Printemps 2018 : Le Pronostic

Le mois de mars se terminant, je pense qu’on peut dire qu’on a eu le droit à une saison d’hiver officiellement pas dégueulasse. Mais ça n’est pas une raison pour s’en satisfaire et déclarer les jeux faits pour l’an, puisque le printemps se profile avec, comme à son habitude, tout un lot de projets pas moins alléchants. Et dans la masse de séries annoncées, pas facile d’y voir clair.

Me voici donc de retour pour cette rubrique censée être trimestrielle, où je vous présente l’essentiel des séries qui risquent d’être d’intérêt dans la saison qui est à nos portes. Histoire d’éviter de parler des heures dans le vide et à cause de contraintes réelles de temps, on va se limiter à dix titres, et essayer d’en parler bien.

Par ailleurs, je vais essayer d’éviter les suites directes de séries déjà bien connues, histoire de rester sur du frais. Bien sûr que vous allez regarder Boku no Hero Academia saison 3, bien sûr que vous pourriez regarder Hoozuki no Reitetsu saion 2 part 2, bien sûr que vous devriez regarder Nobunaga no Shinobi saison 3 et Amanchu! saison 2, mais c’est pas tellement le propos de ce billet. Aventurons-nous dans l’inconnu, risquons-nous à regarder de futurs houkai dans les yeux, et voyons-voir ce que des créateurs talentueux sous-payés vous réservent pour les trois mois à venir.

Hisone to Masotan

On commence avec un coup de cœur qui a eu lieu dès le moment où mes yeux se sont posés sur l’annonce, il y a quelques mois, coup de cœur complètement indifférent au fait que j’avais de façon complètement incompréhensible mal lu le format de l’anime. On parle là de Hisone to Masotan, le nouvel anime original du studio Bones, bel enfant né avec au-dessus de son berceau une bonne quinzaine de bonnes fées, et aucune vilaine sorcière, n’en déplaise aux détracteurs d’Okada. Faire la liste des gens extrêmement talentueux et des légendes de passage ayant travaillé sur la série serait d’autant plus futile que les noms sont écrits en lettres romaines dans un trailer où l’on peut par ailleurs entendre nombre de seiyuu qui me font, en tant qu’amateur de voix sexy d’hommes d’âge mur, rougir jusqu’aux tréfonds de mon intimité.

Dans les faits, on en sait peu sur le scénario de cette série qui promet de nous emmener dans une base aérienne de la JSDF, aux côtés de Hisone, une jeune femme qui a décidé de s’engager afin de mettre de la distance entre elle et les autres. Dans cette base, elle fait la rencontre d’un dragon tout aussi éponyme à la série qu’elle, et il n’y a rien de plus que je puisse vous apprendre qui ne passe pas déjà dans la PV ci-dessus, avec son animation pleine de vie, ses character designs charmants, ses décors, ses couleurs, sa musique, etc. L’inconnue reste la teneur exacte du scénario, mais je parerai à ces inquiétudes en mentionnant que l’ending sera une reprise de France Gall, et que l’auteur de Made in Abyss trouve la PV bien, ce qui est sûrement pertinent d’une façon ou d’une autre.

Megalo Box

Plus d’inconnues mais une similaire envie d’y croire pour Megalo Box, projet original censé célébrer les cinquante ans d’Ashita no Joe, le manga de boxe culte (euphémisme) d’Ikki Kajiwara et Tetsuya Chiba. Difficile de ne pas être enthousiaste face à l’ambiance et la richesse visuelle des PV sorties jusqu’ici, avec leur goût de poussière et d’huile de moteur, et leurs combats de boxe clandestins assistés par des exosquelettes qui n’ont pas l’air de respecter des masses de normes de sécurité.

On y suit un jeune gars nommé JD (pour Junk Dog), qui enchaîne les combats clandestins, puis fait la rencontre d’une certaine personne. Je vous parlais d’inconnues, mais avant même le scénario dont on ne sait virtuellement rien, on s’interrogera surtout de savoir si le réalisateur, You Moriyama, aura les épaules pour porter le projet. La raison de ce specticisme, c’est que l’ancien animateur de Madhouse, désormais plus habitué à des postes de design, collaborateur de longue date de son ex-collègue Tetsurou Araki (Death Note, Shingeki no Kyojin), fera de Megalo Box son premier anime en tant que réalisateur, n’ayant pas non plus travaillé des masses en tant que réalisateur d’épisodes. Cela étant dit, on a déjà eu d’excellentes surprises avec des designers faisant leurs premières armes en tant que réalisateur sur des séries de TMS Entertainment (cf. Satoru Kosaka sur ReLIFE), ce qui me pousse plutôt à la confiance.

