Été 2016 : Le Bilan

Je hais l’été. Le concept peut vous paraître étrange, mais il est aussi solidement ancré en moi que les pâtes au sel dans le menu hebdomadaire du chômeur moyen. Déjà, il y a la chaleur. Je vous épargne les considérations météorologiques sur le climat de la région lyonnaise à la mi-juillet, mais merde quoi, quand il fait froid y’a toujours moyen de se couvrir plus, de faire un feu sur son bureau avec des post-its secs et un briquet trouvé dans le second tiroir en partant du haut de votre commode, et au pire ça ne rend l’étreinte de la couette que plus douce. Quand il fait chaud, à partir d’un moment, y’a plus de vêtements à retirer, et à moins d’y aller comme un bourrin sur la clim’ et de barrer toutes les fenêtres, vous ALLEZ suer. Et ne me lancez pas sur le manque d’intérêt intrinsèque des plages. Et pour ne rien arranger, c’est aussi là que se trouve ce qui est très souvent la pire saison d’anime de l’année.

Oui, parce que vous n’êtes pas là juste pour m’entendre parler du temps qu’il fait (enfin, qu’il a fait il y a quelques mois). Et je le déclare tout de suite, ce n’était pas qu’un effet de style, la saison d’été a bel et bien été, en moyenne, effroyable que ça soit du point de vue créatif ou point de vue technique, au point où je me demande quelle influence tout ce visionnage d’anime a sur mon appréciation des séries. Est-ce que je me rends de plus en plus critique et frustré, ou au contraire est-ce que j’émousse mes critères d’évaluation pour supporter tout ce que je regarde ? Serais-je en train de me diriger inéluctablement vers une sorte d’autodestruction de la pensée critique, et je serais le dernier à m’en rendre compte ? Mais non voyons, la surconsommation n’a jamais d’effets négatifs, quelle idée. Mmh, à méditer tout de même, au cas où.

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Fig. a) Un garçon triste qui a regardé trop d’anime.

Mettons de côté ce pessimisme pour revenir au sujet du billet : le bilan anime de l’été 2016. Pour rappel, dans ce post trimestriel, je trie les séries de la saison, de la pire à celle que j’ai préféré, selon des critères tout ce qu’il y a de plus arbitraire. Le classement seul n’a pas forcément grand sens, surtout quand il compare des séries qui n’ont aucun rapport l’une à l’autre, et c’est d’autant plus le cas pour cette saison globalement très pénible où j’ai dû faire beaucoup de choix selon le critère de « laquelle était la moins pire ». Donc gardez en mémoire que le classement est plus symbolique qu’autre chose, et que c’est surtout le texte qui compte.

Ma règle auto-imposée reste la même : je ne parle que de séries dont j’ai vu l’intégralité des épisodes sortis jusqu’à la fin de la saison (soit le 30 septembre). Pour les séries de plusieurs cours, je n’évoque et n’évalue ici que le cour correspondant à la saison-même, donc si le précédent cour était excellent et que le nouveau est moins bon, je ferais chuter ça dans le classement sans pitié. Du foreshadowing, ça ? Du tout, je ne vois pas ce que vous voulez dire.

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Vous l’avez ? Vous l’avez. Vous l’avez pas ? Vous devriez.

Avant de passer aux festivités, pour vous permettre d’interpréter plus facilement ce classement et voir ce que je vous recommande véritablement de regarder, je vais vous donner une petite échelle, voire un escabeau, que dis-je, un marchepied. Les premières séries jusqu’à la neuvième, je vous recommande absolument sans retenue, du 10 au 26, je recommande avec un « mais » plus ou moins important, du 27 au 49, c’est ce que je ne vous recommande pas mais qui peuvent avoir un intérêt, et au-delà de 50 c’est même pas la peine. Voilà, parce qu’il paraît que c’est important de bien trier ses déchets.

Enfin, avant de passer au namedropping, quelques petites notifications. De un, il y a une série qui n’est pas forcément de l’animation dans le tas, et de deux, il y a aussi deux séries ONA. Parmi les deux séries ONA, il y en a une qui a quelques mois et qui a en fait été diffusée à la télé japonaise (et simulcastée) cette saison. Au point où j’en suis, après tout, une série de plus ou de moins. Et maintenant, avant de passer au classement, un petit hommage à celles qui n’ont pas pu être présentes.

Les absents

Eh oui, ce serait triste que la seule série que vous vouliez voir dans le classement n’y soit pas, donc autant citer celles dont je serais incapable de parler. Déjà, pour parler des séries de la saison d’été, je n’ai pas vu l’improbable mais sans doute essentiel Alps no Shoujo Heidi? Chara Onji, ni les moins remarquables Neko Konogoro, Gra-P & Romeo 2nd Season, Life!, Chobitto Zukan, PJ Berry no Mogumogu Munyamunya, Mikan Seijin Arawaru et Yasamura Yasashi no Yasashii Sekai. Je n’ai pas non plus vu le special de Majestic Prince, ni celui de KochiKame, ni celui de Gundam Build Fighters Try, ni celui de Persona 5. Et notez que si Heybot! a fait un démarrage un peu tôt en plein mi-septembre, je la considère comme une série d’automne, donc elle  ne sera pas évoqué dans ce bilan.

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Les gens qui se rendent compte que j’osef de Persona 5 (parce que j’ai pas encore fait le 4).

À part ça, comme il serait un poil relou de citer toutes les séries antérieures à l’été ayant continué leur diffusion cet été, on va faire l’inverse et je vais citer les séries que vous pourrez retrouver dans le bilan : dans l’ordre alphabétique, c’est Aggressive Retsuko, Bonobono (2016), Endride, Gyakuten Saiban: Sono « Shinjutsu », Igi Ari!, JoJo no Kimyou na Bouken: Diamond wa Kudakenai, Kuromukuro, Kyoukai no Rinne 2nd Season, Macross Delta, Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu, Shounen Ashibe: Go! Go! Goma-chan et Sousei no Onmyouji. Ça veut dire toujours pas de Precure et toujours pas de Gundam, je suis toujours pas arrivé à rattraper mon retard, et j’en suis le premier désolé.

#62: Qualidea Code

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Wakanim : Qualidea Code

D’habitude, la dernière place du classement est un donjon, un coin où je range le mauvais élève d’une saison pour ne pas le voir. Mais dans le cadre de ce cour particulièrement mauvais, il me faut faire autrement. Ainsi la place numéro 62 de ce classement n’est-elle pas ici une punition pour l’anime le plus pénible à voir de la saison, mais une sorte de trophée pour celui qui aura été mauvais de la façon la plus spectaculaire. Bravo Qualidea Code, tu as été flamboyant de nullité, tu as trouvé des façons assez créatives d’échouer, et tu as été globalement un ratage éclatant. Et pour avoir brillé de mauvaiseté au sein d’un lac boueux de médiocrité, je t’aime bien. Et vous savez ce qui arrive à ce qu’on aime bien…

Mais reprenons du début. Qualidea Code conte l’histoire d’une humanité qui a pris cher aux mains d’une forme de vie inconnue, intelligemment nommée Unknown. Puisqu’il est plus facile de déléguer un problème que de tenter de le résoudre directement, des adultes procèdent à la cryogénisation de leur progéniture, avant de se faire docilement éradiquer. Des années plus tard, les enfants se réveillent les uns après les autres et découvrent que ce sommeil, au lieu d’avoir détruit irréversiblement leurs organes et leurs tissus comme le voudrait la science moderne, les a laissé développer des capacités surnaturelles nommées World. Que faites-vous chercheurs du monde, pourquoi nous empêchez-vous de pioncer dans l’azote ? Vous voulez garder les pouvoirs rien que pour vous, c’est ça ? Salauds ! Bref, ces enfants vont donc tenter de défendre ce qu’il reste d’humanité, bouter l’envahisseur, et faire vendre du papier.

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En effet, car Qualidea Code est le projet trans-média commun de quatre éditeurs japonais de light novels, scénarisé par trois auteurs à succès : Wataru Watari (Yahari Ore no Seishun Love Comedy wa Machigatteiru.), Koushi Tachibana (Date A Live) et Sou Sagara (Hentai Ouji to Warawanai Neko.), avec la collaboration de l’éditeur Marvelous. Mettons de côté la possibilité pour qu’un projet lancé par cinq ayant-droit et trois auteurs différents (avant même qu’on en arrive à l’anime) ait de fortes chances de partir en couille à un moment ou un autre indépendamment du talent des individus impliqués. Mettons aussi de côté le fait que le réalisateur, Kenichi Kawamura (dont la seule réalisation notable à ce jour reste SoniAni: Super Sonico The Animation) ait décidé de travailler sur ce projet sous un alias. Sinon, du côté des bonnes nouvelles, on retrouve à la bande-son l’excellent Taku Iwasaki, qui signe ici un travail qu’on qualifiera de discret par rapport à d’habitude.

Du coup, dans Qualidea Code on suit quelques ados qui s’occupent à détruire des monstres moches en 3DCG. Tout va bien dans le meilleur des mondes post-apocalyptiques jusqu’à environ la moitié du quatrième épisode, moment où la moitié du staff semble partir en congés payés à Okinawa, nous laissant avec un combat de fin d’épisode animé à moitié (et très peu subtil dans son utilisation de cache-misères). À partir de là, la série ne fait que s’enfoncer dans la fange du point de vue technique, multipliant le nombre de superviseurs de l’animation à chaque épisode dans une tentative tragiquement cocasse de sauver les meubles, sans jamais plus parvenir à échapper à l’appellation de QUALITY Code (je doute être le premier à faire la blague, mais bon). C’est moche, et ça n’est que le cadet de nos soucis.

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Car niveau scénaristique non plus ça ne tient pas debout. Les seuls personnages correctement développés sont ceux qui ne le sont pas (et qui finiront par devenir les personnages principaux, à savoir Kasumi et Asuha), tandis que les autres héritent de backgrounds sans profondeur et de personnalités inconsistantes. Combinez ceci avec une vilaine habitude à hisser des flags extrêmement évidents et des retournements de situation gentiment clichouilles, et il ne reste plus grand-chose à voir. Le supposé personnage principal est tellement insupportable que lorsqu’un certain drame lui arrive, je ne peux m’empêcher d’étouffer un ricanement en repensant à Charlotte. Et si vous faites partie de ceux qui ricanent en pensant à Charlotte, alors je pense que vous pouvez automatiquement ranger la série dans la catégorie ingrate des séries que vous ne regarderez pas à moins d’avoir deux-trois compagnons de beuverie à vos côtés.

Parce que oui Qualidea Code est mauvais, c’est incontestable, mais il n’est que rarement désagréable à regarder. C’est dramatique, mais si vous savez rire des personnages mal écrits, des poses défiant les règles de l’anatomie humaine et des plans fixes extrêmement mal dissimulés, alors QUALITY Code est peut-être pour vous. Si vous voulez faire le test, regardez l’épisode 4 de 18:30 à 19:20, et si ça vous fait rire, tentez peut-être votre chance. Et puis j’aime bien la paire Kasumi/Asuha (qui sont frère et sœur et aimeraient être plus que ça) et non je n’ai pas honte. En tout cas, Qualidea Code n’est pas nécessairement la pire des séries de l’été, mais elle est clairement la plus remarquable des mauvaises, et pour ça je la remercie.

#61: Danganronpa 3: The End of Kibougamine Gakuen – Kibou-hen

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Lerche | 1 épisode de 24 minutes (Special) | Original (visual novel)

Titre Wakanim : Danganronpa 3: Désespoir (Hope)

Mais ! Mais que faites-vous ici ? Il n’y a rien ici, pas même une fin si mal écrite qu’elle relève pratiquement de la (mauvaise) fan fiction, à base d’asspulls magiques et de résolution anti-climatique d’une situation qui n’aurait de toute façon jamais dû être mise en scène. Même si c’était le cas, il est bien trop tôt pour que je vous parle de ça. Alors continuez sainement votre lecture, ne vous inquiétez pas, on va parler de Danganronpa 3 comme il faut, et bien assez tôt.

#60: Endride

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Brain’s Base | 24 épisodes de 24 minutes (second cour) | Original

Titre ADN : Endride

Que dire qui n’ait pas déjà été dit à la saison précédente, où j’ai déjà dit toute l’absence de bien que je pensais d’Endride ? Pas grand-chose, puisque Endride était déjà avant-avant-dernier du précédent bilan, et il le reste. Je vous y avais déjà dit que cette petite histoire d’heroic fantasy moche et très cliché, ayant pour thème principal un peu perturbant le meurtre de la figure paternelle, ne présentait qu’un intérêt extrêmement réduit, et rien n’a changé. Enfin si, pardonnez ma médisance : j’avais dit qu’il y avait une bonne idée, mais qu’elle avait peu de chances de se poursuivre dans le second cour, et je peux désormais le confirmer. À la place, on a le droit à un cour extrêmement mal rythmé, avec une demi-douzaine d’épisodes de rien, puis un twist auquel on s’attendait depuis le premier épisode, et une conclusion courue d’avance. On peut aussi accorder à la série une sortie de ténacité et de continuité dans la nullité, puisque même les openings et les endings sont horribles (mais vraiment, que ça soit l’aspect graphique ou sonore). Sinon, histoire d’avoir quelque chose de bien à dire, je tiens à partager avec vous ce petit jeu de mot, qui serait sans doute celui que j’aurais utilisé si j’avais décidé de donner suite à l’idée des fausses traductions que j’avais fait pour la précédente saison : « Endride – Parricide la sortie ». Comment ça c’est pas drôle ? Regardez 24 épisodes de cette merde et vous verrez, tout vous semblera drôle.

#59: Puzzle & Dragons Cross

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Studio Pierrot | Trop d’épisodes de 24 minutes (premier cour) | Jeu vidéo

Non licencié en France

Une série d’action moche à plusieurs cours prend fin et une autre démarre à sa place. Mais cessons avec le jeu des similitudes, car ce qui vaut à Pazudora Cross une place légèrement plus haute qu’Endride, c’est que je vois très clairement que je ne suis ici pas la cible, donc j’aurais du mal à être aussi sévère. Pazudora Cross est une série qui se destine sans le moindre doute possible aux enfants, et n’offre aucun biscuit aux potentiels spectateurs adultes, par rapport à d’autres séries qui peuvent avoir des trucs à offrir aux deux publics. Mais revenons au début.

C’est l’histoire d’Ace, un enfant qui vit dans un monde pas hyper cohérent où il y a plein de monstres et des bulles d’énergie que seuls ceux qui disposent d’un certain potentiel peuvent voir. Ce jeune Ace, il veut partir à l’aventure, devenir dompteur de dragons, et se lier d’amitié avec des monstres pour combattre avec eux. Très rapidement il va hériter d’une mascotte ultra-tétra-méta-reloue, voire pire, et partir à l’aventure en rencontrant parfois son rival qui essaye d’être classe et mystérieux mais que comme il se balade partout pieds nus il fait plus clodo qu’autre chose.

