Gintama – Comme ça se prononce

Si vous utilisez MyAnimeList (ou si vous avez du goût), sans doute connaissez-vous Gintama. La série forte au jour d’aujourd’hui de plus de 300 épisodes trône en effet sans honte à de multiples places du top 10 du fameux site de comparaison d’e-Penis japanophiles. C’est un fait qui peut sembler étrange pour quiconque ne connaît pas trop la licence. Pourquoi une série comme ça, qui n’est pas spécialement connue pour un scénario de fou comme ceux de Steins;Gate ou FullMetal Alchemist: Brotherhood, se retrouve perchée tout là-haut ? Laissez-moi essayer de vous l’expliquer.

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Best girl ce dit en passant, et pourtant la série ne manque pas niveau personnages féminins de qualitay.

Gintama est, de la base de son monde au bout des cheveux en vrac de son protagoniste principal, une histoire comique, issue de l’esprit doucement malade de Hideaki Sorachi (et publiée dans le Shounen Jump depuis 2003, histoire de finir la fiche technique). Jugez plutôt : le monde de Gintama se présente comme un Japon post-féodal où les samouraïs cohabitent avec des aliens en tout genre. Ainsi, vers la fin de la période Tokugawa, ce ne sont pas les vaisseaux américains du commodore Perry qui ont ouvert le pays, mais des vaisseaux spatiaux chargés d’extraterrestres pas tous sympathiques. En résulte un monde tel un festival d’anachronismes, pareil à aucun autre, où des samouraïs fauchés comme les blés passent leurs journées au pachinko.

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Structurellement, Gintama se présente comme un shounen à la croisée des genres entre le comique et l’action traditionnelle. Et quand je dis comique, je veux pas dire comique genre « on sourit souvent », mais comique genre « je pleure de rire en lisant le manga il est 4h du matin sauvez-moi ». Calembours douteux, blagues salaces, plaisanteries méta, humour de situation impeccable, manzai de qualité, running gags utilisés avec génie, références très bien exploitées, humour pipi-caca de temps à autres, Gintama a un registre comique aussi vaste qu’il est efficace, et si je ne sais pas si les places du top 10 de MAL ont le moindre sens, elles me permettent au moins d’affirmer la chose suivante : absolument tout le monde peut y trouver quelque chose qui les fera hurler de rire.

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Une petite parodie de Slumdog Millionaire avec le pauvre monsieur Hasegawa qui se rappelle ses humiliations à chaque question ? Je dis oui, et c’est mon dernier mot.

Et ne vous inquiétez pas pour les références (la série étant réputée pour ne pas être simple à localiser), car si par exemple un Kumeta (Sayonara Zetsubou-sensei, Joshiraku) aime faire des références qui sont drôles parce que « lol je l’ai », Sorachi fait des références et les exploite de façon comique, ce qui fait que même si vous n’avez pas la référence vous pourrez trouver ça drôle. Du coup je connaissais pas Renhou, la politicienne japonaise, mais je connais maintenant Renhou, la race extraterrestre au look particulier dont la civilisation pille au moins deux séries de science-fiction très connues et dont le leader s’est fait détruire à coup de bite de mecha géant. Eh oui.

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C’est pas les Renho mais ils ont les mêmes, heu, fournisseurs. Disney, si vous m’entendez, faites comme de rien n’était.

Pour revenir à cette question de structure, au départ la série fait de nombreux chapitres / épisodes comiques et nous sort occasionnellement des arcs d’action au sang chaud avec de vrais méchants, une vraie motivation et des combats emballants. Par la suite (vers genre les épisodes 250 et plus), la série finit par se tourner vraiment sérieusement vers son fil rouge, mais n’en oublie jamais vraiment d’être comique. Ainsi dans un des derniers arcs d’action vraiment sérieux, en plein dans une scène absolument déchirante (la fin du dernier arc en date sur le Shinsengumi, pour ne pas le citer), Gintama nous sort une blague de cul absolument immonde, et la scène reste très triste mais la blague arrive quand même à me faire rire très honteusement en plein milieu, et ça c’est vraiment Gintama.

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Au fond, la série se définit par son titre et son motto : ne jamais perdre de vue son âme. Si elle peut sembler faire s’alterner deux phases, Gintama est autant une comédie qu’un shounen d’action, et ne perd jamais vraiment de vue ce qu’elle veut être, et c’est une de ses grandes forces.

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Une autre de ses grandes forces, c’est son immense capital sympathie, qui provient en grande partie de son casting foisonnant de personnages plus demeurés les uns que les autres, casting qui s’enrichit de plus en plus au fur et à mesure des chapitres / épisodes. Tous ont leurs running gags, chacun est remarquable ou mémorable à sa façon, chacun aura son favori (le Shinsengumi, notamment Hijikata, c’est cœur cœur cœur pour moi), et les interactions des personnages fonctionnent très bien. En bonus, l’anime profite d’un casting de seiyuus assez surpuissant qui ne vient que renforcer cet aspect.

