Japan Expo 2016 – État de fées

Le week-end précédent, je me suis rendu à la Japan Expo. Première chose à remarquer dans cette affirmation hautement propice à controverse : la présence de déterminant avant le nom du fameux rendez-vous annuel des amateurs de hot-dogs à 5€ vous permet de repérer que ceci n’est pas un billet sponsorisé ou quoi que ce soit, j’ai bien dû racler les tiroirs de la famille pour payer ma place. Seconde remarque qui vous vient à l’esprit : pourquoi ? Que fais-tu pauvre fou, c’était mieux avant, pourquoi aller se mêler à toute cette plèbe qui point ne sait ce qui est bon pour elle ? La réponse est simple : j’avais envie. Le fait est que je n’étais jamais allé à la célèbre Japan Expo, que j’en avais l’occasion, et que j’ai voulu en profiter, honte sur moi. Mais du coup, autant faire les choses bien et vous raconter, à vous autres qui y étaient peut-être, qui n’y étaient pas et auraient voulu, ou qui étaient pas loin mais n’avaient pas envie. Venez, approchez, je vais vous raconter ma folle aventure dans ce haut lieu de l’intelligentsia des gens qui payent 60€ des figurines qui en valent 30. Notez que ce billet suivra vaguement une continuité temporelle, mais pas trop non plus. Notez aussi que le billet sera saupoudré de mes photos bien dégueulasses. Si vous retrouvez votre visage sur une de ces photos et que ça vous dérange, envoyez-moi un commentaire, un courriel, un mec baraque habillé en noir, peu importe, et je passerai ça gentiment au flou.

Jeudi

Ce jour désigné par le pointeur du destin, manifestement farceur, j’aurais bien aimé rentrer dans une fille pressée courant avec une tranche de pain dans la bouche, mais je n’ai fait que rentrer dans un TER. Voilà qui résume bien la journée, car si je m’attendais à arriver en fin de journée à Paris, à temps pour aller au Parc des Expositions en reconnaissance, j’ai finalement passé la quasi-intégralité de la journée dans ce foutu wagon, avec la clim coupée, en attendant quelques heures l’arrivée providentielle d’un nouveau moteur aux portes de Paris, moteur qui nous permettra d’aller à la prochaine gare à partir de laquelle nous allons devoir investir RER et autres moyens de transport pour nous démerder comme des grands. Fatigué, la JE étant de toute façon déjà fermée pour la journée, je suis donc allé à mon lieu de résidence temporaire, j’ai choppé un kébab en passant chez un grec à ça de fermer, et accompagné d’un ventilateur bien utile quand on loge juste sous le toit d’un immeuble pas tout jeune, je me suis regardé quelques épisodes de Sailor Moon de plus avant d’aller me coucher, bercé par les chants des supporters du bistrot d’en face, et confiant dans l’idée que hahaha on va bien les niquer les bouffeurs de morue. Pas le temps de penser au fait que j’ai raté la conférence du mec de Pokémon, Morphée m’appelle et c’est super efficace.

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Présents sur le stand aujourd’hui : le moteur de mon TER, mes rêves et mes espoirs.

Vendredi

Levé aux aurores, après avoir choppé quelques croissants topissimes rue de Mogador, je prends le premier RER à l’avenant pour me rendre à l’événement que le TER m’avait refusé hier. Coup de bol, le trajet se fait sans encombre. Plus on se rapproche de l’endroit, plus les affiches My Hero Academia se multiplient dans les gares. Arrivé à Parc des Expositions, je m’aventure dans ce qui ressemble à s’y méprendre à un bout de zone industrielle, mais qui est en fait bel et bien l’entrée visiteurs de la Japan. Après avoir passé deux hangars remplis de barrières formant des files complexes, me demandant si je ne m’étais pas égaré au festival du labyrinthe de Tournauds-sur-Seine, j’aperçois enfin le vigile qui aura vite fait de me faire redécouvrir sous un nouvel angle ma masculinité. Heureusement, il est tôt et il y a assez peu de queue (aucun rapport avec la phrase précédente, je tiens à préciser), donc le tout avance. Je me retrouve finalement devant un panneau annonçant, à mon horreur, que Zankyou no Terror avait été déclaré meilleur anime du festival, et je prends très peur. Trop tard pour fuir mais trop tôt pour rentrer, je continue innocemment la partie de Zero Time Dilemma que j’avais déjà bien entamé la veille dans le train. Les portes s’ouvrent, je fais partie des premiers à rentrer, à moi la fameuse Japan.

