Automne 2017 : Le Pronostic

Si on me demandait, j’aurais du mal à dire si j’écris ces pronostics avec de bonnes ou de mauvaises intentions. D’un côté, il y a une simple envie de partage : faire en sorte que tout le monde connaisse et ne passe pas à côté des séries plus prometteuses de la saison. De l’autre côté, il y a la volonté un peu sadique de vous forcer à charger vos plannings hebdomadaires en ajoutant des séries à vos listes Plan to watch. Laquelle est celle qui me pousse le plus à continuer à faire ? Celle à laquelle vous pensez, bien entendu.

Petite innovation dans ce billet : on élague. Après l’habituelle section dédiées aux séries les plus chaudes de la saison, on passera directement à la dernière, évoquant les séries moins intéressantes ou qui pourraient décevoir, et avec ça on devrait avoir fait un tour non-exhaustif mais utile pour se faire une idée de ce qui se passe cet automne.

Les gros noms

Et pour se lancer, commençons sans plus attendre avec mon anime le plus attendu de la saison : l’adaptation du manga Shoujo Shuumatsu Ryokou (Girl’s Last Tour sur Wakanim) de Tsukumizu par le studio White Fox. La série nous présente la vie quotidienne de deux jeunes femmes qui déambulent dans un monde visiblement ravagé par une guerre qui a été fatale à la civilisation humaine. Sans objectif précis sinon que de survivre, elles parcourent une ville gigantesque à l’architecture particulière, rencontrent d’autres survivants et continuent leur voyage.

Aussi attachant que posé, le manga nous présente autant les interactions assez détachées de ses deux jeunes protagonistes que leurs découvertes au sein de ce monde mort et à qui la mort va bien. Les PV de la série sont prometteuses et montrent le travail sur les backgrounds et l’ambiance qu’on attend de la part de cette adaptation, ainsi qu’une intéressante adaptation des character designs très particuliers du Tsukumizu. Si la série parvient à trouver la juste note du point de vue du rythme, il y a fort à parier qu’on aura là affaire à un délice doux-amer.

Restons sur les séries que j’attends à mort et les mondes qui ont pris cher avec, bien entendu, Kekkai Sensen & Beyond (Blood Blockade Battlefront & Beyond sur ADN), la seconde saison de l’adaptation par Bones du manga de Yasuhiro Nightow (Trigun). Il y est question des affaires de la ville de Hellsalem’s Lot, anciennement New York City, une métropole qui s’est retrouvée un beau jour en plein milieu de l’ouverture d’un portail vers l’au-delà. Depuis, la ville existe entre le plan humain et l’autre, et on peut y croiser autant de créatures démoniaques d’apparence et de régime alimentaires variés que d’humains qui ont su s’y adapter.

Le manga a eu le droit en 2015 à une première adaptation de grande qualité réalisée par madame Rie Matsumoto (Kyousougiga), qui mêlait avec enthousiasme des combats fous, de l’humour débile et tout une variété d’activités allant de la boxe underground à des méta-jeux d’échecs pluridimensionnels. Malheureusement la dame semble être occupée à autre chose, et a laissé sa place à un Shigehito Takayanagi (réalisateur de Dagashi Kashi et Kami nomi zo Shiru Sekai (The World God Only Knows), pas exactement la même came).

Heureusement, les PV sorties récemment viennent promptement balayer toutes les inquiétudes qu’on pouvait avoir. Qui plus est non seulement UNISON SQUARE GARDEN fait son retour sur l’opening de la série, mais l’ending sera assurée par une collaboration miraculeuse entre DAOKO (<3) et Yasuyuki Okamura (l’OP de Space☆Dandy). Et si vous vous posiez la question, il n’est pas trop tard pour rattraper la première saison, donc foncez.

