Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge – Ceci n’est pas une mise en abyme

J’avais rapidement prévenu sur Twitter (enfin, un vendredi à 23h, je suis pas sur que ça compte mais bon), je le redis ici : le bilan du printemps sera en retard de quelques jours (dimanche prochain est la nouvelle deadline, mais y’a moyen que ça arrive plus tôt). La raison est simple : j’ai mal calculé mon coup. Finir à temps m’aurait forcé à passer le week-end entier à finir de regarder les séries incluses dans le bilan (environ 33h de visionnage), ce qui n’était tout simplement pas faisable même en faisant une nuit blanche, et aurait donné un billet écrit à la va-vite, à peine corrigé et qui plus est sans toutes les séries dont je voulais parler. Du coup, à choisir entre un billet mal écrit mais à l’heure et un billet en retard mais pas trop dégueulasse et complet, j’ai fait mon choix. Si qui que ce soit attendait avec impatience le bilan, et bien que j’en doute fortement, j’en suis sincèrement désolé. Pour me faire pardonner et puisque de toute façon il me fallait un billet hebdomadaire, plutôt que se faire une partie de sudoku à l’arme blanche, on va parler d’autre chose. On va parler d’un gars qui n’en branle pas une.

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Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge, puisque c’est le sujet du jour, est un manga de Nozomi Uda (une mangaka qui n’a pas fait grand-chose avant ça), publié dans le Gangan Online depuis 2013. Et si vous êtes attentifs, vous savez qu’il a été adapté ce printemps en anime par le studio Silver Link (Baka to Test to Shoukanjuu, Kokoro Connect, WataMote), avec pour réal le Shinya Kawatsura de Non Non Biyori. Et avec toutes ces informations en main, vous avez deviné que j’essaye de répartir en scred ma masse de travail, et vous m’avez eu, dang. Tant pis, grillé pour grillé, autant continuer.

Le manga raconte la vie de Tanaka, un lycéen qui aime fainéanter. Pas juste comme un Seki de Tonari no Seki-kun qui fait tout sauf travailler. Tanaka veut juste vraiment, franchement, sincèrement ne pas en branler une, dormir dès qu’il peut et limiter au maximum son activité physique. Quitte à faire des comparaisons douteuses, pensez à Oreki de Hyouka en très exagéré et vous aurez quelque chose de proche. Heureusement pour lui, il est ami avec Oota, un grand gaillard costaud qui respecte la passivité de Tanaka et l’aide comme il peut. Le résultat est un slice-of-life comique avec un casting de personnage plus ou moins nuisibles à la paisibilité de Tanaka mais toujours sympathiques. Une question se pose : est-ce que c’est du 4-koma ? Ma réponse : oui et non. Et là, vous êtes pas dans la merde avec une réponse pareille. Comprenez-moi, la plupart du temps le manga respecte un format en quatre cases avec un titre et un gag par page, mais l’auteure ne s’embête pas trop et subdivise ses cases ou en fusionne au besoin, donc difficile de le qualifier de pur 4-koma. Le manga est plutôt drôle, le dessin est pas fou mais suffit au propos de l’œuvre, et le tout est plutôt sympathique.

Ici, ce qui nous intéresse, c’est donc plutôt l’anime. Comme je l’ai déjà dit, cette adaptation est réalisée par le bonhomme qui s’est chargé de Non Non Biyori, ce qui en fait d’office un expert pour tout ce qui est petites comédies relax et contemplatives. Si Tanaka-kun, de base, ne partage pas l’amour de NNB pour ses décors et son ambiance au-delà de l’environnement direct des personnages, il trouve tout de même dans cette adaptation un souffle nouveau. La présence de décors plutôt recherchés (le lycée a de la personnalité, c’est assez rare pour être signalé) et d’une bande-son adaptée, le travail des seiyuu, le rythme maîtrisé de l’anime et d’autres détails, comme par exemple ses transitions, offrent à l’œuvre de nouveaux vecteurs pour partager avec le spectateur son ambiance et, pour ne rien arranger, son humour. C’est calme sans être chiant et drôle sans être outrancier, tout en se permettant d’accéder régulièrement au registre graphique habituel des comédies. En plus de ça, l’anime se plait à varier les plaisirs en proposant certains sketches sur un décor intégralement blanc, offrant un contraste amusant avec les autres sketches tout en contribuant à infuser dans l’anime la notion même de langueur, donnant l’impression que les animateurs eux-mêmes sont en train de se faire une petite verveine au calme. Bref, drôle, joli, bien rythmé et riche en idées, l’anime de Tanaka-kun wa Itsumo Kedaruge sublime les qualités du manga et se présente comme un divertissement de très bonne qualité. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, c’est pas à hurler de rire (à mon avis en tout cas), mais c’est dans tous les cas un produit super solide et que je n’aurai aucun mal à vous conseiller franchement.

Voilà voilà, sur ce j’y retourne, j’ai du pain sur la planche.

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