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Et face à moi, rien de moins que ce que j’attendais. On rentre directement face à des dizaines de boutiques, mais le fameux centre commercial de la culture populaire japonaise ressemble plus à une sorte de rue de Marseille de la culture populaire japonaise : les gens parlent pas forcément la langue (pas mal d’italiens et d’allemands en l’occurrence), ils ont un peu tendance à avoir la même marchandise à peu de choses près, et le mec de l’autre côté de l’allée a tendance à être le cousin du mec auquel tu viens de parler pour vérifier le prix de cette Saber. J’avance. Après tout, il vaut mieux acheter ce genre de choses en fin de journée pour pas avoir à tout porter toute la journée. Je me retrouve face aux stands des éditeurs de jeux. Nintendo, Bandai Namco, Sony et Square Enix se disputent la vedette par stands gigantesques interposées. Personnellement, j’ai encore du mal à délimiter où le stand Sony s’arrête et où celui de Square commence, mais le fait est que les quatre ont mis les moyens pour montrer qu’ils existent. Pour tout dire, je ne m’y suis pas attardé, sauf sur le stand Bamco où j’ai tenté une partie de Taiko no Tatsujin, mais comme le mec qui est passé avec moi m’a pas laissé le temps de lire les instructions, je me suis retrouvé comme un gland fort rapidement. Et entre les stands d’éditeurs JV, celui de Pix ‘n Love, bien placé, où j’ai guetté un barbu de ma connaissance, qui était en fait à ce moment précis en mission pour le seigneur (comprendre : allé chercher des bouquins chez l’imprimeur de l’autre côté de la ville). Tant pis, avançons.

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Saurez-vous reconnaître ces personnes régulièrement invitées à venir causer FF sur le stand Square Enix ?

Plus loin s’étendent les stands d’éditeurs d’anime et de manga, et alors que je parcours le truc et admire les belles installations des stands Kurokawa, Ki-Oon, Delcourt Tonkam et autres, je trouve tout au fond un stand quasi-invisible, et qui me semblait disparaître à chaque fois que je tournais le dos : le stand des éditions imho, qu’ils semblaient partager avec un éditeur de magazines. Pourquoi j’en parle ? Parce que de ce fait, c’était un stand à taille humaine, où je ne me retrouvais pas pressé par les gens derrière, à parler avec des gens déjà au bout d’une heure de festival fatigués (et on les comprend, hein). J’ai pu parler une bonne grosse demi-heure avec le gars du stand, de manga pour adultes, de Garo, de gekiga, et d’un peu tous les manga de leur catalogue. Ça leur a valu toute ma sympathie, et une portion respectable de mon budget de JapEx. Du coup, attendez-vous à des billets sur des manga un peu spéciaux dans les mois à venir, j’ai de quoi lire et écrire pour un bout. Je suis aussi passé par le stand Kawa-Soft, que j’ai cherché un bail et qui était en fait dans la section « Nos artistes ont du talent », près de l’entrée du salon. Là aussi un stand à échelle humaine, mais les mecs sur place étaient peut-être un peu moins volontaires pour présenter leur came (en même temps je suis passé en fin de journée, je comprends le coup de barre). Je suis reparti avec quelques VN de plus sous le bras, normal.

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Malheureusement le brave gars avec qui je parlais s’est esquivé du cadre pour la photo. Enfin pas complètement, on voit son fute.

Que dire de plus sur la journée ? J’ai pas mal erré, j’ai pu constater que les stands sur la culture japonaise traditionnelle n’étaient pas aussi déserts que je l’aurais cru, et j’ai croisé un concert d’idol dans un stand pas bien indiqué, sans vraiment comprendre qui elles étaient et ce qu’elles faisaient là. Passons.
Mais si je passais le coin culture traditionnelle japonaise, c’était surtout pour atteindre la zone où se situaient les stands d’associations et autres regroupements de passionnées, où se trouvait notamment le stand de l’association Forum Thalie, qui a été mon oasis lors de toute la fin de semaine : des chaises dispo pour tous (car si l’esprit garde la pêche, le corps demande un peu de paix avant de retourner se plonger dans la marée humaine), des jeux pour me permettre de bluffer et de faire croire aux gens que j’ai un semblant de culture, et du fun.