Restons dans du shounen avec la troisième saison de l’adaptation de Shokugeki no Souma (Food Wars sur ADN), le manga de cuisine spectaculaire de Shun « tosh » Saeki et Yuuto Tsukuda. Cette saison, sous-titrée San no Sara, devrait adapter l’arc du festival plus celui du retour de Papa Mauvais Délire à l’académie. La question qui est sur toutes les lèvres est bien entendu : combien d’épisodes ? À titre personnel et en tant que pessimiste compulsif, je ne vois pas plus d’un cour (12-13 épisodes), ce qui serait cohérent par rapport au rythme de la saison précédente, mais bien entendu j’espère me tromper. Cela étant dit rien n’a changé côté staff chez J.C.Staff, et on peut donc s’attendre à un divertissement de très bonne qualité. Petite note qui va bien : si l’ED sera une fois de plus du nano.RIPE (ce qui est très bien, hein), l’OP passe à l’amie ZAQ. Chouette !

Restons dans du manga avec quelque chose de plus calme : la seconde saison de l’adaptation du 3-gatsu no Lion (March Comes in Like a Lion) de Chika Umino par le studio Shaft. Pour rappel, il s’agit de l’histoire de la vie de Rei, un adolescent orphelin qui est aussi un joueur de shogi professionnel, et des sœurs Kawamoto, trois filles qui elles non plus n’ont pas eu une vie facile mais positivent à mort. Combinant sport, drame et tranches de vie, la série est touchante, bien réalisée et immensément plaisante à regarder : je l’avais d’ailleurs classée 3e l’automne dernier et le second cour s’est retrouvé 2e cet hiver. La seconde saison ne promet rien de mieux que de continuer son histoire pour notre plus grande joie, et ça me suffit. Point bonus : il va y avoir un personnage doublé par Houchuu Ootsuka et un doublé par Aoi Yuuki, et l’ED sera de Brian the Sun. Je valide donc d’avance.

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Mais le calme ça va bien un moment : passons à l’adaptation du light novel Juuni Taisen  (Zodiac War sur Crunchyroll) de Nisio Isin (Monogatari Series, Medaka Box, Katanagatari), illustré par Hikaru Nakamura (Arakawa Under the Bridge, Saint☆Onii-san), par le studio Graphinica. Pour vous vendre ça en quelques mots : il s’agit d’une battle royale écrite par Nisio Isin. Over.

Cela étant dit la PV sortie met en évidence une certaine qualité visuelle, avec notamment ce traitement photographique des lignes qui rappelle Occultic;Nine. L’intégration de la 3D dans l’action n’est pas d’une grande discrétion mais son emploi me semble ici justifié. La seule chose sur laquelle je ne suis pas convaincu (à part la capacité du staff à maintenir la qualité tout au long de la saison), c’est le chara-design. Mais bon, avec ce casting de seiyuus et la prose de Nisio Isin, je me vois mal arriver en décembre sans avoir tout un tas de favoris dans le tas. Oui, je suis biaisé. Oui, je suis un fanboy. Oui, je suis chaud comme la braise pour cette série. Et j’aime ça.

Sans transition, Mahoutsukai no Yome (The Ancient Magus Bride sur Crunchyroll). Adaptée du manga de Kore Yamazaki par Wit Studio, la série est attendue au tournant, et à raison. D’une part, parce l’œuvre est, de base, assez fascinante. Elle traite de la vie d’une jeune fille nommée Chise qui se retrouve achetée dans des enchères illégales par un sorcier à l’apparence monstrueuse. Elle qui avait été jusque-là en plutôt mauvais termes avec le surnaturel, elle se retrouve fiancée à cet aimable monstre, et va rencontrer fées et dragons au sein de la campagne anglaise… mais pas que.

D’autre part, parce que ce qu’on en a vu et entendu dire jusque-là sent plutôt vraiment bon. J’aurais beau être un vil faquin qui aime tacler Wit à chaque occasion, la PV est excellente, on les sait respectueux de l’œuvre originale, et ils ont fait de la place dans leurs emplois du temps pour bien gérer les deux cours de la série, donc je vais y croire.

