Macross – Déculture générale

Chose promise, chose due, voici enfin mon billet dédié à la série Macross, que je me suis enfilée en quelques semaines. Alors que Macross Delta entame son second cour avec l’approbation des spectateurs du monde entier, je me suis donc penché sur les racines de cette saga d’apparence tentaculaire pour vous offrir un petit bilan, histoire de vous simplifier les choses et de présenter les différentes séries, si vous comptez vous aussi vous y mettre. Je vais vous parler d’un peu tout l’aspect anime de la saga, les manga, romans et autres jeux vidéo m’étant tout à fait étrangers. Et je ne parlerai pas non plus de Robotech, à quoi bon compliquer les choses.

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Alors Macross, c’est quoi ? C’est une autre saga de mecha qui a pour principale originalité de placer la musique au centre de son intrigue. Plutôt que d’être juste une excuse pour vendre des CDs, la musique y apparaît comme une fière représentante de la culture et de la capacité créatrice de l’humanité, en opposition avec les armées qui ne font que détruire. Si la série a donc des velléités pacifistes, il n’empêche que la morale globale c’est plutôt : « une chanson c’est bien, mais une chanson et une salve de missiles c’est mieux ». Et en effet, la série est surtout connue pour ses fameuses volées de missiles, présentées dans des cuts d’animation que ceux qui aiment lever le petit doigt en parlant de cartoons chinois appellent Itano Circus, et qui sont, il faut bien le dire, extrêmement satisfaisants à observer. Et les missiles ne sont pas sol-sol, puisqu’un autre point commun de toutes les séries Macross est une gamme de chasseurs transformables nommés les Valkyrie, qui peuvent donc se transformer en mecha humanoïdes nommés Battroid (aucun rapport avec le sombre cavalier), et en une forme intermédiaire entre l’avion et le mecha nommée GERWALK. Parmi les autres trucs récurrents dans la série, la romance avec très souvent des trios amoureux dans lesquels se reflètent la dualité musique/armée de la série, les protagonistes qui sont des amoureux des airs mais n’aiment pas l’armée, les chansons de qualité, les races extraterrestres belliqueuses et la propension des protagonistes à ne pas choisir la best girl. Avec ça, on a couvert le principe de Macross, on peut commencer à passer en revue les séries.

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Le saviez-vous ? En screenshot, l’Itano Circus, ça rend beaucoup moins bien qu’animé.

La saga commence donc en 1982 avec la série Choujikuu Yousai Macross, issue de l’imagination de Shouji Kawamori et produite par le Studio Nue. Prévue pour deux cours mais finalement étendue à trois grâce à son succès, la série parle des mésaventures d’un croiseur spatial d’origine inconnue s’étant crashé sur terre en 1999. Dix ans plus tard, restauré par l’humanité et baptisé SDF-1 Macross, il s’envole, mais non sans tracas. Confrontés à une menace extraterrestre apparue de nulle part (une race de géants vivant pour la guerre, nommés les Zentradi), ils se retrouvent forcés à se téléporter de l’autre côté du système solaire, emportant par mégarde avec eux une ville de 50 000 habitants, oups désolé. La vie s’organise dans le vaisseau durant ce voyage, et dans la partie civile du vaisseau, où les 50 000 gugusses se sont réfugiés, une jeune fille nommé Lynn Minmay se distinguera en tant que chanteuse. Dans l’anime, on suivra Hikaru Ichijou, pilote civil, la suscitée Lynn Minmay, et une officière du Macross nommée Misa Hayase. La série est certes longue, peut-être trop (le dernier tiers n’est pas forcément nécessaire sauf pour conclure certaines intrigues, notamment le fil rouge romantique), mais jamais lassante, parce que Macross a le mérite d’avancer assez vite. Par rapport à des séries où on aura peut-être une bataille par épisode puis retour à la base, dans Macross il se passe vraiment plein de trucs, et on ne laisse pas tellement le temps à la routine de s’installer. La série n’est pas irréprochable, l’animation a son âge (même si la série est très jolie pour l’époque, avec plein de cuts de grande qualité), certains personnages sont imbuvables, le dernier tiers fait un peu trop rajout, le capitaine est un peu un gros con, mais ces imperfections ne font que rajouter du charme à une série qui ne fait pas comme tout le monde, et utilise ses propres thèmes et idées de façon intéressante. Si je devais choisir je dirais que le milieu de la série est facilement la partie la plus plaisante. Et puis bon, les chansons sont bien, le Macross a de la gueule, non, vraiment, si vous aviez peur de commencer la série, Choujikuu Yousai Macross est vraiment une très bonne porte d’entrée, complète, plaisante et accessible. Une fois de plus, la série a un peu plus de 30 ans et ça se voit, m’enfin si vous comparez aux premières séries Gundam, la différence fait sourire. Donc si cet obstacle mineur ne vous fait pas peur, commencez par le commencement, ça vaut le coup.

