Printemps 2017 : Le Pronostic

Le cour actuel touche à sa fin, il est donc temps de passer à ce moment anxiogène où l’on lève les yeux en direction du futur, en se demandant à quelle sauce on va être mangé. Mais comme je suis bien trop couard pour regarder les choses sur le long terme, parlons juste des mois à venir, ou bien, pour ne pas le citer, du cour du printemps.

En effet, dans le domaine de l’animation japonaise, le printemps est une saison privilégiée pour lancer une série. Hormis le fait que le début du mois d’avril corresponde au début de l’année scolaire, il correspond au début de l’année fiscale japonaise. Double raison, donc, pour les acteurs du marché de tenter de lancer une licence forte de laquelle ils pourront profiter sur le restant de l’année.

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Ainsi, les studios sont dans les starting blocks et je suis allé faire le tour de tous les projets annoncés pour un futur plus ou moins proche histoire de vous en parler en me donnant des airs de quelqu’un qui s’y connaît, tout en lâchant des prévisions Pachteriennes. Même format que la dernière fois, d’abord les gros projets et les trucs particulièrement notables, puis les studios qui passent leur tour cette saison, et enfin le reste des projets un peu moins intéressants.

Cela dit, je tiens à signaler qu’alors qu’à la saison précédente j’avais inclus tout ce qu’il y avait d’important pour la saison à venir, cette fois-ci j’ai bien l’impression qu’il manque des bouts. Le compte de séries me semble un peu juste et il y a des trous apparents dans les plannings, donc je ne serais pas surpris de voir quelques annonces surprise arriver dans les jours à venir. Mais commençons tout de suite avec le plus remarquable.

Les gros noms

Le premier studio à monter sur scène n’est nul autre que J.C.Staff. Et non, ce n’est pas pour un quelconque Toaru (l’éditeur de Kamachi continue à dire que ça arrivera un jour mais qu’il faut patienter, grmbl), mais bien parce que le studio se montre là particulièrement productif en ce début d’année. Après une saison d’hiver où le fameux studio au logo que j’arrive toujours pas à piger ce qu’il veut dire a sorti pas moins de quatre séries, il enchaîne avec une saison en trois séries classiques plus une série de specials. Mastoc.

Petit point tambouille interne en passant, parce que je trouve ça intéressant donc je suis allé chercher : là où un studio comme Bones répartit ses productions entre plusieurs studios internes distincts mais communicants (au nombre de quatre, de A à D), J.C.Staff a une structure organisationnelle plus fluide, avec deux unités de production et de coordination qui gèrent trois unités d’animation clé et trois unités de tweening. Du coup vous vous dites, avec quatre studios Bones a eu du mal à gérer trois séries en même temps (et s’en repentent visiblement), alors comment J.C.Staff peut continuer à sortir fournée après fournée ? Sans partir dans des considérations de propension à l’externalisation et de contrôle qualité, la réponse est très simple : Bones est un assez petit studio (une soixantaine d’employés) alors que J.C.Staff en est un gros (avec environ 160 employés).

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Sérieux, c’est quoi le truc, là ?

Mais bref, j’ai perdu une heure à aller regarder combien d’employés avaient chacun de mes studios préférés (KyoAni en a le double de Madhouse, le saviez-vous) donc revenons à nos moutons. Le petit nom qui a de grandes chances de faire un peu de bruit cette saison, c’est Alice to Zouroku. À la base un manga, la série raconte l’histoire d’une fille et d’un vieux monsieur. La fille s’est échappée d’une faculté pas très nette qui faisait des recherches sur elle et d’autres filles possédant un pouvoir nommé le Rêve d’Alice. Ce pouvoir leur permet d’altérer la réalité par le biais de leur imagination, et la fille qui a réussi à s’échapper a notamment la capacité d’ignorer les lois de la physique. Après s’être échappée elle rencontre donc ce vieux monsieur grincheux nommé Zouroku.

Le synopsis fait inévitablement un peu penser au Up (Là-haut en français) de Pixar, mais reste on ne peut plus intriguant. Le réalisateur a notamment sur son C.V. Flying Witch (et le dernier WIXOSS, qui malgré tout était pas mal réalisé), et la bande-son est prise en charge par le groupe responsable de l’ending de Flip Flappers (TO-MAS), ce que je trouve plutôt approprié pour ce genre d’histoire. Autre chose notable, le premier épisode sera un épisode double (de 50 minutes). La PV laisse entrevoir quelque chose de très choupi, avec un fond musical rappelant effectivement fortement FliFla, et, le synopsis prêtant à penser que ça a des chances de ne pas rester éternellement si mignon que ça, c’est personnellement ma grosse attente du printemps.