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Vous le savez probablement, Puzzle & Dragons est un free-to-play pour smartphones très populaire au Japon (et disponible en occident) qui s’apparente à une sorte de Bejeweled croisé avec Pokémon, pour faire une comparaison extrêmement réductrice qui ne manquera pas de m’attirer les foudres des fans. La bise à Kmeuh, ce dit en passant. Perso, j’ai installé le jeu, je me suis fait chier dans le tuto, je me suis fait chier dans les minutes qui ont suivi, j’ai constaté que mon téléphone pouvait servir à réchauffer mon café quand j’utilisais l’appli, j’ai reconfirmé mon biais à l’encontre des jeux smartphone et j’y ai jamais retouché depuis.

Du coup, on a ce système de jeu qui est transposé dans l’anime au chausse-pied, or si c’est peut-être intéressant en jeu (ça ne l’est pas, bleh), en anime ça n’a juste aucun sens en plus d’être fortement inintéressant à regarder. L’anime n’est pas beau hormis une très jolie longue scène d’intro au début du premier épisode, et du côté du scénario il n’y a rien à dire qui vaille la peine d’être raconté. Je l’ai déjà dit, mais Tamazou, la mascotte, est effroyablement horripilante, rendant toute l’expérience considérablement pire. Bref, si je ne suis pas le public de la chose, je doute que le public visé lui-même se satisfasse d’un produit d’une qualité aussi faible. Cela dit l’opening, par UVERworld, est assez hype, il faut bien lui reconnaître ça.

#58: Bananya

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Gathering | 13 épisodes de 3 minutes | Original

Non licencié en France

Une série sur des chats-bananes qui vivent dans le dos des humains au sein de leurs régimes de bananes, comment ça peut ne pas être bien ? Simple : il suffit de n’en faire rien. Mais genre rien. Bananya ne tente pas de raconter une histoire, ni de mettre en place des personnages (ils présentent les chats mais ceux-ci n’ont pas vraiment de personnalité), ou même d’être drôle. De fait, Bananya n’est ni drôle, ni intéressant, ni rien. Et c’est seulement au moment d’écrire ces lignes que je comprends l’intention des créateurs de la série. Le format court, le sujet, l’absence de but apparent, tout concorde, tout est clair ! Ils tentaient de faire un équivalent anime aux vidéos de chat, ces fameuses vidéos dont je n’ai jamais vu le bout du museau, et qui sont l’objet des meilleures blagues sur Internet des gens qui n’ont jamais touché à un ordinateur de leur vie. Bananya, c’est comme une vidéo de chat : c’est court, ça montre des chats qui vivent leur vie à travers la maison, et ça n’a pas grand-chose à offrir. Qui plus est, je suis plutôt chiens.

#57: Scared Rider Xechs

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Satelight | 12 épisodes de 24 minutes | Visual novel

Non licencié en France

Et après ce court répit, de retour à une série cliché. On a donc ici deux mondes, d’un côté le monde bleu, qui est celui où vivent les protagonistes de la série, et de l’autre côté, le monde rouge, qui envoie régulièrement des créatures féroces attaquer le monde bleu. Dans le monde bleu, on suit plus particulièrement six garçons qui sont capables de se battre contre l’envahisseur, et leur responsable, Akira, dont les origines sont plus que troubles. Je vous épargne les détails inutiles, genre le fait que les garçons s’unissent avec des créatures en s’insérant une prise jack dans une vieille cicatrice, ou encore le fait que ceux-ci se battent avec des motos et le soutien d’un vaisseau géant qui finit les combats avec un gros laser, ou même le fait que le méchant ça soit Orochimaru avec un costard qui fait de la lumière.

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Il y a là-dedans pas mal d’éléments sur lesquels j’aurais des choses à redire du point de vue du scénario, mais ce qui n’est pas d’une cohérence douteuse est cliché, et pour ne rien arranger, il n’y a pas vraiment de personnages à sauver dans le tas (le gars à lunettes est pire que tout). Après sept épisodes insupportables, le huitième semble tendre vers la lumière en nous offrant un twist qui introduit une idée assez intéressante, mais la suite ne fait que gâcher la chance que la série avait de se rattraper. Techniquement, ça n’est pas beau non plus, donc que reste-t-il ? Le vague thème musical ? Survolé. Le twist final ? Risible. Vraiment, Scared Rider Xechs est une expérience désagréable et je vous la déconseille fortement.

#56: Tsukiuta. The Animation

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Studio Pierrot | 13 épisodes de 24 minutes | Projet muscial

Titre ADN : TSUKIUTA. The Animation

Vous savez, j’aime bien les séries d’idols, peu importe le genre des idols. La découverte des membres du groupe, l’entraînement, les concerts, les danses sympa, dans le fond on est souvent proche de la structure d’un anime de sport, avec de la musique en plus. J’aime bien ça. Mais être pris pour un con, j’aime beaucoup moins. Oui, les deux peuvent être incompatibles, arrêtez de me regarder comme ça.

En effet, si Tsukiuta. The Animation part clairement sur un postulat d’anime d’idol, il ne s’y tient pas longtemps. Le premier épisode montre, à travers les yeux d’un fan sur le devenir, l’annonce de la collaboration de deux groupes d’idols, nommés Six Gravity et Procellarum, chacun composé de six membres. Ceux-ci vont faire de leur mieux pour offrir la meilleure performance possible à leurs fans, et cætera, vous voyez le tableau. Sauf qu’en fait non, ils vont faire de leur mieux ailleurs, nous ce qu’on va voir c’est du slice of life extrêmement cliché et médiocre.

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Chaque épisode est donc l’occasion de faire un focus plus ou moins rapproché sur un de ces artistes. Un slice-of-life, j’ai aucun souci avec ça, mais faut que ça soit bon, et ici ça sent un peu le pilote automatique : chaque épisode a son contexte cliché (un épisode dans une maison hantée, un où ils sont seuls sur une île, etc.), ses dialogues sans intérêt, ses personnages archétypaux… Le tout a un taux de rétention dans ma mémoire extrêmement faible, et pour bien conclure tout ça on a le dernier épisode qui est le concert où on va avoir le droit aux deux danses en 3DCG qui ont servi d’opening, à des extraits de tous les endings à peine animés, à des petits flashbacks, et puis à une nouvelle chanson pas top, emballez c’est pesé, y’a rien d’autre dans l’épisode. Le tout donne l’impression d’avoir été monté à la chaîne, et manque cruellement d’intérêt.

#55: Battery

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Zero-G | 11 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre Amazon (même si la série n’est pas disponible en France) : BATTERY the animation

Et voici une cinquante-cinquième place un peu inattendue, puisque Battery est tout de même la série qui a été diffusée dans le créneau Noitamina cette saison. Battery, c’est l’histoire de Takumi, un collégien qui déménage à la campagne. Son truc à lui, c’est que c’est un très bon lanceur au baseball. Il croise très rapidement un receveur passionné, qui rêve de recevoir ses boulets de canon. Et ensuite… Bah, ensuite, pas grand-chose.

La série est animée d’une série de light novels récompensée qui a commencé il y a 20 ans et s’est terminée en 2005. Je tendrais à la comparer avec un Shoujo Fight, dans le sens où si c’est une série qui tourne autour du sport et des sportifs, ça n’est pas vraiment une série de sport, mais plutôt orientée vers les conflits interpersonnels et intérieurs des personnages. Aucun intérêt n’est porté à la performance sportive et aux matches, qui sont volontairement réalisés sans musique de fond la plupart du temps et rythmés comme des diners aux chandelles. Le problème, c’est que si la réalisation tente visiblement d’exprimer quelque chose, je n’y vois rien de cohérent et d’intéressant. Le personnage principal est un petit con qui ne pense qu’à sa propre gueule, et il n’est pas le seul : tous les personnages qui sont un peu explorés ont leur petit égo minable et font un drame pour rien. On saute de personnages qui se font la gueule en personnages que se font la gueule, le tout avec un rythme de dimanche après-midi sur France 3 Franche-Comté.

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Du coup, je ressors de Battery avec la nette impression d’avoir manqué quelque chose, mais peu importe la façon dont je le regarde, je n’en ai rien d’autre à tirer que « les joueurs de baseball sont des connards », ce qui n’est probablement pas le message que la série tentait de faire passer. Ce n’est pas du coming-of-age puisque aucun des personnages ne semble vouloir faire mine de grandir un peu, non, vraiment, je ne vois pas. À part les décors et le joli opening à moitié en aquarelle, je ne retiens rien de vraiment positif, ou de porteur d’intérêt dans cette série. Si quelqu’un peut m’éclairer sur le propos de cette série, je serais bien heureux de recevoir ses lumière, parce qu’en attendant, j’ai la nette impression d’avoir suivi 11 épisodes d’un mauvais soap-opéra.

#54: Hitori no Shita: The Outcast

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Pandanium & Namu Animation | 12 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : Hitori no Shita: The Outcast

Voici une série au sujet de laquelle j’étais assez curieux, je dois le dire. Je n’en attendais rien spécifiquement, mais le fait d’avoir vu un petit stand dédié exclusivement à la série au croisement de deux allées plutôt bien achalandées à la Japan Expo était suffisamment surprenant pour titiller ma curiosité. Qu’est-ce que cachait ce nom mystérieux ? Rien de bien intéressant.

Adapté d’un manhua (un manga chinois) venu tout droit du net, Hitori no Shita nous raconte l’histoire de Cho Soran, un puceau (c’est comme ça qu’il est présenté, et ce fait sera utilisé à plusieurs reprises dans l’intrigue de la série, v’là la subtilité) qui est l’héritier d’une famille de possesseurs de pouvoirs mi-martiaux mi-mystiques. Il vit une vie normale jusqu’au jour où, en rendant visite à la tombe de son grand-père, il s’aperçoit que la tombe a été pillée, le cadavre volé, et il se retrouve piégé par des zombies parce que tant qu’à faire pourquoi pas. Heureusement pour lui, il est soudainement sauvé par une jeune fille mystérieuse.

Mettons de côté tout le truc avec la tombe de papy, et constatons qu’on a là affaire à un début d’un récit d’action japonais tout ce qu’il y a de plus commun. Et la suite ne manque pas d’être plus commune : en fait la jeune fille fait partie d’une organisation de possesseurs de pouvoirs spéciaux, et elle a un lourd secret, et lui aussi, et ils vont plus ou moins collaborer, et ils vont se faire attaquer par une organisation de méchants. Ça vous fatigue d’avance rien qu’à lire ça ? Alors qu’est-ce que vous penseriez en voyant qu’en plus la série est mal animée et mal réalisée, avec des dialogues gênants et mal joués ? Au moins, la série a pour elle le personnage de la fille, car les vrais savent que les kuudere, c’est important.

#53: Active Raid: Kidou Kyoushuushitsu Dai Hachi Gakari 2nd

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Production IMS | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Active Raid Second

Et voici le retour d’une tête connue puisque Active Raid a eu un premier cour cet hiver (où il avait pris une très relativement respectable 33ème place dans le bilan consacré). Et là, si vous assurez plutôt bien en maths, vous pouvez constater une certaine chute dans le classement pour ce second cour, et effectivement, la seconde saison est comme la première, mais en encore moins bien.

Ce second cour de Active Raid prend place quelques mois après la fin du premier, et le staff de la section 8 a pas mal changé : Asami, qui semblait pourtant être le personnage principal, a été transférée à une autre section dont elle est désormais capitaine, et Sena, le second male lead, fait désormais partie d’une entreprise privée de nettoyage. Du coup, c’est l’occasion d’introduire de nouveaux personnages. Problème, tous ces nouveaux personnages sont extrêmement gênants, la pire étant sans conteste la patronne de Sena, une gaijin à la peau orange doublée par la pauvre Satomi Arai, qui cause pire qu’une charretière (la moitié de ses mots sont bippés), tout simplement insupportable.

Dans ce cour aussi, la section 8 va devoir résoudre plein d’incidents apparemment sans relation les uns aux autres, tous causés par des gens utilisant des exosquelettes nommés Willwear. Les rouages sont les mêmes, mais les enjeux de la fin de la saison sont bien moins bien mis en place, du coup au final on persiste à en avoir rien à foutre de ce qui se passe à l’écran. Il reste des interactions entre certains personnages qui fonctionnent bien, et une petite séquence de pseudo-gattai au dernier épisode qui est tout à fait gratuite et inutile mais plutôt rigolote. On notera aussi quelques notions politiques pas complètement hors-sujet, mais le tout reste très superficiel et sans grand intérêt.

#52: Berserk

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Millepensee & Gemba | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Berserk

On aura beau dire, il faut quand même un certain talent pour rendre désagréable à suive une série de la qualité de Berserk. Cela dit, sérieusement, quel genre de comité de production peut sérieusement considérer que le studio Millepensee (qui n’a littéralement fait que la série Teekyuu et quelques projets mineurs jusque-là) était un studio viable pour adapter ça ? On n’aura probablement jamais la réponse, mais même en m’y attendant, j’ai eu du mal à accepter la situation.

Pour rappel, Berserk est la fameuse saga de dark fantasy épique de Kentarou Miura. Quand je dis épique, je ne pense pas au terme galvaudé depuis des années sur le net, mais bien au sens originel du mot. Miura a su, en 27 ans de sérialisation, dépeindre à répétition des batailles d’une ampleur immense avec un grand sens du détail, tisser une grande histoire sombre et riche, tout comme il a su montrer l’incompatibilité de son emploi du temps avec le planning de sortie de la série The Idolm@ster, mais je m’égare. Dans cette saga, on suit Guts, un épéiste ambulant d’une force herculéenne menant une quête personnelle contre des démons surpuissants. Jusque-là on a eu le droit à deux adaptations du second arc de la série, l’arc Golden Age, qui raconte le passé de Guts. Berserk 2016 était l’occasion pour les pauvres fans anime-only de voir ce qu’il se passe après Golden Age.

Cette série adapte donc le troisième grand arc de la série, l’arc de la Tour des Châtiments, en faisant abstraction de tout ce qui concerne la baston avec la mite géante, mais en incluant au début un petit bout du premier arc qu’on n’avait pas encore vu en anime. J’essaye de trouver un angle pour m’attaquer au problème de l’adaptation, mais il n’y a pas un problème en particulier à partir duquel je pourrais dérouler une critique tellement c’est mauvais. Berserk 2016 souffre d’une réalisation calamiteuse et d’une animation utilisant par plâtrées une 3DCG extrêmement peu expressive, robotique et mal intégrée. On en est au niveau où même Berserk devient pénible à regarder. Et puis merde, quand on a un manga de cette qualité à côté, il n’y a VRAIMENT aucune raison de regarder ça à la place. Si vous ne vous êtes pas encore attaqué au manga, faites-le, et oubliez cette adaptation.