D’un monde envoûtant à l’autre, parlons de l’adaptation du manga Houseki no Kuni (L’ère des cristaux chez ADN) de Haruko Ichikawa par le studio d’animation 3D Orange. Le manga nous fait découvrir une Terre post-apocalyptique où ne vivent plus que des êtres immortels et androgynes faits de cristaux. Ceux-ci vivent leur « vie » tranquillement, à un détail près : régulièrement, des envahisseurs semblables à d’étranges cortèges d’anges venus de la Lune viennent les attaquer pour récupérer ces cristaux.

Avec un monde dont on découvre petit à petit les secrets et une esthétique très personnelle, le manga est une curiosité assez fascinante, et les PV qu’on a pu voir se montrent au niveau : colorées, stylées, avec en bonus un bon casting de seiyuu (Sensei joué par Nakata, aaaah). Je sais bien que ce serait trop facile de la traiter de « perle cachée », mais je suis un garçon facile. « Joyau brut », sinon.

Et restons sur les manga avec des univers fascinants, des héros-scribes et de gros twists scénaristiques pour l’adaptation de Kujira no Kora wa Sajou ni Utau (Les enfants de la baleine, en France), d’Abi Umeda, par le studio J.C.Staff. L’action se situe ici dans une ville posée sur le dos d’une sorte de baleine géante qui se déplace dans un océan de sable. Dans cette ville isolée d’un monde qui existe peut-être, certains enfants naissent avec des pouvoirs magiques et une espérance de vie limitée. En explorant une île passant à portée de la baleine, notre protagoniste découvre une jeune fille inconnue, qui risque bien de changer rapidement le destin de tous les habitants de la baleine.

Le tome 1 se finit sur un tweest et un changement de registre, et si vous ne voulez pas vous le spoiler je vous déconseille de regarder la PV postée plus bas. En tout cas la série jouit d’un univers original et captivant, et si la PV montre quelques petites imperfections, elle reste pleine de belles choses. Le fait est que si vous êtes amateur d’univers originaux et mystérieux, cette saison vous serez servis.

Autre univers bien particulier pour une série qui re-re-re-re-revient : Gintama. (Crunchyroll) aura le droit à une nouvelle saison cet automne, et si vous n’êtes pas l’ennemi de fun c’est forcément pour vous une bonne nouvelle. On ne rappellera pas la prémise du manga de Hideaki Sorachi, à base d’aliens mettant la main sur un Japon à l’époque Edo, ni son humour infaillible, ni le fait que si vous n’avez pas vu au moins les 250 premiers épisodes de la série vous avez clairement loupé un truc. Bonne nouvelle, au lieu de continuer la progression scénaristique plus ou moins sérieuse du manga, cet arc nous promet d’adapter plutôt des chapitres comiques qui avaient été sautés par l’adaptation. On dit oui, clairement oui.

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Sans transition, le studio MAPPA continue à produire bien plus de séries que ce que la raison voudrait qu’ils soient capables de produire sans se casser la gueule, avec Garo: Vanishing Line, la troisième saison de la branche anime de la série tokusatsu de Keita Amemiya. Fini l’Europe médiévale, fini le Japon féodal, on passe ici à un futur moins que parfait. La PV montre à la fois plein de choses et pas tant que ça, il est un peu dur de voir ce que la série va nous proposer à ce point, et je ne sais pas encore si j’accroche à l’univers, malgré le chara-design original de Takashi Okazaki (Afro Samurai).

Cela étant dit, c’est une série Garo, et la PV montre que les caractéristiques de la série sont conservés : casting de seiyuu récurrent d’une saison à l’autre, armures dorées, et opening par JAM Project. En suivant ce train de pensée j’en viendrais à penser que la série proposera sans doute un peu de monster-of-the-week, des combats cool et un méchant doublé par Takaya Hashi. Et, franchement, j’ai pas besoin de beaucoup plus pour être chaud comme la braise.

