’à faire), parce que j’ai l’impression que je suis en train de saborder le truc en en parlant rapidement. Pour résumer mon avis en quelques mots : il y a des défauts mais aussi plein de qualités, donc c’est bien. Vous voyez, c’est pas terrible d’essayer de trop résumer…

#5: Osomatsu-san

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Studio Pierrot | 24 épisodes de 25 minutes (second cour) | Original (manga)

La série comique du Studio Pierrot a continué de déchainer les passions sur l’Internet, et à raison. J’en ai déjà parlé il y a quelques mois dans le précédent bilan donc je ne vais pas vous réécrire tout ça, d’autant que ce second cour est au niveau du premier : Osomatsu-san continue à être une comédie absurde, référentielle et autoréférentielle qui ose un peu tout, avec des personnages sympathiques et plein de bons délires. En particulier je tiens à rendre hommage au sketch parodiant Mario Kart et Les Fous du Volant, qui est exceptionnel de bout en bout. Ensuite, c’est un peu hit-and-miss, certains épisodes vous feront bien rire et d’autres pas vraiment, mais bon, comme dirait l’autre, cent mille japonais ne peuvent pas avoir tort.

#4: Lupin III (2015)

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Telecom Animation Film | 26 épisodes de 25 minutes (second cour) | Manga

Si vous connaissez Lupin III, c’est probablement grâce au fait que les premiers pas de Hayao Miyazaki en tant que réalisateur se sont fait avec la licence, ainsi que grâce au premier long métrage de Miyazaki, que vous avez probablement vu : le très joli Cagliostro no Shiro (Le Château de Cagliostro). Peut-être, aussi, le connaissez-vous mieux sous le nom d’Edgar de la Cambriole. Pour rappel, dans la saga Lupin III, on retrouve plusieurs personnages récurrents : Lupin III, le petit-fils d’Arsène Lupin, un voleur extrêmement talentueux qui a pour principale tare d’être un grand coureur de jupons, Daisuke Jigen, son partenaire de toujours qui est un maitre des armes à feu, Goemon Ishikawa XIII, un samouraï des temps modernes stoïque comme il faut qui fait lui aussi partie du groupe de Lupin, Fujiko Mine, une femme fatale dont la loyauté varie selon ses intérêts (même si dans la série de 2015 elle est surtout du côté de Lupin), et l’inspecteur Zenigata, d’Interpol, qui consacre sa vie à l’arrestation de Lupin. Si le manga de base est plutôt sombre et souvent un peu glauque, l’intervention de Miyazaki et d’Isao Takahata à la réalisation, après le renvoi de Masaaki Oosumi pendant la première saison de l’anime, a donné à la série beaucoup de son charme, en mettant l’accent sur les relations entre les personnages.

Ça, c’était pour le petit cours d’histoire. Cette quatrième véritable saison de la série adaptée du manga de Monkey Punch se déroule principalement en Italie, et a d’ailleurs été diffusée en avant-première au pays des vendeurs de lunettes de soleil pourries à 10€. On y retrouve tout le casting, et si Miyazaki a bien entendu lâché la licence depuis un bail, le cap est maintenu. On retrouve Lupin, Jigen, Goemon, Fujiko et Zenigata d’épisode en épisode, en vadrouille en Italie, la plupart des épisodes étant indépendants les uns des autres. Le truc qui change par rapport aux séries précédentes, c’est que la série se dote de nouveaux personnages récurrents et d’un fil rouge intéressant, combinant ainsi les avantages des séries et des films et téléfilms Lupin : plein de petites histoires différentes et une grande histoire derrière. La série est menée de main de maître, et si le premier cour prenait le temps de faire des épisodes coup de projecteur sur certains personnages, ce second cour a tout loisir d’exploiter ces personnages déjà bien établis, se permettant à quelques occasions de sortir du territoire rital pour visiter la France ou retourner rapidos au Pon-Ja. Tout le charme de la série est présent, et les nouveaux personnages fonctionnent très bien (même si Batman Bond est un chouille ridicule avec son écholocation et son calcul de pourcentage de chances de réussite de mission). La série est généralement très bien réalisée, bien animée et bien écrite, mais un peu inégale, pour le meilleur comme pour le pire : on a des épisodes excellents et d’autres un peu foirés, et on a des cuts superbes comme on a quelques déchets. Vous aurez le droit à du fun comme à des moments très sérieux en parties assez égales. Au final, ce Lupin III cuvée 2015 est un excellent cru, et une très bonne introduction si vous n’êtes pas du tout familier avec l’univers du voleur au faciès simiesque.