Parmi les détails rigolos, on notera l’annonce d’une autre saison (ha ha… ha) et le fait que les habitudes que Itagaki a pris avec Teekyuu sont profondément enracinées en lui : comme cet arc a quelques personnages comiques (pour les nommer, Puck et Isidro), il en profite pour lâcher çà et là quelques gags animés en 2D de façon assez créative. Doit-on y voir une hâte du bonhomme d’être débarrassé de ce projet pour retourner faire des séries comiques ? Si oui, il a ma bénédiction.

#51: Ozmafia!!

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Creators in Pack | 12 épisodes de 5 minutes | Visual novel

Titre Crunchyroll : Ozmafia!!

Vous vous souvenez peut-être de ce que j’ai dit la saison dernière à propos des mini-séries qui n’avaient aucun autre but que de promouvoir l’œuvre originale, sans tenter de créer une série animée qui soit stand-alone. En voici un nouvel exemple, puisque Ozmafia!! est un anime court qui à chaque épisode vous présente un nouveau personnage du visual novel. Pas vraiment comique, pas vraiment quoi que ce soit, la série sert exclusivement d’introduction à l’univers du VN et n’offre rien de plus. Je peux vous dire que j’aime bien l’esthétique de cet univers, et ça va se limiter à ça, puisqu’il n’y a vraiment rien de plus à en dire.

#50: Rewrite

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8bit | 1 épisode de 50 minutes et 12 de 24 minutes | Visual novel

Titre Wakanim : Rewrite

Je vous avais déjà parlé de Rewrite, que ça soit le visual novel ou l’adaptation en anime, et je vous invite à aller voir le billet que j’y ai consacré si vous voulez le pitch de la chose. Depuis, j’ai vu le dernier épisode, et mon affection pour l’anime s’en est retrouvée encore diminuée, ce qui l’amène à un grand total de pas beaucoup d’affection. On voit dans cet épisode une tentative de faire rentrer dans le scénario un peu tout ce qui n’y tenait pas, ce qui continue à donner un gloubi-boulga incohérent soutenu par une technique complètement à la dérive.

Et la pire idée dans tout ça est sans doute celle de finir la saison sur une blague de « oups j’ai touché ton nichon par mégarde déso », juste devant la best girl, qui se retrouve obligée de regarder Kotarou et Kagari jouer les tourtereaux avant de partir se finir à la tequila sous l’escalier de secours, dans la douleur. Bref, je suis mécontent. Néanmoins, je garde à l’esprit le fort joli ending de la série, et puis j’ai un peu d’espoir pour le second cour qui est d’ores et déjà annoncé, puisque lui devrait adapter les routes Moon et Terra, qui n’ont pas d’embranchements, donc le cassage de gueule n’est pas à 100% garanti. Qui plus est, on peut s’attendre à avoir le droit à Rewrite en opening, et ça c’est top.

Mais sérieux, lisez Rewrite.

#49: Shounen Ashibe: Go! Go! Goma-chan

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Bridge | Pas mal d’épisodes de 9 minutes (second cour) | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : Shônen Ashibe Go! Go! Goma-chan

Pour le coup, je n’ai quasiment rien à dire de plus que ce que j’ai dit dans le bilan du printemps, où la série était à la 41ème place. Beaucoup moins de vannes ont fait mouche sur moi que la saison dernière, ensuite est-ce le résultat d’une baisse réelle en qualité de la série, difficile à dire.

#48: Days

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MAPPA | 24 épisodes de 24 minutes (premier cour) | Manga

Titre ADN : Days

C’est l’histoire de Tsukushi Tsukamoto, un lycéen sans talent qui rencontre un jour Jin Kazama, un footballeur de génie, qui est par coïncidence du même âge que lui, dans le même lycée, et dans la même classe. Les deux vont s’inscrire au club de foot du lycée, et Tsukushi va tenter de devenir un peu moins une merde à tout ce qu’il fait. Spoiler : c’est pas pour tout de suite.

Je vais vous faire une révélation : jusqu’au moment exact où j’écris ces lignes, et même en en ayant lu quelques tomes, j’aurais juré que Days était un shoujo. Je ne parle pas de notions de rythme ou quoi que ce soit, car si Days en est effectivement dépourvu, ça n’a rien à voir avec le pseudo-genre shoujo. Ce qui en est par contre caractéristique, c’est certains thèmes que Days aborde : le handicap de la mère du protagoniste, la mort d’un parent d’un membre de l’équipe, le manga parle de problèmes et de situations réalistes auxquelles ne penserait pas le shounen moyen, et que j’ai plutôt tendance à retrouver dans des shoujo. Voilà, je crois que pour les points positifs de Days, on a fait le tour. Ah non, Ubukata est un perso super cool, aussi. Et puis y’a quelques actions de jeu qui sont pas mal animées et puis j’aime bien l’opening.

Days est donc un shounen sportif sur le football, tournant autour d’une jeune recrue qui montre un peu de potentiel mais progresse très très lentement, entourée par un casting modérément intéressant, pour rester poli. On appréciera par contre le fait que l’anime ait proprement mis à la corbeille le début du manga, qui était atterrant. Mais hormis son rythme, la série a un problème extrêmement facile à identifier : son protagoniste principal horripilant, avec une voix de gamin (et pour cause, son seiyuu en est un), qui ne progresse qu’au fil d’échecs répétitifs et fastidieux. Au bout de 12 épisodes, on n’a pas vraiment l’impression d’avoir tant progressé que ça, et ça ne donne pas vraiment hâte de voir la suite, mais bon, sait-on jamais, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

#47: Masou Gakuen HxH

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Production IMS | 12 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre Crunchyroll : Hybrid x Heart Magias Academy Ataraxia

Rarement une série aura été aussi bien résumée par ses deux premiers plans : du sexe, puis une explosion. Masou Gakuen HxH est une série d’action ecchi qui suit les péripéties de Kizuna, un jeune homme qui rend visite à sa grande sœur, la commandante d’une académie paramilitaire de défenseurs de l’humanité, luttant contre les envahisseurs qui cherchent à poursuivre leur conquête de la Terre. Il y rencontre plusieurs jeunes filles possédant des armures magiques (bien ventilées, dirons-nous). Choc et confusion, il s’avère qu’il est capable de donner du pouvoir à ces jeunes filles par le biais de relations sexuelles. Je force un peu le trait, mais c’est effectivement du plaisir sexuel que Kizuna va devoir donner aux jeunes femmes pour leur permettre de lutter contre l’envahisseur. Sa sœur va d’ailleurs bien l’aider en continuant à lui fournir du matos pour faciliter la chose, et le casting de filles ne va faire que s’agrandir.

Mettons de côté la raison et partons du principe que tout ça soit logique… et malgré ça Masou Gakuen HxH n’est pas bon. Maladroitement écrite et cliché magré ce postulat de départ pour le moins dire original, la série met plus l’accent sur des parties de jambes en l’air souvent plus perturbantes que véritablement excitantes, que sur les combats qui profitent occasionnellement d’une plutôt bonne animation. Le pire, c’est que si vous le regardez en simulcast comme les braves gens que vous êtes, vous aurez le droit à la version censurée façon main lourde. Ici, la censure est non seulement très visible, elle ne tente même pas de se cacher : pendant les scènes où il y a des p’tits bouts à censurer, un cadre moche apparaît sur l’image et des éléments en 2D traversent l’écran pour aller cacher un petit bouton rose ici une bosse de chameau par-là, sans la moindre vergogne. Sachez qu’il existe une chaîne japonaise qui a pu diffuser l’anime sans sa lourde censure, mais même sans, les scènes manquent la plupart du temps d’intérêt. Seul truc bien, c’est que le chara-design originel est de Hisasi, et ne faites pas semblant de pas savoir qui c’est, ça ne marchera pas avec moi. Bande de petits fripons.

#46: Time Travel Shoujo: Mari Waka to 8-nin no Kagakusha-tachi

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WAO World | 12 épisodes de 25 minutes | Original (livre)

Non licencié en France

Une petite série éducative pour les enfants, sur le thème des inventeurs majeurs dans le domaine du magnétisme et de l’électricité, ça avait du potentiel, même si, n’en déplaise aux lecteurs de The Oatmeal et autres cultivés notoires, Tesla n’est pas dans le casting alors qu’Edison y est. Dans Time Travel Shoujo, on suit une jeune fille nommée Mari qui part un peu malgré elle à la recherche de son père à travers les époques grâce à une étrange technologie permettant de sauter à travers le temps. Elle croisera quelques bonshommes connus à travers les âges, dont Benjamin Franklin, Graham Bell, Michael Faraday, ou encore Harold P. Brown et Alfred P. Southwick. Bon, okay, pas vraiment pour les deux derniers. Malheureusement, si l’idée est bonne, la forme pêche : les personnages sont peu attachants et la trame scénaristique est assez pauvre, rendant le tour plus chiant qu’autre chose à suivre. Tout de même un assez bon produit pour les enfants.

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#45: Hatsukoi Monster

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Studio Deen | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre ADN : First Love Monster

Je vous ai déjà demandé un peu de votre consentement à suspendre votre incrédulité pour Masou Gakuen HxH, et là il va encore falloir faire un effort. Hatsukoi Monster raconte la vie de Kaho, jeune fille élevé par des parents riches et très protecteurs, à partir de son déménagement. Dans le petit village où elle vivait, comme tout le monde craignait l’influence de ses parents, elle ne s’est jamais fait engueuler de toute sa vie. Mais une fois en ville, elle manque très vite de se faire écraser par un camion. Le beau jeune homme qui la sauve l’engueule copieusement, elle en tombe donc amoureuse, en genre dix secondes top chrono. Mettons. Même pas une minute plus tard, elle lui déclare son amour, et lui accepte de sortir avec elle. Le lendemain, le voile se lève sur son identité : il est en fait un écolier de CM2.

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Une particularité de la série : elle aime bien faire des petites scènes où Kaho a soudainement des cheveux arc-en-ciel parce que.

Hm. Non, décidément, j’arrive pas à y croire, j’ai beau essayer, je peux pas. J’ai essayé hein, mais non quoi, ça marche pas. Mais passons, ce garçon, Kanade, va donc à l’école normalement, et a d’autres amis du même âge qui ont aussi une apparence adulte, et ensemble ils font des blagues sur les zizis EN PERMANENCE. D’un côté, c’est une bonne occasion d’entendre Sakurai, Sugita et Morikubo faire des blagues d’écoliers, mais de l’autre, c’est très rapidement extrêmement lassant. La série ne se limite toutefois pas à ça puisqu’elle a un casting assez vaste de personnages quasiment tous insupportables parsemé heureusement de quelques persos drôles, dont notamment une jeune femme obsédée par le père de Kanade à un point assez dangereux ou encore un otaku déglingo joué par un Kenjirou Tsuda en roue libre.

Le problème, c’est que si la série se concentrait sur son aspect humoristique, encore, ça passerait, l’anime est suffisamment riche visuellement et fun pour tenir juste sur ça. Malheureusement, la série est le cul entre deux chaises à vouloir raconter presque sérieusement son histoire d’amour improbable, et du coup le rythme pâtit de cette volonté de développer cette relation amoureuse impossible à prendre au sérieux. Et puis bon, les blagues sur les zizis, je trouve ça imbitable.

Padum tsch.

#44: Ange Vierge

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Silver Link. | 12 épisodes de 24 minutes | Jeu de cartes à collectionner

Titre Crunchyroll : Ange Vierge

Parmi les mauvaises séries de la saison, Ange Vierge est probablement celle dont l’échec était le plus facile à éviter pour ses créateurs. Il suffisait vraiment de jeter un coup d’œil au scénario, les corrections étaient simples à apporter très tôt dans la production de la série, mais pourtant elles n’ont pas été faites. Mais passons à l’histoire : Ange Vierge nous parle de cinq mondes inter-reliés, qui sont tous alimentés par un cristal magique. Dans le monde bleu, qui est en fait la Terre, se réunissent des combattantes de tous ces mondes, pour combattre ensemble contre la fin du monde. L’anime suit cinq ou six jeunes filles dont les amies (aussi des combattantes) vont se retrouver plus ou moins corrompues, et elles vont devoir les affronter pour sauver leurs mondes et leurs amies. Sentez-vous tout mon intérêt pour cette trame scénaristique ? Si oui, ce n’est qu’une impression.

Du coup on se retrouve avec une série où des filles vont se retrouver confrontées à leurs ennemies/anciennes amies une par une, chacune provenant d’un monde différent. C’est notamment l’occasion de faire un peu de drame. Problème : c’est STRICTEMENT à chaque fois le même problème de « ohlala non mais on s’était trop pas comprises en fait je croyais que tu m’aimais pas mais en fait si viens on prend un bain de l’amitié ensemble ». Ça tourne déjà en rond au bout de deux combats, alors cinq, on n’a plus envie que de leur coller des baffes…  Autant les premiers épisodes sont sympathiques, d’autant que les combats sont vraiment plutôt bien animés, autant plus on avance et plus ce simple problème d’avoir toujours le même exact dénouement devient incroyablement pénible. L’autre truc bizarre, c’est que, quand on regarde bien, l’intégralité (et je veux bien dire « l’intégralité ») des scènes slice-of-life se passent dans des bains japonais. Mais vraiment. La série se compose globalement ainsi : 35% combat sur fond de drame d’adolescente qui a envoyé le mauvais SMS à sa besta, 10% développement de scénario, 5% gag, 50% BAIN. Faut-il y voir une intention du réalisateur de montrer que les bains publics sont un centre d’interactions important dans la société japonaise qu’il convient de conserver ? Ou est-ce que c’est juste une maladresse qui fait que les situations sont incroyablement répétitives ? Je ne sais pas.

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Oh, et un truc. La fin, c’est « oh cool j’ai eu un like ». Genre littéralement, le dernier plan est sur le smartphone d’une des héroïnes, et elle est contente parce qu’elle a eu un like sur sa photo. Qu’est-ce que cette époque.

#43: Bonobono (2016)

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Eiken | Plein d’épisodes de 6 minutes (second cour) | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : Bono Bono

Et voilà, alors que Shounen Ashibe devançait Bonobono d’une courte tête au bilan précédent, c’est désormais Bonobono qui prend de l’avance en offrant exactement ce que j’attendais : des épisodes un peu philosophiques où il est facile de voir des doubles-sens et des réflexions qui peuvent aller très loin si on y pense bien, avec des bouts de désespoir existentiel dedans. Voilà ce que j’attends d’un kodomo. Ça, et un écureuil qui demande aux gens s’ils vont le taper à chaque fois qu’il fait une blague débile. C’est ça que je veux.

#42: Cheer Danshi!!