Transition sur le fait que j’ai pas non plus de transition : passons à Blend S (Wakanim), l’adaptation par A-1 Pictures du manga slice-of-life de Miyuki Nakayama, qui se passe au sein d’un café un peu particulier. En effet, il s’agit d’un café où les serveuses se voient attribuer des stéréotypes moe : on a la serveuse tsundere, la serveuse petite sœur, etc. Or, notre héroïne, une gentille jeune fille nommée Maika, a tendance à avoir un regard qu’on peut percevoir comme méchant quand elle sourit : elle est donc embauchée comme serveuse sadique (le « Do S » du titre).

Je n’ai pas pu feuilleter le manga mais la PV montre tous les feux au vert pour nous offrir du slice-of-life qualitatif et fun : personnages variés et amusants qui font des têtes étranges avec de jolis backgrounds. Ça a de faux airs de Working!! par endroits, le character designer est celui de Gochuumon wa Usagi desu ka? (la proximité de thème est amusante), et vous savez que c’est ma came.

C’est un petit pas pour les weeb mais un bon marathon pour les autres : passons naturellement des maids (close enough) aux idols. La seconde saison de Love Live! Sunshine!! est dans les tuyaux et je ne vois aucune raison de m’inquiéter vis-à-vis de sa qualité : la première saison était bien fun, la seconde remet le couvert avec le même staff (et Sunrise est clairement pas trop surchargé en ce moment donc les ressources sont là, en principe). Juste un truc : si cette fois on pouvait avoir au moins une chanson dont je me souvienne une fois la saison finie, ça serait bien.

C’est un encore plus petit pas pour les weeb : passons des filles aux garçons. The iDOLM@STER Side M arrive cette saison, et comme d’habitude la licence réunit autour du berceau de ses séries animées des créateurs talentueux. Le contenu, on peut l’imaginer, la question se pose donc surtout sur la variété des épisodes, mais là non plus, je ne suis pas inquiet. Les séries d’idols masculines ne sont pas une denrée rare ces derniers temps, mais les bien produites sont autrement plus difficiles à trouver. Ce nouvel iM@S est donc là pour relever le niveau, et je lui en suis reconnaissant.

D’une série riche en mecs qui va bien se vendre à une autre, rappelez-vous que la seconde saison d’Osomatsu-san (Crunchyroll) arrive cet automne. Cette comédie à part, basée sur le distant manga Osomatsu-kun de Fujio Akatsuka, suit des sextuplés qui vivent chez leurs parents et n’en branlent pas une de leurs journées. Mêlant humour absurde et parodies fréquentes, la série a ses fans (beaucoup, de fans) et si les gags ont tendance à être un peu hit-and-miss selon votre type d’humour, chacun peut y trouver de quoi se dilater la rate dedans. En principe ça devrait être à peu près du même niveau que la première saison, même si j’imagine qu’ils vont devoir se calmer un peu niveau parodies, histoires d’éviter de se retrouver avec un nouvel épisode ret-conné.

Passons à un autre type de bromance avec Black Clover (Crunchyroll), l’adaptation par le Studio Pierrot du shounen de Yuuki Tabata, en provenance directe du sérail Shounen Jump. Il y est question d’un monde médiéval-fantastique, d’un protagoniste dont la seule capacité magique c’est d’annuler la magie, et d’une guilde de joyeux larrons qui partent à l’aventure. Car oui, Black Clover est un shounen de baston pétri de clichés et d’emprunts évidents à d’autres séries. Et pourtant.

Et pourtant les deux personnages principaux ont une rivalité vivace mais saine et enthousiasmante, et pourtant l’action est plaisante à lire, et pourtant les personnages sont tous bien croqués et cools, et pourtant, ben, je m’amuse plutôt bien quand je lis ça. Ça ne réinventera clairement pas la roue, ça ne sera sans doute pas au niveau technique de la PV déjà sortie (qui est franchement chouette), mais pour autant je ne doute pas que je m’amuserai bien d’épisode en épisode, et peut-être que vous aussi. La grosse question c’est : est-ce qu’on est parti pour un seul cour ou est-ce que ça sera un format plus long (au moins annuel) ? Selon une gaffe de Funimation, on serait parti sur du 12 épisodes, mais on ne sait jamais, j’aimerais bien.

