Flying Witch – Arrêt sur une mage

Cette semaine, courte chronique sur un petit manga. Croyez-moi, je dis « courte » avec toute la bonne volonté du monde, puisque je manque de temps pour finaliser mes visionnages en vue du bilan, et que je n’ai de toute façon pas grand-chose à dire dans le cas présent. Alors attaquons-nous y directement, et calmement.

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Flying Witch, puisque c’est le sujet de la chronique d’aujourd’hui, est un manga slice-of-life dessiné par Chihiro Ishizuka (dont c’est la seule œuvre à ma connaissance) et publié dans le Bessatsu Shounen Magazine. Une adaptation en anime par J.C.Staff s’est terminée le mois dernier, et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire pour faire la fiche technique de la série.

Alors, de quoi ça parle ? Flying Witch est l’histoire de Makoto, une jeune fille d’une quinzaine de printemps, qui vient vivre à Aomori dans la famille de son cousin. La vie là-bas est paisible et reposante, et le manga nous fait suivre son quotidien qui l’est tout autant, que ça soit sur le chemin du retour du lycée, quand elle fait du jardinage, quand toute la famille paresse dans la maison, quand Makoto s’entraîne à faire des potions magiques, ou pendant une expédition en forêt. Ah oui, parce que j’oubliais de le préciser mais comme le titre l’indique subtilement, Makoto est une sorcière. Tout comme on découvre ça dans le manga au détour d’une supérette, le manga ne force pas le trait le moins du monde.

C’est une sorcière, elle fait à l’occasion des trucs de sorcières et de temps en temps ils vont aller voir des phénomènes surnaturels, mais sa vie n’est en rie gouvernée par ce statut de sorcière. C’est une jeune fille normale, elle a une petite cousine que la magie intéresse drôlement et une famille qui regarde ça avec respect et curiosité, sans trop s’inquiéter. C’est un manga placé sous le signe de la paix de l’esprit, dénué d’exagérations et de fan service, dessiné avec soin (notamment au niveau des décors, chose assez importante pour les slice of life campagnards) à grands renforts de trame et de traits en masse. Pour les amateurs, on peut déceler dans le manga une assez claire inspiration Miyazaki, ce qui n’enlève rien à notre plaisir. Tu ressens dans le manga une paix avec le monde, et tout le casting de personnages, finalement assez varié (et qui comprend la fantôme la plus mimi du monde), baigne dans la bienveillance de ce même monde, et c’est vraiment un plaisir.

Par contre, je ne sais pas trop quoi en penser mais à certains endroits j’ai eu l’impression que le manga était tracé à base de modèles 3D, notamment sur les pages couleur. Pour le coup c’est peut-être la faute des couleurs et du trait employé, ou alors c’était une idée juste pour les pages couleurs du tout début, mais j’arrive pas à me le sortir de l’esprit depuis et du coup des fois j’ai l’impression… C’est bizarre, pour ne pas dire étrange, mais c’est comme ça.

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Ou alors c’est une blague du scanl… de mon oncle du Japon qui m’envoie ses mangasses. Traduits.

L’anime de J.C.Staff est, pour le coup, une très bonne adaptation. Visiblement à la réalisation ils ont compris ce qui faisait la qualité du manga et ils le retranscrivent à merveille, grâce notamment à un gros travail sur les décors et l’ambiance sonore, et tout particulièrement la bande-son, dont certains morceaux ont visiblement été conçus pour certaines scènes (on va en reparler). L’animation à proprement parler n’est pas bien folle, mais le reste compense très bien ça. La paisibilité est bien là, le calme est bien là, tu pourrais mourir en regardant un épisode et tu ne t’en rendrais pas compte. Par exemple je note l’épisode 5, qui se concentre sur les déambulations à travers la ville du chat de Makoto, Chito. Il fait deux fois le trajet, une fois suivi par la petite cousine, et une autre fois par Makoto. C’est le gros de l’épisode. Pas mal de scènes, notamment celles de Chito en solo, sont accompagnés par une piste à un seul instrument, qui semble retranscrire en temps réel l’action à l’écran, les pas de Chito, le mouvement de ce qu’il regarde, etc. C’est tout con mais j’adore ce genre de choses. Certes, si vous voulez de l’action, c’est pas l’anime qu’il vous faut, mais sinon si vous êtes prêt à couler dans votre chaise de bureau en observant l’agréable vie d’une jeune sorcière à la campagne, et en chantonnant l’excellent opening, alors c’est banco.

Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire de plus ou moins intéressant sur Flying Witch, j’ose espérer que ça vous a donné envie de lire ou de regarder ça. Pour moi, l’anime est au même niveau que le manga, peut-être même plus haut, donc pas de raison de bouder son plaisir, regardez l’anime en attendant que le manga soit pécho par un éditeur en France (n’est-ce pas). Et sachez que malgré tout le bien que j’ai dit de ce Flying Witch, je ne sais même pas si il sera dans le top 10 du bilan qui sera, donc, la semaine prochaine. Croix de bois croix de fer. Et pour attendre, l’opening de Flying Witch, parce qu’il est tellement bien et que shalalalaaa sora wo.

Une réflexion sur “Flying Witch – Arrêt sur une mage

  1. C’es joli mais c’est tout de même un puissant somnifère. J’ai tenu deux épisodes et dix minutes exactement. Je crois que je me suis endormi quand le père s’est mis à courir après un faisan dans le jardin…

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