Kuma Miko – J’ai besoin de doigts (les griffes c’est pas top)

Cette semaine, on va faire court. Oui, je sais, je dis ça à chaque fois et à chaque fois j’écris des pages de texte quand même. Certes, mais là j’ai pas non plus grand chose à dire, donc il y a peu de risques que je m’étale. Non ?

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Alors aujourd’hui on va parler de Kuma Miko, et c’est quoi Kuma Miko ? Eh bien c’est un manga de Masume Yoshimoto, une mangaka qui officie dans le Comic Flapper, une publication seinen notoire qui publie par exemple Tonari no Seki-kun (bon trip avec une bonne adaptation animée) et qui a publié l’adaptation d’Overman King Gainer, qui était illustrée par un de mes auteurs de H préférés, mais je sens que ce billet commence à partir en couille, donc revenons à l’essentiel.

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Kuma Miko, c’est l’histoire de Machi, 14 ans, qui est une miko (en très gros, une prêtresse shintoïste). Elle vit dans le petit village perdu dans les montagnes de Kumade, en compagnie de Natsu, qui a la particularité d’être un ours parlant. Cette jeune Machi, comme toute fille de son âge dans cette situation, n’a qu’un rêve, c’est de se barrer de là pour aller au lycée dans la grande ville, là où les portables ont du réseau et où il y a des commerces à moins de 10km à la ronde. Caractérielle, elle est supervisée par Natsu, qui joue en quelque sorte le rôle de l’adulte et du gardien de la jeune fille qui, malgré toute sa bonne volonté, est absolument incapable de se débrouiller une fois sortie du village où elle a vécu l’intégralité de sa vie.

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Vous l’aurez probablement deviné, Kuma Miko est un slice of life paisible, un peu dans la veine d’un Non Non Biyori sur pas mal d’aspects. Profitant d’un casting très limité (les gens du petit village quoi), il nous présente les conversations et les disputes de la fille et de l’ours, les cérémonies religieuses exécutées à tâtons par les deux, et les tentatives de la jeune miko de sortir du village. C’est calme, c’est très sympathique, c’est aussi vraiment joli (surtout les pages couleur qui sont colorisées façon aquarelle) et c’est globalement une lecture qui ne manquera pas de satisfaire les amateurs du genre.

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Et vous n’êtes peut-être pas sans savoir que Kuma Miko profite en ce moment même d’une adaptation sur le petit écran, ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai lu et la raison pour laquelle j’en parle. L’adaptation semble trouver son public en occident, et effectivement elle est assez fidèle à l’original et plutôt sympathique. Mais déjà vous voyez dans mon choix de mots une sorte de réticence, et en effet, j’ai un problème avec l’anime, et ce problème, c’est le rythme. L’anime adapte le manga au rythme de deux chapitres par épisode, et s’il ne fait pas l’erreur de faire une adaptation case-par-case, le script ne s’éloigne presque jamais de l’original, et surtout il prend son temps. La bande-son est tranquille, les plans sont longs et les seiyuu sont sous analgésiques (notamment Hiroki Yasumoto, le seiyuu de Natsu, qui semble vraiment être en paix avec l’univers dans la plupart de ses répliques). Le résultat c’est que l’anime est encore plus calme que le manga, qui est déjà un petit moment de paix à lire. Je pense pas que ça soit un problème si on n’a pas encore lu le manga, mais personnellement je me suis mis à trouver le temps anormalement long, et je pense qu’il y avait de meilleures façons de faire pour donner légèrement plus de pêche à la série sans pour autant trahir l’ambiance de départ du manga. Dernière remarque, du point de vue de l’animation Kuma Miko est assez inégal, généralement irremarquable sans compter quelques petites boulettes, mais il profite de quelques grands moments (la première moitié de l’épisode 3 est excellente de ce point de vue) et surtout, de très jolis backgrounds, ce qui est essentiel pour un anime qui se passe dans les montagnes.

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Voilà, on a fait le tour. Du coup lisez Kuma Miko, c’est bon pour ce que vous avez, et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un billet à chaud sur une grande saga que j’aurais, j’espère, fini de visionner d’ici là. Et si vous n’avez pas de billet à l’heure, vérifiez si un avion d’Air Transat ne serait pas disparu au-dessus de l’Atlantique, ça serait la raison. Bonne semaine en tout cas !

Une réflexion sur “Kuma Miko – J’ai besoin de doigts (les griffes c’est pas top)

  1. Cet anime figurais déjà dans mes priorités après en avoir vu l’extrait dans les upcoming prometteurs, la description que tu en fais me confirme cette impression 🙂 Je vais sans doute me laisser tenter par l’anime mais aussi par le manga papier(les illustrations à l’aquarelle que tu décris me font mourir d’envie ^^). Mon amour pour les ours étant sans limite .. comment résister !

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