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Spéciale dédicace, forcément, à Matsudaira, doublé par sa majesté Norio Wakamoto en roue libre totale.

 

Mais, me direz-vous, voilà une description bien vague. Je n’ai effectivement pas présenté les personnages, les différentes intrigues, ni vraiment donné d’exemples de ce dont je parle. En effet, c’est valable pour toutes les comédies, et plus encore pour Gintama : je n’ai aucune foi en ma capacité à vous le présenter correctement. Je pourrais vous présenter Gintoki Sakata comme un samouraï en dèche blasé 24h/24, mais ça commencerait à peine à introduire un dixième de l’intérêt du personnage. Et puis, au-delà du problème des activités sexuelles de Michael Kael en milieu semi-montagnard, comme je l’ai dit l’une des grandes forces de la série est son capital sympathie, un facteur assez difficile à juger sans que vous ne l’expérimentiez de première main.

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Du coup, ce que je peux faire de mieux, c’est de vous donner envie de lire le manga ou, mieux encore, de voir l’anime. Et quel meilleur moyen pour faire ça que d’utiliser ce qui est véritablement la vitrine d’une série animée ? Eh oui, vous avez pigé, j’ai aucune race donc je vais faire un top 10 des meilleurs openings et endings de la série au lieu d’utiliser mes propres mots.

Comme je les ai tous revus pour faire le top je vais aussi mettre les précédents (m’enfin avant le top 10 j’ai un peu moins fait attention donc bon) histoire de dire, mais je vais montrer et parler que de mon top 10. On est go, et faites attention à la ponctuation, vu que c’est comme ça que se distinguent les diverses saisons de Gintama.

#57: Gintama ED1 : Captain Stridum – Fuusen Gum

#56: Gintama ED4 : Hitomi Takahashi – Candy Line

#55: Gintama ED13 : Shigi – Kagayaita

#54: Gintama ED3 : redballoon – Yuki no Tsubasa

#53: Yorinuki Gintama-san ED3 : AZU – In My Life

#52: Gintama’ ED4 : Good Coming – Nakama

#51: Gintama’ ED2 : Prague – Balance Doll

#50: Gintama’: Enchousen ED3 : Page – Expect

#49: Gintama° ED2 : Aqua Timez – Saigo made II

#48: Gintama OP6 : monobright – Anata MAGIC

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Vu qu’on a le temps je vais rajouter quelques images dans la liste pour aggrémenter ça, avec l’autorisation de Pandemonium-san.

#47: Gintama° ED1 : Negoto – DESTINY

#46: Gintama. ED : RIZE – SILVER

#45: Gintama ED6 : Snowkel – Kiseki

#44: Gintama ED16 : Qwai – Sayonara no Sora

#43: Gintama ED13 : PENGIN – Asa ANSWER

#42: Gintama ED9 : POSSIBILITY – Sanagi

#41: Gintama° ED3 : THREE LIGHTS DOWN – Glorious Days

#40: Gintama ED15 : ONE☆DRAFT – Wonderful Days

#39: Gintama OP3 : reballoon – Giniro no Sora

#38: Gintama ED10 : plingmin – This world is yours

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Le charme inégalable des personnages féminins de Gintama.

#37: Gintama’: Enchousen ED1 : MONOBRIGHT – Moonwalk

#36: Gintama ED8 : The Rodeo Carburettor – Speed of Flow

#35: Gintama° OP1 : BLUE ENCOUNT – DAY × DAY

#34: Gintama ED11 : ghostnote – I, Ai, Ai

#33: Gintama OP2 : YO-KING – Tooi Nioi

#32: Gintama’: Enchousen OP1 : AMOYAMO – LET’S GO OUT

#31: Gintama’ OP3 : FLiP – Wonderland

#30: Yorinuki Gintama-san OP3 : Chiaki Kuriyama – Kanousei Girl

#29: Gintama’ ED3 : Kuroneko Chelsea – Anagura

#28: Yorinuki Gintama-san OP2 : Inoue Joe – Kaze no Gotoku

#27: Gintama’: Enchousen OP3 : SPYAIR – Sakura Mitsutsuki

#26: Gintama OP8 : Prague – Light Infection

#25: Gintama ED7 : KELUN – SIGNAL

#24: Gintama° OP3 : OKAMOTO’S – Beautiful Days

#23: Gintama OP7 : Base Ball Bear – Stairway Generation

#22: Yorinuki Gintama-san ED2 : Vijandeux – Wave

#21: Gintama’ OP2 : ecosystem – Dilemma

On entre dans le top 20, vous noterez la présence des génériques de fin des deux films à des fins d’exhaustivité et parce que les morceaux sont top, mais c’est juste un écran noir avec les crédits qui défilent et les images du film qui repassent d’un côté de l’écran, donc assez peu d’intérêt en tant que génériques.