Hinamatsuri

Changement radical d’ambiance avec l’adaptation du manga Hinamatsuri de Masao Ootake, une comédie qui parle d’un yakuza nommé Nitta, chez qui apparaît un beau jour une fille porteuse de pouvoirs psychiques surpuissants, qui va venir à squatter chez lui. Bien entendu, elle va se retrouver impliquée involontairement dans des histoires de yakuza, d’autres enfants psychiques vont venir à sa recherche, vous voyez venir le bail. C’est assez « classique » mais c’est drôle et ça ne mange pas de pain…

Pourrait-on croire.

Sauf que sous son apparence de manga à gags innocent avec des personnages à superpouvoirs, Hinamatsuri est en fait une comédie que j’ai envie de qualifier de « sociale ». Hina devient bien vite secondaire dans son propre manga, alors que le récit tournera de plus en plus autour de personnages tels qu’Anzu, une jeune fille psychique qui va se retrouver littéralement sans domicile fixe, vivant dans un campement dans un parc public local avec d’autres SDF, ou encore Hitomi, camarade de classe tout à fait ordinaire de Hina qui va se retrouver malgré elle engagée comme barman dans un bouge, ce qui va la mener à d’autres jobs encore derrière.

L’histoire de Hitomi et de son parcours professionnel exponentiel, en particulier, est à la fois très satyrique par rapport à ce que la société japonaise attend de ses jeunes, tout en étant incroyablement touchante (parce que tout ce qu’elle veut, ce qu’elle aimerait faire, c’est de vivre une vie de collégienne normale). Et en particulier pour moi qui me tiens à l’entrée de la vie active comme un hérisson se préparant à traverser un tronçon de l’A7 à la mi-juillet, le manga cache derrière sa bonne humeur véritable une vraie conscience de la société japonaise, tournant autour et jouant avec en permanence.

Pour revenir dans une analyse plus terre à terre et avant que je sois repris de l’envie d’aller pitcher le manga à Akata : l’adaptation est entre de plutôt bonnes mains, les extraits qu’on a pu en voir sont assez encourageants, et qui plus est on peut voir dans la PV ci-dessus que Mao est en Chine (non, c’est pas celui auquel vous pensez, c’est une autre fille psychique), ce qui signifie qu’on aura le droit au timeskip, et c’est, à mon sens, une excellente nouvelle. Ma seule inquiétude, c’est de savoir si l’adaptation saura prendre le bon angle (exemple de mauvais angle : ne se concentrer que sur Hina et Nitta), mais même si l’anime venait à se concentrer sur des chapitres qui ne sont pas les plus intéressants, Hinamatsuri resterait une comédie plus que compétente, donc pas de souci véritable à se faire, ça sera dans presque tous les cas une série à recommander ce printemps.

Wakaokami wa Shougakusei!

Petit détour du côté des séries qu’on ne verra peut-être même pas simulcastées chez nous avec Wakaokami wa Shougakusei! du studio Madhouse, un petit anime tiré d’une série de livres pour enfants de Hiroko Reijou, et sur lequel je n’ai pas grand-chose à apporter d’autre que : « regardez cette foutue PV ».

Je ne peux qu’espérer que le reste de la série saura présenter le même niveau de finesse et d’attention au détail, de dynamisme et de charme que ce qu’on peut voir dans cette vidéo. Avec deux réalisateurs pas mauvais aux commandes, une character designer qui a déjà fait du bon boulot en supervision d’animation, et des épisodes d’un quart d’heure, il n’y a toutefois pas de raisons de ne pas y croire. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’une chose : que quelqu’un chope ça en simulcast !

Lupin III: Part V

Et on retourne à des choses sérieuses avec un choix un peu conservateur, puisqu’il s’agit de la nouvelle série tournant autour du fameux personnage de Monkey Punch, Lupin the Third, gentleman cambrioleur de père en fils, flanqué de son excellente bande de compagnons à la loyauté douteuse. Pas de soucis si vous ne connaissez la série cinquantenaire que de nom, puisque les trois premières saisons de Lupin n’ont pas de réel fil rouge, et que la quatrième ne devrait pas avoir grande importance dans celle-ci.

Produite par le même staff qui nous avait offert l’excellente saison 4 de Lupin III, la nouvelle série nous promet un petit voyage en France pour dégoter un magot informatique bien protégé. On n’hésitera pas à dire que le scénario à base de monnaies virtuelles et de dark web est quelque peu préoccupant, mais en même temps, est-ce pour son intrigue principale qu’on se souvient de Lupin III Part 4 ? Que nenni, ce qui importe c’est la fournée d’épisodes individuellement très cool qu’elle nous a offert, et que cette saison 5, on ne peut que l’espérer, saura aussi nous procurer. Et puis bon, y’aura Jigen, moi si y’a Jigen je réponds présent peu importe de quoi ça parle.