Et sinon, y’a quoi ? Ben y’a Dungeon ni Deai wo Motomeru no wa Machigatteiru Darou ka Gaiden: Sword Oratoria, l’adaptation du spin-off de Danmachi dédié à la familia de Loki, et notamment à la fameuse épéiste de la série. Point important : ça veut dire qu’il y aura moins de déesses relou à ruban, mais ça veut aussi dire moins de brossage de dents. La première série était sympa sans être ouf, et là comme on part tout de suite avec des personnages expérimentés, on a des chances d’avoir de l’action un poil plus intense, même si la PV n’en montre pas tant que ça.

Le reste, c’est une nouvelle série pour la licence Twin Angel (qui est à la base une série de machines de pachinko), Twin Angel Break. C’est a priori un trip mahou shoujo assez classique, ça a l’air sympa vite fait, mais je suis bien hypé pour une raison très précise : l’ending sera interprété par Rie Kugimiya (qui joue le rôle de la mascotte hérisson dans la série) et composé par ZAQ, donc je suis comme un fou, vous imaginez bien.

Pour finir on a un étrange animal : « Eikou Naki Tensai-tachi » kara no Monogatari, une série de documentaires animés sur des athlètes japonais, adaptés d’une vieille série de mangasses pour le compte de la NHK. On sent comme une odeur de J.O. d’été 2020 là-dedans, et c’est en tout cas une initiative intéressante. Reste à voir s’ils vont en faire jusqu’à 2020.

Puisque je vous parlais de gros studios surchargés, passons à un autre : A-1 Pictures (qui sont, pour l’anecdote, autour de 200 employés). D’abord, revenons sur ma principale erreur de la saison précédente : Granblue Fantasy The Animation, dont je parlais pour l’hiver et qui finalement s’est vu reporté au printemps. Le côté positif, c’est que du coup la production a des chances de tenir la route, malgré l’assez haut niveau de détail de l’animation (3 sakkan et un assistant dès l’épisode 2, mazette). Les deux premiers épisodes sont déjà sortis en début d’année, donc si la série vous intéresse il y a des chances pour que vous ayez déjà vu ce que ça promet.

Mais le vrai gros truc d’A-1 du printemps, ma seconde grosse attente de la saison, c’est bien entendu le Noitamina, Saenai Heroine no Sodatekata (prononcé Flat). Saekano c’est cette comédie romantique éminemment sympathique dont la première saison est sortie en 2015, et qui parle d’un otaku qui, frappé d’inspiration un beau jour en apercevant une jeune fille dans un décor pittoresque, va décider de faire un visual novel avec des amies qui sont elles-mêmes de talentueuses créatrices. Il finit par retrouver la fille qu’il a vu ce jour-là, et celle-ci s’avère être tout à fait banale. La seconde saison s’annonce assez similaire à la première, et personnellement je ne demande vraiment pas mieux qu’une saison de la même qualité que la première.

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Et le dernier pain de la fournée A-1 de ce printemps n’est autre qu’Eromanga Sensei, une série qui parle d’un auteur de light novel qui emploie un artiste anonyme pour illustrer ses histoires. L’artiste, nommé Eromanga-sensei, est connu pour ses illus assez olé-olé mais de très bonne qualité. A part ça il vit seul avec une petite sœur hikikomori, et là vous voyez tous venir le twist. Le twist, c’est bien entendu… qu’ils ne sont pas liés par le sang.

C’est donc l’adaptation de la nouvelle série de l’auteur du célèbre Ore no Imouto ga Konna ni Kawaii Wake ga Nai. En l’occurrence la série semble vraiment vouloir atteindre le même public, en allant jusqu’à reprendre ClariS pour interpréter l’opening. Le truc très cool c’est que le réalisateur de la série (qui pour le coup n’a pas travaillé sur Oreimo) a aussi bossé sur Gekkan Shoujo Nozaki-kun, New Game!, et réalisé le meilleur épisode de Flip Flappers (le 5, celui dans le lycée piégé dans une boucle), donc malgré le fait que Matsuoka double le personnage principal, je suis chaud. Oui parce que j’ai bien aimé Oreimo. Et j’assume.