#20: Yorinuki Gintama-san ED4 : Piko – Sakurane

#19: Gekijouban Gintama: Kanketsu-hen – Yorozuya yo Eien Nare : SPYAIR – Genjou Destruction

#18: Gekijouban Gintama: Shinyaku Benizakura-hen : DOES – Bakuchi Dancer

#17: Yorinuki Gintama-san ED1 : DOES – Bokutachi no Kisetsu

#16: Gintama’: Enchousen OP2 : Tsu Terakado ♀ with Houkago Happy Hour – Mantama

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Celui-là faut que j’explique : c’est à un moment de la série où Gintama, en tant qu’anime, explose littéralement. Du coup il se trouve remplacé par une autre série dont c’est le générique, qui parodie tous les clichés des cute girls doing cute things et c’est très drôle, en plus du titre absolument horrible de ladite série parodique. (si vous pigez pas, cherchez « manko » dans un dico japonais)  

#15: Gintama OP1 : Tommy heavenly6 – Pray

#14: Gintama OP4 : Hearts Grow – Kasanaru Kage

#13: Gintama ED2 : amplified – MR. RAINDROP

#12: Yorinuki Gintama-san OP4 : FLiP – Katoniago

#11: Yorinuki Gintama-san OP1 : DOES – Bakuchi Dancer

Allez, on est go pour le top 10 !

#10: Gintama. OP : ЯeaL – Kagerou

On commence avec l’opening de la dernière saison en date, un opening qui présente une structure assez classique en tant que générique de Gintama (à savoir qu’on fait le tour de tous les personnages tour à tour), mais qui joue aussi beaucoup sur la mélancolie, puisque la saison adapte un arc globalement très sérieux de la série. Les personnages ne sont plus à leur place habituelle dans Kabuki-chou, et ils laissent un trou, à la fois pour ceux qui ne participent pas à la bataille, et pour les spectateurs à qui ces temps d’insouciance manquent. Et pour ne rien arranger, la chanson déchire fraichement.

#9: Gintama’ ED1 : SPYAIR – Samurai Heart (Some Like It Hot!!)

Et là on voit que je ne suis qu’un imposteur, parce que l’ending que je vous présente ici est d’une tiédeur assez remarquable du point de vue visuel, surtout comparé à la pèche de la chanson. Le storyboard ne fait aucun effort pour suivre le rythme du morceau, et je trouve ça dommage, même si tout ça est probablement voulu et que j’ai juste manqué le truc. Il n’empêche que la chanson, c’est du SPYAIR des grands jours, avec sa force habituelle et son chanteur à deux pas de l’apoplexie. Cette chanson pourrait rendre absolument dingue de hype même une pub pour un monte-escaliers, et bon sang qu’est-ce que j’aime ça. SPYAIR, hein, pas les monte-escaliers.

#8: Gintama° OP2 : CHiCO with HoneyWorks – Pride Kakumei

Quoi de mieux pour un générique qui a commencé à être utilisé en été que de faire une première partie avec une thématique festival (feat. best girl qui fait un sourire gentil, ça vaut des points) avant d’enchaîner sur un pur refrain, et de nous offrir de petits aperçus des arcs à venir. J’en ai un peu parlé avant, les OP de Gintama ont souvent une structure similaire visuellement, et du coup on a un peu ce côté enchainement de personnages qui font quelque chose de typique (quelque chose de typique ?) qui revient. Il n’empêche, c’est bien fichu, le cut avec Soyo fait chaud au cœur de dingue, bref, c’est bien. Et puis surtout, la chanson pète. Oui, c’est un argument qui va souvent revenir.

#7: Gintama ED14 : Hitomi Takahashi × Beat Crusaders – Wo Ai Ni

Dans la catégorie concepts qui me plaisent, l’idée de « une série de plans avec les filles de la série au premier plan et les mecs à qui elles sont le plus souvent associées en arrière-plan », ça me parle. Alors certes, c’est statique comme seul un ending peut se permettre de l’être, mais c’est l’occasion de s’amuser de petits détails (on peut notamment voir que les Beat Crusaders se sont incrustés en douce chez Kyuubei), et surtout de profiter d’un morceau de pop rock électro bien bien rythmé des familles.