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Mais si 36 épisodes c’est vraiment trop pour vous, il vous reste des options puisqu’en 1984 sort Choujikuu Yousai Macross: Ai Oboete Imasuka, plus connu avec le sous-titre anglais Do You Remember Love. Ce film est une adaptation de la série, et profite d’une technique aux oignons (et si vous n’aimez pas les oignons sachez que vous êtes un bien triste personnage) qui permet de profiter de toute la gueule du chara-design de Haruhiko Mikimoto et du mecha design de Kazutaka Miyatake et Kawamori, avec notamment un magnifique final sur la chanson Ai Oboete Imasuka interprétée par Minmay (Mari Iijima). Mais tout n’est pas rose, puisque ce qui en souffre, c’est le scénar de Kawamori, qui se retrouve amplement modifié pour tenir en deux heures. Ouste la flotte principale des Zentradi, ouste Quamzin et sa résistance, ouste Loli Dorcel et ses copains, ouste une partie de la cohérence du scénar. Le résultat est donc un peu brouillon de ce côté, avec notamment une première grande bataille pas super claire. Autre regret, le design des principaux antagonistes Zentradi du début de la série, qui se retrouvent avec une gueule complètement différente que je kiffe pas trop. Vous l’aurez compris, malgré sa bonne poire, Ai Oboete Imasuka n’a pas ma préférence par rapport à la série, mais si vous avez la flemme de vous faire les 36 épisodes, après tout, qui suis-je pour juger. D’autant que c’est plutôt le canon du film qui a été repris plus tard dans la série, donc bon. Trois ans plus tard sortira un OVA sous-titré Flash Back 2012, mais c’est juste une compilation des chansons de la série avec juste quelques scènes inédites en plus.

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Quelques années plus tard, le Studio Nue et Shouji Kawamori ne se sentent pas de continuer à faire du Macross mais la société Big West (qui a financé à peu près l’intégralité de la saga) ne l’entend pas de cette oreille. Alors sort un OVA en 6 épisodes nommé Choujikuu Yousai Macross II: Lovers Again, sans l’implication des créateurs originaux. On y suit un jeune journaliste dont j’ai paumé le nom, qui trouve, pendant une bataille de l’armée humaine contre un nouvel ennemi extraterrestre, une jeune fille. Celle-ci est une chanteuse de l’armée ennemie, qui leur permet de combattre les chansons qu’utilise l’armée humaine, et qui motive les troupes. Un triangle amoureux se forme avec une militaire de passage dans le coin, et ils affrontent ensemble la menace. Somme toute très oubliable, cette petite série tente de marcher dans les pas de son illustre ancêtre et y colle finalement un peu trop, puisque de grands bouts du scénario proviennent directement de la première série. La série n’est donc pas bien originale, ni extrêmement jolie, n’a pas le temps de développer suffisamment ses persos et sera vite oubliée à raison, puisque de toute façon quand Nue et Kawamori reviendront sur la série ils reprendront le canon sans Lovers Again, qui sera considéré comme prenant place dans un univers parallèle, et auquel il ne sera plus jamais fait référence (ou alors ça m’aura échappé). L’opening est sympa cela dit.

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C’est pour la presse, je jure.