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Avec de superbes affiches garnies des illustrations de la génialissime Kozue Amano.

La fin de la journée se fait auprès d’une des grosses scènes de la JapEx pour un Gaijin Dash dépourvu du fabuleux Greg. Puyo et Kamui se sont donc fait accompagner de Ken Bogard et Oscar Lemaire pour parler un peu de leurs adaptations de manga en jeux vidéo préférées. Une émission pressée par une contrainte de temps très concrète, qui force la précipitation des sujets et fait que le tout manque un peu de fond. Dommage.

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Finalement, après avoir un peu trop erré, je sors du Parc des Expositions pas autant en avance que je croyais. Pas en avance du tout d’ailleurs. Je découvre à l’occasion que quand on prend le RER hors de Paris il faut des tickets spéciaux, et donc je rejoins la file des non-parisiens qui se sont fait bien avoir. Tickets achetés, je fais ce qui est probablement un des pires trajets en transports en commun de ma vie (en comptant celui de la veille), debout, courbé à 120° entre le haut d’un siège que je tente de prendre comme support dorsal et le bras d’une dame bien décidée à prendre la barre qui se trouve à ma gauche. Arrivé à Châtelet, je me retrouve privé de RER A à cause d’un accident voyageur. Peut-être une cosplayeuse de Mayuri qui se serait trop prise au jeu ? Le fait est que je me retrouve à errer dans les allées sombres du métropolitain pour trouver un moyen de retrouver Auber. Une fois le ciel enfin retrouvé et la marée humaine dispersée, je respire et je cherche de la graillance. À cause d’une carte erronée, je me retrouve à être très possiblement le seul mec à avoir erré dans les galeries Lafayette à la recherche d’un McDo, galeries Lafayette qui ont pour seul avantage par rapport à la JapEx d’offrir des produits un peu moins chers.

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Oui parce que quand ton RER bondé se vide et que la correspondance n’existe pas, ça devient la marée humaine PARTOUT.

Morale de l’histoire : rue de Provence, juste derrière les galeries, y’a un MacDal discret mais vraiment top. (si vous arrivez à trianguler exactement l’endroit où je créchais grâce aux indices géographiques que j’ai placés jusque-là vous pouvez gagner un plan usagé de la Japan, envoyez par SMS au 22XXX)

Samedi

Rassuré par le succès de la veille, je me réveille… légèrement en retard. Si peu. J’arrive donc à la JapEx un peu avant midi, et à ma grande surprise, pas de queue, ça avance bien, je suis sur le cul.
Maintenant, je vous demande un peu de mémoire. Qu’est-ce que j’ai dit hier niveau achats ?

Après tout, il vaut mieux acheter ce genre de choses en fin de journée pour pas avoir à tout porter toute la journée.

Mais en véritable scientifique, je ne peux m’empêcher de vouloir valider mes théories, ou plutôt, en véritable tête de con je me précipite au stand Ki-Oon pour acheter des mangasses et me retrouver avec un immense sac My Hero Academia / Golden Kamui (quoi que ça soit), incroyablement pratique pour naviguer dans la foule en ce samedi. Juste après, baguette de sourcier à la main, je finis par retrouver le stand imho qui, à ce qui paraît, n’avait pas bougé de là, et je finalise mes achats de mangasses de chez eux (et j’ai le droit à un joli geste commercial, c’est chic). J’en prends aussi quelques-uns à Kazé et à d’autres éditeurs, et je me retrouve avec un sac BIEN lourd, BIEN massif et EXTRÊMEMENT pratique, et ce alors qu’on est à peine midi. Je peux donc confirmer ma thèse de la veille, et reconfirmer mentalement que je suis un putain de génie, sourd aux plaintes de mon épaule. Le pire c’est l’allée jaune, l’endroit qui lie les deux halls principaux de la JapEx, qui est constamment inondé de gens et arrosé du son des animateurs vachement pas timides du stand Bandai Namco (et de leur ingénieur du son, que ses oreilles restent en paix), qui était là un peu moins bouchée qu’hier, parce que les gens avaient pigé l’astuce et compris qu’on pouvait passer par des chemins parallèles, du coup c’était pas surbouché dans l’allée jaune, c’était juste bouché partout. Avec un sac comme ça, je vous raconte pas le bonheur.