Restons un instant sur de l’action avec la nouvelle saison de Yuuki Yuuna wa Yuusha de Aru, du Studio Gokumi. Inscrite dans la « nouvelle » tradition des clones impénitents de Mahou Shoujo Madoka★Magica, la série se distinguait par une vision bien plus positive des choses (quitte à foirer un peu sa fin), une esthétique plaisante et des personnages sympathiques. Du coup, qu’attendre de cette nouvelle saison ? Quelque chose d’étrange.

En effet, la première moitié de la série, intitulée Washio Sumi no Shou, a déjà été diffusée au Japon dans les salles obscures sous la forme de trois moyen-métrages, et est une préquelle couvrant l’histoire de Mimori, l’amie en fauteuil roulant de Yuuna, avant que celles-ci ne se rencontrent. La seconde moitié, elle, s’intitule Yuusha no Shou et semble être la suite directe de la première saison. Rien compris ? Pas bien grave, en tout cas on espère que le format original de la série permettra de nous offrir quelque chose de chic visuellement.

On va conserver une des thématiques de cette série et passer à Konohana Kitan (Crunchyroll), série adaptée des manga de Sakuya Amano, par le studio Lerche. Dans ce slice-of-life aux bonnes effluves de shoujo-ai, on suit la vie quotidienne des employées d’une grande auberge placée à la frontière entre le monde humain et l’autre, et de ses employées, des jeunes filles qui sont en fait des mononoke de renard. C’est mignon, c’est sucré, c’est peut-être pas votre came (je ne saurais guère vous le reprocher) mais c’est la mienne, et j’en veux.

On reste chez Lerche et on se prépare à conclure avec Kino no Tabi: The Beautiful World – The Animated Series (Crunchyroll). Sous ce titre beaucoup trop long se cache la nouvelle adaptation animée de la série de light novels de Keiichi Shigusawa, Kino no Tabi, qui avait déjà eu le droit à une (excellente) adaptation en 2003. Les character designs sont modernisés mais l’histoire reste : la série nous narre le voyage sans fin de Kino, accompagnée de sa moto parlante, Hermès.

Allant de village en village, elle fait la connaissance d’autant de gens qu’elle découvre de cultures différentes et idiosyncrasiques, de traditions étranges en dystopies à peine cachées. Dans tous les cas, afin de ne pas s’attacher, Kino s’impose une règle : ne jamais rester plus de trois jours dans un lieu-dit. À la fois contemplative et philosophique, la première série est une perle vraiment fascinante, et j’espère que la nouvelle série proposera quelque chose de similaire. On regrettera le changement de seiyuu, mais c’est quand même un plaisir de voir Kino revenir sur les petits écrans.

Et pour finir : la seconde saison de Hoozuki no Reitetsu, le manga de Natsumi Eguchi. En fait, je m’apprêtais à ne pas le mettre dans cette section du billet, heureusement la PV qui a fini par sortir l’autre jour m’a un poil rassuré. Malgré le changement radical de staff (non seulement la série est passée de Wit Studio à Studio Deen entre deux OVA, mais je n’ai pas super foi en le nouveau réalisateur), la PV montre bien l’ambiance et l’esthétique de la série telle qu’on la connaît.

Pour rappel, il s’agît d’une sympathique comédie tournant autour du quotidien de Hoozuki, le froid et sadique adjoint-en-chef du sympathique juge des enfers, Enma. J’avoue que mes souvenirs de la première saison sont vagues mais il y a des battes en métal cloutées et des poissons rouges en pot, donc c’est forcément bien.

