Karakai Jouzu no Takagi-san – L’experte tease

Vous aussi, commencez bien votre  journée en étant en retard pour votre train dans une ville que vous connaissez pas, un dimanche à 7h du mat, en manque de sommeil et déshydraté, avec un phone qui déconne et zéro thunes sur vous. En fait non, je ne vous le souhaite pas. Mais si, contre toutes attentes, j’ai pu atteindre mon train à temps, j’ai envie d’arrêter les frais ici pour aujourd’hui niveau sensations fortes et de parler de quelque chose de calme. Coup de bol, j’ai un bon client sous la main.

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Voilà qui résume plutôt bien l’état actuel du bilan du printemps. Pas très déso.

Cette semaine on va donc parler de Karakai Jouzu no Takagi-san, qu’un éventuel éditeur courageux pourrait localiser sous le nom de « Takagi, experte en taquinerie ». Ce manga de Souichirou Yamamoto (à propos de qui je n’ai strictement rien à dire de drôle ou d’intéressant, pour changer) a commencé sa publication en 2013, et j’ai envie de vous en parler. Si, j’ai bien un truc drôle (avec dix guillemets) à dire : sur les cinq recommandations proposées par Manga-Updates sur la page du manga, quatre étaient des hentai. Un certain sens de la taquinerie.

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Pour le coup, Karakai Jouzu no Takagi-san est un de ces manga dont tout le concept tient dans son titre. Nous avons d’un côté Nishikata, un collégien japonais ordinaire, et de l’autre Takagi, sa camarade de classe, qui a pour particularité d’être très douée pour le taquiner (oui, le mot va beaucoup revenir, synonymes.com m’ayant beaucoup déçu). L’action se déroule en général pendant les cours (ils sont à l’arrière de la classe), mais aussi sur le chemin du retour du bahut, qu’ils parcourent ensemble. À chaque fois Takagi essaye de perturber son petit camarade, à chaque fois Nishikata essaye de ne pas se faire avoir et de rendre la pareille à Takagi, et à chaque fois Nishikata se fait avoir quand même, ce qui lui vaut généralement de se faire remarquer par son prof en plein cours. Dans l’idée, on a un concept qui est finalement assez proche de celui d’un Tonari no Seki-kun (mais inversé, du coup), mais on ne prend pas ici la même direction.

Déjà, contrairement à Tonari no Seki-kun, ici, on voit très rapidement où chaque chapitre veut en venir, donc le plaisir de lecture ne vient pas vraiment de la découverte des diverses façons que l’un aura de perturber l’autre. Là, l’accent est plus mis sur les personnages que les situations, et l’essentiel du charme du titre vient de leurs interactions, et du développement lent mais plaisant d’une petite intrigue romantique. Oui, parce que très rapidement, on voit que Takagi n’est pas si appliquée à jouer avec Nishikata que parce qu’il est une cible facile. Celle-ci joue d’ailleurs de cette ambiguïté romantique pour taquiner Nishikata encore plus, et le faire rougir de plus belle. Si le fait d’avoir des chapitres assez prévisibles est sans doute un obstacle à l’appréciation d’un plus large public, le manga brille d’un charme et d’une innocence qui ne tarissent pas au fil des chapitres. Et si au bout de 30 chapitres il est difficile de dire jusqu’où le mangaka veut aller dans ce sens (ce qui est aussi la raison pour laquelle je n’ai pas encore chroniqué un certain Kanojo wa Rokurokubi), on peut voir une claire évolution de leur relation et de la façon que Nishikata a de voir Takagi.

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Soutenu par un style propre, le manga se plait à vous réchauffer le cœur régulièrement et se place sans conteste dans le genre de l’iyashikei. Tiens d’ailleurs, je n’en ai jamais parlé donc évoquons le rapidement, qu’est-ce que l’iyashikei ? Signifiant littéralement « guérison », le terme désigne tous ces manga et anime qui cherchent principalement à vous soigner l’âme et à vous apporter une joie communicative. C’est donc très souvent associé avec le genre slice-of-life, et parmi les cadors du genre on pourrait citer Non Non Biyori, Hidamari Sketch, mais aussi celui qui est pour moi le maître absolument incontesté du genre, le parrain, le padre, enfin plutôt la maîtresse, la marraine, la madre : Aria, de l’infiniment géniale Kozue Amano (vous sentez la passion ou bien ?). De ce côté, Karakai Jouzu no Takagi-san remplit le contrat plutôt pas mal, on ressort de chaque chapitre avec un peu de baume au cœur, le dessin (notamment des décors) étant suffisamment soigné pour que le tout soit vraiment agréable à l’œil tout en étant très facile à lire.

Je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à dire de ce petit manga toujours en cours (trois tomes au Japon), et j’espère vous avoir donné envie d’y jeter un œil. Et pour fêter ce billet particulièrement court (moins de 1000 caractères, wow !), je dois vous annoncer que la semaine prochaine il n’y aura pas de billet sur ce blog pour cause de présence à la Japan Expo du jeudi au dimanche (et de logement dans une chambrette sans wi-fi). Si vous y êtes faites-moi coucou, je serai facile à repérer : je suis le brun à lunettes vaguement barbu, avec un t-shirt à référence et un jean. Et la semaine après la semaine prochaine, vous aurez le droit à un billet sur un mystérieux salon sur la culture populaire japonaise, saurez-vous deviner lequel ?

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