Tant qu’on est dans les comédies romantiques passons au petit studio EMT² (responsable de Kuma Miko, notamment), qui nous en sort une que j’avais pas du tout vu venir avant de la découvrir en faisant mes recherches. Il s’agit de Renai Boukun. Voilà le synopsis : une jeune ange nommé Guri possède le Kiss Note, un carnet qui permet de faire instantanément tomber amoureux deux personnes si celles-ci s’embrassent après que leur nom aie été écrit dedans. Par erreur, elle a écrit le nom de Seiji, un lycéen standard, et à moins que celui-ci n’atteigne la première base avec une fille dans les 24 heures, Guri mourra, et Seiji restera puceau à vie. Du coup Seiji part embrasser Akane, une fille populaire qui s’avère être une pure yandere tendance chaotique mauvaise. Et puis Guri tombe amoureuse de Seiji. Et plein d’autres filles aussi.

Si vous avez fait « WHAAAT », sachez que c’est la bonne réaction à avoir. Ça peut être très très drôle comme ça peut être absolument nul, mais la PV me donne envie d’y croire. Le scénar me rappelle un peu Shinigami-sama to 4-nin no Kanojo, petit ange parti trop tôt, qui était un manga fort drôle avec une histoire similaire, et j’apprécie ça.

On parlait d’anges, sautons de quelques cases pour atteindre le studio Brain’s Base qui s’apprête à nous sortir la troisième saison de Kyoukai no Rinne. Le réal est nouveau sur la série mais le reste du staff semble inchangé. Je vous ai parlé de la série à l’occasion de sa seconde saison dans les bilans du printemps et de l’été passé, donc pas besoin de vous la présenter à nouveau. La grosse info, c’est qu’il y aura de nouveaux persos dont un doublé par Miyuki Sawashiro et un doublé par Megumi Hayashibara, et donc rien que pour ça c’est nécessairement l’AOTY.

Mais la série sur laquelle Brain’s Base mise vraiment ce printemps, c’est Fukumenkei Noise, un shoujo parlant d’un groupe de pop rock lycéen et d’une promesse faite entre les protagonistes quand ils étaient enfants. Le chara-design est très typé donc faut aimer un peu le shoujo, mais sinon la PV me donne de plutôt bonnes vibes, donc qui sait. Et le personnage principal est doublé par Hayamin, donc à suivre, nécessairement.

Et tant qu’on est dans la région de Brain’s Base, on passe chez le petit frère, le studio Shuka, qui a trouvé que c’était choucard de faire des séries qui n’explosent pas en vol, et qui du coup nous sort une nouvelle saison de Natsume Yuujinchou, nommée, très logiquement, Natsume Yuujinchou Roku (« roku » signifiant « six »). Ça devrait être pas mal le même délire que la saison précédente, même si le fait que le character designer soit aussi occupé sur Granblue cette saison m’inquiète un tiers de poil.

Allez, et puisque j’en suis à parler de suites de séries populaires, on passe, bien entendu, à la seconde saison de Boku no Hero Academia. Si on en croit les rumeurs de plus en plus insistantes, les pièces à conviction accumulées, la tendance générale, les horaires de la gare de Suginami et l’âge du capitaine, cette nouvelle saison a toutes les chances de faire deux cours (de toute façon on sait déjà qu’il y aura l’arc du tournoi et l’arc de Stain donc faut la place) et d’être de bien meilleure facture que la première. Le fait de ne pas être produite en même temps que deux autres séries dans une année déjà chargée, aide. Beaucoup. Vous avez ma permission d’être follement hype, même si on sait tous que le vrai bail c’est Kekkai Sensen & Beyond qui, attention à ne pas vous emmêler, sera diffusé cet été. (EDIT : du moins la série était prévue au départ pour l’été, elle a été repoussée à l’automne depuis)

Ah, mais c’est vrai qu’il y a une autre grosse suite qui s’en vient, non ? Attendez, j’oublie. Un truc en Shin… Shingeki… Ah mais oui ! Dirigeons-nous vers le studio MAPPA qui est parti pour nous offrir Shingeki no Bahamut: Virgin Soul, la seconde saison d’une série qui a pris pas mal de gens par surprise et que j’avoue honteusement ne pas encore avoir vu, donc j’aurais du mal à vous le vendre. Non, ce qui a de fortes chances de vous le vendre, c’est la PV, qui sait donner envie. L’OP a l’air de bien envoyer mais pour moi la grosse attraction c’est DAOKO qui est à l’ending, ce qui me fait me sentir toute chose. Sinon le staff de l’anime est le même que pour la première saison, sauf pour la scénariste qui est nouvelle sur la licence, mais qui a une longue carrière dans le domaine du drama live japonais.