Le reste

Pour entamer, Inuyashiki (Amazon Prime Video), de Hiroya Oku, par MAPPA. Ichirou Inuyashiki est un cinquantenaire à la vie pourrie : il gagne une misère, il ressemble à un petit vieux tremblotant, les membres de sa famille ne lui adressent même pas la parole, et pour couronner le tout, il apprend qu’il a un cancer. Mais lui, il ne break pas bad. Il break, tout court. Un soir, lui et un garçon inconnu se font accidentellement tuer par des extraterrestres et voient leurs enveloppes charnelles remplacées par des androïdes de combat extrêmement puissants. Les deux hommes vont avoir une approche très différente de la découverte de leur nouveau corps. C’est une série finie en dix tomes et, mettons cartes sur tables, je la trouve vraiment très médiocre.

Oubliant de développer ses quelques thèmes ou une trame scénaristique suffisamment ambitieuse, la série s’avère bien vite très creuse. Le salut de la série, c’est plutôt son visuel, et là encore j’aurais pas mal de trucs à reprocher au manga, dont son aspect très « photographique ». Si l’adaptation parvient à bien gérer les scènes d’action, on aura au moins le droit à une série cool à regarder, et je suis pour. Et dans tous les cas y’aura du MAN WITH A MISSION à l’opening, donc c’est déjà ça de gagné (même si l’extrait qu’on entend dans la PV est pas énorme non plus).

Question de goûts : je n’ai pas mis Himouto! Umaru-chan R dans les grosses séries de la saison surtout parce que, ben, je n’aime pas cette série et ses personnages. Mais concrètement, si vous avez aimé la première saison de l’adaptation du manga de Sankaku Head par Doga Kobo, je ne vois pas de raison pour que vous ne kiffiez pas la seconde. Pour rappel, ça parle d’une lycéenne parfaite qui, une fois rentrée chez elle, retrouve sa vraie nature : celle d’une fan de jeux vidéo flemmarde et capricieuse, amatrice de junk food. Si comme moi vous vous identifiez involontairement à son grand frère, c’est pas un bon délire.

Restons dans des thématiques similaires avec Imouto sae Ireba ii. (Crunchyroll), adaptation du light novel de Yomi Hirasaka (Boku wa Tomodachi ga Sukunai) illustré par Kantoku (Hentai Ouji to Warawanai Neko., One Room), par le studio Silver Link. Il y est question d’un auteur de light novels obsédé par les petites sœurs, et qui est entouré de personnages hauts en couleur, dont un petit frère (demi-frère, en fait) qui cache un lourd secret (HMMMM, JE ME DEMANDE BIEN). Le staff est solide, l’anime est réalisé par le même duo qui avait déjà réalisé Rakudai Kishi no Cavalry (duo qui comprend le vétéran Shin Oonuma, que vous connaissez sûrement si vous vous intéressez à un petit studio nommé Shaft), et ça a l’air d’une petite comédie romantique pas bien fine comme je les aime. Le problème ? C’est écrit par Yomi Hirasaka, ce qui signifie qu’il y a une chance non négligeable pour que la worst girl ne gagne. Eh oui.

Restons chez Silver Link avec Two Car, un anime original avec un character design original de l’illustratrice Tiv (Masamune-kun no Revenge). Il y est question de deux lycéennes qui prennent part à des compétitions de side-car, ce qui est du sport, et donc forcément je suis chaud. Le problème c’est que ni la PV ni le staff ne me rassurent par rapport au risque que la technique de la série ne tienne pas la route, elle.

J’ai les mêmes inquiétudes au sujet d’Urahara (Crunchyroll), la série d’EMT² et Shirogumi basée sur le manga web de Mugi Tanaka. Le manga jouit d’une esthétique que j’aime beaucoup, et l’anime a de très beaux key visuals, mais la PV daube un peu du cul. J’ai envie d’y croire, j’aimerais y croire, mais j’y arrive pas.