#3: Haikyuu!! Second Season

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Production I.G | 25 épisodes de 25 minutes (second cour) | Manga

Et la troisième place du podium revient une fois de plus à Haikyuu!!, donc je pense que mon fanboyisme est un poil grillé. Production I.G lâche encore un cour de haute qualité sur à peu près tous les plans. C’est du shounen sportif comme on ne peut que l’aimer, et c’est un régal, j’étais sur le bord de ma chaise même en ayant déjà lu le manga. Pour plus de détails, j’ai déjà écrit un billet sur la série et j’en ai reparlé dans le bilan précédent. La seule chose que j’ai à rajouter : une troisième saison (qui ne fera probablement qu’un cour) est d’ores et déjà annoncée pour l’automne, la hype est de mise.

#2: Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu

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Studio Deen | 13 épisodes de 25 minutes | Manga

Et le dauphin de l’AOTS (que vous devez déjà avoir deviné par élimination mais bon, faisons comme si vous ne saviez pas) n’est autre que le très bon Shouwa Genroku Rakugo Shinjuu, dont je vous ai parlé en long et en large dans un billet dédié. Pour un court rappel, c’est un anime sur la vie d’un comédien de rakugo (un art du spectacle traditionnel japonais) de son enfance à l’époque actuelle, et sur le rapport du comédien à son art, et le rapport de l’art à son époque. C’est très bon, une seconde saison est déjà dans les tuyaux, la hype est encore une fois de mise. And now…

#1: Kono Subarashii Sekai ni Shukufuku wo!

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Studio Deen | 10 épisodes de 25 minutes | Light novel

Eh oui, mon gros kif de la saison n’est autre que la fantastique comédie heroic fantasy de Deen. Eh oui, Deen place deux séries sur le podium, c’est comme ça. Là aussi j’ai présenté un peu toutes les qualités de l’anime dans un billet dédié, et dieu sait qu’il n’en manque pas, donc je ne vais pas vous en refaire la liste. En gros, un hikkikomori meurt et se retrouve réincarné dans un monde d’heroic fantasy lambda. Il y redécouvre que la vie, c’est pas simple. Hilarity ensues, comme diraient les américains. J’ai eu le coup de cœur pour la série, pour son humour, pour ses personnages, pour son ambiance, pour un peu tout, et rebelote, une seconde saison est prévue, et pour une fois de plus, la hype est vraiment, vraiment de mise.


Voilà qui conclut enfin, ENFIN ce bilan de l’hiver 2016. OpenOffice Writer m’indique que je suis à la vingtième page, aux alentours de 85k caractères, et il me reste à corriger et à illustrer tout ça. Si j’ai de la chance et assez de café dans le sang, la deadline de la fin du mois d’avril sera respectée, et je serai très content. Si vous avez lu ce bilan dans son intégralité, je ne peux que vous dire merci, et vous inviter à exprimer votre avis sur ce qui a été dit, que vous soyez d’accord ou pas du tout, puisque c’est aussi à ça que ça sert de partager son opinion : à la comparer à celle d’autrui, et ainsi éventuellement à pouvoir voir certaines choses sous un nouvel angle.

Je crois que j’ai déjà pas mal fatigué mon clavier donc je vais cesser la parlotte ici, et je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour un nouvel article, le blog reprenant son rythme de parution hebdomadaire tant que possible à partir de là. Du coup, je vous souhaite une bonne semaine, et de bien profiter de la nouvelle saison, qui de ce que j’ai vu semble pleine de promesses.

Une réflexion sur “Hiver 2016 : Le Bilan

  1. Tout d’abord respect, pour avoir reussi à regarder ne serait-ce qu’un épisode de chaque 47 animes que tu commentes…Je me demande ou tu trouves la force ! 🙂

    Sinon assez d’accord avec le classement (enfin, avec les avis qui se cachent derrière), il faudrait que je me remette à lire Ajin pour voir les « problemes » que tu y a deccelé parce que malheureusement j’avais prit une pause avec celui-ci lorsque j’ai appris sa sortie en France (et j’avais une liste de manga assez balèze aussi) et je l’aurais tout de meme mit dans le top 10 par exemple (le scenario tient assez la baraque seul pour le mettre au dessus de ceux qui le suivent au clasement (en lisant de haut en bas)), mais j’accepte ;).
    S
    inon mon avis est Phantom World GROSSE deception. Rakugo, très belle surprise, c’est la vie! Et Grimgar c’est à regarder pepere les jours de grasse mat’ avec petit déj copieux ou lors d’envie d’air frais… C’est très agréable.

    Bilan général : Cette saison n’était pas folichonne du tout mais le printemps s’annonce plutot fresh.

    Aimé par 1 personne

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