Une autre suite ? Ah mais oui, c’est vrai que c’est l’heure du retour aux affaires du studio P.A.Works qui, après deux cours en sous-marin, ressort des eaux avec deux nouvelles séries. La première, c’est la suite d’Uchouten Kazoku, qui nous revient avec le même staff que la première saison. Je n’ai pas encore vu l’original mais le PV me vend du rêve en briques. Pour rappel, la série parle d’une famille de tanuki qui vit à Kyoto dans un univers plein d’humains et de tengus. Ça a l’air ultra-charmant, le perso principal est doublé par Sakurai, où est-ce que je signe ?

L’autre série de P.A.Works pour le printemps c’est Sakura Quest, troisième opus de la série des anime sur le travail de P.A. après Hanasaku Iroha et Shirobako. La série parle de cinq filles tentant de faire revivre le tourisme d’une petite ville qui se présentait, durant la bulle économique, comme un petit royaume. La PV me vend une série qui semble plus fantaisiste que les deux précédentes, et si le thème me parle bien entendu moins que celui de Shirobako, il y a l’air d’y avoir des choses intéressantes à voir.

Il me semble avoir fait le tour des trucs vraiment hypants, mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, puisque Production I.G a un projet pour le printemps. C’est Atom: The Beginning, l’adaptation d’un manga réinterprétant la genèse du personnage culte d’Osamu Tezuka : Tetsuwan Atom, aussi connu sous le nom d’Astro Boy. Comme diraient les anglophones, la série m’envoie des signaux mixtes : le premier key visual me donnait l’impression de quelque chose d’assez sérieux, mais le character design et le peu qu’on en a vu donnent l’impression de quelque chose de bien plus léger, ce qui justifierait d’ailleurs le fait que ça soit une co-production avec le studio OLM, studio habitué des séries pour un plus jeune public. Comme le staff est bon et qu’il y a moyen de faire quelque chose de très intéressant, je m’inscris en curieux, mais je ne m’avance pas plus que ça.

Continuons dans le domaine des séries que j’attends sans trop savoir si je devrais en parlant du nouveau projet du studio feel., un anime original nommé Tsuki ga Kirei, réalisé par Seiji Kishi, un gars qui a notamment fait réalisé Jinrui wa Suitai Shimashita et les deux saisons de Ansatsu Kyoushitsu (Assassination Classroom). On manque un peu de détails mais ça s’annonce comme une histoire de romance lycéenne sans gros twists, avec possiblement un certain aspect contemplatif. Je me base là juste sur un synopsis et un KV, donc bon, à prendre avec beaucoup de sel.

Puisque le studio a plutôt le vent en poupe en ce moment, revenons sur le Studio Deen pour parler de Kabukibu!, une adaptation d’un light novel parlant d’un club de kabuki. Le staff me donne envie d’apposer le tampon de la confiance sur la série, même si rien de ce que j’en ai vu ne m’attire spécialement non plus. Par ailleurs, notez que le character design a été refait par un artiste, ou plutôt un groupe d’artistes, assez populaire, j’ai nommé CLAMP. Tant qu’à faire. Du coup c’est un énième Shaolan qui sera le personnage principal, et si on veut faire une localisation à la AB Groupe de la série, le titre de « Lionel et sa troupe » sera tout trouvé.

Je pourrais vous parler de la seconde saison de Rilu Rilu Fairilu, du même studio, qui arrive cette saison, mais comme je n’ai rien à en dire faisons-en un avant-dernier avant de passer à la suite : Tsugumomo, du studio Zero-G. Le manga est une comédie romantique surnaturelle un peu ecchi qui, à ce que j’ai cru voir, évolue en manga d’action. J’en entends parler depuis un bail et j’en vois régulièrement des cases follement attrayantes mais je ne l’ai pas encore lu, donc je suis très curieux de lire et de voir ce que ça donne. Bon ensuite c’est Zero-G, et le studio a encore tout à prouver, mais accordons-lui le bénéfice du doute.

Et pour finir, parlons de l’intriguant Re:Creators, du studio Troyca, connu pour Aldnoah.Zero. Les huiles du studio sont de retour avec une fois de plus Sawano à la bande-son, et au concept original on trouve Rei Hiroe, l’auteur de Black Lagoon. Ça parle d’un otaku qui rencontre des personnages de fiction devenus réels, provenant de différents univers. Je suis aussi curieux que méfiant, et je suis très méfiant. L’OP de Sawano ne me tente pas et la PV ne montre que peu de choses, mais j’ai un peu envie d’y croire.