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Brain’s Base | 12 épisodes de 24 minutes | Roman

Titre ADN : Cheer Boys!!

Depuis sa blessure à l’épaule, Haruki ne peut plus faire de judo. Heureusement son pote de fac Kazuma est là, et il lui propose de créer ensemble une équipe masculine de cheerleading. Comme c’est bien connu que les ATR ça n’utilise absolument pas les épaules, Haruki accepte, et après des débuts difficile, la petite équipe devient connue sous le nom de BREAKERS, et bientôt elle comporte une quinzaine de membres.

Je dois reconnaître à Cheer Danshi!! que les quelques scène de cheerleading sont fort jolies, bien animées, avec de bonnes couleurs et tout, pas de problème. Mon problème est avec ce qui est entre. Comme je viens de le dire, Cheer Danshi!! nous présente une quinzaine de protagonistes, et le problème est qu’il essaye de les présenter presque tous. Si certain, les plus anciens, restent à l’esprit, les membres qui arrivent plus tardivement peinent à se faire tous une place. Et comme l’anime tente de les développer, ça veut se traduit par un rythme mou du genou plein de flashbacks et de persos seuls qui pensent. J’y vois un anime de sport moyennasse malgré quelques finesses de réalisation çà et là, mais je garderais au moins en tête la petite histoire amoureuse de Haruki, qui restera à toujours NoTRe héros.

#41: Fudanshi Koukou Seikatsu

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EMT² | 12 épisodes de 3 minutes | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : Fudanshi Kôkô Seikatsu

On serait tentés de croire qu’un anime court ne peut pas vraiment être moche : c’est court et généralement simple graphiquement, comment ça peut être moche ? Simple, en étant des feignasses absolues. Storyboard calqué sur les cases du 4koma, animation minimale et réalisation absente, Fudanshi Koukou Seikatsu apporte à peu près aucune valeur ajoutée au manga, sinon le doublage.

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Pour le décrire, Fudanshi Koukou Seikatsu montre la vie d’un fudanshi, un amateur masculin de shounen-ai et de yaoi. On le voit interagir avec des personnages d’un peu tous les horizons sur le sujet, et c’est plutôt drôle, mais comme je l’ai dit, en tant que produit d’animation ça ne présente que très peu d’intérêt.

#40: B-Project: Kodou*Amibitous

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A-1 Pictures | 12 épisodes de 24 minutes | Projet musical

Non licencié en France

Avec Tsukiuta. je vous ai dit ce que j’attendais, et n’ai pas eu en l’occurrence, d’un anime d’idol. B-Project, lui, m’a bien compris. En effet, on part d’un peu le même concept, puisqu’ici ce sont trois groupes d’idols (un quintette, un trio et un duo) qui collaborent. Ce sont tous les trois des groupes assez peu connus, mais ils vont progresser entre les mains de leur nouvelle manageuse, Tsubasa. On y voit, au cours des épisodes, un bon nombre d’aspects du boulot d’idols, avec les emmerdes qu’ils peuvent avoir et tout. Alors bien entendu, ce n’est pas réaliste non plus, mais en tentant de montrer des idols qui font leur job, B-Project accomplit déjà beaucoup plus que Tsukiuta. Pour terminer sur la comparaison, on notera que B-Project fait le choix de la 2D pour les danses, un choix suffisamment rare pour être remarqué mais malheureusement pas très bien concrétisé.

Globalement, on a le droit à des personnages suffisamment identifiables pour être appréciables sans être relou, les chansons sont assez cool, et si le scénario est faible, il reste sympa à suivre… jusqu’à ce terrible moment où la scénariste décide qu’il faut du drame et insère complètement de nulle part un antagoniste, menant à un épisode final extrêmement débile et ratant de surcroit absolument tous ses effets, jusqu’à culminer sur une fin surdébile. Mais. Pourquoi.

#39: Taboo Tattoo

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J.C.Staff | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Taboo Tattoo

Seigi est un garçon normal qui était tranquillement en train de tabasser des racailles quand un vieux gars chelou lui file un caillou qui lui appose un tattoo malabar indélébile dans la main. Ce tatouage lui confère des pouvoirs spéciaux qui vont le pousser au milieu d’un affrontement entre les USA et le Royaume de Selinistan. Après un tome de pouvoirs spéciaux incontrôlables, d’amie d’enfance à gros seins et de méchants que j’ai l’impression d’avoir déjà vu dans douze autres manga, dans un accès d’impatience (ou de clairvoyance ?), j’ai renoncé à lire la suite du manga. Pour l’anime, je me suis fait une raison et j’ai donné sa chance à la série.

Et quel gâchis de chance. Je ne vais pas m’attarder sur le scénario malhabile et cliché et sauter directement sur le gros du sujet : la technique. Avec Taboo Tattoo, J.C.Staff tente d’impressionner assez tôt en utilisant amplement tout une gamme d’effets de style, reposant de façon plus ou moins évidente sur bonne quantité de post-production numérique. Quand je dis à outrance, je parle notamment du tic que la série a de vouloir faire des plans tournant autour des personnages. L’effet n’est que rarement justifié, et s’il impressionne au début, il semble rapidement s’apparenter à un manque d’idées de réalisation. Sans compter que ça n’est pas un cadeau pour les animateurs, ce qui se confirme assez vite, puisque la série ne tarde pas trop à se casser la bibine sur toute la longueur sur le tableau technique. Voilà ce que c’est de vouloir se la péter quand on n’a pas de quoi assurer derrière.

#38: D.Gray-man Hallow

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TMS Entertainment | 13 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Wakanim : D.Gray-Man Hallow

La question que je me suis posé à l’instant où j’ai pris la connaissance de l’annonce d’une nouvelle saison de D.Gray-man était la suivante : « qui, en 2016, a besoin d’une suite à l’adaptation de D.Gray-man ? ». J’ai désormais la réponse : « pas moi ».

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Probablement le seul personnage m’étant resté en tête après toutes ces années, le Conte est toujours un perso plutôt cool.

Hallow prend donc quasiment directement la suite des évènements dépeints dans la longue première saison de D.Gray-man, comme si on était toujours en 2008, sans résumé ni rien, ne faisant ainsi preuve d’aucune volonté d’attirer de nouveaux fans ou de faire revenir les anciens comme moi qui ont un peu tout oublié. Je ne vais pas m’y attarder parce que je me suis personnellement senti très peu concerné par cette adaptation, mais cette saison couvre des arcs plutôt intéressants de DGM, et pas d’une façon trop honteuse. Ça n’est pas très beau mais c’est pas non plus vraiment moche, et si les gags en SD tristement animée me donnent de l’urticaire, le tout est plutôt sympathique. Ensuite, clairement, si vous ne connaissez pas D.Gray-man, je ne vous conseille pas de commencer par là.

#37: Danganronpa 3: The End of Kibougamine Gakuen – Zetsubou-hen

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Lerche | 11 épisodes de 24 minutes | Original (visual novel)

Titre Wakanim : Danganronpa 3: Désespoir

Tiens, quelle joie de vous retrouver ici. On va donc enfin pouvoir parler de Danganronpa 3, qui est un anime qui a été proposé sous un format bien inhabituel. Paru sous forme de deux séries diffusées en parallèle à des jours différents de la semaine et faites pour être vues ensemble, la série est conclue par un special dont je vous ai rapidement parlé un peu plus haut, et dont je ne peux pas vraiment vous parler plus parce que ça spoilerait, et que de toute façon je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Pour être plus précis sur l’ordre de consommation de Danganronpa 3, chaque épisode de Mirai-hen doit être vu avant l’épisode de Zetsubou-hen correspondant, le premier étant diffusé le lundi et le second étant diffusé le jeudi. Si l’ordre de consommation n’est pas obligatoire, il est fortement recommandé, puisque Zetsubou-hen est construit pour soutenir l’intrigue de Mirai-hen, du moins pour la première moitié de Zetsubou-hen. Dans tous les cas, assurez-vous d’avoir fait Danganronpa 1 et 2 (ils sont disponibles sur PC si vous n’avez pas de Vita) avant, sinon ça serait bête de vous en gâcher des monceaux juste pour ça.

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Alors du coup, de quoi ça parle ? Pour éviter le spoil, je vais rester vague, mais Zetsubou-hen relate le passé des personnages de Danganronpa 2, ainsi que tout ce qui mène à la situation que l’on découvre à la fin de Danganronpa 1. De l’autre côté, Mirai-hen nous montre une épreuve à laquelle sont confrontés les survivants de Danganronpa 1 quelques années après la fin des évènements de celui-ci. Un certain nombre de nouveaux personnages seront introduits dans Mirai-hen, et présentés au moment opportun dans Zetsubou-hen.

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L’idée en soi est nouvelle et intéressante, et fonctionne plutôt bien. Mais en me concentrant sur Zetsubou-hen, je ne peux que découvrir un certain nombre de défauts qui me dérangent. En fait, si la série se propose de vous faire découvrir le passé des personnages de DR2, on les voit au final assez peu, et jamais pour accomplir quoi que ce soit d’important, hormis Chiaki. Leurs apparitions se résument à des scènes comiques, où les storyboarders prennent la mauvaise habitude de calquer les poses de leurs sprites dans le jeu, ce qui est non seulement très peu naturel, mais aussi vite relou à observer. Et puis, à partir de la moitié de la saison, on découvre ce qui mène à la tragédie qu’on connaît en suivant la personne qui en est responsable, et là non plus je ne suis pas convaincu. Le déroulement des évènements est assez maladroit et peu crédible (faute de pouvoir détailler plus mon propos). Déjà à l’époque j’avais du mal à suspendre mon incrédulité, et finalement ce Zetsubou-hen ne change rien à la situation malgré ses explications. Mais on retiendra tout de même qu’au final, c’était tout de la faute de memes.

#36: Handa-kun

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Diomedea | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre ADN : Handa-kun

On va me dire que je fais une obsession sur les similarités avec Osomatsu-san, mais faire un premier épisode qui commence sur des blagues méta… Bref. Handa-kun est un spin-off du très bon Barakamon qui nous présente les jeunes années de Handa, le calligraphe. Le plot est simple : il croît que tout le monde le déteste mais enfin, twist, tout le monde l’adore. Et les quiproquos qu’il fait de façon quotidienne ne font à chaque fois que renforcer son introversion et améliorer sa réputation auprès du corps estudiantin. C’est l’intégralité de l’humour de la série et de ses ressorts scénaristiques. Je répète, l’intégralité de l’humour de Handa-kun c’est « Hé Handa-kun (waah il est trop cool) » « Laisse-moi tranquille (je suis sûr qu’elle me veut du mal) » « Kyaaa (kyaaa) ».

Conceptuellement, j’ai du mal à assimiler le fait que ça ait pu faire 7 tomes et avoir le droit à une adaptation en anime tant c’est profond comme un bain de pieds. Ensuite okay, à moitié en syndrome de Stockholm, on finit par s’attacher aux personnages, l’OP et l’ED sont vraiment cool, la fin est sympa et y’a quelques fulgurances dans la réalisation, mais pfoulala quoi.

#35: Onara Gorou

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ILCA | 13 épisodes de 3 minutes | Original

Non licencié en France

Maintenant, laissons-place au génie. Dans un lycée normal, il y a des étudiants normaux, avec des soucis d’étudiants. Heureusement il y a toujours dans le coin Onara Gorou, le très honorable pet, toujours là pour souffler sur les jeunes un vent de sagesse. Vous m’avez bien compris, c’est en quelque sorte un anime de Petscal le grand frère, mais pas que ! En effet, non seulement il y a ça, mais il y a aussi des épisodes où Onara Gorou détournent des histoires un peu cliché en remplaçant les personnages par des pets, ce qui permet des twists de OUF. Aussi à faire remarquer, l’ending en live action avec des idols qui courent partout pour finir à chanter de légumes et de pets à côté d’un Onara Gorou en 3D absolument immonde, c’est à voir. Cette série déambule à toute vitesse sur le filin qui sépare le génie de la folie, comme apparemment l’intégralité des productions de ce réalisateur (Takashi Taniguchi), et j’aime ça.

Même si bon en fait c’est toujours pas si drôle que ça.

Proutip : si vous voulez voir ça et que vous touchez une demi-bille en japonais, c’est tout disponible légalement sur YouTube, où ça a été mis en ligne par la chaîne.

#34: Binan Koukou Chikyuu Bouei-bu LOVE! LOVE!

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Studio Comet | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Bôei-bu Love! Love!

Pour le coup, j’en avais parlé complètement dans un billet à part et je n’ai franchement rien à rajouter, donc je ne peux que vous enjoindre à lire ça si vous voulez le pitch de la chose, et à regarder la première saison si vous voulez une série qui assaisonne le genre du magical girl avec pas mal de (mauvais) esprit et beaucoup de bishounens en short.

#33: Servamp

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Brain’s Base & Platinum Vision | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Wakanim : SERVAMP

Un garçon ramasse un chat dans la rue et l’emporte chez lui, mais ce chat s’avère être un vampire ? Que faire de ce troublant nouveau colocataire ? Ça sonne comme un début de quatrième de couverture de roman rose pour amatrices d’amateurs d’amateurs, et ce n’est pas si loin du compte, puisque Servamp est un josei. En fait et en fond, ça n’est rien de plus qu’un shounen avec un taux inhabituel de jolis bonshommes au mètre carré, qui se targue en plus d’une certaine prétention littéraire. Je reprends mon résumé : le garçon et le vampire forgent un pacte pour combattre un mystérieux agresseur qui semble connaître le vampire.

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Une kuudere joue le rôle d’une best girl inattendue du côté des méchants. Certes, une fois de plus, peu de mérite vu que c’est littéralement la seule fille de la série.

On s’aperçoit très vite que Servamp ne réinvente pas le fil à couper la parole du point de vue scénaristique. Quelques idées intéressantes sont abordées, mais là où Servamp cherche à faire la différence, hormis de par ses persos avec des tics de langage positivement insoutenables, c’est dans sa recherche graphique. Problème, et je m’excuse d’avance car je honnis le terme, mais tout cela fait très tryhard, tout de même. Je n’irais peut-être pas jusqu’à dire qu’il faut censurer tous les auteurs qui font des personnages qui citent en boucle du Shakespeare, mais ce que je ne dis pas peut-être je pense. Dans son ensemble, et je parle toujours du manga, Servamp donne l’impression de vouloir se donner l’air d’être bien plus intelligent qu’il ne l’est vraiment, et ça n’est jamais très agréable.

Et quid de l’anime ? Eh bien si le réalisateur a conservé les idées visuelles du mangaka, il a aussi apposé les siennes, donnant un produit qui est visuellement assez riche, mais qui donne du coup encore plus l’impression de péter à des altitudes que l’homme n’oserait gravir, sans même parler de vouloir y mettre son cul. Et maintenant que vous voyez comme j’essaye d’imager mon langage à tout bout de champ, peut-être comprenez-vous un peu mieux ce que je veux dire par tryhard ?