Et on pourrait dire qu’ils sont pas très sympa à balancer à la corbeille une série comme ça juste parce que c’est pas d’eux, mais d’un autre côté quand ils reviennent, en 1994, c’est pour nous sortir Macross Plus, un OVA en 4 épisodes, qui met un taquet à absolument toutes les séries des environs, sans parler de Macross II. Il raconte l’histoire d’Isamu, fraichement muté pilote d’essai sur la planète Eden, qui va se retrouver face à son passé et notamment à une ancienne amie qui est devenue la productrice d’une idol virtuelle, Sharon Apple. Maintenant, comment dire… Macross Plus est superbe, d’une technique impeccable, avec une animation détaillée et très fluide, des séquences en Valkyrie incroyables, et des concerts de Sharon Apple très trippants, bien réalisés et assez malaise. La musique est assurée par une Youko Kanno en grande forme (Idol Talk (la chanson en français) me plait pas du tout, mais Information High c’est <3). Et puis le scénario et les personnages sont bien écrits (le scénar est par Keiko Nobumoto, soit madame Cowboy Bebop et Tokyo Godfathers), j’y reprocherais juste une fin un poil décevante. Non, vraiment, Plus est une tuerie, ni plus ni moins. Si vous ne devez voir qu’une chose de la saga Macross, voyez Plus, c’est bon à ce point. Il y a aussi une version film qui est arrangée un peu différemment avec quelques scènes en plus. Cela dit dans l’OVA il y a un docteur qui a genre trois lignes et qui est doublé par Norio putain de Wakamoto, et dans le film il est doublé par un autre gusse et du coup le film est automatiquement en-dessous, mais à part ça les deux vous sont très hautement recommandés par ma personne.

Et en 1994, c’est aussi le retour aux affaires de la saga Macross à la télé, avec Macross 7, qui est un tout autre cas. On y suit les aventures du groupe de rock Fire Bomber, avec pour figure de proue Basara Nekki (ça me fait bizarre de l’écrire dans ce sens), un monomaniaque qui ne pense à rien d’autre qu’à chanter pour tout le monde, partout et tout le temps, et notamment en plein champ de bataille, sans jamais s’expliquer (et quiconque a vu notamment Aquarios Logos sait que les personnages monomaniaques peuvent être extrêmement casse-burnes, surtout quand on ne sait pas ce qu’ils pensent). La colonie sur laquelle ils vivent, rattachée au Macross 7, est attaquée par une race extraterrestre inconnue qui aime absorber l’énergie vitale des humains, le Spiritia. On y retrouve deux-trois persos issus de la première série Macross, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais à part ça Macross 7 est vraiment à part. Déjà, on a pendant 26 épisodes exactement la même structure scénaristique : ils font un concert / quelque chose dans la colonie -> les méchants attaquent -> Basara part chanter dans son mecha sur le champ de bataille comme un connard pendant que des gens meurent autour de lui pour protéger son cul -> les méchants battent en retraite. Et non content de ça, le truc est bourré d’incohérences, de cuts réutilisés en boucle pratiquement à chaque épisode (j’ai vu un mec se faire absorber son Spiritia trente fois, si c’est pas un légume maintenant je sais pas ce qui s’est passé), et la bande-son tourne très très vite en boucle parce qu’on entend pratiquement QUE les chansons de Fire Bomber, et dans la première moitié de la série leurs chansons doivent se compter sur les doigts d’une main. Et même si les chansons sont bien, au bout de la centième fois à entendre Planet Dance et son SAA HAJIMARUZE SATURDAY NIGHT, ou Totsugeki Love Heart, ça devient dur à supporter. Vraiment, la première moitié de la série (parce que oui Macross 7 c’est 49 épisodes) est un supplice. Heureusement, une fois passé ce cap infernal la série sort un peu de ses habitudes et fait enfin progresser l’intrigue de façon significative, gagne beaucoup en variété, offre plus de chansons (notamment Holy Lonely Light qui apparait vers la moitié de la série (un peu avant) et qui sent énormément le Deep Purple de la grande époque), bref, on s’amuse. La série part dans des délires un peu spéciaux à certains moments (notamment quelques passages très Dragon Ball Z), mais libérée de sa phase Groundhog Day, elle devient franchement plaisante. Ce n’est pas pour autant que je vous la recommanderais. A la limite regardez le premier épisode, enquillez sur le 27ème et procédez normalement jusqu’à la fin, et lisez sur Wikipédia le peu que vous avez manqué (à priori, l’arrivée de Sivil sur la colonie, la fondation de la Sound Force et deux-trois révélations sur la nature de l’ennemi, c’est à peu près tout). Ou alors faites comme moi et regardez tout, et nous pourrons partager notre souffrance. Bref, c’est pas mauvais puisqu’on en ressort avec un pas mauvais souvenir, c’est juste probablement l’anime qui met le plus de temps à démarrer au monde. Et un premier épisode qui en dure vingt-six, c’est une douleur physique.