Studios en hibernation

Commençons par dégommer l’éléphant dans le corridor : Sunrise n’a pour l’instant rien annoncé en termes de séries télé pour la saison. Quand je parlais, au début du billet, de trous, je pensais surtout à eux. En effet, le vieux studio tient depuis quelques années un long combo de cours consécutifs de Gundam, mais Tekketsu no Orphans s’apprête à se terminer et la relève n’a pas encore été annoncée (même si la seconde série d’ONA Thunderbolt devrait sortir au fil de cette saison). Certes, le studio a Gintama. qui est en cours, et ils ont des projets d’ores et déjà annoncés pour les cours à venir (notamment du Code Geass et du Love Live! Sunshine!!), mais je trouve le trou un poil large pour ne pas se voir comblé d’une annonce surprise.

Autre absent, compréhensible celui-ci, c’est le studio Shaft, qui prend une petite pause après ses deux cours de 3-gatsu no Lion, pause bien nécessaire pour un petit studio, surtout quand ledit studio a aussi un film à sortir en août, le bien-nommé Uchiage Hanabi, Shita kara Miru ka? Yoko kara Miru ka?. Mais du coup, quid des prochaines séries du studio ? Logiquement, on devrait voir arriver prochainement plus de détails sur Fate/Extra: Last Encore, qui nous arrivera cet hiver, dans une année qui va déjà être riche en Fate, avec notamment A-1 qui doit se charger de Fate/Apocrypha. Enfin, dans le domaine des projets pas confirmés du studio, on note qu’un projet d’anime nommé Mekakucity Reload a été annoncé sans plus de détails, et que vu que Mekakucity Actors s’est plutôt bien vendu, je ne vois pas pourquoi le projet changerait de mains. De même, la prochaine adaptation d’un manga de Ken Akamatsu, UQ Holder!, a été annoncée, et bien qu’il n’y ait aucune garantie, vu que le studio a pris la relève de Xebec sur les adaptations des mangasses du gars Ken depuis Negima!?, je dirais qu’il y a des chances. (EDIT : mais la chance c’est pas mon fort, UQ Holder! sera donc produit par J.C.Staff)

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Toujours dans le domaine des studios connus qui vont devoir sortir le carnet d’absences à la rentrée, Madhouse semble faire une fois de plus l’impasse sur le printemps. On rappelle que dans les studios du carton on a le film Mahouka Koukou no Rettousei qui devrait sortir en juin, le film No Game No Life qui devrait sortir un jour, un film nommé Kimi no Koe wo Todoketai qui continue sa production depuis un certain temps dans le silence, et puis Yume Miru Kikai qui, avec un peu de chances, est toujours dans un carton quelque part dans les bureaux du studio. Mais évidemment il n’y a pas que les films dans la vie, puisque la nouvelle série Cardcaptor Sakura est toujours prévue pour 2018, Overlord 2 vient de se voir annoncé, et One Punch Man 2 devrait entamer sérieusement sa production ce printemps, étant donné que Natsume sera libéré une fois ACCA fini. Rendez-vous cet automne, a priori.

Absent et excusé, Kyoto Animation s’apaise après trois saisons consécutives à sortir des bonnes choses (pour rappel, Koe no Katachi en septembre, Hibike! Euphonium 2 en octobre et Kobayashi-san Chi no Maid Dragon en janvier). Si le studio respecte son rythme de production qui est en moyenne de un film et deux cours d’anime par an, on devrait les revoir en automne, mais j’ai le sentiment que ça pourrait revenir dès cet été étant donné le temps de gestation de leurs projets. On peut penser à Free!, puisque la saison serait propice à ça et qu’un nouveau projet Free! est effectivement dans les cartons, mais bien entendu le gros projet qu’on veut voir c’est Violet Evergarden, qui doit avoir déjà un peu avancé. Restez à l’affut des nouvelles du studio.

PS : Juste avant de mettre ce billet en ligne, je reviens sur ce paragraphe pour préciser mes prévisions : KyoAni vient d’annoncer son film de l’année, qui sera un second film récapitulatif pour Hibike! Euphonium, à sortir cet automne. Du coup, même si je doute que le film soit très ambitieux par rapport à la série, je pencherais pour un retour à la TV en automne pour le studio, en se servant de l’été pour peaufiner le film et solidement préparer Evergarden (et Free! serait donc pour 2018). Si il s’avère un jour que j’avais raison, rappelez-moi de jouer au loto.