#32: Orange

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Telecom Animation Film | 13 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Orange

Là aussi une œuvre dont je vous ai déjà parlé dans un billet dédié, Orange est un très bon manga shoujo, et un anime beaucoup moins compétent, malgré un début avec des intentions louables. Pour compléter ce que j’ai dit là-bas, l’anime n’est pas arrivé à rattraper le visible retard pris dans sa production. Le résultat est en demi-teinte, ou peut-être même en quart de teinte, au point où je ne peux pas vous conseiller l’anime, malgré son bon scénar. Je dois rajouter que depuis a été annoncé un film animé dont j’échoue à identifier l’intérêt potentiel. Vu le titre, on aura visiblement le droit à une suite, ou peut-être à voir le scénario selon la perspective de Nahotron et compagnie (ce qui serait un peu dur à justifier scénaristiquement parlant, mais bref). On est jamais à l’abri d’une bonne surprise, mais je reste méfiant.

#31: Sousei no Onmyouji

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Studio Pierrot | 50 épisodes de 24 minutes (second cour) | Manga

Titre Crunchyroll : Twin Star Exorcists

Il était plutôt bien placé en 18ème place au bilan du printemps, et le voici qui débarque tout vilain en plein milieu de classement. Qu’est-il arrivé à Sousei no Onmyouji ? Ce qui peut arriver à beaucoup d’anime shounen au long cours : un trop-plein de filler. Eh oui, parce qu’entre les récaps à moitié dissimulés, les flashbacks en série et les évènements anime-only rajoutés en masse, on a juste eu le droit à un combat certes important et très réussi mais un peu seul au milieu de son cour. Alors oui l’anime est toujours sympa, le second opening est excellent (vraiment très très joli, je vous conseille de le regarder même si la série ne vous intéresse pas), la bande-son est toujours très bonne (et toujours sans date de sortie, raaaah), mais non seulement on se fait doucement chier hors du combat contre Yuuji, la technique perd en tenue. Je détecte même des Kegare en 3D soignés plus ou moins discrètement aux filtres toshop, pratique qu’il ne me semble pas avoir vu dans le premier cour (mais qui était probablement déjà un peu là). Et pour finir, je fais une anti-dédicace à la Basara de l’épisode 22 avec sa personnalité artificielle jusqu’aux tréfonds de l’insupportable. C’était horrible, ne reviens jamais.

#30: Gyakuten Saiban: Sono « Shinjitsu », Igi Ari!

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A-1 Pictures | 24 épisodes de 24 minutes (second cour) | Visual novel

Titre Crunchyroll : Ace Attorney

On continue avec les séries à multiples cours qui revienne du printemps et wow wow wow que se passe-t-il, comment est-on passés de la bonne seconde moitié de classement (38/53 au bilan de printemps) à une presque honorable trentième place ? La baisse générale de qualité d’une saison à l’autre est une première raison, et l’autre est que ce second cour de Gyakuten Saiban a fait presque exactement le même chemin que la première saison : une première affaire immonde (la seconde de Justice for All), une seconde plutôt bien faite (la troisième de JfA) et une troisième très bien gérée (la quatrième de JfA). Et bon, autant on peut autant oublier l’affaire chez les Fey, autant il est remarquable de voir que l’anime soit arrivé à rendre cette merde d’affaire du cirque « plutôt bien ». Et me regardez pas comme ça, vous savez que vous détestez cette affaire, ces personnages, et tout ce qui entoure ce cirque. Quant à la quatrième affaire, qui est d’une telle qualité que certains en viendraient à dire que Justice for All n’est pas le pire jeu de la série, l’anime la gère efficacement, même s’il se gamelle au tout dernier moment sur la défaite du coupable de l’affaire. Quand à ce qui se passe après la fin de l’affaire, la décence m’interdit d’en parler. Quoique, j’ai bien dénoncé la scandaleuse fin de combat de l’épisode 4 de Qualidea Code, pourquoi m’interrompre ici. Bon, si vous voulez rigoler un bon coup, lancez le dernier épisode d’Ace Attorney vers 18:14 et appréciez ce festival des yeux qui dure une longue minute de gêne.

#29: Mahou Shoujo? Naria☆Girls

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Bouncy | 12 épisodes de 8 minutes | Original

Titre Crunchyroll : Mahou Shoujo? Naria Girls

Vous savez, je pense que l’époque des blagues sur les scénarios écrits sous l’influence de la drogue est finie et loin derrière nous. Il n’est plus possible de parler de quelque chose d’un peu space en évoquant comme cause plausible la drogue sans provoquer un haussement fatigué de sourcil. La blague est attendue, surfaite, vaine et fichue. Et tout ça c’est très bien, mais ça me pose un problème quand je suis intimement convaincu qu’une brigade des stups ferait de plus belles découvertes dans les narines de n’importe laquelle des seiyuu de Mahou Shoujo? Naria☆Girls que dans le coffre de n’importe quelle vieille Chevy garée en banlieue d’El Paso.

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Mais qu’en retourne-t-il vraiment ? Mahou Shoujo? Naria☆Girls est une sortie d’OVNI où trois magical girls combattent des monstres. Jusque-là, tout va bien, on est d’accord. Problème, après ça, rien ne va plus. Car en fait, Naria☆Girls est plus une expérience d’acting qu’autre chose. Du point de vue du réalisateur, on a donc trois seiyuu férocement déchirées devant un fond vert, auxquelles sont donnés des sujets d’improvisation improbables, et elles doivent faire avec. De notre point de vue de spectateur, on a trois magical girls très mal motion-capturées et modélisées sous MikuMikuDance (et c’est pas une connerie, c’est vraiment le procédé utilisé), mal enregistrées, avec derrière un fond moche et quelques still frames hideuses entre deux sketchs pour agrémenter le tout d’une sorte d’histoire. Le tout est aussi difficile à décrire qu’il m’a pris du temps à comprendre quand je suis tombé dessus. Et je ne suis visiblement pas le seul à ne pas avoir tilté à quoi j’avais affaire, puisque la série est présentement le neuvième « anime » le moins bien noté sur AniDB (après avoir été pendant un bout de temps second, devant même Hametsu no Mars).

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Et effectivement, Naria☆Girls est effrayant de stupidité. On y voit des pales imitations de magical girls pétées comme des irlandaises en train de faire des blagues très japonaises entre elles et s’écrouler de rire entre deux blagues de cul. La scène est surréaliste, et l’hilarité finit par prendre le pas sur la consternation… Jusqu’au moment terrifiant où je me rends compte que j’ai besoin d’une saison deux.

#28: Danganronpa 3: The End of Kibougamine Gakuen – Mirai-hen

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Lerche | 12 épisodes de 24 minutes | Original (visual novel)

Titre Wakanim : Danganronpa 3: Futur

Quand je vous dis Danganronpa, vous pensez à… Des gens qui courent à travers des couloirs sombres poursuivis par un maniaque équipé d’un sabre ? Bravo, vous êtes le scénariste de Danganronpa 3 Mirai-hen !

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Ainsi, Danganronpa 3 Mirai-hen plonge des vieilles connaissances comme de tous nouveaux personnages de qualité aléatoire (dédicace au perso improbable du gros black doublé par Rie Kugimiya qui, attention spoil qui n’en est pas tellement un, ne sert absolument QUE à mourir vite) dans une sorte de jeu du loup-garou qui évolue extrêmement rapidement en deathmatch pas organisé du tout. Adieu le huis-clos anxiogène avec amitiés et trahisons, adieu la réflexion, bienvenue dans l’antre de la folie. Le tout n’est ni vraiment bien rythmé, ni vraiment bien réalisé, ni vraiment bien écrit, le dernier décès est grillé à des kilomètres, et le twist final fait insulte au contexte un peu dur à croire mais original de Danganronpa en offrant en remplacement une mauvaise idée mille fois vue et revue, qui de toute façon aboutira à un anti-climax nul dans Kibou-hen. On notera aussi l’épisode 7 qui n’a aucun intérêt autre que d’offrir un peu de fan service au quelques pauvres fous comme moi qui se sont fait Ultra Despair Girls (qui est par ailleurs un jeu plutôt sympathique, j’en profite). Et pour appuyer mes propos sur le rythme de la série et comme je me trouve très drôle, voici texto un extrait des notes que j’avais pris vers la moitié de la saison : « on attent [sic] toujours que Kirigiri et Naegi fassent quelque chose (ex : un bébé) ».

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Mirai-hen n’est pas intelligent, ni n’est-il une bonne façon de terminer la trilogie de Kibougamine Gakuen / Hope’s Peak Academy (puisque V3 partira sur de nouvelles bases). Il peut s’apprécier comme divertissement pas très cérébré, et c’est ainsi que je l’ai traité, et c’est pour ça qu’il est aussi haut, mais en tant que partie intégrante de Danganronpa 3, il représente tristement une conclusion moins que satisfaisante à une trilogie pourtant jusque-là passionnante. Et si je devais résumer en une idée ce que je pense de Mirai-hen, ce serait ainsi que je le ferais :

Dans Mirai-hen, le sang est rouge.

#27: Nanatsu no Taizai: Seisen no Shirushi

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A-1 Pictures | 4 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Pika / Netflix (puisque la première saison est sortie sur Netflix mais pas celle-là) : Seven Deadly Sins / The Seven Deadly Sins

Pas vraiment une seconde saison mais pas non plus tout à fait à ignorer, Seisen no Shirushi est en fait une mini-saison qui fait figure d’entre-deux à la première saison de Nanatsu no Taizai (qui couvrait ce qui est incontestablement le meilleur arc du manga), et la seconde saison devrait venir en 2017 (et qui adaptera, par élimination, le moins bon arc, ou du moins une partie de celui-ci). On y retrouve les chara-design originaux très chaleureux de Nakaba Suzuki, et les personnages colorés de l’univers de Nanatsu no Taizai, pour ce qui n’est en fait qu’un filler de quatre épisodes. L’ensemble n’a rien de remarquable et est sans conséquence, mis à part quelques petits éléments préparant à la saison à venir qui auraient de toute façon facilement pu être insérés en intro du premier épisode de la seconde saison. C’est quand même pas fou à regarder, mais on y retrouve le meilleur jet de cuillère à café du monde, alors bon, pourquoi pas.

#26: Aggressive Retsuko

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Fanworks | Pas assez d’épisodes de 1 minute | Mascotte

Non licencié en France

Elle est de retour pour continuer à vous raconter ses emmerdes au boulot, la salariée japonaise mécontente de son job la plus poilue de toutes est toujours là et bien là, et elle continue à me servir de démarcation claire entre les séries bof et les séries cool de mes bilans. Dans le bilan du printemps elle était n°30, maintenant n°26, ce cour-ci était pas spécialement plus drôle (un peu moins, en fait) que le précédent, mais bla bla bla la moyenne baisse, vous connaissez le tableau. Cliquez sur le lien si vous voulez le pitch, moi je continue.

#25: Regalia: The Three Sacred Stars

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Actas | 13 épisodes de 24 minutes (premier bout) | Original

Titre ADN : Regalia The Three Sacred Stars

Voilà une sorte d’anomalie de planning. Enfin, dire « une sorte de » est en soit un euphémisme, Regalia est une production étrange et atemporelle à bien des niveaux. Oui, ça fait 28 heures que je n’ai pas dormi et j’utilise « atemporel » à moitié au hasard, qu’est-ce qu’y a ? Mais revenons au sujet, Regalia est une série dont la diffusion a commencé début juillet et s’est interrompue pratiquement sans prévenir à la fin du même mois, avec la promesse de revenir plus tard. La raison évoquée ? L’insatisfaction du staff avec la qualité de la série. La série reprendra en septembre avec la diffusion des quatre épisodes corrigés, puis la suite de la série. On reparlera de l’aspect technique de la série, mais il faut prendre en compte que c’était la première production télévisée du studio Actas depuis la diffusion de Girls und Panzer, en 2012, série qui avait elle-même retardé ses deux derniers épisodes de trois mois parce que la production c’est compliqué. Faut-il y voir une incompétence du studio à tenir en laisse ses productions, ou plutôt un désir de poser ses cojones sur le bureau des chaînes de télé après avoir engrangé une maxi-dose de thunasses sur Girls und Panzer ? La deuxième option est tellement improbable qu’elle en est presque séduisante, mais je crois que la réalité va me presser à me pencher vers la première option. Du coup, comme seuls cinq épisodes sont véritablement sortis durant la saison d’été, je ne vais juger la série que sur ça.

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Et l’autre point qui m’a fait sortir un adjectif tel qu’« atemporel », quel bel adjectif, c’est qu’en fait Regalia est une série animée de mecha… avec des mechasses animés en 2D. La notion est désormais suffisamment rare pour être saluée. Et le mieux, c’est que l’anime s’en sort bien techniquement. Les corrections apportées aux quatre premiers épisodes relevaient, de ce que j’ai pu voir, du même genre de corrections qu’on effectue traditionnellement pour la sortie DVD/Blu-Ray d’une série : rectifications de couleurs, modifications de détails, rectifications de visages. Rien d’important, vraiment. Alors que s’est-il vraiment passé chez Actas ? J’aimerais le savoir.

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Pour la petite histoire, on suit dans Regalia la petite vie de Yuinshiel et de sa grande sœur loli, Rena. Truc de ouf, Yuinshiel s’avère être un peu la REINE DU PATELIN, et je veux dire pas genre princesse de Monaco, je veux dire elle pose ses fesses sur le trône d’un putain de royaume et si elle veut elle claque les doigts et son royaume s’occupe d’envahir la Pologne pour elle, mais elle non ce qu’elle veut c’est cuisiner un bon chili con carne pour sa sœur. Mais truc de ouf, Rena s’avère être UN MECHA. BOUM BOUM. Et pendant que Yuinshiel est dans son mecha avec sa couronne sur la tête et sa loli onee-chan sur les genoux toi tu es devant ton ordi en train de te demander pourquoi un studio d’animation japonaise a bien pu retarder son planning. La réalité est dure.

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Bon, à part ça pour le moment difficile de s’avancer sur la qualité de la série, mais on semble s’avancer vers une gentille médiocrité point de vue scénar. On a des méchants qui semblent avoir une super bonne raison de faire ce qu’ils font mais qui refusent de dévoiler leurs motifs, on a de bonnes plâtrées de slice-of-life un peu chiant, ça se suit sans déplaisir mais avec un espoir modéré. D’un autre côté peut-être que je suis juste jaloux de son trône, de son mecha et de sa loli et que l’envie m’aveugle. Peut-être suis-je juste dèg du chili.