#6: Gintama ED5 : DOES – Shura

Le nom va revenir donc notez-le : DOES, c’est le groupe qui est invoqué pour faire les génériques des grandes occasions dans Gintama. Ici, c’est leur première intervention dans la série, qui correspond à l’arc de Benizakura, première confrontation frontale entre les gentils et le Kiheitai de Takasugi. On appréciera notamment la puissance de la chanson, mais aussi la petite touche bien plaisante des gros plans successifs sur les visages des personnages des deux groupes en rythme avec le bridge du morceau. Un ending d’une puissance folle, introduit par l’aimable participation du papillon le plus véner du monde, le papillon dont jamais je dirais du mal de sa maman tellement il a l’air hardcore.

#5: Gintama OP8 alt. : Prague – Light Infection

Okay, pause, pouce, temps mort, halte-là mes gaillards. En temps normal, Light Infection est le dernier opening de la longue première saison de Gintama, un générique tout à fait recommandable, bien réalisé et accompagné d’un bon son, même si manquant d’idées et pas assez ouf musicalement pour que je le mette aussi haut dans le top. Le voici, regardez-le :

Sauf que voilà, à l’épisode 182 (chapitre 265) commence l’arc du sondage de popularité des personnages, un arc basé sur les résultats d’un sondage de popularité paru dans le Jump, et où les personnages insatisfaits des résultats se mettent à s’entretuer pour tenter de gagner des places. C’est un arc parfaitement barge, et à un moment Otae, à la 16ème place, décide d’aller tuer l’auteur du manga, Sorachi, lui-même à la 15ème place. Le chapitre / épisode se termine avec le dessin du manga qui devient de plus en plus basique et moche pendant que Sorachi se meurt. Comment commence l’épisode suivant ? Comme ça :

Gé. Nie.

#4: Gintama° ED4 : Swimy – Acchi Muite

Probablement le générique de la série avec à la fois le plus simple et le mieux exploité des concepts. Tout simplement, on prend des photos des personnages tels qu’ils étaient dans leur jeunesse, et on fait des fondus vers des photos de maintenant. Un générique qui pourrait être fortement mélancolique s’il n’était pas aidé d’un morceau de pop rock chaleureux et extrêmement bien rythmé, bien accompagné visuellement et globalement très efficace. Forcément, il marche mieux quand on connaît les personnages, mébon.

#3: Gintama OP5 : DOES – Donten

Bien que joli et assez bien réalisé, Donten n’est pas forcément un générique qui marche tout de suite. Mais voilà, après quelques écoutes, on en vient à attendre avec excitation le moment où soudainement le refrain part en « DONTEN NO MICHI WO », et vous confère un stock de hype tout à fait impossible à consommer entièrement en 24 minutes. C’est follement bien, vraiment.

#2: Gintama’ OP1 : serial TV drama – Tougenkyou Alein

Dans la catégorie festif, le premier générique en 16:9 de la série fait exploser tout son enthousiasme avant même d’en venir aux choses sérieuses sur le flashback, puis d’arriver à la conclusion du générique sur un « ISSHOUKENMEI DA, DA, DA » des plus satisfaisants. Le visuel en lui-même montre bien l’esprit de la série, bref, pas besoin d’en parler des heures, c’est un excellent générique.

#1: Gintama° OP4 : DOES – KNOW KNOW KNOW

Je vous en avais déjà parlé pour le blindtest de 2016, le revoilà, et maintenant que j’ai vu la série et tout, je peux le réaffirmer bien haut : ça déchire. Facilement un des openings qui se sera fait le plus attendre, ce quatrième opening a longtemps été proposé avec des visuels temporaires avant que le générique ne soit fini, et bon sang on a bien fait d’attendre. Passons rapidement sur ce morceau que après un an à l’écouter en boucle j’en ai toujours pas marre, et parlons du visuel. Après une première partie d’une mélancolie adaptée au sérieux des événements auxquels correspond le générique, la seconde partie de l’opening nous propose à la suite deux excellentes scènes de combat, en adéquation totale avec la musique. C’est puissant, c’est rapide, c’est ouf.


C’est tout pour aujourd’hui. Il y a encore des génériques à venir, et probablement encore des épisodes inédits à venir (à ce point-là, je vois mal Sunrise ne pas terminer ce qu’ils ont entrepris, d’autant que la série continue à bien se vendre), mais la dernière saison de la série à l’heure d’aujourd’hui s’est terminée aujourd’hui, donc ce post tombe, par pure coïncidence, à pic. Si avec tout ça vous avez pas eu envie d’aller regarder Gintama, alors je ne sais plus quoi faire.

La semaine prochaine, on parlera peut-être de quelque chose, ou pas. On verra si je trouve un sujet qui vaille le coup pour en faire un post à part. En attendant, je vous souhaite une bonne semaine, et prenez bien soin de vous.

PS : Regardez Gintama. Vraiment. C’est mortel.

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