Comic Girls

Amis fans du Kirara, vous êtes là, je suis là, on se comprend, et on va rester ensemble quelques minutes pour parler de Comic Girls, adaptation de la série de Kaori Hanzawa du Manga Time Kirara MAX (celui de GochiUsa et Kiniro Mosaic). Ça nous parle d’une petite lycéenne qui dessine du manga, mais peine à percer, et qui à la suggestion de son éditrice décide d’emménager dans un dortoir pour mangaka dans la grand ville. Elle-même dessinatrice de slice-of-life moe, la demoiselle va donc venir cohabiter avec une autrice de shounen de baston, une autrice de shoujo romantiques, et une autrice de comédies romantiques ecchi qui assume pas des masses, sous l’œil bienveillant d’une proprio toujours heureuse de les voir ensemble (elle-même ancienne dessinatrice de yuri, vous l’avez).

Pour avoir lu le premier tome, c’est assez marrant, c’est choupi comme j’aime, et la PV donne vraiment envie d’avoir confiance en l’adaptation, malgré quelques doutes de ma part du côté du staff (notamment le réalisateur, qui cumule les mandats sur Devils’ Line, autre anime du printemps). Au fait, la dessinatrice de shounen qui devient chuuni quand la deadline s’approche est doublée par Rie Takahashi, et ça ne peut pas être autre chose qu’un argument en la faveur de l’anime.

Golden Kamuy

Parfois, une cynique certitude qu’un projet finira par s’effondrer sous son poids à cause de trop grandes contraintes imposées à des structures trop jeunes ne suffit pas à éteindre le lumignon de l’espoir. J’appelle ici à la barre Golden Kamuy, ou Golden Kamui, tel que l’appelle son éditeur français Ki-oon depuis une Japan Expo 2016 où l’image du manga était présente sur chaque visiteur ayant sous-estimé les contraintes physiques d’un sac d’un mètre de long dans un événement bondé de monde. Golden Kamuy, donc, manga de Satoru Noda qui raconte l’histoire d’un vétéran de la guerre russo-japonaise qui part à la recherche d’un fabuleux magot aux sombres origines, à travers le Hokkaido sauvage du début du XXe siècle, accompagné d’Asirpa, une jeune chasseuse aïnou.

Un manga excellent mais à plusieurs vitesses, passant sans trop prévenir du thriller sanglant à la comédie décomplexée, avec de très longs chapitres documentaires qui seraient plus intéressants encore s’ils n’étaient pas si bavards. En soi, ça reste à la fois un récit très plaisant à lire et une mine d’informations si vous ne connaissez pas tout ce pan de l’histoire japonaise, qui y est traité avec respect et minutie.

Quant à l’anime, il est produit par le jeune Geno Studio, né des décombres fumants de Manglobe, et n’ayant pour l’instant rien apporté de très solide au monde de l’animation. Si de nuance je devais me délester, je dirais que oui, je pense le staff en charge de l’anime compétent et capable de nous offrir une bonne adaptation du manga de Noda. Mais la nuance existe, et dans les faits j’ai mes réserves.

Réserves qui ne font pas le poids une seconde face à la vue du casting de la série. Tous les antagonistes de la série (ou presque, désolé monsieur Nomura) sont doublés par des seiyuu que j’adore, et je ne saurais pas cacher que mon enthousiasme vient en bonne partie de cette perspective. En vrac, citons Houchuu Ootsuka, Kenjirou Tsuda, Tomokazu Sugita, Jouji Nakata, Akio Ootsuka, Takayuki Sugou et Toshihiko Seki (non, pas le Seki auquel vous pensez, l’autre). Par ailleurs l’opening est pris en charge par MAN WITH A MISSION, et même si l’extrait qu’on entend dans la PV est pas ouf, vous savez que pour moi ça ne peut être qu’un argument positif. Mais, en vrai, le manga est bien, donc l’adaptation a vraiment sa carte à jouer cette saison.

Tada-kun wa Koi o Shinai

Cette fois-ci, pas besoin de dire grand-chose, Tada-kun wa Koi o Shinai est un anime romantique original qui nous est amené par le même staff qui nous avait donné la très bonne adaptation de la très sympathique comédie romantique Gekkan Shoujo Nozaki-kun. J’ai une confiance quasi-absolue en la capacité du staff à nous offrir quelque chose de très bon (même si j’ai mes inquiétudes vis-à-vis de son écriture, mais difficile d’en juger a priori), et la PV saura être plus éloquente que moi pour vous le vendre.

Pour l’histoire, l’anime parle de Mitsuyoshi Tada, un lycéen qui n’aime qu’une chose : prendre des tofs. Il fait la rencontre d’une gaijin perdue, venue du pays européen fictif de Larsenbourg (non, messieurs de la source d’information sur les animu la plus digne de confiance du web, c’est pas comme ça que ça s’écrit, « Luxembourg »), et à partir de là roulez jeunesse.