#24: Fukigen na Mononokean

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Pierrot Plus | 13 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : Fukigen na Mononokean

Pour résumer le début de Fukigen na Mononokean, c’est quasiment exactement comme le début de xxxHOLiC, mais avec des persos moins bons. Dans le rôle du garçon qui a un problème avec les esprits et qui va sans trop le savoir encourir une dette à l’encontre de la personne qui résoudra son problème, on a Hanae Ashiya, un lycéen un peu gentil, dans tous les sens du terme. Dans le rôle de la personne qui s’y connaît en esprits et qui va résoudre le problème du garçon parce que c’est son job tout en le prenant comme travailleur à temps partiel pour lui permettre de rembourser sa dette, on a Haruitsuki Abeno, un garçon au regard bien zehef. Mais Abeno ne vit pas dans une maison sympa au milieu de quelque part, il vit dans un démon en forme de salle traditionnelle japonaise qui peut se connecter à n’importe quelle porte, le Mononokean.

Dans la forme et le fond, Fukigen na Mononokean est une sorte de slice-of-life dans un univers inspiré du folklore japonais, à base de youkai, où Abeno et Ashiya (…) vont tenter de résoudre les soucis des esprits. Les monstres ont généralement de bonnes bouilles, mais globalement le tout est bien sympa, mais assez lent et il ne s’y passe pas grand-chose de fondamentalement passionnant. Bon truc à noter, le monde des youkai a une bonne gueule, avec des couleurs vives et de jolis décors. Dernière remarque, au sujet de la cohérence du scénario : on ne peut pas jouer avec un ballon de plage sur le toit de son bahut, à moins d’être dans l’œil d’une tornade, et même là ça me viendrait pas à l’esprit de tester. Cette scène m’irritera toujours et je n’y peux rien.

 #23: Show By Rock!! Short!!

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Bones | 12 épisodes de 5 minutes | Jeu smartphone

Non licencié en France

La caution filles mignonnes et chansons du studio Bones revient pour une saison de courts épisodes essentiellement comiques, sans combats et sans chansons non plus. Juste un peu d’humour, ça ne fait pas de mal. On saluera notamment le retour de la fabuleuse troupe des ShinganCrimsonZ, le boys band de grands débiles de la série. C’est globalement assez drôle, y’a quelques références marrantes glissées çà et là (dont un match de ping pong entre les membres de ShingantrucZ qui devient un match de Olive et Tom parce que Dieu sait pourquoi), ça pisse pas bien loin mais on s’amuse en attendant la saison 2.

#22: Planetarian: Chiisana Hoshi no Yume

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David Production | 5 épisodes de durée variable (ONA) | Visual novel

Non licencié en France

J’en ai déjà parlé de façon assez développée dans un article dédié, planetarian est un VN court présentement disponible sur Steam pour le prix de trois fois rien, et que je vous conseille vivement d’essayer. Mais contrairement à celle de Rewrite, l’adaptation de Planetarian n’a rien de honteux. Certes, je pourrais faire mon relou et dire qu’un petit paquet de points du scénar sont passés à la tondeuse à gazon, dont tout le background qui crédibilise la personnalité du personnage principal, le fait assez important que le gars n’aie jamais vu d’étoiles, ou encore même tout ce qui entoure la pluie (qui est très importante pour le scénario).

Mais l’anime fait preuve d’efforts qu’un garçon cynique dans mon genre pourrait qualifier d’encourageants : le rythme est bien mieux géré que je n’aurais pu m’y attendre, et il y a un très bon travail qui est fait sur les décors et le chara-design de Yumemi. Le truc, c’est que pour moi ce qui fait tout le sel de planetarian est sa dernière scène, et dans cette adaptation animée se trouve la scène bien trop longue (quoique bénéficiant d’une bien bonne idée de mise en scène). Du coup, j’aurais tendance à dire que l’anime ne vaut pas l’original au niveau de ce qu’il raconte et de ce qu’il évoque, mais il reste une assez bonne production qui vaut le coup d’œil.

#21: Kuromukuro

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P.A. Works | 26 épisodes de 24 minutes (second cour) | Original

Titre Netflix : Kuromukuro

Avec un second cour pas spécialement meilleur ou moins bon que le premier, Kuromukuro reste cette petite série médiocre mais que j’aime fort de mon cœur parce que. Oui le scénario un peu repompé de parts et d’autres, mais j’aime le personnage de Yukina, j’aime la décontraction qui transpire d’un peu partout malgré une trame qui se veut sérieuse, j’aime quand le vieux « démon » qui vit au milieu de la forêt s’achète des plats pré-préparés par Amazon, j’aime que le prof appelle le samouraï au bureau du conseiller d’orientation pour parler de ses option de carrière, j’aime Kuromukuro avec une tendresse telle que je suis un peu triste de le voir se terminer. Pour plus détails sur la série, vous pouvez retrouver ce que j’en ai dit dans le bilan de printemps au numéro 25.

#20: Kyoukai no Rinne 2nd Season

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Brain’s Base | 25 épisodes de 24 minutes (second cour) | Manga

Titre ADN : Rinne 2

Autre second cour et autre best girl que vous ne connaissez pas mais que vous devriez, voici le retour du numéro 20 du bilan de printemps. Kyoukai no Rinne suit toujours les aventures de Rinne le semi-shinigami et de sa camarade de classe sensible aux esprits, la délicieuse Sakura. Vous y retrouverez encore l’humour un peu daté mais indéniablement efficace de Rumiko Takahashi (pour rappel, Urusei Yatsura / Lamu, Maison Ikkoku / Juliette je t’aime, Ranma ½ et Inuyasha, c’est elle).

Alors certes, d’aucuns diraient que les ficelles sont quand même plutôt claires et que ça se répète un peu, mais l’auteure prend soin de continuer de rajouter des personnages en des doses raisonnables et le studio continue à adapter le manga fidèlement et avec ce qu’il faut de valeur ajoutée. Une troisième saison est dans les tuyaux, et c’est ma joie.

#19: 91 Days

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Shuka | 12 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Crunchyroll : 91 Days

Retournons aux choses sérieuses avec une série un peu ambitieuse, je parle de 91 Days, du tristement notoire studio Shuka. Mais avant de passer au vilain, le contexte. 91 Days, comme son nom l’indique en partie, va suivre sur une période d’environ trois mois le jeune Avilio, qui, dans une Amérique en pleine Prohibition, va tenter monter dans les rangs de la famille Vanetti afin de se venger du meurtre de sa famille. Le thème est connu mais peu commun dans la japanimation, la curiosité est donc bien présente.

Le truc cool, c’est donc ce thème et ce contexte qui sont assez frais pour le médium. Le scénario n’est pas trop tortueux ni extrêmement recherché mais offre un ou deux rebondissements bienvenus çà et là au sein d’une histoire assez bien rythmée, et si Avilio s’avère être un personnage principal plutôt antipathique, les autres membres de la famille et des familles adverses compensent sans problème ça. Mais si les manœuvres d’Avilio pour détruire ses ennemis sont assez fascinantes, la réputation du studio Shuka le rattrape bien assez vite.

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Et sinon on a une épisode dédié à un sosie surpuissant de Danny Trejo (un sosie de Danny Trejo, quoi) qui sort d’un peu n’importe où, mais je prends.

En effet, fondé en 2013 par des anciens de Brain’s Base (qui n’est pas un studio forcément connu pour la qualité de l’animation de ses productions), le studio Shuka a pour ainsi dire hérité du même trait. On peut constater ça sur le premier et seul travail du studio antérieur à 91 Days, à savoir les trois cours de Durarara!!x2, qui ont tous souffert qu’une qualité d’animation en déclin rapide, et de moments à la limite du regardable. 91 Days n’y échappe pas non plus, et la série s’effondre assez rapidement du point de vue technique. La réalisation qui n’était au début pas dépourvue de subtilité a vite dû s’adapter à la réalité des moyens du bord pour ajuster ses attentes et éviter la catastrophe. Et en effet, dire que c’est une catastrophe serait une exagération, mais il est clair que la série n’a pas su arriver à destination dans la dignité. Le résultat est loin d’être dépourvu d’intérêt, mais il lui aura manqué le polish nécessaire pour en faire une série véritablement mémorable.

#18: Thunderbolt Fantasy: Touri-ken Yuuki

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Thunderbolt Fantasy Project | 13 épisodes de 24 minutes | Original

Titre Wakanim : Thunderbolt Fantasy Sword Seekers

Une série au format inattendu rassemblant deux noms bien connus que l’on va s’empresser de citer : le scénariste Gen Urobuchi (Fate/Zero, Mahou Shoujo Madoka★Magica, Psycho-Pass…) et le compositeur Hiroyuki Sawano (Kill la Kill, Shingeki no Kyojin, Aldnoah.Zero). Et pour quoi faire ? Un spectacle de marionnettes.

Et holàlà je vous vois scroller mais halte-là, tout doux. Thunderbolt Fantasy est un fait un tokusatsu : une série live riche en effets spéciaux. Personnellement je ne m’y connais pas assez pour en parler plus que ça, mais pensez Kamen Rider, X-Or, Godzilla. Maintenant réduisez l’échelle, car Thunderbolt Fantasy est effectivement un tokusatsu utilisant exclusivement des marionnettes comme acteurs. Si la question vous turlupine, vous avez le droit de vous demander si le marionnettisme est une technique d’animation, personnellement je vais dire que oui et on va regarder ça de plus près.

Thunderbolt Fantasy, en tant qu’œuvre nippo-taïwanaise, nous présente un casting de divers personnages aux noms impropres à la mémorisation, et que je vais donc m’empresser de renommer pour le bien de nous tous. On suit donc en premier lieu un mystérieux épéiste solitaire venu de loin, que l’on nommera Harmonica par habitude. Harmonica est donc en train de déambuler fièrement dans la forêt quand il rencontre un homme à l’air intelligent, que l’on nommera Babtou en référence à la couleur de ses cheveux. Babtou prend un peu la tête d’Harmonica, mais comme ce dernier s’en tire avec un parapluie, ça passe. Le drame survient quand arrive une jeune femme, qu’on nommera Meuf par manque d’idées. Meuf tente d’échapper à de mystérieux poursuivants, qu’Harmonica s’empressera de chasser à grands coups. Harmonica et Babtou apprendront bien vite que la jeune fille protège une pièce d’une épée sacrée, et que son frère, que l’on ne nommera pas parce que de toute façon on s’en fout il est mort, a succombé à l’attaque d’un vilain qui recherche activement l’épée. Harmonica, de la bonté de son âme, et Babtou, pour des raisons plus qu’obscures, décident d’aider Meuf et de combattre le vilain parce que tuer les frères c’est pas très cool.

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Voici Babtou, sinon.

L’histoire de base est bateau, il faut le dire, et les noms n’aident pas à s’y retrouver. Si les dialogues sont plutôt intéressants à suivre dû à la personnalité tordue de certains personnages, l’histoire ne montre de véritables subtilités que vers la fin, quand divers personnages révèlent leurs réelles intentions. Du point de vue esthétique, Thunderbolt Fantasy oscille entre l’intéressant et le perturbant : pour compenser l’incapacité de modifier les expressions sur les visages des marionnettes, les marionnettistes compensent par un abus de langage gestuel qui ferait rougir un italien. En conséquence, les personnages ne peuvent pas s’empêcher de faire des effets de manche en parlant, la colère les fait littéralement trembler de rage, bref, l’excès est la norme. De plus, pour contourner les limites du format, le tout est monté très rapidement : les plans courts s’enchainement souvent très vite, soit pour communiquer quelque chose, soit pour dissimuler une difficulté à faire quelque chose proprement avec les marionnettes. Mais la force de la série, ce sont ses combats impressionnants, certes remplis d’effets spéciaux numériques, mais toujours très rapides et dynamiques et véritablement plaisants à regarder. Pour soutenir ça, hormis le très bon opening de T.M.Revolution, on a le droit à une bande-son d’un Sawano qui rend une copie un peu prévisible mais avec quelques sons assez différents et adaptés au contexte. Somme toute, j’ai plutôt hâte de voir ce que la d’ores et déjà annoncée seconde saison peut nous réserver. Pour finir, je tiens à souligner qu’il est intéressant de noter que c’est une série qui parle pas mal du thème des outils utilisés et de ce qu’ils accomplissent, justement dans une série qui utilise des moyens de production aussi originaux.

#17: Momokuri

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Satelight | 13 épisodes de 24 minutes | Manga web

Non licencié en France

Revenons à quelque chose d’un peu plus sérieux avec du vrai anime. Toutefois c’est là aussi une espèce d’exception, puisque Momokuri est à la base une série d’ONA de 12 minutes sortis d’un coup en février 2016. Le tout a fini par être diffusé cette saison à la télé, avec les épisodes accolés deux à deux, ce qui fait 13 épisodes de 24 minutes. Et comme le manga d’origine aussi vient du net, je pense que tout ça se recoupe plutôt bien, donc on peut passer au pitch.

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Sinon il y a ce perso qui est presque une copie carbone de Ruri de Nisekoi. Besoin de quoi que ce soit de plus ?

Momokuri, c’est l’histoire de Yuki Kurihara, une fille de seconde année au lycée qui déclare un jour son amour à Shinya « Momo » Momotsuki, un garçon en première année, reconnu au sein de son bahut pour son aspect adorable (il est petit et mignon, même s’il aimerait bien grandir un peu). Et juste comme ça, les deux commencent à sortir ensemble. Le truc intéressant, c’est que Yuki, qui est amoureuse de Momo, s’avère aussi être une gigantesque stalkeuse. Elle prend des photos de lui en scred, elle récupère ses pailles et ses canettes usagées, elle s’assoit sur sa place quand il sort de la classe, bref, c’est un peu la teuf.

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Le manga de base est une comédie romantique sympathique, et l’adaptation est tout à fait compétente : propre, et avec des seiyuu qui font un bon boulot. Comme l’œuvre de base, l’anime est assez lent mais si vous pouvez passer outre c’est une série très sympathique, avec vers les derniers épisodes la relation entre Yuki et Momo qui commence à se développer dans un sens assez intéressant, quand Momo découvre que Yuki le stalke activement et montre qu’il est pas non plus complètement aveugle. Un bon moment.

#16: Arslan Senki: Fuujin Ranbu

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LIDENFILMS | 8 épisodes de 25 minutes | Manga

Titre Wakanim : Les chroniques d’Arslân : Le ballet de la tempête de sable

Je vous ai déjà parlé de la petite saison de Nanatsu no Taizai qui était là pour faire le lien entre la première et la seconde saison, et là on a un peu le même cas de figure… mais sans suite annoncée pour le moment. En effet, dans cette courte saison, on a le temps de voir les aventures d’Arslan à la plage et quelques autres sous-intrigues impliquant les autres prétendants à la possession du trône de Pars. La saison est plutôt bien rythmée et bien remplie, bien qu’un peu prévisible. Par rapport à la première saison, les stratagèmes de Narsus me manquent un peu, car même si le personnage est bien là il n’accomplit pas grand-chose. Dernière chose à faire remarquer, c’est le point technique : et là on est exactement au niveau de la première saison, avec une technique en dents de scie. Le fait de s’arrêter juste avant l’invasion tripartite d’Ecbatana est frustrant, mais à part ça ce Fuujin Ranbu est une suite qui n’a pas à rougir de quoique ce soit.

