Semaine du 17 avril 2017 : Le Bulletin de la Japanime

Pas de bol pour cette rubrique, il se trouve que la seconde semaine dont je couvre l’actualité manque un peu d’activité. Ce qui ne veut pas dire qu’il y a moins de choses dont on peut parler, même si je vais tenter d’appliquer ma restreinte légendaire pour éviter d’écrire trop. Je crois connaître d’avance le résultat, et il est pas très satisfaisant.

Anime-Gataris – Elles glissent dans vos DMM

Et on commence avec cette série qui rejoint Katanagatari, Ore Monogatari!!, Otoyomegatari, TSF Monogatari et les autres dans la grande famille des œuvres qui pourraient mais qui ne font en fait pas du tout partie de la saga Monogatari de NisiOisiN. Anime-Gataris se présente comme une série parlant d’un club lycéen d’anime qui causerait par mégarde la fin du monde, une série « sur des amoureuses d’anime, par des amoureux des animes, pour des amoureux des anime ». Je vois venir de là une série un peu démago en mode « lol, us otaku amirite », mais accordons-lui le bénéfice du doute, vu qu’on en sait pour l’instant assez peu.

Sur cette série, deux points d’intérêt sont d’ores et déjà à souligner. D’abord, si la série est présentée comme pleinement originale, elle a un lien direct avec Anime-Gatari, un court-métrage diffusé dans le cinéma TOHO Cinemas de Shinjuku. Il était diffusé à l’entracte des projections de films animés, à partir de l’ouverture de la salle en 2015, pendant environ un an. Le concept était alors similaire : des filles qui parlaient ensemble d’anime, à la fac, avec un débit de parole rapide. Le court-métrage était alors produit par le studio multimédia W-Toon Studio de Kenshirou Morii, et si le cœur du staff provient de ce court-métrage, la production passe dans les locaux de Wao World, un studio qu’on connaît peu, et à raison, puisqu’il compte parmi ses quelques productions le tristement célèbre Hametsu no Mars.

L’autre point d’intérêt, c’est le nom de l’acteur principal derrière la production de l’anime : DMM Pictures, dont c’est le premier projet original annoncé. Pour rappel, DMM est une société que l’on connaît principalement pour sa branche DMM Games (à qui l’on doit des petites licences comme Kantai Collection et Touken Ranbu), mais qui s’est étendue au fil de ses presque 20 ans d’activité, dans tout un panel d’activités allant des cours d’anglais en ligne à l’installation de panneaux solaires. Or, c’est le mois dernier que ces derniers ont annoncé la création d’un label de production d’anime, DMM Pictures, qui montre aujourd’hui que ce n’est pas une initiative lancée sur un coup de tête, mais bien un nouvel acteur sérieux, qui rejoint un business malheureusement déjà proche de la saturation.

Sources :

Anime Guild – Guilde de haute montagne

Annoncé il y a quelques semaines à l’AnimeJapan 2017, le nouveau créneau horaire nocturne dédié de BS Fuji a montré hier son opening, animé par ufotable. Cette séquence de 20 secondes, riche en 3D, est réalisée par Yuuichi Terao, qui occupe depuis dix ans un rôle de superviseur de la photographie au sein du studio. On sait à quel point la photographie est un point important pour ufotable, donc il n’est pas étonnant que pour une séquence qui a pour principal but d’être visuellement attrayante, on lui confie les clés de la réalisation pour la première fois dans sa carrière. Ensuite, est-ce que cet opening est véritablement visuellement attrayant, je vous laisse vous faire votre idée.

La chose qui est intéressante à voir ici, c’est la création elle-même de ce bloc. La chaine BS Fuji (qui appartient au même groupe que Fuji TV) s’offre donc un bloc dans son programme nocturne, d’une heure après minuit tous les mardis et les mercredis. En ce moment y sont diffusés Fukumenkei Noise, Zero kara Hajimeru Mahou no Sho et Seikaisuru Kado (et BanG Dream!, en rediff).

Et du coup, c’est quoi un créneau nocturne dédié à l’animation japonaise (ou 深夜アニメ枠, shinya anime waku) ? Tout simplement, c’est un créneau horaire dédié dans le programme hebdomadaire d’une chaîne, permettant de mettre en avant certaines séries (ce qui n’empêche pas d’en diffuser ailleurs, bien entendu).Vous connaissez par exemple probablement tous Noitamina, le célèbre créneau du jeudi soir de Fuji TV, qui a son beau site web dédié et sa série financée par papa à chaque saison, dont l’intention de départ était de viser un public hors de la démographie la plus commune visée par l’animation japonaise, en produisant notamment pas mal d’adaptations de manga josei.