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Et ça c’était vendredi, là où ça commence à être un poil serré.

Du coup, en véritable courageux, j’ai une fois de plus passé mon temps sur le stand Thalie, sauf pour assister à une petite conférence de l’animateur Thomas Romain (actuellement employé chez Satelight, il bosse sur Macross Delta), fort intéressante, revenant sur sa carrière et sur la difficulté de s’insérer dans le milieu quand on est un gaijin. Je repasse encore devant le stand de la ville de Kyoto qui a pour une raison que j’ignore un bon paquet de dessins d’Akio Watanabe, pourtant né et habitant à Tokyo, sous cadre, et je continue à m’interroger tout en appréciant les pansements. En fin de journée, je me rends à la scène Karasu pour assister à un concert des désormais célèbres MAN WITH A MISSION. Comme je tiens à éviter la foule et à partir en avance, je me décide à partir après la première chanson. J’adorerais les entendre jouer Database, avec son anglais ridicule, ses grattes crado, son pompage de Rage Against the Machine et sa pêche incroyable, mais bon, j’ai rendez-vous. Il commence à se faire tard, le concert n’a toujours pas commencé, et alors que j’allais partir ils arrivent, et là d’un coup couteraction rising et DATABASE DATABASE JUST LIVIN IN THE DATABASE WOH-OH

désolé, c'est pas dans le nom du fichier
(les photos étaient interdites pendant le concert)

Ayant atteint la plénitude et pu confirmer en personne que it doesn’t even matter if there is no hope, je sors. J’aurais aimé voir le reste mais l’on m’attend, alors je prends mon RER, je pose mon putain de sac, je récupère des bières sélectionnées avec plus ou moins de soin et je me hâte malgré la mauvaise volonté du RER de l’autre côté de la banlieue parisienne pour une soirée pizza-bières-speedruns très cool, qui se finira sur une grosse heure de marche inutile à 1h du mat’, en chantonnant Stacy’s Mom, me permettant de redécouvrir à nouveau la facétie de la RATP. Tel un Antoine de Maximy, je me retrouve à dormir chez l’habitant (à qui j’avais précédemment apporté des bières, simplifiant les négociations, je n’avais pas de verroterie sur moi de toute façon). Je m’en vais dormir dans le même lit que lui, et la décence me force d’arrêter le récit de la journée ici, de toute façon on est déjà dimanche alors bon.

Dimanche

Conséquence peut-être de la veille, je me réveille sans problèmes, avant même le réveil, me permettant de m’éclipser comme un voleur, après avoir collé un bisou sur le front de l’habitant (avis à toi si tu lis : c’est faux, rassure-toi, ton front est toujours chaste). Et faisant une troisième fois le trajet jusqu’à la gare à pied, je découvre que putain de sa race j’ai mal aux pieds, j’ai besoin d’un fétichiste des pieds pour me soigner (j’aurais pu dire un podologue, mais je pense que j’ai plus de chances de trouver l’autre type de spécialiste des pieds à la JapEx). Ne trouvant ni l’un ni l’autre dans le RER, je me résigne et retourne faire le tour du festival des labyrinthes de Hangar-sur-Rhin pour la troisième et dernière fois, dans le silence et la dignité. Heureusement, le stand Thalie est toujours là, je m’attribue une chaise et je repars pour une troisième journée de jeux, dans la joie et la bonne humeur. À l’occasion, je découvre enfin le système de Jens, qui permet de s’acheter des récompenses bof à un stand consacré. Tant pis, on me dit qu’ils n’expirent pas.

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Devinette : du curry ou des éditeurs qui ont pas réussi à avoir Boku no Hero Academia, lequel contient le plus de sel ?