#15: Tales of Zestiria the X

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ufotable | 13 épisodes de 24 minutes | Jeu vidéo

Titre ADN / Daisuki : Tales of Zestiria the X

Pour faire au plus simple, Tales of Zestiria the X est l’histoire d’un jeune homme nommé Sorey qui, après avoir passé son enfance passionné par les légendes et les vieux textes du bled, va rencontrer, accompagné de son ami le Séraphin Mikleo, la princesse du royaume voisin. Il découvre que le royaume est de plus en plus victime d’une contamination mystérieuse, et que la princesse demande l’aide des Séraphins, des êtres qui maîtrisent les éléments, pour sauver son peuple. Sorey, qui est un des très rares humains à pouvoir voir les Séraphins, va l’accompagner, et devenir le Berger, le gardien de légende qui va être capable de maraver les menaces à la survie de l’humanité.

Le truc, c’est que la série suit le début des aventures de Sorey et compagnie, ce que j’imagine être l’introduction, ou plutôt la première partie du jeu. On ne voit finalement presque que les personnages déambuler sans trop avoir d’objectif clair et rencontrer de potentiels futurs compagnons, jusqu’à découvrir le grand méchant au dernier épisode du cour. Et quand en plus ufotable décide d’insérer un petit peu à la zob deux épisodes adaptant Tales of Berseria (qui est une préquelle, me dit Wikipédia) en plein milieu de la saison sans la moindre subtilité, ça n’aide pas la série à maintenir un air de cohérence.

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Pour finir, comme c’est de l’ufotable, on peut comme d’habitude noter un agréable degré de finition, notamment sur les combats. Toutefois, si la série fait usage de 3DCG en d’amples qualités, elle emprunte une voie inverse à celle de God Eater : ici on a le droit à une assez bonne 3D mais qui est à peine dissimulée, ce qui la fait clasher de façon assez violente avec le reste des éléments de la série. Combiné avec l’habituel abus d’effets numériques en post-production du studio, ça donne un résultat qui est parfois indigeste, même si à part ça on a quand même le droit à un produit techniquement au point et agréable à suivre, si un peu déficient en substance.

#14: Fate/kaleid liner Prisma☆Illya 3rei!!

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Silver Link. | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Fate/kaleid liner PRISMA ILLYA 3rei!!

Silver Link. renquille pour une adaptation du début de la troisième série du spin-off magical girl de la de saga la plus populaire du multiverse de Kinoko Nasu. Avec ça, je pense qu’on a couvert les informations de base nécessaires pour parler de Prisma Illya 3rei. À noter aussi que la série n’a absolument aucune forme de relation avec le DJ.

3rei!! reprend donc là où 2wei Herz! nous avais laissés. Et notez que Herz! a été sympa, puisque normalement 2wei! se finit sur un cliffhanger de ouf et 3rei!! reprend directement là-dessus. Or, en version anime, Silver Link. vous a désamorcé le cliffhanger, mais au final ça ne change pas grand-chose, et c’était beaucoup de points d’exclamation pour ne rien dire d’important. Bref, juste après le combat contre le Gilgamesh sombre, des figures inconnues apparaissent et Illya se retrouve transportée dans un monde qui ne semble pas être le sien. Elle rencontre une fille étrange qui, histoire d’aller à contre-courant de la tendance des magus de la saga à avoir des noms imbitables, semble s’appeler Tanaka. À partir de là, les mystères continuent à s’accumuler.

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En effet, contrairement aux apparences, Fate/kaleid est une série qui exploite le lore du Nasuverse en profondeur. Malheureusement, l’anime se termine juste avant le long flashback apportant un grand nombre de réponses aux différents mystères de cette partie. C’est dommage mais tant pis, au moins on a le droit au fantastique running gag de Kotomine en vendeur de ramen, et ça ça vaut tout l’or du monde. Ceci mis à part, j’aurais tendance à reprocher à la série de s’appuyer un poil trop visiblement sur des outils numériques pas forcément bien maîtrisés, avec une 3D très présente et assez mal maîtrisée et des effets un peu ratés. Attention, ça n’empêche pas à l’action d’être globalement de bonne facture et à la série d’être intéressante, car le fond est présent, mais bon, on en veut plus quoi.

#13: Nejimaki Seirei Senki: Tenkyou no Alderamin

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Madhouse | 13 épisodes de 24 minutes | Light novel

Titre Crunchyroll : Alderamin on the Sky

Dans Alderamin, on suit le début de la montée en grade d’un futur général de génie de l’armée d’un royaume conservateur. Il va d’abord se retrouver à devoir sauver la princesse du royaume, puis va rentrer dans une académie militaire et commencer à se faire remarquer en tant que stratège ingénieux et moderne. Celui-ci rejette les vieilles idées d’honneur et de pieuse observation de tabous sur des domaines de recherche, préférant des approches scientifiques et des victoires économes en vies et en effort à toute autre chose. Avec tout ça, le message de la série est assez clair, mais elle me semble avoir un peu un Shouwa de retard, vu que le message semble adressé au Japon du milieu du siècle dernier. Qui plus est, si le garçon n’est pas un guerrier dans l’âme, il ne se rebellera pas contre les ordres de ses supérieurs, menant parfois des batailles injustes sans véritable état d’âme. La logique et la moralité de tout ça est souvent assez ambigüe.

Mais je m’emballe un peu vite sur le fond de la série. Alderamin, c’est avant tout une série de fantasy militaire tournant autour d’un stratège et de quelques proches compagnons à lui. Les stratagèmes du personnage sont effectivement ingénieux, et plaisants à voir mis en place, c’est indiscutable, et c’est même pour moi l’argument principal de la série. Du point de vue technique, c’est inégal mais les combats d’épée sont assez bien animés. Si l’anime n’est pas sans maladresses, il profite d’un scénario de bonne facture et d’un personnage principal qui parvient à capter l’intérêt du spectateur, et ça suffit à lui faire valoir le coup d’œil.

#12: Saiki Kusuo no Ψ-nan

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J.C.Staff & Egg Firm | 24 épisodes de 24 minutes (premier cour) | Manga

Non licencié en France

J’en ai déjà un peu parlé dans un billet dédié aux séries à pouvoirs psychiques, Saiki Kusuo est un manga comique sur un esper surpuissant qui vit ses capacités comme un fardeau. C’est en fait une série courte qui est diffusée quotidiennement en semaine au Japon par épisodes de 5 minutes, et est compilée en épisodes de 24 minutes le week-end. Comme un certain Teekyuu avant lui, Saiki Kusuo sacrifie la qualité des dessins pour un humour rapide et varié qui fonctionne généralement très bien. C’est toujours un peu difficile de présenter l’humour d’une série un peu con comme ça, donc le mieux que je puisse faire, c’est vous conseiller d’y jeter vous-même un coup d’œil.

#11: Macross Delta

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Satelight | 26 épisodes de 24 minutes (second cour) | Original

Non licencié en France

Delta persiste dans des qualités comme dans ses défauts. Le scénario se développe sans trop presser et avec quelque beaux clichés, mais d’un autre côté certains personnages bénéficient d’un développement appréciable. L’un des points les plus appréciables de la série est sa capacité à varier sa tracklist tout en faisant revenir régulièrement les hits qui font mouche. Pour le reste, référez-vous au billet que j’ai consacré à la saga Macross ou encore au bilan de printempsDelta s’était retrouvé neuvième.

Comme c’est une fin de série difficile de dire plus sans spoiler, mais je tiens à dire que je suis hautement content de voir la malédiction des héroïnes de Macross enfin brisée. À bon entendeur, tout ça.

#10: Amaama to Inazuma

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TMS Entertainment | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Amaama to Inazuma (Sweetness & Lightning)

Amaama to Inazuma raconte la vie d’un jeune prof qui élève seul sa fille depuis la mort de sa femme. Par un concours de circonstances, il se retrouve à venir régulièrement avec sa fille dans le restaurant un peu à l’abandon d’une de ses élèves, où il va apprendre à cuisiner, pour le bien de sa fille. C’est un très joli slice-of-life sur la parenté et la cuisine, qui bénéficie notamment en la personne de Tsugumi du personnage d’une fille en bas âge très crédible tout en étant suffisamment mature pour ne jamais être vraiment soûlante. Le père, lui, est un papa tendre qui pense toujours à l’éducation de sa fille en premier lieu, mais transpire quand même d’une certaine fatigue que l’on sent de son apparence à sa voix. Troisième personnage de qualité, l’élève, nommée Kotori, a aussi quelques petits problèmes avec ses propres parents. C’est un personnage d’une profondeur émotionnelle assez bluffante et extrêmement bien joué par Hayamin (une doubleuse très réputée que je connaissais de réputation et de voix mais que j’ai là redécouvert).

Mais tout n’est pas non plus parfait, car si Amaama to Inazuma est un vraiment bon slice-of-life avec des thèmes intéressants et de très bons personnages, il souffre aussi d’un rythme assez lent. Qui plus est, et là je sens que je vais m’adresser à environ trois tordus dans le monde, mais où est mon female:unusual pupils. En effet, le manga se caractérise notamment par des personnages féminins avec des pupilles très spéciales et très choupies. Bon, ok, je chipote un peu, mais n’empêche, greuh. Et sinon, je dois dire que Satomi Arai dans le rôle d’une maman, c’est super oui, mais genre très très oui, j’en veux plus.

#9: Kono Bijutsubu ni wa Mondai ga Aru!

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feel. | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre ADN : This Art Club Has a Problem!

Et après avoir parlé de Macross Delta et d’Amaama to Inazuma, et avant le prochain anime dans la liste, il est, je pense, incroyablement approprié de parler d’un type qui passe son temps à dessiner des waifus. Mais si, souvenez-vous, je vous en avais parlé il y a un peu plus d’un mois dans un billet dédié, Kono Bijutsubu ni wa Mondai ga Aru! est ce manga plein de personnages très uniques réunis autour d’un club de beaux-arts, et se concentrant tout particulièrement sur la relation entre un otaku blondinet un peu perdu par rapport à la réalité et une jeune fille follement amoureuse de ce dernier.

C’est très mignon, c’est vraiment drôle, c’est plein de bonne ambiance, et si vous êtes fans de comédies romantiques, vous ne devriez vraiment pas passer à côté.

#8: Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu

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White Fox | 1 épisode de 50 minutes et 24 de 25 minutes (second cour) | Light novel

Titre Crunchyroll : Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu (Re:Zero –Starting Life in Another World)

Ah oui, c’est vrai qu’il y avait ça aussi. Vous vous en souvenez peut-être, dans le précédent bilan la série avait emporté la première place pour son histoire très rythmée et pleine de twists, de cliffhangers et de développements marquants soutenus par tout un casting de personnages cools. Et si le classement est une indication fiable, il semblerait que le second cour m’ait moins plu. Effectivement, là où le premier cour Subaru était confronté à des situations en flux tendu, ici de la distance est mise entre lui et son objectif, et il se retrouve face à plus de choix, ce qui le mène à plus d’hésitation, et à une chute assez agaçante du rythme de la série.

Et si la détérioration de Subaru en tant que « héros » et en tant que personne tandis qu’il continue à alimenter une spirale de mauvais choix est assez intéressante à regarder, j’ai été moins convaincu par l’intérêt de ce qui a suivi. Cela dit, Betelgeuse est certes un méchant fun et assez bien joué par un Yoshitsugu Matsuoka qui s’est enfin trouvé un rôle que j’apprécie. Ensuite, Re:Zero reste une série mémorable et vraiment quali, y’a pas à chier.

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En tout cas, faites ce que vous avez à faire, j’ai déjà précommandé ma figurine de Rem. N’empêche que je trouve que c’est bizarre une série qui se termine après 17 épisodes et demi.

#7: Love Live! Sunshine!!

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Sunrise | 13 épisodes de 24 minutes | Projet musical

Titre Wakanim : LOVE LIVE SUNSHINE

Sunrise s’offre une nouvelle troupe de photobombeuses professionnelle en la personne du groupe d’idols Aquours. Formé par une jeune fille dynamique aux cheveux roux nommée Chika, celle-ci va tout faire pour en faire un groupe complet d’idols, comme ses propres idoles, µ’s. Fort heureusement, huit filles dans le lycée semblent correspondre au profil.

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Love Live est une fois de plus l’opportunité de faire du très bon slice-of-life avec des personnages très uniques, expressifs et rigolos qui ont une véritable dynamique ensemble. Comme les saisons qui ont précédé, Sunshine! est une mine à interactions intéressantes entre personnages et à gags. Chacun trouvera sa propre favorite, personnellement je pense que Hanamaru est un être important qu’il convient de sauvegarder (et de ne pas laisser à proximité de matériel informatique). Toutefois Love Live n’oublie pas d’être un anime d’idols et fournit aussi ce qu’il faut de ce côté-là, avec entrainements et concerts. La 3D est toujours au programme des danses, et un peu toujours au même niveau que dans les premières séries, mais reste acceptable. Même en prenant ça en compte, Love Live! Sunshine!! est un joli anime, techniquement parlant.

Si je devais évoquer un gros problème, hormis le fait plus personnel qu’aucune chanson du groupe ne me soit restée en tête à part l’OP, c’est toutefois le fait qu’Aquours reste un peu toujours dans les traces de µ’s. Je ne parle pas de l’admiration de Chika pour ses idoles, qui est un des thèmes de la série, mais bien du fait que la série récupère une bonne quantité de développements scénaristiques qui étaient déjà présents pratiquement à l’identique dans la première saison, que ça soit le lycée qui va fermer, les archétypes de certains membres d’Aquours, ou encore la rivalité avec un autre groupe qui est ici un peu là juste pour exister (et nous offrir une belle chorégraphie animée en 2D prouvant que Sunrise a les moyens de le faire si ils en ont envie). Malgré ça, Love Live! Sunshine!! est un vraiment très bon moment à passer, et j’en redemande.

#6: Amanchu!

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J.C.Staff | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Non licencié en France

Mais quand on parle de jeunes filles qui vivent au bord de la mer, il faut penser à la maîtresse de la joie de vivre en milieu côtier, j’ai nommé l’immense Kozue Amano. Toutefois, le sujet serait au moins digne d’un dossier, donc parlons juste directement d’Amanchu! et nous reprendrons ce fil juste après. Dans Amanchu! on suit en premier lieu deux jeunes filles, qui sont d’une part la lunaire Hikari et de l’autre la timide Futaba, qui vient de déménager de Tokyo. Hikari (« Pikari ») établit tout de suite la connexion avec Futaba (« Teko »), et lui présente le monde de la plongée.