Revenons sur quelque chose d’un peu plus positif avec Osake wa Fuufu ni Natte kara, adaptation par Creators in Pack du manga de Crystal na Yousuke qui nous parle d’une femme avec une belle carrière professionnelle et un mari aimant. Chaque soir, quand elle rentre du travail, son mari lui propose un nouveau cocktail, et elle adore ça. Autant c’est très mignon, autant, rien que dans la poignée de chapitres du manga que j’ai lu, j’ai eu le temps de trouver le concept répétitif. Dommage, mais au moins ça sera mignon, et qui sait, peut-être que ça se renouvelle au bout d’un certain temps ?

Sans transition, passons au justement nommé Boku no Kanojo ga Majime Sugiru Sho-bitch na Ken (My Girlfriend is Too Much to Handle sur Wakanim), adaptation par Diomedea et Studio Blanc. du manga de Namiru Matsumoto. Le titre de cette comédie romantique vous aura sans doute suffit à comprendre de quoi il s’agit, mais, au cas où, détaillons : il s’agit de l’histoire d’une fille très sérieuse qui se trouve un copain, et qui va aborder avec tout autant de sérieux, et un peu de perversion, cette relation. En gros, elle va n’avoir de cesse de lui proposer sérieusement d’essayer de faire des cochoncetés ensemble, toujours avec un air impassible. La PV est à l’instar du manga : franchement random. Mais au moins ça nous donne l’occasion d’entendre Aoi Yuuki jouer une jeune dévergondée, et c’est toujours ça de gagné pour tout le monde.

Restons dans les anime de seiyuufag avec Code:Realize: Sousei no Himegimi (Wakanim), série du studio M.S.C (qui est essentiellement un studio de sous-traitance). À l’origine, il s’agit d’un visual novel otome, où l’on suit une fille (doublée dans l’anime par Saori Hayami) dont le corps sécrète en permanence un poison mortel et corrosif, à la recherche de son père au sein d’une Angleterre complètement steampunk. J’ai commencé à lire le visual novel mais n’en suis pas encore assez loin pour vous en dire plus, mais en tout cas j’aime bien les personnages et l’univers. J’ai mes inquiétudes par rapport à la capacité du projet à ne pas s’effondrer en chemin, mais j’ai envie d’y croire.

On garde le même support d’origine avec Dies Irae (Crunchyroll), chez ACGT, qui est adapté d’un visual novel qui parle d’un adolescent qui se bat contre des nazis mystiques, ce qui, en toute franchise, est plutôt vendeur. Le VN a bonne réputation, et, même cas que pour Code:Realize : je n’ai pas assez avancé pour en juger, mais je dois dire qu’il est très cool à lire pour l’instant. En fait, mon inquiétude réside plutôt du côté de l’adaptation, autant au niveau visuel que scénaristique. J’attends la série à un meilleur niveau technique que la dernière série de son staff, Minami Kamakura Koukou Joshi Jitensha-bu, en espérant avec beaucoup d’inquiétude que ça tiendra sur la longueur.

Dans des bails similaires évoquons UQ Holder! (Wakanim), l’adaptation du manga de Ken Akamatsu faisant plus ou moins suite à Mahou Sensei Negima, par J.C.Staff. 80 ans après la fin de Negima, les tendances shotacon d’Evangeline reprennent le dessus et elle décide de prendre sous son aile un jeune garçon qui va, par la force des choses, devenir à son contact un vampire.

Le manga tourne ainsi autour d’une organisation dédiée aux immortels, UQ Holder, et pour avoir lu les deux premiers tomes, c’est franchement pas terrible pour le moment. Ça s’améliore peut-être par la suite, mais pour m’être farci les 38 tomes de Negima, j’aurais tendance à dire que Akamatsu a le talent d’auteur de shounen de baston d’une rape à fromage, et donc de ne pas y croire trop. La PV est pas mal mais le staff de la série ne m’inspire pas non plus une confiance aveugle. Bref, avis a priori bien mitigé.

