Tomo-chan wa Onnanoko! – Garçon mon cœur

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Quand c’est bien fait, une œuvre dont le scénario tiendrait en une ligne peut tout à fait être de très grande qualité. C’est le cas de Tomo-chan wa Onnanoko!, le petit manga dont je vais vous parler aujourd’hui.

Avant tout, un petit détour du côté de l’auteur, Fumita Yanagida. Pour résumer son œuvre jusque-là, je vais simplement dire : du cul du cul du cul. Et un doujin Working!! comique et safe for work. Mais surtout du cul. Et pourtant, c’est ce doujiniste convaincu qui nous offre à partir de 2015 Tomo-chan wa Onnanoko!, une petite comédie romantique d’une pureté à faire verdir de jalousie les vendeurs de lessive des alentours. 4koma de son état, Tomo-chan est publié par Twi 4, une publication en ligne officiant principalement sur Twitter, et proposant quotidiennement un nouveau chapitre d’une page. Toutes les planches sont accessibles gratuitement sur le site de Saizensen, le web magazine (c’est comme ça qu’ils se décrivent) qui comporte notamment cette branche (Twi 4). Vous n’avez qu’à scroller pour tout lire… en japonais.

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Du coup, Tomo-chan wo Onnanoko!, késako ? L’avantage d’un manga dont chaque chapitre ne comporte qu’une page, et dont le scénario est simple, c’est qu’on peut le résumer simplement en postant la première page.

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Voilà tout. Tomo est une fille très garçon manqué (et par ailleurs très balèze) qui est amie depuis toujours avec un certain Junichirou. Au fil des années se développe un intérêt romantique, et celle-ci finit par arriver à confesser son amour à ce fameux Jun, mais malheureusement celui-ci ne la voit pas du tout comme une fille. L’histoire avançant (on en est au chapitre/page 325 en ce moment), on verra que le gars Jun n’est finalement peut-être pas si aveugle que ça, malgré ses vaillants efforts pour maintenir le status quo. À cette intrigue de base simplissime se rajoute un casting de personnages secondaires restreint mais très réussi, notamment Misuzu, l’amie de Tomo, une brunette réservée qui agit en coulisses pour tenter de faire avancer la situation, malgré son aversion sans bornes et réciproque pour Jun.

On pourrait aussi parler de Carol, leur camarade d’origine anglaise, abordant en permanence un sourire qui semble détaché de toute préoccupation terrestre, laissant parfois paraître derrière un mur d’innocence une compréhension des choses de ce monde qui ne semble pas lui correspondre du tout. À la suite d’un malentendu, elle finira par se rapprocher du petit groupe d’amis et par rejoindre Misuzu dans l’assistance et l’observation des déboires romantiques de Tomo.

Alors Tomo-chan, pourquoi c’est bien ? Après tout, ce n’est à priori qu’une comédie romantique de plus, non ? Effectivement, aucune transgression et aucune avancée scénaristique de Tomo-chan jusque-là ne sort des frontières habituelles du genre. Et pourtant, je ne peux pas laisser dire que Tomo-chan, n’est « qu’une » comédie romantique, car c’en est une très bonne. En effet, en tant que sous-genre très populaire, la comédie romantique est associée à une sorte de médiocrité qui prête à penser qu’à moins d’apporter quelque chose de nouveau et de frais, une œuvre appartenant à ce genre aurait grand mal à avoir un intérêt. Tomo-chan prouve le contraire. En le regardant avec cette objectivité qui me caractérise, je peux vous assurer que rien de ce qu’offre Tomo-chan n’est véritablement nouveau. Et pourtant, tout y semble frais. Serait-ce donc là le secret, une bonne exécution ?

Tout bêtement, oui. De bons personnages, de jolis dessins, des bonnes blagues, des interactions savoureuses entre les personnages, des indices de progression romantique çà et là, sans éléments trop redondants (oui je te parle, Jitsu wa Watashi wa), vraiment, qui a besoin de quoi que ce soit de plus ? Tomo-chan navigue avec talent et flair les eaux du genre, et même si on sent bien que la conclusion romantique n’est pas pour demain, le voyage est au moins aussi agréable que la destination à l’horizon. Le manga est bercé d’une innocence, d’une douceur et d’un charme rafraichissants, rendant le tout absolument irrésistible. Pour moi c’est un gros coup de cœur, et je vous invite à prestement aller lire tout ça, ça se dévore d’une traite.

Je ne sais pas si le texte a beaucoup aidé mais en tout cas j’espère vous avoir donné envie de lire Tomo-chan. Pour la semaine prochaine, je parlerai de l’exact inverse de Tomo, et en attendant, je vous souhaite une bonne semaine. Et si vous vous retrouvez dèg parce que la publication est normalement quotidienne mais que là l’auteur est en pause jusqu’au 17, eh bien…

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2 réflexions sur “Tomo-chan wa Onnanoko! – Garçon mon cœur

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