Finissons avec un package deux-en-un que je nommerais « les copains de Touken Ranbu« . A ma gauche, présentement en train de finir Tales of Zestiria the X et sans doute très occupé avec les films Fate/stay night: Heaven’s Feel qui devraient commencer à sortir cette année (je miserais sur juillet/août pour le premier, comme ça), on a bien entendu ufotable, le studio aux mille filtres Photoshop. A ma droite, présentement en train de finir Gabriel DropOut et occupés avec Hina Logi: From Luck & Logic (diffusion cet été) et New Game! 2, on a Doga Kobo, le studio des personnages qui font pouic quand tu leur appuie sur la tête. Ce qui les unit, c’est bien entendu qu’ils ont toujours chacun leur propre adaptation de Touken Ranbu dans les cartons. Doga Kobo a tiré en premier avec Hanamaru et a d’ores et déjà annoncé une suite, tandis qu’ufotable est sur Katsugeki, une adaptation sans doute un poil plus tournée vers l’action.

Le reste

Commençons en faisant un petit tour des adaptations de light novels qui me laissent dubitatif. On commençait un peu à manquer dans le domaine dernièrement, donc je suis un peu content que ça revienne.

Premier à la barre, Zero kara Hajimeru Mahou no Sho, du studio White Fox, qui avait fait parler de lui il y a exactement un an pour Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu. J’avais déjà fait la remarque la saison passée, je continuerais à la faire : où est la subtilité ? Cela mis à part, rien de ce que j’en vois ne m’attire particulièrement mais rien ne me repousse particulièrement, ça parle d’une sorcière qui ne connaît pas le monde et qui va l’explorer à la recherche d’un grimoire, aidée d’un mercenaire mi-homme mi-bête qui cherche à regagner son humanité. Pourquoi pas. Au moins il y a dans la PV un joli plan avec une sorcière mignonne qui mange du pain de façon mignonne.

Chez Xebec, il y a Clockwork Planet qui me tentait bien avant de voir le synopsis et la PV. L’univers avait l’air sympa et le KV était superbe, mais… « Naoto est un mécanicien hors-pair qui a abandonné ses études. Il vit dans un monde qui a été tellement surexploité qu’il en est devenu une gigantesque machine. Un beau jour une boîte vient s’encastrer dans sa maison, contenant une automate d’apparence féminine, et c’est pour Naoto l’occasion de faire changer les choses et de devenir un héros. » Syndrome To Love-Ru, j’invoque ton nom. Cela dit c’est écrit par l’auteur de No Game No Life et l’opening est de fripSide donc je suis un peu hype quand même, mais le PV laisse tout de même entrevoir des chara-designs assez fades, qui peinent à me convaincre.

Du côté de Satelight, au lieu d’enfin nous sortir plus d’infos sur les prochaines saisons de Senki Zesshou Symphogear, on a droit au facile à prononcer mais chiant à écrire Shuumatsu Nani Shitemasuka? Isogashii Desuka? Sukutte Moratte Ii Desuka?, qui semble présenter un univers assez intéressant. Il y est question d’une histoire prenant place 500 ans après la disparition de la race humaine aux mains de bêtes venues de nul ne sait où. Le jeune Willem se réveille d’un coma induit par une malédiction, et découvre qu’il est seul au monde. Il s’y fait et vit sa vie trkl, jusqu’au jour où il rentre en contact avec des armes enchantées. Surprise, ces armes sont en fait un groupe de jeunes filles de la race des Leprechaun. Comme ces armes sont uniquement compatibles avec des humains, Willem va les prendre en charge (devenant leur famille, en quelque sorte), tout en faisant face à quelques difficiles dilemmes du point de vue de ses responsabilités. Personnellement ça attise ma curiosité, mais la PV tarde à venir, ce qui m’inquiète un poil.

Mais c’est chez LIDENFILMS qu’on peut trouver la série qui semble prête à illustrer la définition de « random LN » dans ma grande encyclopédie du shitpost. C’est Roku de Nashi Majutsu Koushi to Akashic Records, y’a de la magie, un perso principal sympa qui semble bien cacher son jeu, et une horde de filles mal habillées. MAIS, et là je mets « mais » en majuscules parce que c’est important, l’OP sera de Konomi Suzuki, ce qui pèse lourd dans le game du capital sympathie.