Cutie Honey Universe

La carrière de Gou Nagai n’en finit pas d’avoir cinquante ans, à la plus grande satisfaction des amateurs de l’œuvre de l’homme. Après le décapant Devilman Crybaby de Masaaki Yuasa, c’est désormais au tour d’un de ses collaborateurs de l’époque Madhouse, Akitoshi Yokoyama, de monter sur scène pour nous offrir sa vision de Cutie Honey, un manga qui n’appartient à aucune époque sinon les années 70. La PV met en évidence une chose : Yokoyama en est bien conscient.

Ainsi, là où Yuasa amenait Devilman dans notre décennie, Cutie Honey Universe semble être, à ce qu’on peut voir dans cette vidéo, pris dans son jus d’époque. Pour le coup, je dois dire que je suis un peu inquiet de la décision, puisque tout comme Devilman, si Cutie Honey est un manga qui a des choses intéressantes à dire (et il le fait sans subtilité), il est aussi porteur des stigmates de son époque, quelques reliquats qui n’ont plus vraiment leur place dans des œuvres modernes. À voir, si tout ça est bien géré, on tient peut-être là le premier anime marquant du studio Production Reed.

Wotaku ni Koi wa Muzukashii

Et pour la dixième pré-recommandation du printemps, je manque de race. Oui, j’aurais pu porter mes cojones et vous parler du fait que les PV de High School DxD Hero sont beaucoup plus cool qu’elles ne devraient avoir le droit de l’être (venez me dire que ça n’est pas du grand cinéma), vous dire que j’ai la banane à chaque fois que je vois passer un trailer d’Uma Musume: Pretty Derby ou vous parler de mes déviances pro-monster girls avec les images encourageantes du nippo-taïwanais Jikken-hin Kazoku: Creatures Family Days. Mais non, j’ai pris une comédie romantique hétéro d’A-1 Pictures. Consensualité, quand tu nous tiens.

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Mais ne vous y détrompez-pas, parce que si je voulais quand même mettre en avant Wotaku ni Koi wa Muzukashii, c’est parce que c’est très bien. Le manga de Fujita nous raconte l’histoire de deux jeunes adultes, Hirotaka (H) et Narumi (F), travaillant dans la même boîte sans vraiment s’être jamais captés. Quand ils finissent par se croiser, la connexion se fait : ils étaient amis d’enfance, et là elle angoisse un minimum. Parce que si le garçon ne s’est jamais vraiment caché du fait qu’il était un fanatique de jeux vidéos, elle, elle préférerait que ses collègues ne sachent pas une information que lui-seul sait dans la boîte : elle est une complète otaku (spé. fujoshi). Il ne leur faut pas bien longtemps pour reconnecter les ponts autour d’une session de Monster Hunter. Un chapitre plus tard, les deux sortent ensemble, sur la base du « pourquoi pas ». Wotaku ni Koi wa Muzukashii nous raconte la vie de ce couple d’otaks, et d’un autre couple d’otaks se cachant parmi leurs proches.

Je me souviens maintenant que j’en avais déjà parlé il y a deux ans et je maintiens : WotaKoi, c’est très chou, c’est vraiment drôle, ça fait pas mal de références mais sans être lourd, et l’adaptation est entre de plutôt bonnes mains, donc j’ai hâte de voir tout ça en mouvement. Ah, et si vous avez du mal avec les titres de plus de dix lettres, sachez que le manga sera publié en France à partir d’avril par Kana (ce qui est très bien) sous le titre Otaku Otaku (ce qui est, eeeeh), donc si l’anime ne vous tente pas vous aurez toujours la voie du papier à disposition.


Bien entendu les promesses de la saison ne se limitent pas à ces dix séries-là, et on pourra par exemple penser à To Be Heroine (la S2 de To Be Hero dont on ne sait malheureusement quasiment rien), à Persona 5 the Animation (réalisé par l’excellent Masashi Ishihama), à Aggressive Retsuko version Netflix (qui a l’air d’être une « vraie » série avec un fil rouge, et ça c’est cool) ou à Uchuu Senkan Tiramisù (réalisé par mon gars sûr Hiroshi « ahoboy » Ikehata), mais on n’en aurait pas fini. Le vrai conseil, ça sera de vous laisser aller à découvrir un peu tout ce qui vous tente au fur et à mesure que ça sort, et d’essayer de passer un bon moment, parce que clairement il y aura de quoi faire ce printemps. C’est tout pour moi, sur ce, mes obligations m’attendent, donc je vous laisse, et je vous souhaite de passer un agréable week-end de Pâques.

 

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