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Le mecha a un peu de la gueule cela dit.

La série a eu le droit à un certain nombre de spin-offs, dont notamment un film nommé Macross 7: Ginga ga Ore o Yonde Iru!, qui est juste une sorte de gros épisode de Macross 7, un peu à la façon des films des grandes séries populaires de manga shounen comme Naruto ou One Piece : c’est une histoire inédite sans conséquence qui pourrait se placer un peu n’importe où dans la série. Le film est somme toute assez oubliable. Macross 7 Encore, par contre, est tout sauf oubliable. Cet OVA de trois épisodes se présente comme une série d’épisodes supplémentaires de Macross 7, eux aussi sans véritable conséquence, mais surtout très très barrés. Le premier épisode est génial, le second est sympathique et le troisième est aussi très drôle. Si vous êtes un fan de Macross 7, c’est vraiment immanquable. Et enfin on a un OVA en 4 épisodes nommé Macross Dynamite 7, qui est une suite (mais ne vous attendez pas à y trouver la réponse à certaines questions laissées en suspens par la série, puisque là c’est une toute autre histoire, avec juste Basara comme protagoniste). On y voit Basara suivre un daron doublé par mon chéri Jouji Nakata, qui part à la chasse aux baleines galactiques et qui se retrouve pris dans un conflit entre des flibustiers de l’espace et le bras armé de la justice locale. C’est mieux que le film mais je n’en garde pas non plus quoi que ce soit de très marquant en tête.

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Sans commentaires sur le comportement de sa femme dans le dernier épisode d’Encore.

Une fois libérée de la malédiction de Macross 7, la saga nous offre un nouveau volet en la personne de Macross Zero, série OVA en 5 épisodes sortie en 2002. Servant de préquelle à la première série (si vous voulez regarder la saga sachez que ça marche aussi, vous pouvez tout à fait apprécier Zero avant de voir le reste, même si ça me semble bizarre et que j’aime pas les gens bizarres), Zero nous place dans la guerre qui a opposé les Nations Unies à des rebelles pendant la guerre d’unification qui a mené à l’établissement des Nations Unies en tant qu’autorité unificatrice de la Terre, condition sine qua non à la conquête spatiale (sinon ça tourne comme dans Terra Formars et c’est la merde). On y découvre le prototype des Valkryie, le Zero, et un pilote de l’armée nommé Shin, qui se fait descendre au-dessus de l’océan et se réveille au beau milieu d’un documentaire d’anthropologie sauce exotisme, le genre que vous pouvez trouver sur Arte au milieu de l’après-midi. Blague à part, il se retrouve donc sur une île habitée par des gens un peu coupés du monde et très attachés à la tradition. Il se retrouve notamment confronté à une sorte de prêtresse qui lui est un peu hostile mais en fait pas vraiment, voyez-vous ce que je veux dire. Pour Zero, ce que j’ai de mieux à dire est que c’est une série « à part ». Nous offrant le retour d’un personnage de la première série, Zero se penche sur une partie du background de la série mais offre en fait finalement peu d’éclaircissements, se contentant d’un scénario bien parti mais finalement assez cliché. Du point de vue technique, la série est très facile à dater : tout crie « début des années 2000 », du chara design à la 3D qui ne se fait pas trop discrète. Cela dit ne soyons pas médisants, la série est vraiment belle et bénéficie notamment de très beaux décors. Et puis la bataille finale entre les chasseurs des deux camps est vraiment sympa. Vous l’aurez peut-être compris entre mes lignes, cet OVA m’a laissé globalement froid, et quand je suis arrivé à la fin du dernier épisode avec un plan genre « chut, regarde, c’est magique », j’ai fait une croix sur l’idée d’en dire beaucoup de bien. Cela dit les chansons sont sympa, notamment celle en français, nommée Arkan.