Point d’interrogation pour le projet en deux cours (à la suite) de David Production, Sagrada Reset. Le synopsis me fait vaguement penser à une sorte de Charlotte, mais vu que l’artefact central de l’intrigue se nomme le MacGuffin (direct, cash), j’aurais tendance à m’attendre à un peu plus de réflexion. Qui plus est, pour l’adaptation on retrouve le réalisateur de Kokoro Connect et Non Non Biyori et le chara-designer de Shokugeki no Souma donc je devrais être plutôt hypé. Sauf qu’au script pour l’adaptation on retrouve Katsuhiko Takayama, qui récemment s’est rendu coupable des scripts de Aldnoah.Zero (deuxième saison incluse, bien entendu), Big Order et Ange Vierge. Comment vous dire ? Je n’ai pas la foi. Qui plus est la PV ne me vend pas beaucoup de rêve. Par contre on retrouve THE ORAL CIGARETTES à l’ending et ça c’est un grand oui.

On sort du domaine du light novel pour revenir sur du manga avec l’adaptation par le studio Silver Link. de Busou Shoujo Machiavellianism. Le synopsis semble frais comme les produits d’Ordralfabétix, mais dans le staff on retrouve la chara-designeuse d’Ange Vierge, une série dont le plus grand atout était sans nul doute son animation, donc c’est déjà ça. Mais non, la vraie killer feature, c’est que l’héroïne a une tête de T-2000.

Tant qu’on est dans le domaine des séries avec la dose de meufs, parlons vite de sin: Nanatsu no Taizai. Rien à voir avec le manga de Nakaba Suzuki, puisque c’est une nouvelle série par Artland et TNK, des studios qui ont une certaine expérience avec tout ce qui est cuisse, poitrine et jambonneau. Alerte roploplos donc, parce que la série s’annonce comme une aventure à travers les enfers, où Lucifer rencontrera et affrontera toutes les autres démones représentant les péchés capitaux à cause d’une sombre histoire avec Satan. Les intentions des créateurs sont à l’instar des tenues des héroïnes : transparentes. J’avoue ne pas être insensible aux séries avec des doses insensées de fan service, mais là on dirait que le bon goût s’est perdu en chemin en allant aux toilettes. Je regarderai quand même ça avec attention au cas où, parce qu’on ne sait jamais, hein.

Et pour finir sur la thématique, évoquons rapidement Frame Arms Girl, produit par Zecxs et le Studio A-CAT. Le key visual donne envie, l’anime a l’air agréable malgré les figurines en 3D, j’ai qu’une confiance modérée à l’égard du réalisateur, et je n’ai pas grand-chose d’autres à en dire. Cela dit, il paraît qu’en tant que gamme de figurines c’est une licence digne d’intérêt, mais je préfère laisser un spécialiste en parler.

Mon tableur où j’ai noté toutes les séries à venir commence à s’éclaircir et ma motivation pour continuer à écrire fait de même, donc finissons sur des brèves. Oui parce que je sais écrire brièvement. Je crois.  J’espère.

  • Chez Sanzigen (le studio de Bubuki Buranki, spécialisé dans la 3DCG) on a ID-0, qui profite d’une réalisation par Taniguchi (de Code Geass), d’un character design original de Range Murata et d’un ending de Hironobu Kageyama (monsieur Cha-La Head-Cha-La). Cela dit ça a l’air juste d’un slice-of-life de science-fiction à première vue, mais j’imagine que ça va virer vers l’action à un moment.
  • Chez Toei Animation j’attends toujours plus de détails sur la saison 4 de Crystal, mais en attendant le studio sort sa première série en 3DCG : Seikai Suru Kado. Ça parle d’envahisseurs qui débarquent en plein milieu d’une ville, et ça semble très orienté politique. Difficile de présager de la qualité du truc, mais je suis un peu curieux.