Un petit dernier avant de passer aux séries sur lesquelles j’ai moins de choses à dire ou qui ont l’air franchement daubées du cul, et ce petit dernier sera Wake Up, Girls! Shin Shou, la suite inattendue de l’IP morte dans l’œuf de l’ami de personne, Yutaka « yamakan » Yamamoto. Cela étant dit, ne venez pas le reprocher à cette seconde saison, vu la volonté clairement annoncée de tourner la page sur cet épisode malencontreux : nouveau character-design (assez particulier, il faut le dire), PV pas trop dégueu, la bonne volonté semble être là pour faire un anime d’idol sympathique. Reste que je ne suis pas convaincu de la capacité de Shin Itagaki et de Millepensee à tenir un projet de cette taille, mais donnons-leur leur chance.

Je suis enfin fatigué d’écrire, on passe donc aux bullet points pour la suite du reste :

  • Ou-sama Game (King’s Game sur Wakanim), qui va être adapté chez Seven, est un web novel racontant l’histoire d’une classe de lycéens soumis aux jeux sadiques d’un « roi » qui leur donne chaque jour un nouvel ordre, auquel ils doivent se conformer, sinon quoi. En fait, l’anime adapte à la fois le roman et sa suite, Ou-sama Game Climax. Cela étant dit, si je me fie aux quelques tomes de l’adaptation en manga que j’en ai lu, Ou-sama Game, c’est quand même de la brave merde, et si on regarde le staff de l’anime, on a même l’odeur. Franchement.

  • Animegataris, dont j’avais déjà parlé de l’origine en détail dans un bulletin il y a quelques mois, arrive enfin, et on n’en sait pas vraiment plus qu’à l’époque, sinon que les quelques vidéos sorties sont plutôt sympa. Mais surtout, le problème de ces séries à tendance meta, c’est que selon la qualité des dialogues, ça peut être vraiment très nul ou vraiment très fun. Reste à voir lequel des deux ça sera.

  • De même, Just Because! (ADN) est un projet original dont on a pas vraiment assez vu pour savoir ce que ça va valoir. Le chara-design de Kiseki Himura (Getsuyoubi no Tawawa) est un plus, le concept est intéressant, la musique sera de Nagi Yanagi (!), c’est pas mal mais c’est tout. Du coup, dans ces cas-là, il ne reste que le feeling. Et autant Tsuki ga Kirei, qui était dans le même cas, je le sentais bien, autant celui-là, c’est plus nuancé. On verra bien.

  • Sengoku Night Blood vous pose cette question : est-ce que vous voulez des vampires dans vos généraux bishounen de l’ère Sengoku ? Ma réponse : grave. Et la PV est sympa en plus.

  • Net-juu no Susume (Recovery of an MMO Junkie sur Crunchyroll), adapté par Signal.MD, va sortir cette saison et mon avis sur la question n’a pas changé depuis l’annonce : je suis client.

  • À titre de curiosité, évoquons RoboMasters the Animated Series, une série basée sur des vraies compétitions de robotique chinoises, parce que après tout pourquoi pas. La PV n’est malheureusement franchement pas ouf.

  • Infini-T Force (Wakanim), enfin, est une série cross-over rassemblant quatre héros populaires de la Tatsunoko de l’époque (Gatchaman, Casshern, Tekkaman et Polymer) aux côtés d’une fille qui se promène partout avec un crayon géant. La PV fait penser à un teaser d’une version redux de Tatsunoko vs. Capcom, et je ne le sens pas, vraiment pas. Mais au moins y’a du flumpool à l’opening.

Comme dit en introduction, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, donc je vous épargne notamment certaines séries dont je n’ai strictement rien à dire (Cinderella Girls Gekijou S2, Time Bokan 24 S2, ClassicaLoid S2, Love Kome S2, etc.) et celles dont il vaut mieux que je ne dise rien (Dynamic Chord, Tsukipro The Animation, Omiai Aite wa Oshiego Tsuyoki na Mondaiji, etc.). Sur ce, je vous souhaite de passer un agréable automne, au chaud et avec de bons anime.

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