On avance encore les aiguilles de la montre pour atteindre 2007, et la série qui commémore les 25 ans de la série : Macross Frontier. Frontier nous présente les péripéties d’Alto Saotome, un lycéen à bord de la colonie raccrochée au Macross 25 (TIENS TIENS). Celui-ci aime voler, et voler il va. Il rencontre tour à tour Sherly Nome, une idol qui a le vent en poupe dans toute la galaxie, et Ranka Lee, chanteuse aspirante fort charmante. La flotte va se retrouver confrontée à un ennemi sous la forme, pour la première fois dans la série, de bestioles space-ready vachement pas sympathiques (plutôt que d’avoir des humanoïdes à bord de vaisseaux comme dans les autres séries). Le scénario n’est pas exceptionnel et la série n’est pas non plus très jolie (de beaux décors par contre), mais elle parvient à convaincre avec des persos qui deviennent assez vite attachants et une masse de bonnes chansons (retour de Youko Kanno à la barre et ça se sent). Chose à noter, c’est probablement la série Macross jusque-là qui se concentre le plus sur son intrigue romantique (hormis Plus) et qui fait le mieux l’aspect vie de tous les jours avec des interactions entre les personnages souvent assez savoureuses. Le scénario reste assez léger (sinon il n’y aurait pas un épisode plus ou moins dédié à une chasse à la culotte…) malgré quelques intrigues plus sérieuses. Aussi, notez que c’est facilement la série la plus autoréférentielle de la saga : Frontier multiplie les clins d’œil plus ou moins légers et les références à toutes les autres séries de la saga, et c’est très sympa à voir pour les fans de la saga.

Autre chose intéressante à noter, la série s’est retrouvée adaptée au cinéma en deux films, Itsuwari no Utahime et Sayonara no Tsubasa, qui prennent leurs libertés par rapport au scénario original de la série, et c’est vraiment pour le mieux. On conserve les qualités de la série avec en plus une bien meilleure réalisation, une technique plus propre (normal), et un scénario abordé sous des angles bien plus intéressants et frais. Et si le premier film reste assez proche de la série originale, le second fait ce qu’il veut sans vergogne, et c’est difficile de lui en vouloir quant au final on se retrouve avec un croiseur Macross qui entre dans l’atmosphère en faisant du surf sur la carcasse d’un autre croiseur. Qui plus est, les films dissipent un des points noir de la série qui est que celle-ci était la première à présenter un ennemi clairement et indiscutablement mauvais, de façon purement manichéenne. Bref, à choisir je vous conseille carrément les films, mais la série est très sympa aussi. Seul problème des films : Alto y donne sa réponse, et la réponse ne me satisfait pas. Heureusement la justice galactique le rattrape peu après. Ah non, autre problème des films : il me semble qu’on n’y retrouve pas le Ai Oboete Imasuka interprété par Ranka (Megumi Nakajima), qui est une pure merveille. Dernière chose : ne vous intéressez pas au film FB7: Ore no Uta wo Kike!, c’est juste un récap mal branlé de Macross 7, vaguement mis en scène comme une séance de visionnage de Macross 7 chez un des persos de Frontier, avec une scène de concert bonus de Ranka et Sheryl (sur une des chansons de Fire Bomber). Et si vous vous demandez si ce serait pas possible de juste regarder FB7 au lieu de Macross 7, je vous dirais que je doute que le scénar soit compréhensible vue la façon dont il est monté.