  • Chez le Studio Pierrot l’actu c’est Boruto: Naruto Next Generations, qui devrait venir accompagner la fin de la série sur les petits écrans japonais. Le seul contact que j’ai avec la série Boruto c’est à travers les doujins de Wataru Sahara, ce que j’assume pas des masses (même si en vrai y’en a qui passent, de lui), et depuis que j’ai fini de lire le manga j’ai plus touché à la licence, donc j’ai peu d’intérêt pour la série. Ce qui est plus intéressant c’est de savoir si Boruto prendra directement le relais de Shippuuden. A priori non, mais sait-on jamais.
  • Chez TMS Entertainment, une nouvelle saison de Nobunaga no Shinobi, sous-titrée Ise Kanegasaki-hen. Je l’ai pas mis plus haut parce que je pense que la plupart des spectateurs ne remarqueront même pas que c’est une saison différente. N’empêche, wou-hou.
  • Chez Bridge y’a Oushitsu Kyoushi Haine qui parle du nouveau tuteur d’une portée de princes. Ça peut être bien joli, reste à voir si scénaristiquement ça dépassera le stade du bête Boku no Profco, avec son professeur shota et ses princes sexy qui rejettent son autorité.

  • Chez Project No.9, Kenka Banchou Otome: Girl Beats Boys, que je m’étonne de voir arriver aussi tôt après son annonce. La scénariste de l’adaptation ne m’inspire pas confiance, et sinon ça a l’air un peu quelconque.
  • Chez Fanworks et Imagineer, on a Ani ni Tsukeru Kusuri wa Nai!, un anime court adapté d’un manhua web, qui est une comédie (romantique ?) avec un gars qui a une sœur assez portée sur la violence. La PV me plaît et la theme song est de Brian the Sun, je suis hype.

  • Chez Millepensee, Berserk 2017. Les trucs bien : les mêmes artistes seront de retour niveau musique, Schierke entre en jeu doublée par Chiwa Saito et assistée de sa fée Flora qui est doublée par Satomi Arai, ce qui fait que je dis oui. Le gros problème : ils ont cassé Itagaki, le pauvre fou a signé pour réaliser la saison 2 de Wake Up, Girls! ensuite. Je suis tristesse.
  • Chez Gathering, Cinderella Girls Gekijou. Ce n’est pas Puchimas, c’est autre chose, mais par les mêmes gens et avec un esprit probablement similaire. L’occasion pour moi d’enfin me mettre à The Idolm@ster.
  • Chez Seven, Souryo to Majiwaru Shikiyoku no Yoru ni…, qui m’a l’air de très sérieusement essayer de faire du Fifty Shades of Grey en anime. Ça parle d’un prêtre qui fait du sport de chambre avec une ancienne camarade de classe.
  • Chez Encourage Films (oui ça existe), on a enfin Love Kome: We Love Rice, qui est un anime avec des idols au masculin qui kiffent le riz et jpp. Le chara-design est subrepticement chelou (attention avec la teinture, les enfants), aucun partie de cet anime ne me donne envie mis à part qu’il y a Kenjirou Tsuda au casting, ce qui est déjà ça. N’empêche, très sérieusement… Pourquoi le riz ?

Voilà, ce sera tout pour cette fois. J’attends de voir quelles annonces en retard vont venir compléter mon emploi du temps du printemps dans les jours à venir, mais je pense avoir décortiqué rapidement l’essentiel de ce qu’il y avait à dire sur cette saison. La semaine prochaine, on parlera un peu de Gintama, mais pas directement, enfin si mais pas que, enfin vous verrez. Ce sera bien, promis. Sur ce, bonne semaine et plein de bisous à vous.

Ah merde, Shingeki no Kyojin 2. Boh pas grave, ça a l’air d’un rip-off de Koutetsujou no Kabaneri tbh

PS : le titan colossal en 3D ça pue la merde ou c’est juste moi ?

3 réflexions sur “Printemps 2017 : Le Pronostic

  1. Bonjour bonjour,
    Je viens de lire ton article qui est extrêmement complet je trouve et c’est intéressant de voir ce qui est prévu pour cette nouvelle période. C’est vrai que la reprise de Shingeki no Kyojin m’excite autant qu’elle peut me laisser perplexe mais c’est un peu l’anime de cette saison, y a malheureusement peu d’animes qui ont l’air si novateur que ça et c’est dommage !
    Dans tous les cas c’est un très bon article et l’étude sur les studios d’animation est cool !
    Bonne journée ! 🙂

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    1. Pegase

      Shingeki no Kyojin je m’en moque plus pour rigoler qu’autre chose. La série est censée être en production depuis plus de deux ans donc j’ai hâte de voir ce que ça va donner, même si j’admets que je trouve le titan en 3D dans la PV assez déstabilisant. Je suis pas un grand fan des arcs que cette saison devrait adapter, et il y a pas mal de séries pour lesquelles j’ai plus de curiosité, mais je l’attends quand même de pied ferme. ^^

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