Si je devais décrire le style de Kozue Amano, plutôt que le qualifier de slice-of-life, je pense que je l’appellerais quelque chose comme « flash-of-life ». Amano est une dessinatrice d’un talent incroyable, éprise d’un grand amour pour les détails, la lumière et la mise en scène. Elle aime dessiner sans prévenir des doubles pages capturant des instants de vie et les faisant briller de toutes leurs forces. C’était particulièrement marquant dans l’univers fantastique, vénitien et martien d’Aria, mais l’exercice est tout aussi intéressant dans l’univers réaliste, japonais contemporain et terrestre d’Amanchu!. Ainsi, au détour d’une situation d’apparence anodine la dame croque une scène de vie avec tous ses détails et toute sa lumière, et les grave dans la rétine du lecteur. Je ne sais pas si ce que j’essaye de transmettre par les mots est bien compréhensible, mais c’est quelque chose qui n’est vraiment compréhensible qu’en lisant du Amano. C’est une force de ses manga qui est, je pense, proche de l’irréalisable dans une série animée produite normalement.

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Mais une série animée a ses propres moyens de compenser l’éclat de ce que fait Amano, par l’utilisation des couleurs, notamment. On n’attend pas le même niveau d’éclat, mais l’anime se défend, clairement, comme vous pouvez le voir dans ces deux petites comparaisons frame pour frame qui ne suffisent toutefois pas vraiment à juger l’impact de la chose.

Pour être maintenant un peu plus général dans ma chronique, Amanchu! est, en série animée, un slice-of-life (je renonce temporairement à mon néologisme) très bien tenu sur le plan technique, avec une réalisation qui comprend l’esprit du manga, mais qui pêche par un rythme un peu faible et notamment une certaine lenteur dans le développement de Teko. En effet, pour conclure sur une forte note, le script de l’anime repousse l’examen de plongée de Teko à la fin de la saison, ce qui est assez tardif. Pour finir cette petite critique d’Amanchu!, je dois dire que je trouve une fois de plus très intéressant l’idée d’Amano de faire suite à Aria avec un manga plus ancré dans un contexte réaliste. Tout en reliant les deux univers par une multitude de petites références, Amano semble confronter la personnalité enthousiaste d’Akari (d’Aria), à travers Pikari, à celle de Teko, qui est un personnage bien plus ancré dans la réalité avec une bonne dose d’anxiétés et de complexes, établissant ainsi un lien entre les mondes et apportant l’optimisme du monde d’Aria au monde réel.

Je vais avoir besoin d’un petit « hazukashii serifu kinshi », je pense.

#5: New Game!

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Doga Kobo | 12 épisodes de 24 minutes | Manga (4-koma)

Titre Crunchyroll : New Game!

Et après m’être un peu emporté sur cette analyse un peu trop poussée d’Amanchu!, comment enchaîner ? Tout simplement en disant que là où Amanchu! est un slice-of-life qui utilise la puissance du dessin pour donner de l’impact à ses scènes, New Game! utilise le pouvoir de l’animation. C’est compréhensible ? Non ? Bon.

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Comme d’habitude quand Doga Kobo fait du slice-of-life, on peut s’attendre à un produit de qualité, et New Game! ne déçoit pas. Suivant l’arrivée de la jeune Aoba au sein d’un studio de développement de jeux vidéo, New Game! nous montre sa croissance au fur et à mesure du développement d’un jeu jusqu’à sa commercialisation. Oui, bon, d’accord, c’est surtout du cute developpers doing cute things, mais est-ce un mal ? Certes non !

New Game! bénéficie d’une animation riche en vie et sans fainéantise. On pourra par exemple remarquer l’amour du détail et de la blague méta du réalisateur qui a décidé de faire animer en 2D la plupart des scènes où l’on voit le jeu tourner : au lieu d’avoir les modèles 3D qu’on pouvait attendre (après tout, pour des phases de gameplay d’un jeu en 3D, ça serait normal), on a eu le droit à une bonne vieille animation en 2D qui tente par l’animation et les couleurs de donner l’illusion de la 3D, à l’exact inverse de 90% de la production actuelle d’anime qui tente de te déguiser de la 3D comme de la 2D. À part pour cet amour du détail des animateurs, on peut reconnaître à New Game! un casting riche de personnages, des gags sympas, des dynamiques inter-personnages très agréables, des situations assez variées et globalement un peu de tout ce qui fait un bon slice-of-life très bien maitrisé.

#4: JoJo no Kimyou na Bouken: Diamond wa Kudakenai

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David Production | 39 épisodes de 24 minutes (second cour) | Manga

Titre Crunchyroll / ADN : JoJo’s Bizarre Adventure: Diamond is Unbreakable

Et après ces quelques pavés sur des slice-of-life, j’en viens à un shounen sur lequel je n’ai pas grand-chose à dire. Ce cour de JoJo aura été globalement plus faible que le précédent, avec un certain nombre de combats faibles storyboardés un peu en autopilote et outsourcés sans vergogne. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, d’après ce que j’ai vu, il y a en fait eu autant d’épisodes outsourcés qu’au premier cour. Alors que blâmer pour ce que j’ai identifié comme une baisse de qualité moyenne ? Probablement juste à des combats un peu plus faibles. Par exemple, je dois le dire, je n’aime pas du tout Shigechi (mais est-ce que quelqu’un l’aime vraiment ?) ni Rohan (et là je vais me faire taper).

Du coup, pourquoi est-ce que JoJo est toujours à la quatrième place, comme dans le bilan du printemps ? Déjà parce que même affaiblie cette adaptation de Diamond wa Kudakenai reste d’un intérêt certain et d’une richesse graphique plus que plaisante. Et surtout, surtout, ce cour était pour nous l’occasion de découvrir enfin en anime le fabuleux Kira, avec des épisodes d’une qualité certaine, et rien que pour ça JoJo n’a pas le droit de descendre dans le classement.

#3: ReLIFE

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TMS Entertainment | 13 épisodes de 24 minutes | Manga web

Titre Crunchyroll : ReLIFE

On entre dans le classement avec ce qui est peut-être pour vous un outsider total. Vous doutez même l’avoir vu de la saison ? Eh bien c’est normal, puisque la série est en fait sortie d’une traite sur le service où paraît le manga (et en simulcast), avant d’être diffusée à la télévision normalement.

ReLIFE, c’est l’histoire d’Arata Kaizaki, un chômeur de 27 ans qui vit de petits boulots en temps partiel depuis qu’un incident l’a fait quitter la première société où il a été embauché au bout de seulement trois mois. Vivant avec cette tâche sur son CV, il est incapable de trouver un job stable. En rentrant d’une fête avec des amis où il a tenté de prétendre que tout allait bien chez lui, il croise un homme qui lui offre la possibilité de rajeunir de 10 ans pour revivre une dernière année de lycée, pour la science. Il devra d’abord prendre une pilule qui lui rendra l’apparence de ses 17 ans, puis mener une année entière satisfaisante au lycée. D’abord méfiant comme il convient de l’être, Arata finit par accepter au vu de la promesse d’un emploi si jamais l’expérience venait à réussir. Deux termes importants toutefois : au bout d’un an il regagnera son apparence normale et sera automatiquement effacé de la mémoire de tous ceux qui l’auront connu sous cette apparence, et de plus, si qui que ce soit découvre qu’il n’est en fait pas vraiment un lycéen de 17 ans, alors non seulement il sera effacé de la mémoire des autres, mais l’expérience elle-même sera effacée de sa propre mémoire. Avec tout ça, l’expérience ReLIFE peut commencer.

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ReLIFE, c’est l’histoire assez concernante d’un homme qui a été déçu par la vie et qui se voit offrir l’opportunité d’une seconde chance. Il va entrer en contact avec des lycéens sur un pied d’égalité, et constater que sa maturité est aussi utile pour conseiller les jeunes qu’elle est relative. La série aborde tout un tas de thèmes intéressants, dont le plus remarquables est possiblement celui des black companies, un problème japonais dont j’ignorais personnellement jusqu’à l’existence. Avec des personnages secondaires aux personnalités et aux ambitions variées, ReLIFE explore d’un œil assez neuf les soucis des lycéens, et ceux des adultes. Ça n’empêche pas certaines faiblesses (dont le personnage de Kariu, qui est un peu la drama girl attitrée du manga), mais globalement le manga comme l’anime sont très bien écrits, assez drôles, et l’anime introduit pile comme il faut une certaine révélation très attendue et bien sentie en fin de saison.

Au niveau de la réalisation, je dois noter que le réalisateur n’a fait en fait jusque-là que du design d’accessoires pour des séries de Deen de la mauvaise période. Peut-être le doit-on à cet ancien poste du réalisateur, mais la série bénéficie d’un sens du détail bien plus poussée qu’une série habituelle du genre, ainsi que d’une utilisation de la lumière qui rendent certains passages assez réminiscents des premiers Makoto Shinkai, notamment Hoshi no Koe, toutes proportions conservées bien entendu. Dernière remarque, hormis l’OST composée spécialement par un jazzman, la série utilise comme thèmes de fin exclusivement des chansons qui étaient populaires il y a au moins dix ans. C’est marrant jusqu’où les bonnes idées peuvent aller se nicher.

#2: Shokugeki no Souma: Ni no Sara

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J.C.Staff | 13 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre ADN : Food Wars, Second Service

Atterrissant en seconde place sans difficulté, voici venir la suite de l’adaptation du shounen culinaire de Shun Saeki et Yuuto Tsukuda. Pour le coup, pas difficile de justifier la place donc ça ne sera pas long : Shokugeki no Souma est une série de cuisine d’une efficacité incroyable qui exploite les codes du shounen tout en montrant régulièrement une capacité à filer des métaphores sensorielles qui lui est tout à fait propre, souvent garnies de références et accompagnant des plats aussi intéressants qu’ils semblent délicieux, le tout avec un scénario qui ne tient pas en place.

Ni no Sara est l’adaptation de la phase finale du tournoi d’automne, avec derrière le court arc du Stagiaire (grrrr). Le tout est animé très solidement et rythmé comme une valse à vingt temps, avec ce qu’il faut de polish et d’intelligence. Par contre, je suis pas gastronome, mais un carpaccio rissolé, c’est pas un peu contraire au principe du carpaccio ?

Entracte : Le Soleil

Prenez une seconde pour vous reposer de toute cette lecture, et visualisez le Soleil. Une grosse boule de gaz incandescente. Rougeoyante, chaude. Haute. Très haute. Dans la fraicheur de l’espace, il est posé là entre quelques cailloux spatiaux, comme un cochonnet disproportionné sur un terrain de pétanque. Maintenant que vous avez imaginé le Soleil (si vous êtes en train de penser au cochonnet, revenez sur le Soleil un instant), on peut continuer. Nous allons maintenant aller un peu plus haut que ça.

#1: Mob Psycho 100

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Bones | 12 épisodes de 24 minutes | Manga

Titre Crunchyroll : Mob Psycho 100

Je pensais à la base vous dire ce que je pensais de la série, mais l’énumération de superlatifs ne vous aurait pas vraiment aidé à savoir pourquoi vous devriez regarder Mob Psycho 100. Peut-être est-ce parce que je n’ai pas dormi depuis plus de 36 heures, mais je ne trouve pas les mots justes pour décrire ce que vaut Mob Psycho 100 sans donner l’air d’exagérer, alors je vais tenter d’être plus factuel.

Mob Psycho 100 est à la fois une série comique, d’action et de coming-of-age, et elle déploie l’intégralité d’un vaste panel de talents pour promouvoir en même temps ces trois axes. Si son ressort principal est une animation incroyablement riche allant même jusqu’à utiliser des techniques qui n’existent pas actuellement dans l’industrie japonaise, elle sait aussi faire preuve d’une réalisation remarquablement fine et imagée, et est soutenue par un travail sonore et un jeu d’acteurs en adéquation complète avec l’esprit de l’œuvre originale. En prenant la décision d’adapter un manga au trait inconstant et au design simple mais riche en idées de mise en scène, le réalisateur Yuzuru Tachikawa s’offre la possibilité de faire de sa nouvelle série une pochette surprise pour amateurs d’animation, dont il peut sortir n’importe quoi à n’importe quel moment, mais jamais en vain, et faisant évoluer à l’envi les contours des designs simples de ONE. Mob Psycho 100 sait être comique dans sa violence, violent dans son développement de personnage et développer des personnages en faisant la comédie.

Et maintenant, un peu moins factuel (et après avoir dormi histoire de trouver mes mots) : Mob Psycho 100 est un triomphe, une adaptation que j’ai envie de traiter de miraculeuse. Même en aimant énormément le manga et en ayant eu des attentes incroyablement élevées à l’encontre de son adaptation, je n’avais pas pu imaginer une série de cette qualité. Je peux relancer n’importe quel épisode à n’importe quel endroit et y trouver plein d’idées que j’avais même pas vu au premier visionnage, et reregarder ça avec un plaisir qui ne montre aucun signe de diminuer. D’une richesse folle que ça soit dans son animation ou sa réalisation, franchement drôle, vraiment bien joué, et adaptant un matériau d’origine vraiment intelligent, Mob Psycho 100 est d’ores et déjà un incontournable de l’année, sinon de la décennie. On est à ce niveau-là.

Maintenant, si vous voulez plus de détails sur ce qu’est concrètement Mob Psycho 100, ses thèmes et son histoire, vous pouvez jeter un œil au billet que j’y avais dédié en début d’année. Par ailleurs, si vous vous intéressez à l’animation et que vous n’avez pas de problèmes avec l’anglais, je vous conseille très fortement les articles du Sakuga Blog sur Mob Psycho 100, qui sont une mine d’informations et mettent en lumière des choses que vous ne savez parfois même pas que vous aviez vu.

Mob Psycho 100 est exceptionnel, et vous devez le regarder.


Voilà qui conclut plus ou moins le bilan de la saison. Comme je n’ai en fait pas vraiment fermé l’œil depuis deux jours pour rédiger ce billet, je vais conclure vite. La saison a été dure à regarder en entier, je dois bien le dire, mais ne serait-ce que pour ce qu’on peut trouver dans le top 10, la saison a carrément valu le coup. Cela étant dit, la saison d’automne a tout l’air d’être riche en séries de grande qualité, et j’ai assez hâte de voir les surprises qu’elle me réserve. Mais avant ça, il est temps de publier ce billet.

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Liberté !

Sur ce, je vous laisse, et la semaine prochaine je ferai probablement faire un petit sujet, genre Shelter. En attendant, bonne semaine à tous, et à la prochaine.

Une réflexion sur “Été 2016 : Le Bilan

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