Rock et animation japonaise : même combat

Chose promise, chose due, cette semaine de fin novembre je vous entraîne avec moi pour explorer les similitudes évidentes qui rapprochent l’animation japonaise de ce bon vieux rock. Toutes deux des étiquettes bien trop larges pour désigner spécifiquement une production particulière au sein de leur média respectif, ce sont des désignations qui sont reliées à des concepts finalement bien similaires. Mais au lieu de faire une ennuyeuse comparaison de leurs histoires, je vous offre la version courte, reposant sur des clichés et des raccourcis tout ce qu’il y a de plus actuels. Enfin, c’est ce qu’on m’a dit.

La comparaison la plus simple à faire est celle que l’on peut faire entre les fans des deux domaines. Prompts à se réunir pour des grandes communions périodiques (les Comiket, Lollapalooza, le Hellfest, Epitanime, etc.), ceux-ci ne craignent pas la proximité de leurs confrères aux cheveux gras pour approcher leurs artistes favoris ou ne serait-ce que les entrevoir, et si possible leur soutirer un pick ou un bouquin dédicacé, symbole physique de leur triomphe sur la foule.

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On peut aussi les rassembler dans une lutte perpétuelle contre des amateurs d’une autre supercatégorie du même média qui mépriseront leur exubérance pour se faire retourner au visage le conservatisme et l’aspect statique de leurs propres favoris. Et ces fans que l’amour du port de t-shirts illustrés réunit, sont aussi connus pour leur ouverture à de nouveaux types d’amour, que ça soit dans la nostalgie en repensant à ce qui se passait dans les champs de l’état de New York en 1969, ou dans la honte quand votre maman tombe sur votre collec’ privée de bandes dessinées avec des filles qui ont des bites. Bref, les points commun à trouver entre ces fans sont sans limites, et d’ailleurs ce sont souvent les mêmes personnes, donc passons à quelque chose de plus convaincant : la chose en elle-même, c’est-à-dire la japanime d’un côté et le rock de l’autre.

Et là il existe déjà une similitude évidente entre un disque de rock et un cour d’animation japonaise : c’est qu’en général il y a un ou deux trucs de bien dedans et le reste est à jeter. Et si le sakuga reste une valeur sûre qui pareille à un bon riff peut porter un morceau sinon commun, chaque genre et chaque style de réalisation est différent. On qualifiera ainsi facilement la production du studio ufotable de shoegaze, celle du studio Shaft (toujours sous la tutelle artistique d’Akiyuki Shinbou) d’alternative, et vous me verrez bien entendu venir si je parle de pop rock pour désigner KyoAni. Mais, pensez-vous, n’est-ce pas là une comparaison facile et sans véritable fond ?

Que nenni ! Voyez plutôt, le shoegaze est un genre qui se caractérise par une utilisation très lourde d’effets sur leur son (appliqués par des pédales, ce qui explique le nom du genre), l’alternative est un genre présentant des caractéristiques indie tendance underground tout en connaissant une reconnaissance mainstream, et le pop rock est un genre plus léger qui se voit extrêmement souvent critiqué par les « vrais fans », étant jugé « trop commercial ». Je vous laisse le loisir de réfléchir à quel genre correspond chaque autre studio ou créateur, par exemple pour Sunrise je dirais progressive metal, mais je m’égare.

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Bon ok, on va dire que pour Sunrise c’est plus compliqué.

Et pour finir, il me faut aussi parler du fond. En effet, le rock et l’animation japonaise partagent encore d’autres caractéristiques, comme par exemple la capacité à créer des personnages forts, facilement reconnaissables (et facilement commercialisables). D’Alice Cooper à Alice Cartelet et d’Eddy à Sanka Rea, il n’y a finalement qu’un pas, ou quelques lettres, ou quelques opérations de chirurgie esthétique. Et si leurs apparences ont tendance à grandement différer, certains tentent bravement de créer des ponts pour réunir les deux univers, comme par exemple l’excellent Angus Young et son désormais habituel costume d’écolier, ou encore des personnages de JoJo’s Bizarre Adventure comme Angelo, Cars ou Yotsuyu Yagiyama, qui tentent de faire le lien entre l’homme et le rock.

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L’album Gundam Rock d’Andrew W.K., dont j’avoue n’avoir entendu que des bouts. Je conseille très fort son album I Get Wet niveau hard rock ultra-débile par contre.

Et fondamentalement, si on y réfléchit bien, on ne peut aussi que trouver des similitudes entre les thèmes des deux univers. L’amour côté rock plus traditionnel, la violence plutôt côté metal, mais aussi des thèmes qui rassemblent comme la réunion autour de la consommation de substances louches (Koufuku Graffiti), l’argent qui coule à flots (Noragami), les filles faciles (la série d’où provient votre waifu, et toc !), ou encore les pauses ultra-méga trop longues parce que le batteur est parti apprendre la poterie au Guatemala (Kentaro Miura, The Idolm@ster c’est son Guatemala à lui). Et puis si on veut arrêter de déconner, on peut aussi dire la jeunesse, le sentiment de non-appartenance à la société, la liberté, etc. Mais quel intérêt de dire des trucs vrais ? L’important, c’est de faire le show !

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Non, pas vous.

Bref, c’est tout pour cette semaine, la semaine prochaine je vous enseignerai quelles séries regarder pour amener votre cuisine au niveau supérieur, et je peux déjà vous dire que je sais ce que vous allez regarder en faisant des hot dogs ! Tchou les p’tits loups !

PS : si vous voulez une vraie conclusion, sachez que la semaine prochaine je vais peut-être faire mon pronostic de la saison prochaine, à moins que je n’attende la semaine suivante pour être sûr que toutes les grosses annonces soient bien passées, puisque vous aurez remarqué que c’est un peu la saison en ce moment. Si c’est le cas vous risquez de ne rien avoir la semaine prochaine, et puis après ça comme je serai un peu en période d’exams je ferai une petite pause pour une reprise fin décembre. Voilà le planning tel qu’il est présentement dans ma tête. J’espère que ce petit billet qui me trottait dans la tête depuis un certain temps vous a fait marrer, et je vous souhaite un bon début de décembre.

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