Trop fatigué, ou plutôt juste pas assez motivé pour bouger mon boule, je rate une conférence par Mahiro Maeda et Shirou Sagisu de Khara (si je vous dis Rebuild of Evangelion ça vous parle ?), un peu dommage mais bon. Toujours dans la catégorie des rendez-vous manqués, je ne savais pas qu’il fallait réserver pour tester le PS VR… Tant pis, une autre fois, leur site pour réserver était horrible de toute façon. Je passe par le stand des monteurs de Gundam, assez impressionnant. J’ai continué à vadrouiller autour du stand Kurokawa, malheureusement toujours dénué du dénommé Greg. Je n’ai pas non plus croisé Sébastien Ruchet, l’homme, la légende, mais il faut dire que j’ai trouvé leur stand qu’une fois. Globalement, le Dimanche était étonnamment calme, à ce que j’ai entendu dire, niveau public cette Japan Expo était pas au niveau des précédentes, je ne saurais bien entendu dire ce qu’il en est.

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Gate of Babylon n’y changera rien, le roi des héros va bien devoir payer son ticket spécial du Parc des Expo 4 boules.

Après avoir fait le tour des stands de figurines les plus legit pour achever mon budget, je reprends le RER à CDG et je rejoins mon logement temporaire, je rassemble mes affaires, et je parcours la ville avec deux sacs à dos remplis sur les épaules, un sac rempli de mangasses à la main parce que j’ai pas eu la place, et le fameux sac Ki-Oon plié sous le bras comme j’ai pu. J’avais bien entendu toujours un foutu mal de pieds, donc encore une fois c’était du pur bonheur. Et le RER était en retard donc j’aurais pu manquer mon train, bref, j’arrête là, on va croire que je me plains.

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Mon p’tit loot, plein de déviance et de trucs qui m’ont été fermement recommandés.

Alors en conclusion, que dire de pertinent sur le festival ? Eh bien je vais dire que malgré tout j’ai pas mal de respect pour les cosplayeurs. Si le résultat et l’effort investi sont assez aléatoires d’un individu à l’autre, la chose même est courageuse est respectable. J’ai vu pas mal de bons cosplays, dont quelques Kiznaiver (on apprécie la réactivité par rapport à l’actualité, à quand la Luluco pleinement transformable ?), une Luffy zombifiée hyper travaillée, un Fanalis de Magi (j’ai oublié qui, désolé) bien baraque et fort peu habillé, quelques meguca de bon goût, un Gazeel bien foutu même si, vu l’invité d’honneur, je saturais un peu sur les cosplay Fairy Tail. Évidemment, les cosplay de Dragon Ball, Shingeki no Kyojin et Sword Art Online étaient aussi pas mal surreprésentés, et les waifus de saison comme Hestia et Umaru étaient, comme prévu, quasi pas présentes. Par contre, et je voudrais pas qu’on dise que je suis un furry, mais une question importante :

Où sont les Holo, bordel ?

Sérieux quoi, j’en ai pas vu une, alors que c’est un perso génial et parfait pour les cosplay. D’ailleurs j’ai pas vu de Kamina ou même ses lunettes, ni de Misaka, bref, il y avait des manques.

Bon, sinon, sérieusement, je n’ai pas grand-chose de bien fou et profond à dire sur la Japan Expo, puisque j’ai eu exactement ce pourquoi je suis venu : un grand centre commercial spécialisé dans mon domaine d’intérêt favori, avec un certain nombre d’animations cool et des gens avec qui discuter çà et là. J’ai pu y rencontrer pas mal de gens que je connaissais juste d’Internet, acheter sans trop compter, et ça a été ma joie. Si la Japan Expo est clairement un salon trop grand pour assurer le confort de tous et l’intérêt de chaque stand, ça n’en est pas moins un rendez-vous important qui permet de réaffirmer chaque année l’importance de cette culture en France, une importance dont on ne se rend à mon avis pas compte quand on n’a pas vécu dans un autre pays. Je vois tous ces manga aux alentours de 7€, tous ces blu-ray à une vingtaine d’euros, et pour moi qui vis depuis quelques ans au Canada, ça me paraît tout simplement fou, cette variété, ces prix, c’est dingue. Katanagatari à 20€ en édition intégrale blu-ray, mais comment, pourquoi c’est pas encore épuisé. Je suis allé à la Fnac l’autre jour, y’avait du Go Nagai et du Shoutarou Ishinomori, du Shigeru Mizuki, certes ce sont des classiques, mais c’est des trucs que je serais même pas sûr de trouver dans une librairie un peu pointue en Amérique du Nord. La Japan Expo est avant tout un témoin de la force de cette industrie en France, et à ce titre elle est tout simplement impressionnante. En tant que simple visiteur, le festival ne justifie pas forcément son prix d’entrée (ça dépend pas mal de s’il y a des concerts / conférences qui vous intéressent), ni l’achat d’un passe 4 jours même à plus bas prix (tout simplement, il n’y a pas suffisamment à faire et voir pour le justifier, à moins que vous ayez prévu le coup et que vous connaissiez le bon coin pour vous amuser), mais il n’empêche que c’est un festival dont l’existence continuée et l’importance actuelle force le respect.