Car oui, un autre des intérêts du créneau, c’est de mettre en avant notamment des séries qu’on produit soi-même. Du coup, la création d’un créneau dédié se place dans la continuité pour BS Fuji, qui a commencé à s’intéresser à la production de séries animées avec Space☆Dandy en 2013, et qui depuis se retrouve régulièrement à filer de l’argent de poche aux projets de Bones, entre autres. Rappelons que Bones est à ce titre-là un studio assez particulier puisqu’il participe souvent à la production de ses propres séries, ce qui est malheureusement loin d’être habituel. Pour y revenir, BS Fuji était par exemple dans le comité de production de Mob Psycho 100, ce qui est à peu près l’équivalent de faire traverser la rue à un million de mamies, niveau karma.

Ainsi, en inaugurant un créneau horaire dédié, la chaîne annonce implicitement qu’elle va continuer à s’impliquer dans la production d’anime, et probablement intensifier ses activités dans ce sens. Cette saison, ils coproduisent déjà Fukumenkei Noise. On a déjà parlé de DMM Pictures dans la brève précédente, le marché continue à s’enrichir de sources de financement différentes pour la production de séries télé, et on reparlera sans doute un jour prochain de si c’est vraiment une bonne chose.

Spoiler : pas des masses.

Sources :

Konbini Kareshi – Ben-Tou S2 mais pas vraiment

L’autre annonce surprise de la semaine, c’était celle d’un anime pour Konbini Kareshi, que personne n’attendait et que, d’ailleurs, personne n’attend non plus depuis. Petit tour de la bestiole, Konbini Kareshi est en fait à la base un projet cross-média créé à l’initiative de l’éditeur Kadokawa et de la franchise de superettes (ou konbini) Lawson.

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Eh oui, il y a des meufs aussi, désolé.

Composée jusqu’alors de quatre mooks (trois publiés en 2015, un en février 2016, rien depuis), et avec des évaluations vraiment pas top sur Amazon JP, la série aurait pu s’éteindre sans faire le moindre bruit, et c’est d’ailleurs ce qu’elle semblait prête à faire. C’était toutefois sans compter sur les sacrosaintes conditions du marché.

J’en ai déjà parlé sur ce blog, mais l’orientation vers les anime avec des beaux garçons orientés vers un public féminin est de très loin l’une des tendances les plus visibles du marché dernièrement. Après l’éclatant succès d’Osomatsu-san fin 2015, puis l’énorme succès commercial de Yuri!!! on Ice pile un an plus tard, sans compter les autres séries du même domaine qui se sont classées parmi les mieux vendues de l’année entre temps, comment faire l’impasse sur cette opportunité ? Et voilà comment une licence bishounen inconnue et mourante se retrouve aujourd’hui avec une adaptation en série télévisée.

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L’anime semble se présenter comme une série slice-of-life avec des lycéens qui ont des préoccupations de lycéens et qui se retrouvent au konbini après les cours. On nous promet que la série nous montrera aussi le développement de relations amoureuses jusqu’à la confession. La série sera produite par le studio Pierrot et je n’ai pas grand-chose à dire du staff annoncé, sinon que la chara-designeuse a bossé sur deux films Persona 3 en tant que superviseuse en chef de l’animation, ce qui n’est pas rien. Diffusion prévue pour cet été.

Sources :

En bref…

  • Masakazu Ogawa, producteur chez Sunrise, l’a teasé à travers un tweet, la série Gundam Build Fighters reviendra bientôt, à travers un nouveau projet qui sera annoncé en mai, durant la Golden Week. Les termes employés dans le tweet suggèrent plutôt quelque chose de spin-off-esque (possiblement un OVA), sans plus de détails pour le moment.
  • J’aurais pu vous parler de deux petites séries courtes qui ont été annoncées pour ce mois-ci (Neko to Mata et Nui Nui Hinobori San Kyoudai, voilà, ils sont cités), mais comme je n’ai strictement rien trouvé à en dire, parlons d’un autre anime qui s’est révélé cette semaine. Et éloignez les enfants du moniteur, parce qu’on va rapidement parler d’un OVA hentai: Residence: Yami no Naka no Souzou, adapté du manga de DATE (qui a d’ailleurs un sous-titre un peu différent). Comme le suggère le chara-design, ça sera réalisé par Tatsumi, qui a notamment fait les adaptations de Ojou-sama wa H ga Osuki de Bosshi et de Fela Pure de Fue, ainsi que pas mal de trucs encore moins avouables. Vu les tags que j’ai trouvé sur la version manga, on semble se diriger plutôt vers du moins avouable. Et comme vous le voyez, non, le journalisme total n’est pas mort, car il b… enfin bref.
  • Vous avez peut-être vu passer le nom d’Aho Girl. À la base, c’est un 4-koma dessiné par Hiroyuki, que l’on connaît par exemple pour Mangaka-san to Assistant-san to, mais aussi pour quelques doujins extrêmement célèbres inspirés de l’univers de Type-Moon (les chats, la confiture, tout ça). Bref, le fait est que l’adaptation de cet Aho Girl aura droit à un opening par angela, et ça fait ma joie. Eh oui, c’est tout.

Sources :


Sur ce, je vous laisse, et la semaine prochaine on parlera sans doute de l’annonce de la S3 de Spice & Wolf, car je le veux.

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