Et nous voici en 2016 pour le dernier né de la série, Macross Delta. La série nous présente Hayate Immelmann, jeune désœuvré qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie, et Freyja Wion, une Windermerienne qui cherche à intégrer l’unité musicale tactique Walküre. Hayate se découvre une passion pour les cieux et rejoint l’unité Delta, dédiée à la protection de Walküre. Songs and dogfights ensue, dirais-je. Pour l’instant je dois dire que Delta manque un peu niveau Itano Circus, que le développement du triangle amoureux se fait sur des ficelles un poil grosses, et que Mikumo (une des membres de Walküre) est très relou dans son rôle de meuf mystérieuse qui n’ouvre la bouche que pour parler en énigmes ou pour critiquer Freyja du haut de son piédestal de center, mais à part ça, je suis plutôt conquis. Madame Kanno n’est plus à la compo, mais la série est quand même un nid à bonnes chansons (Ikenai Borderline et Bokura no Senjou sont 100% cœur). Et puis surtout, la série est jolie, pleine de petits détails sympathiques et riche en animations de qualité notamment sur la personne de Freyja qui est à mourir d’amour tellement elle est mignonne (et moi qui suis très sensible aux petits accents en japonais, je kiffe). Si vous n’avez pas ressenti quelque chose quand elle dansait dans le cockpit du Valkyrie de Hayate pendant leur sortie en mer dans l’épisode 5, vous n’avez pas d’âme, c’est somme toute assez simple. Hormis la qualité des animations, je tiens à dire que le chara-design me fait beaucoup penser au travail de Mai Yoneyama sur Kiznaiver, surtout au niveau des yeux, et que c’est tout sauf une critique. Notez que c’est aussi la série de la saga qui met le plus l’accent sur les races extraterrestres de la galaxie en en introduisant quelques une de plus dès le départ, s’offrant ainsi un casting haut en couleurs avec un capitaine Zentradi par certains aspects très similaire à un certain Gamagoori, décidément j’ai du mal à me sortir Trigger de la tête en regardant ça. Passons aux défauts, le scénario ne présente pour l’instant rien de bien frais (et on voit venir d’ici un certain nombre d’événements à venir), et la 3D pas super belle des vaisseaux ne prend pas la peine de se cacher, et dans certaines scènes (notamment la mort tragique bien que téléphonée d’un personnage), ça jure vraiment. Bref, c’est une série pas extrêmement originale, mais pleine de charme et assez chargée en bonne humeur là où il faut. C’est un vrai petit plaisir à regarder et c’est vraiment tout ce que je lui demande.

C’est, je pense, tout ce que j’avais à dire d’important sur la série. Si la question « bon alors qu’est-ce que je regarde, moi ? » est toujours sans réponse dans votre esprit, alors je vous réponds tout de go : Choujikuu Yousai Macross et Macross Plus, ce sont les essentiels, sans problème. Si les 36 épisodes ou l’âge de la série originale vous font peur, alors substituez-y le film Ai Oboete Imasuka (bonjour la romanisation hasardeuse), mais hors de mon regard un peu triste. Et si vous étiez de toute façon parti pour regarder Delta, alors éventuellement regardez les deux Gekijouban Macross Frontier (comprendre : les deux films), pour vous faire le pont entre les deux plus vieilles séries et la plus récente. Et puis si vous êtes comme moi et que je vous supportez pas de laisser passer quelque chose, alors regardez tout. Moi je ne le regrette certainement pas (enfin sauf pour quelques dizaines d’épisodes de 7…). C’est en tout cas une série différente des autres et très intéressante à regarder, en plus d’être assez variée… et ça vous mettra un bon paquet de chanson en tête.

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Pour la semaine prochaine, vous aurez le droit à un petit manga. Eh oui, j’apprends mes leçons, et puis bon, les billets de 20 000 signes et plus, c’est sympa mais p’têt pas toutes les semaines. Tiens, en parlant de dizaines de milliers de caractères, le bilan de la saison du printemps arrivera en juillet. J’aimerais le rendre aussi complet que possible et il me reste deux-trois sagas de plusieurs centaines d’épisodes à regarder, donc je me donne un peu de temps pour faire ça, merci de votre compréhension. Vous l’aurez avant août en tout cas, ça s’est sûr. Sur ce, je vous laisse, j’ai danse classique.

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