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La présence des gens de Khara a des conséquences fort agréables sur le salon.

Voilà, c’est tout pour ce billet pas mal décousu et franchement très freestyle. La deadline que je me suis imposé de fin juillet pour le bilan de Printemps se rapproche, et avec la Japan Expo j’ai pris du retard sur mon planning de visionnage, mais je serai à l’heure, coûte que coûte. La question est de savoir combien d’anime seront au programme. Réponse : 42 au grand minimum, 50 grand maximum. Je pense que même dans le pire cas de figure j’en aurais au moins 45 à vous présenter, mais peu importe, vous verrez bien. Du coup, comme j’ai zéro race je vais vous dire que la semaine prochaine on va parler d’un des sujets de ce fameux bilan, ça me facilitera le travail. Dans tous les cas, je vous souhaite une bonne semaine, et à dimanche prochain.

PS : Fairy Tail c’est de la chie. J’ai tenu juste là, j’ai bien le droit de le dire à la fin quand même.

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Bonus : le baguettier et sa mascotte super pipoune.

2 réflexions sur “Japan Expo 2016 – État de fées

  1. J’y étais pas cette année, mais j’y suis allé trois ou quatre fois essentiellement pour le streetpass et rencontrer des forumeurs (rarement un gros succès de ce côté-là, d’ailleurs).
    (En parlant de streetpass, je suis allé à Paris Manga l’année dernière avec ma soeur, elle a streetpassé Shigeru Miyamoto MAIS PAS MOI. RAAAAAH.)
    C’est sans doute un peu cher payé pour le bénéfice que j’en retire, mais tant pis. Et puis tous ces streetpass m’ont bien aidé à avancer sur les jeux de la place.

    Une fois, j’ai vu un cosplay de Tortue Géniale absolument épique. Il tenait un panneau sur lequel il avait écrit :

    « Free paf-paf »
    Et en-dessous, il y avait un petit schéma pour être sûr que tout le monde comprenne ce dont il est question.
    « [dessin de main droite] ( . )( . ) [dessin de main gauche] »
    (Je ne me rappelle plus s’il avait dessiné une tête au milieu.)

    C’est quoi, le problème de Zankyou no terror ?
    Et de Fairy Tail ?
    (J’ai son jingle dans la tête, maintenant. Mais je me plains pas, ça pourrait être pire.)

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    1. Pegase

      Tiens d’ailleurs tu me rappelles que je voulais tailler les free-hugeux en passant mais j’ai oublié. 😥 Y’en avait partout, c’était un peu triste (enfin c’est juste ma façon de le voir, peut-être que eux pensent juste que c’est sympa). Je crois que j’ai vu un Tortue Génial bien baraque d’ailleurs, peut-être était-ce lui ?

      Zankyou no Terror : super prometteur, et vers la moitié ça se casse la gueule avec l’insertion au chasse-pieds d’une méchante super mal écrite parce que les scénaristes savaient pas ce qu’ils voulaient faire. Une énorme déception, mais sinon c’est joli et la bande-son tue.
      Fairy Tail : qu’est-ce qui n’est pas le problème de Fairy Tail ? Entre le scénar qui déambule maladroitement de cliché en cliché (tout récemment, le coup où ils se sont mis le grand magicien à dos c’était un monument de n’importe quoi) et le fan service tellement forcé sans s’assumer pleinement, c’est un manga dans lequel je retrouve aucune intelligence et très peu de respect pour le lecteur. Ça se lit et c’est même pas désagréable, mais le fond est tellement nul… 😦

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